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Degas sauvé des Nazis

Archives / Ventes aux Enchères
Degas sauvé des Nazis

C’est un collectionneur italien qui a emporté pour 462 500 €, un peu plus que l’estimation haute, le dessin de Degas présenté aux enchères le 10 juillet dernier. Lors de la vente après décès de l’artiste en 1918, il avait été adjugé 3900 F. 1

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Degas sauvé des Nazis

mercredi 06 juillet 2016
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L’Esprit du XIXe siècle

Edgar Degas (1834-1917) Trois danseuses en buste, c.1898, dessin au fusain sur calque doublé, cachet d’atelier en bas à gauche. 65 x 56 cm, Estimé 350 000 / 450 000 € © Piasa
Une histoire banale, pourrait-on croire, une triste histoire à l’origine : celle d’un dessin de Degas confisqué par les nazis en 1940, et restitué… 76 ans plus tard ! aux héritiers du propriétaire spolié.
Des histoires comme celle là, il en arrive régulièrement dans la chronique du marché de l’art. Ce qui est inédit, ce sont les conditions de cette restitution, qui inaugurent  un nouveau modus operandi de la part de l’État.

Nous sommes le 28 août 1940, Maurice Dreyfus voit débarquer dans son appartement de l’avenue de Suffren “deux officiers allemands et un civil“ qui viennent décrocher et emporter trois tableaux, deux Raeburn et un Degas.
Les deux premiers lui sont restitués sept ans plus tard, mais le fusain de Degas, manque à l’appel.
Ces “Trois Danseuses“ se sont envolées, pour atterrir dans le Cabinet des Dessins du Louvre  où on les retrouve il y a quelques années seulement.
C’est là qu’aboutissent logiquement les œuvres récupérées et non identifiées, pour le plus grand bien du patrimoine collectif. Les œuvres en question ayant peu de chance d’être réclamées par les éventuels héritiers, qui ont perdu le souvenir de biens qu’ils n’ont jamais vus, et dont ils n’ont souvent même pas entendu parler.

C’est cette anomalie qui a incité l’État à modifier la procédure de restitution et à faire rechercher les ayant droit au lieu d’attendre qu’ils se manifestent.
Dans le cas du Degas ce n’est pas Viviane, la fille de Maurice Dreyfus, née après la guerre, qui  a fait valoir ses droits et ceux de ses neveux, mais le ministère de la Culture qui a diligenté l’enquête, avec la collaboration gracieuse de l’Union des Généalogistes de France.
La chose est suffisamment rare pour être signalée, d’autant plus que la RMN ne laisse pas facilement partir les...

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