Patrimoine de France

Du Goût et de l’Histoire, de Marie Antoinette à Buffalo Bill

Archives / Ventes aux Enchères
Du Goût et de l’Histoire, de Marie Antoinette à Buffalo Bill

A ne pas manquer cette semaine : la série de ventes – et l’exposition qui les précède - consacrée par Christie’s aux arts décoratifs français du siècle des lumières, avec comme invitée d’honneur Marie-Antoinette elle même, star indétrônable du marché du souvenir historique. Du 29 octobre au 6 novembre 2015

Close the overlay

Du Goût et de l’Histoire, de Marie Antoinette à Buffalo Bill

mercredi 28 octobre 2015
Contenu réservé aux abonnés
Premium

Lot 114: Corbeille en osier provenant de la prison de la Conciergerie. C.1790. L.18cm, Estimée 800/1200 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
La vente d’ouverture est même entièrement dédiée à la Reine, plus de cent lots de valeur et d’intérêt variables, (et de provenances pas toujours avérées), allant de 800 à 300 000 € d’estimations.

Les plus chers ne sont pas forcément les plus précieux aux yeux des nombreux adorateurs de Marie-Antoinette, et beaucoup seront plus émus par la banale corbeille estimée 800 €, qui lui servait à ranger son ouvrage à la Conciergerie, que par les deux appliques en bronze doré, créditées de 60/100 000 €, dont on pense, sans en être sûr, qu’ils proviennent de sa salle de bain de Versailles, ou que le recueil original relié à ses armes des plans et coupes du Petit Trianon par Mique et Châtelet, estimé 200/300000€.

Parmi les petits objets personnels on note deux flacons à parfums, cristal et or dans un étui de maroquin aux armes de la reine (5000/8000 €), et un nécessaire de voyage en maroquin, où les objets de toilette voisinent avec des tasses et une théière.

Ce coffret avait été offert par la reine à Adèle Auguié, une de ses femmes de chambre, qui l’avait accompagnée dans sa captivité. Avec 40/60 000 d’estimation, c’est un des objets phares de la vente.

Mais qui peut prédire jusqu’où montera, sur une estimation de 800 à 1200 €, une facture de Rose Bertin, la modiste de la reine, pour la robe de mariée en crêpe blanc garnie d’argent de la fille d’un dignitaire de la cour ?

Comme on sait, quand on aime, on ne compte pas, les souvenirs n’ont pas de prix et ces estimations pourraient réserver des surprises prévisibles.

Seul frein à l’enthousiasme des adorateurs de la reine : le manque de documents sérieux accompagnant la plupart de ces objets, réunis par Liliane de Rothschild et dont certains ont figuré à la grande exposition organisée en 1955 à Versailles pour le bicentenaire de la naissance de l’archiduchesse.

Une double référence qui devrait rassurer les sceptiques.

Après la Reine, place au Comte, un comte de notre époque, féru de cinéma. Le producteur Thierry de Ganay, décédé en janvier dernier à l’âge de 69 ans était aussi un amoureux du siècle des lumières, avec un faible, semble-t-il, pour la période néo-classique qui mène des dernières années de l’Ancien Régime au début du 1er Empire.

Les trois œuvres majeures de sa collection sont aussi les stars de cette série de ventes.

Lot 510: Bureau plat plaqué d’ébène et garni de bronzes dorés, estampillé de Philippe Claude Montigny, c. 1766-1770. Accompagné de son cartonnier er de sa pendule signée Martin A Paris. L. 178cm, P. 89cm. Estimé 2 à 3 millions d’euros. Vente Thierry de Ganay, 4 novembre © Christie’s Images
À commencer par l’exceptionnel bureau en ébène et bronzes dorés, estampillé de Montigny, parfait exemple du “style grec“, précurseur du Louis XVI, mis à la mode à la fin des années 1760.

Il provient de Pierre Jean Papillon de la Ferté, intendant des menus plaisirs du Roi, et a conservé, chose rare, son cartonnier et de sa pendule.

On en attend deux à trois millions d’euros, la plus haute estimation de la vente avec une aiguière en or massif (estimée 1,2 à 1,8 M€) sortie en 1790 des ateliers d’Henry Auguste, l’orfèvre parisien vedette de la fin de l’ancien régime.

La vaisselle d’or est généralement une commande royale, mais en ce début de Révolution, l’objet était destiné à un jeune et richissime lord anglais, William Beckford. Thierry de Ganay possédait aussi un régulateur de parquet de même style que le bureau par crédité de 150/200 000.

À part ces trois objets (placés dans la vente prestige du soir), le reste de la collection Ganay présente un caractère assez éclectique et moins élitiste. On y trouve un salon empire en acajou venant des Tuileries et Fontainebleau (25/40 000), un bel ensemble de porcelaines bleu et blanc de Chine Ming et King, estimées entre 800 et 5000 € .

Et aussi des œuvres contemporaines, dont trois bronzes de Messagier (600-800) deux violons de Arman (4/6000).

La vacation la...

1€ puis 5,90 euros / mois

Il vous reste 50% de l'article à découvrir.

L'accès à la totalité de cet article est protégé et réservé aux abonnés de Patrimoine de France. Profitez de nombreux cadeaux ‘Patrimoine’, de tout le contenu, de photographies ultra haute définition et bien d’autres avantages à partir de 1 euro seulement !

Je m'inscris !

Diaporama

Lot 41: Richard Mique et Claude Louis Châtelet, “Plans du Petit Trianon“ 19 planches et 5 vues aquarellées, dans une reliure en maroquin rouge, grand in-folio, aux armes de la Reine. Estimé 200/300 000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 49 :Rose Bertin, facture acquittée pour la tenue de noce de Mademoiselle de Périgny, juillet 1787. Estimé 800/12 000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 76: Deux appliques en bronze doré, l’une attribuée à Thomire, c. 1788. Provenant peut-être de la salle de bain de la Reine. H.85cm, Estimées 60 000/100 000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 109:  Nécessaire de voyage en vermeil, métal doré, argent, verre… dans un coffret en acajou (L.45cm) offert par la Reine à sa femme de chambre Adèle Auguié, resté depuis chez ses descendants. Estimé 40 000/60 000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 113:Paire de flacons en verre et argent, c.1781-83 provenant de la prison du Temple. H. 10cm. Estimés 2000/3000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 114:  Corbeille en osier provenant de la prison de la Conciergerie. C.1790. L.18cm, Estimée 800/1200 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 114: Corbeille en osier provenant de la prison de la Conciergerie. C.1790. L.18cm, Estimée 800/1200 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre © Christie’s Images
Lot 119: Chevalier François de Ginestous (officier des gardes du corps de la reine) Portrait de Marie Antoinette au Temple. Miniature sur ivoire, 9,4 x 9,4cm. Estimée 3000/5000 €. Vente Marie Antoinette, 3 novembre ©Christie’s Images
Vente Th de Ganay 4 novembre: lot 374 374- Jean Messagier, “Parking du chocolat“. Bronze à patine dorée, signé, numéroté 2/5, cachet du fondeur Valsuani. C.1968, 30 x 38 x 9 cm. Estimé 600/800 € © Christie’s Images
Lot 501: Broche quadrifolio rubis et diamants, montée argent et or par Bapst vers 1825 pour la duchesse d’Angoulême. Estimée 50/80 000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images
Lot 502: Idole des Cyclades, marbre blanc, c. 2700/2600 av. JC. H.16,5cm. . Estimée 35/45000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images
Lot 504 Sucrier et son présentoir en porcelaine de Sèvres et métal doré. Au monogramme de la Tsarine Catherine II. L. du plateau, 27cm. Estimée 200/300 000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images
Lot 507- Costume Lakota accompagné de mocassins, bijoux, objets et documents divers, offert par Buffalo Bill à Rosa Bonheur en 1889. . Estimée 350/500 000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images
Vente du 4 novembre: Lot 510- Bureau plat plaqué d’ébène et garni de bronzes dorés, estampillé de Philippe Claude Montigny, c. 1766-1770. Accompagné de son cartonnier er de sa pendule signée Martin A Paris. L. 178cm, P. 89cm. Estimé 2 à 3 millions d’euros. Vente Thierry de Ganay, 4 novembre © Christie’s Images
Vente du 4 novembre: lot 519, Aiguière en or,  anse en ébène, aux poinçons de Henry Auguste, Paris, 1790. H.29 cm. estimée  1,2 à 1,8 millions d’euros. Vente Thierry de Ganay, 4 novembre © Christie’s Images
Lot 530 :Porsche 911 T coupé, modèle 1971, pilotée par Steeve McQueen sur le tournage du film Le Mans, 1971. . Estimée 250/35 0 000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images
Lot 501: Broche quadrifolio rubis et diamants, montée argent et or par Bapst vers 1825 pour la duchesse d’Angoulême. Estimée 50/80 000 €. Exceptionnal sale 4 novembre © Christie’s Images.
Lot 510: Bureau plat plaqué d’ébène et garni de bronzes dorés, estampillé de Philippe Claude Montigny, c. 1766-1770. Accompagné de son cartonnier er de sa pendule signée Martin A Paris. L. 178cm, P. 89cm. Estimé 2 à 3 millions d’euros. Vente Thierry de Ganay, 4 novembre © Christie’s Images

>> Profitez des commentaires ! Je m'abonne ! ou Je m'inscris gratuitement !<<

Patrimoine de France,
Commentaires:

Partagez cet article