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Le Remarquable jardin botanique de la Villa Thuret à Antibes

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Le Remarquable jardin botanique de la Villa Thuret à Antibes

Le Festival Off des Jardins de la Côte d’Azur, qui s’est achevé en mai,dernier a mis en avant plusieurs sites remarquables. À chaque lieu une histoire née de cette terre d’élection de l’art des jardins. Un patrimoine côté jardins exceptionnel à découvrir. Nous commençons notre série par le fabuleux jardin botanique de la Villa Thuret à Antibes Juan-les-Pins.

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Le Remarquable jardin botanique de la Villa Thuret à Antibes

mardi 30 mai 2017
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« Ce jardin est un Éden qui semble nager dans l’immensité… » « C’est le plus beau jardin que je n’ai vu de ma vie… » écrivait Georges Sand dans ses Lettres d’un voyageur en 1868. Elle découvrait des arbres qu’elle n’avait même pas imaginés, dans le jardin extraordinaire de la Villa Thuret, à Antibes-Juan-les-Pins.

 

Le buste du créateur du Jardin de la Villa Thuret, Gustave Thuret, se trouve à la sortie de la visite © photo C.Paux/PdF 2017
La passion du savant botaniste

Ce jardin a été créé à partir de 1857 par le botaniste Gustave Thuret, connu surtout pour ses travaux et ses recherches sur les algues. D’une santé fragile, il découvre la Riviera et tombe amoureux de cette région. Il achète un terrain de cinq hectares avec l’idée de créer son jardin botanique. Les premières années sont difficiles car il doit s’adapter aux conditions climatiques, trouver les plantes qu’il souhaite. Ami avec Decaisne, professeur au Muséum d’Histoire naturelle de Paris, qui l’aide dans ses recherches, il met en place un réseau de fournisseurs, en France et à l’étranger. Chacun lui réserve des échantillons de plantes rares provenant du monde entier. Des graines rares et, pour certaines, encore inconnues en terre de France.

 

Des collections uniques

Entre 1857 et 1875, il met en culture plus de 4 000 espèces de végétaux pour la première fois en France dont des palmiers de toutes sortes, des eucalyptus, des acacias, des cyprès de Californie, et bien d’autres.

Certains contribuent à la transformation du paysage végétal de ce qui deviendra la Côte d’Azur.

Le scientifique parvient à créer des collections uniques exceptionnelles et laisse des quantités d’indications qui ont aidé ses successeurs à poursuivre sa mission.

 

Centre de recherches agronomiques de Provence

En 1877, le jardin botanique fait l’objet d’une donation à perpétuité à l’État français.

Après le décès de Gustave Thuret, d’autres botanistes poursuivirent son œuvre et ses recherches scientifiques sur les végétaux. Édouard Bornet, puis Charles Naudin qui s’attachent à l’introduction et à l’observation d’espèces encore rares d’Eucalyptus, de Pittospores ou de palmiers. Vient ensuite Georges Poiraut qui transforme la Villa Thuret en Centre de recherches agronomiques de Provence, contribuant ainsi au développement de la recherche horticole méditerranéenne.

 

Un Jardin Remarquable

Catherine Ducatillon, directrice du Jardin botanique de la Villa Thuret © photo C.Paux/PdF 2017
La Villa Thuret est aujourd’hui administrée par l’Inra. Les arbres, plus que centenaires, ont grandi. Certains d’entre eux ont été élus arbres “remarquables”, comme le majestueux eucalyptus Dorrigoensis qui s’élève à plus de 38 mètres de hauteur. Le jardin a conservé son dessin “à l’anglaise” et présente plus d’un millier d’espèces appartenant à 131 familles et 144 genres d’arbres et d’arbustes.

Des collections exotiques très rares appréciées des visiteurs, scolaires et publics, qui aiment venir se promener dans les allées du parc.

Les collections du jardin botanique restent sous surveillance pour l’observation, la pédagogie et la conservation. Elles sont placées sous la responsabilité de Catherine Ducatillon, directrice des lieux, qui en parle avec une grande connaissance et beaucoup de passion. « Ici, nous respectons les cycles méditerranéens, sans arrosage, sans produits chimiques, explique-elle. Nous ne ramassons pas les feuilles pour préserver l’écosystème et taillons les arbustes au minimum. »

Les recherches sont orientées vers la reconstitution des forêts méditerranéennes décimées par les incendies ou le rétablissement des végétaux dans les zones dégradées par l’érosion, par l’action des embruns suractivés par la pollution et par l’urbanisation.

 

60 000planches de végétaux à restaurer

Le cyprès de Monterey ou Cupressus...

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