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Le jardin botanique alpin du Lautaret, unique en Europe

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Le jardin botanique alpin du Lautaret, unique en Europe

C’est un jardin ex-tra-or-di-naire… Situé à 2 100 mètres d’altitude, dans le majestueux cadre des glaciers de la Meije, le Jardin botanique alpin du Lautaret, plus que centenaire, est en pleine floraison jusqu’au 10 août

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Le jardin botanique alpin du Lautaret, unique en Europe

mercredi 27 juillet 2016
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Des primevères auriculées originaire d’Asie occidentale, du Caucase et d’Iran. ©Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
C’est le moment d’aller découvrir ses 2 300 espèces végétales, véritable explosion de couleurs et de formes. Ce jardin fait voyager les visiteurs à travers tous les massifs montagneux de la planète. Il attire chaque année, de début juin à mi-septembre, près de 20 000 visiteurs.

C’est la troisième attraction touristique des Hautes-Alpes.

Un peu d'Histoire

Le jardin botanique alpin du Lautaret fait partie de l'histoire du patrimoine alpin

Inauguration du Chalet-Laboratoire en 1919. © Station Alpine Joseph Fourier
Créé en 1899 par le professeur de botanique à l’Université de Grenoble, Jean-Paul Lachmann, dont était d’imaginer un jardin alpin comme un laboratoire naturel de haute altitude pour étudier et protéger la faune alpine, mais aussi pour tester les possibilités d’acclimatation des plantes à destination des populations de montagne et d’éduquer les visiteurs à la richesse de la flore.
 

L'un des jardins les plus anciens en Europe. 

Dans le nouveau bâtiment, la Galerie de l’Alpe, les visiteurs peuvent voir les chercheurs travailler dans un laboratoire © Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
Il a choisi le Col du Lautaret pour sa position géographique privilégiée.

Proche de Briançon, le site était accessible par la route et situé dans une zone pleine de contrastes, à un carrefour climatique, entre les Alpes du Nord à forte nébulosité et les Alpes du Sud très ensoleillées avec des influences méditerranéennes remontant la vallée de la Durance. De quoi favoriser une grande biodiversité naturelle.

La preuve, on recense près de 1 500 espèces végétales autochtones (sur 5 000 en France) à 20 km autour du jardin.

Après la Première guerre mondiale, la construction d’une nouvelle route d’accès au col du Galibier oblige le Jardin à fermer. Il sera déplacé vers son lieu actuel grâce au Touring Club de France qui finance l’opération, à proximité du chalet-restaurant de la compagnie ferroviaire PLM, laquelle fourni le terrain.

Ce nouveau jardin est inauguré en 1919. Il connaîtra une fort belle renommée touristique et scientifique jusqu’à la seconde guerre mondiale. Son développement reprendra dans les années 1950 sous la conduite de son nouveau chef de culture et botaniste, Robert Ruffier-Lanche.

 Dans les années 1980, le jardin est réorganisé et un chalet-laboratoire de recherches sur les plantes alpines est construit en 1998 pour devenir une entité de formation et de recherche en biologie alpine, une de ses vocations. Depuis 2005, il a intégré la Station Alpine Joseph Fourier, une structure de l’Université Grenoble Alpes (UGA) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

2 000 Espèces du Monde entier sur 2 hectares

Des panneaux sur plaques de grès émaillé présentent les plantes des différentes rocailles selon leur origine géographique, leurs milieux de vie, leurs propriétés et leur taxonomie© Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
La superficie du jardin botanique alpin du Lautaret est de 2 hectares. Celui-ci compte plus de 2000 espèces, dont un tiers de fleurs françaises, issues des Alpes et des différentes zones montagneuses du globe (Les Alpes, les Pyrénées, le Caucase, les Balkans, l’Atlas, la Sierra Nevada, l’Himalaya, les Andes, le Japon, la Sibérie, etc.). Grâce à un réseau international d’échanges de semences il peut développer ses collections enrichit régulièrement grâce à la correspondance qu’il entretient avec plus de 300 jardins internationaux et aux expéditions organisées dans les régions montagneuses dépourvues de jardin botaniques.

Un bonheur pour les visiteurs-photographes © Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
Le parc accueille différentes zones, parfaitement signalées, une cinquantaine de rocailles dites « géographiques » pour la flore du monde, et « écologiques » pour la flore régionale. Quelques exemples : Chardons des Alpes, Plantes remarquables, Montages espagnoles, Caucase, Jamon, Himalaya et Tibet, Carpates, Steppe à Stipa, Plantes alimentaires, Plantes médicinales, Plantes à rocher, etc.

 Des pelouses naturelles pleines de fleurs sauvages : anémones, narcisses, campanules, trolles, font de ce jardin à la fois naturel et aménagé un des plus beaux jardin européen.

Il a été labellisé “Jardin remarquable” en 2005 par le ministère de la Culture et de la Communication.

Une station de recherche unique en Europe 

Vue sur le chalet Mirande au cœur du Jardin botanique. Il abrite les jardiniers et les chercheurs © Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
Le Jardin botanique fait figure d’exception en France car c’est également une station de recherche unique en Europe dans le domaine de l’écologie et de l’environnement. C’est un de ses points forts. Il reçoit des chercheurs du CNRS, des Universités et du monde entier venus y étudier le comportement des écosystèmes dans le cadre des changements globaux.

Les recherches sont en lien avec l’homme (la culture, les pâtures, les relations homme-plantes…), le climat (dynamique et fonctionnement des Écosystèmes, changements climatiques, le recul des glaciers…) et les plantes (exemples : physiologie végétale, fonctionnement des plantes dans des conditions extrêmes, photosynthèse dans les aiguilles de conifères…).

En février 2015, Jean-Gabriel Valay a repris la direction de la Station alpine. En haut de la Galerie Alpe, un appareil photo, chaque jour, mesure l’évolution des glaciers© Le Jardin botanique Alpin du Lautaret © photo Caroline Paux
Le public peut venir visiter le jardin, voir les chercheurs travailler, assister à des conférences.

Le directeur, Jean-Gabriel Valay, souhaite développer un tourisme intelligent. « Le randonneur va faire une balade en montagne et va se poser des questions scientifiques en observant la flore. Il peut trouver les réponses en visitant le Jardin botanique avec des guides et en côtoyant les chercheurs. Ce mélange grand...

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