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Le monde merveilleux des automates

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Le monde merveilleux des automates

Evénement dans le monde de la curiosité : la vente, dans quelques jours à l’Hôtel Drouot, de la collection d’automates du regretté Docteur Max Tassel. Une des plus belles du genre, elles contiennent en effet tous les grands noms qui ont illustré l’âge d’or de l’automate androïde, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le mercredi 9 mars 2016

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Le monde merveilleux des automates

vendredi 04 mars 2016
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Automate de salon "Little Tich" Par la Maison Roullet-Decamps, France, vers 1900 © M.A Kohn
Ils sont alors les attractions des expositions universelles, tout en ayant aussi leurs entrées dans les salons bourgeois : on les appelle d’ailleurs “automates de salon“.

Les fabricants les plus réputés sont Roullet-Decamps, Vichy, Phalibois, Bontems, Stevenard, Lambert, Brugier… et bien d’autres. Et surtout Robert-Houdin leur ancêtre à tous (1805-71) et sans oublier Jacques Monestier, toujours bien vivant lui, “sculpteur d’automates“ comme il se qualifie lui-même, qui renouvelle le genre sur un mode plus artistique. Tous figurent en bonne place dans la vente du Dr Tassel.

"Le gavroche siffleur" Par Edouard-Henry Phalibois France, vers 1900. Un modèle similaire est conservé dans la collection Guinness. Depuis l’Exposition Universelle de 1889 les « siffleurs » étaient « à la mode », inspirés certainement des gamins de Paris. Ces derniers, nombreux dans le maquis de Montmartre utilisaient le sifflement comme signe particulier de ralliement et de reconnaissance. Estimation: 12 000 / 16 000 €© M.A Kohn
Au XIXe, le monde des automates est proche de celui du cirque ou du spectacle : clown jongleur ou illusionniste, Polichinelle, Pierrot musicien, charmeuse de serpents, joueur de bonneteau, etc. La tête et les mains, seules parties visibles, sont en composition, le corps articulé en bois, qui contient le mécanisme souvent complexe, est dissimulé sous des vêtements en tissus souvent somptueux, et des accessoires qui ne le sont pas moins.

Les plus cotés ne sont pas forcément les plus anciens, mais les plus rares bien sûr, et ceux qui sont capables des meilleures performances, à condition que le mécanisme soit d’origine et en parfait état de fonctionnement.

"La leçon de chant" Par Pierre Louis Stevenard (1801- 1883) France, vers 1878 Cette exceptionnelle et unique pendule automate en bronze doré est un chef-d’oeuvre d’horlogerie réalisée vers 1878. Estimation: 150 000 / 200 000 €© M.A Kohn
Certains sont même annoncés avec des estimations à six chiffres, c’est le cas de la Princesse orientale qui fait la une du catalogue, pièce unique créée par Pierre-Louis Stevenard (né en 1801) qui lui valut une médaille à l’expo universelle de 1878.

La dame, armée d’une serinette pour apprendre à chanter à un oiseau multicolore, est juchée sur une pendule ultra sophistiquée qui fait une grande partie de la valeur de l’objet (150/200 000 € !), la plus forte estimation de la vente, suivie de loin par celle d’une autre pendule contenue dans un Palais vénitien doré, animé à l’intérieur d’une fontaine en verre devant laquelle défile une élégante calèche à 2 chevaux.

Cet objet, pourtant anonyme mais datant de 1850 est crédité de 50/80 000 €.

"Polichinelle musicien" par Par Léopold Lambert (1854-1935) France, vers 1885. Estimation: 12 000 / 18 000 € © M.A Kohn
Parmi les plus célèbres, les amateurs reconnaîtront le Pierrot à la mandoline, l’Artiste peintre, et Le Paysan et son cochon de Vichy, le Gavroche siffleur et la Chanteuse de rues de Phalibois, le clown Little Tich et la Magicienne de Roullet-Decamps, le Polichinelle musicien, et le Cuisinier de Lambert. 

Ces grands classiques du genre devraient s’adjuger entre 12 000 et 20 000 €. Certains tout aussi anciens mais moins rares ou moins performants, restent en dessous de la barre des 10 000 €.

Les esprits égrillards s’intéresseront  à une Leçon de violon pas du tout convenable mais peu complexe et pas très ancienne, ce qui explique son prix relativement modeste de 5/8000 €. Une guillotine… en os début XIXe n’est pas non plus du meilleur goût, pas plus que la canne...

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