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Marie Louise, du palais des Tuileries au Duché de Parme

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Marie Louise, du palais des Tuileries au Duché de Parme

Depuis le printemps dernier, la ville de Parme célèbre l’arrivée dans ses murs de l’ex-impératrice des Français, promue duchesse de Parme. Il est amusant de noter que la seconde épouse de Napoléon, considérée en France comme un personnage inconsistant et peu sympathique, a laissé à Parme le souvenir d’une bonne fée.

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Marie Louise, du palais des Tuileries au Duché de Parme

mercredi 30 novembre 2016
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la main droite de la duchesse, marbre blanc, c.1819, L : 29cm. ©Parma Museo Glauco Lombardi
Le 20 avril 1816, deux ans jour pour jour après avoir quitté la France et Napoléon, Marie-Louise fait son entrée dans la bonne ville de Parme, capitale de son nouveau duché. C’est le nouveau job que lui a trouvé son autre empereur de père, François 1er d’Autriche. La jeune princesse de 24 ans  ne rechigne pas, même si elle doit se séparer de son fils, le ci-devant Roi de Rome, qui vient tout juste de fêter ses 5 ans.

Elle est bien accueillie par ses nouveaux sujets et les années qui suivent ne font que conforter cette popularité. Deux siècles plus tard, l’ex-impératrice des Français demeure pour les Parmesans, la “buona duchessa“. Il faut dire qu’elle a le beau rôle. Les choses sérieuses: fiscalité, armée, organisation, sont gérées directement de Vienne  par Metternich, via le fidèle Neipperg, administrateur officiel du duché, et amant de la duchesse (qu’il épousera en 1821 après la mort de Napoléon).

Les fonctions de cette dernière sont celles, dirions nous, tout anachronisme mis à part, de ministre de la culture, de l’enseignement, de la santé… Elle s’y emploie avec cœur ouvrant des hôpitaux, parrainant des collèges, inaugurant un pont, et venant au secours des plus démunis.

C’est donc un hommage mérité que lui rendent, à l’occasion de ce bicentenaire, les diverses manifestations qui se succèdent à Parme depuis le printemps.

Robert Lefèvre : portrait officiel de l’impératrice Marie Louise, hst 225x155, Paris, 1812. ©Parma Museo Glauco Lombardi
Le Musée d’histoire naturelle évoque, jusqu’au 17 décembre, sa passion pour les sciences et la botanique (qu’elle partage avec Joséphine !) Le Collège Maria Luigia commémore jusqu’au 23 décembre, la fusion, sous son impulsion, de deux établissements antérieurs en un collège moderne doté d’une bibliothèque, d’un théâtre et d’un laboratoire scientifique.

Et l’exposition qui s’achève le 18 décembre au Palazzo Bossi, montre les travaux d’urbanisation et de voierie réalisés sous son règne, l’édification ou la modernisation de bâtiments d’intérêt culturel, comme le Teatro Regio consacré à l’art lyrique. Sans occulter un art consommé de la propagande à travers des images d’époque, et d’un recueil des “Monuments et magnificence de SM la princesse impériale Marie Louise archiduchesse d’Autriche, duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla“ publié par les soins de son Majordome le Comte de Bombelles, qui fut aussi son troisième mari.

Mais le lieu où l’on rencontre au plus près le souvenir de Marie Louise, à défaut de son palais détruit dans les bombardements de 1944, c’est le Palazzo della Riserva, tout proche, où est installé le Musée Glauco Lombardi, du nom d’un collectionneur italien qui a recherché avec passion les souvenirs de la “bonne duchesse“.

Robe de cour en tulle et satin de soie blanche lamée d’argent, accompagnée d’une traine en satin bleu, Paris, 1838. ©Parma Museo Glauco Lombardi
Des documents et objets personnels, chinés chez les antiquaires ou acquis auprès d’un des derniers descendants de sa fille Albertina.

Le musée réunit des œuvres majeures et des souvenirs plus dérisoires mais non moins émouvants, dont beaucoup évoquent sa vie d’avant, ses quatre années passées en France comme impératrice des Français de 1810 à 1814.

A commencer par son grand portrait officiel par Robert Lefèvre, la main sur la couronne impériale, devant le trône marqué d’un N. et la monumentale corbeille de mariage en bronze doré, dessinée par Prud’hon et exécutés par Odiot et Thomire, offerte par Napoléon.

Ne manque que la somptueuse table de toilette en vermeil et lapis, cadeau de mariage de la Ville de Paris à  la nouvelle impératrice que Marie Louise, dans un excès de générosité très mal perçu en France, fit fondre en 1831 au bénéfice des victimes du choléra.

Odiot et Thomire sur dessin de Prud’hon : la corbeille de mariage offerte par Napoléon en 1810, bronze doré sur socle de bois, h.170cm. ©Parma Museo Glauco Lombardi
Il faut dire que l’ancienne impératrice n’a pas le même goût du faste que sa grand tante Marie...

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