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SÉRÉNISSIME!

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SÉRÉNISSIME!

Une quarantaine de gravures et peintures célèbrent les ultimes décennies d’une Venise indépendante marquées par une paix prospère qui s’exprime par de nombreuses fêtes et réjouissances dont la plus célèbre a survécu, le Carnaval. Jusqu’au 25 juin 2017

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SÉRÉNISSIME!

mardi 04 avril 2017
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Venise en fête, de Tiepolo à Guardi

Francesco GUARDI (Venise, 1712-1793) Le Doge Alvise IV Mocenigo porté sur la place Saint-Marc (vers 1775-1777) huile sur toile musée de Grenoble, Grenoble inv. MG. 10 © Musée de Grenoble
Fondée, selon la tradition, le 25 mars 421, Venise connut au Moyen Âge une ascension politique, territoriale et culturelle qui en fit une puissance internationale. Alors que son empire maritime se réduit sensiblement, c’est l’abdication du doge Ludovico Manin face aux troupes françaises du général Bonaparte le 12 mai 1797, qui met fin à plus d’un millénaire d’existence de la République sérénissime de Venise.

Alors que Pietro Longhi illustre les fêtes privées, l’importance du théâtre est rappelée par un portrait de Carlo Goldoni. Il réforme la Commedia dell’Arte en supprimant masques et improvisation, avant d’être appelé à Paris en 1762 par Louis XV à la tête de la comédie italienne. Les grandes familles patriciennes édifient les premiers théâtres «à l’italienne». La cité compte près de seize théâtres publics, qui en font la ville la mieux dotée de toute l’Europe.

Le pouvoir se donne en spectacles place Saint-Marc, immortalisés par Guardi, et le Grand Canal est le théâtre de fameuses régates.

Attribué à Lorenzo TIEPOLO (Venise, 1736 – Madrid, 1776) Femme au masque (vers 1760) pastel sur papier Courtesy Enrique Frascione Antiquario, Florence © photo Enrico Frascione
A leur arrivée, les Français installent un arbre de la liberté, comme le montre une encre de Guardi, en imposant leur vision de la société. Une toile de Borsato illustre la régate du 2 décembre 1807, présidée par Napoléon 1er d’un balcon du Palazzo Balbi, lors de son unique séjour dans la Cité des Doges.

Une salle est consacrée au Carnaval, illustré par un pastel de Tiepolo fils, Femme au masque. Placé dans le calendrier chrétien durant les six semaines avant le carême, il reste l’image d’une Venise éternelle, en dépit de son déclin politique inéluctable.

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