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Tuileries nostalgie

Lieux de Mémoire
Tuileries nostalgie

Les visiteurs qui débouchent du Pont Royal pour accéder au Louvre et à la rue de Rivoli, ont-il conscience qu’ils traversent un fantôme ? celui d’un château historique. Entre les pavillons de Flore et de Marsan, se dressait autrefois le château des Tuileries, témoin de grandes heures historiques et souvent dramatiques qui s’achevèrent dans les flammes un jour de mai 1871.

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Tuileries nostalgie

vendredi 23 décembre 2016
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145 ans plus tard, le château disparu revient sur le devant de la scène, et de la Seine avec plusieurs ouvrages en texte ou en images

Les Fantômes des Tuileries, par Thierry Ardisson paru chez Flammarion
Le plus émouvant est celui de Thierry Ardisson (1) qui évoque le destin tragique des petits princes destinés à régner qui ont joué dans les jardins sans jamais accéder au trône.

L’historienne Juliette Glikman (2) raconte les trois siècles d’histoire du château, de sa construction chaotique par Catherine de Médicis dans les années 1560, sur fond de guerres de religion, au bûcher final allumé par les communards de 1871.

Paradoxe de l’Histoire, les Tuileries ne devinrent résidence royale qu’à la chute de la monarchie, en 1789, quand Louis XV et Marie-Antoinette, ramenés de Versailles par les émeutiers, s’y installent sous haute surveillance, jusqu’à la journée du 10 août 92, l’attaque du château, le massacre des Suisses dans les jardins. Entre temps il servit surtout de pied à terre parisien pour la famille royale.

Après l’exécution de Louis XVI, le bâtiment  devient le siège du pouvoir révolutionnaire, puis du Premier Consul en 1800, devenu Napoléon Ier quatre ans plus tard. Le palais, après de nombreuses transformations intérieures, est alors le centre d’une brillante vie de cour, animé par les deux impératrices successives. Napoléon déchu, Louis XVIII s’y installe en 1814 et y revient après les Cent Jours. Charles X lui succède, puis Louis Philippe, de 1830 à 1848.

Mais c’est sous le Second Empire que les Tuileries connaissent leurs heures les plus fastueuses, la fête impériale y déploie ses valses, ses lustres, ses crinolines…

L’empereur fait construire l’aile Rivoli qui relie le Palais au Louvre par la face nord, achevant le grand dessein voulu par la reine Catherine d’un ensemble palatial au cœur de la Paris.

La Belle Histoire des Tuileries par Juliette Glikman paru chez Flammarion
Ironie de l’histoire, ce moment de perfection dura moins de quinze ans. Le 24 mai 1871, les incendiaires de la...

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