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Une Passion dans le Désert

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Une Passion dans le Désert

“Une Passion dans le Désert“ n’est pas le plus connu des romans de Balzac, une simple nouvelle en fait, à la limite de l’étrange et du surréalisme, parue en 1837, née d’une fiction napoléonienne. A la Maison de Balzac Du 27 janvier au 21 mai 2017

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Une Passion dans le Désert

mercredi 15 février 2017
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Le Grognard et la Panthère,

Quand Honoré de Balzac rencontre la Figuration Narrative


L'exposition "Une Passion dans le désert" à la Maison de Balzac © photo PdF 2017
Nous sommes en Égypte, en 1799, avec Bonaparte, son armée, ses savants. Lors d’un combat en Haute Égypte, un soldat est fait prisonnier par les Arabes. Trompant leur vigilance, il parvient à s’enfuir et marche dans le désert à la recherche de son régiment, qu’il ne retrouve évidemment pas.

Mais par chance, il tombe sur une grotte où s’abriter du soleil, avec à côté une source et un palmier chargé de dattes.

Arrive alors une superbe panthère, qu’il songe à poignarder. Mais l’animal ne montre aucun signe d’agressivité, bien au contraire, il se met alors à la caresser à jouer avec elle comme avec un jeune chat, tout en restant sur ses gardes.

L'exposition "Une Passion dans le désert" à la Maison de Balzac © photo PdF 2017
Il lui donne même un nom, Mignonne. Il se noue une véritable amitié entre l’homme et le félin, et même plus. Il admire la couleur de sa robe, l’élégance de sa silhouette, la grâce de ses mouvements, et…. sa croupe rebondie.

Ces relations ambiguës finissent, écrit Balzac, “comme toutes les grandes passions, par un malentendu.“ le soldat, se croyant menacé, tue la panthère d’un coup de poignard, qu’il regrettera amèrement toute sa vie.

Balzac laisse planer l’équivoque sur ledit malentendu. Les artistes du XXe siècle sont plus directs comme l’atteste le dernier tableau de la série.


Aigle volant, gravure à l'eau forte en couleurs par Raymond Haasen d'après Paul Jouve pour "Une passion dans le désert" 1949 © photo PdF 2017
C’est Gilles Aillaud, passionné de Balzac et d’art animalier, qui eut l’idée de cette série, avec ses amis de la Figuration Narrative Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati. Les treize toiles sont accrochées en 1965 aux cimaises de la Galerie Saint Germain à Paris. Conservées depuis dans l’atelier d’Arroyo, elles ont été ressorties l’an dernier à Madrid pour la première fois depuis 50 ans, et maintenant dans la maison de Balzac à Paris

Il ne s’agit pas d’une illustration contemporaine du récit - d’autres s’en sont chargés magistralement comme Paul Jouve dont quelques images figurent aussi dans l’exposition - mais de peintures librement inspirées du texte de Balzac, voire réinterprétées par chacun des trois artistes ou les trois à la fois. Aucun n’est signé, même si l’on peut reconnaître la patte de l’un ou de l’autre ou des trois à la fois.

Les sables du désert et au loin peut-être vue dans un mirage l'armée de Bonaparte livrant bataille devant les pyramides, "Une passion dans le désert" © photo PdF 2017
Images du désert, des palmiers, de la panthère...

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