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Bellini, Michel-Ange, Le Parmesan. L’épanouissement du dessin à la Renaissance

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Bellini, Michel-Ange, Le Parmesan. L’épanouissement du dessin à la Renaissance

C’est avec la Renaissance italienne que le Musée Condé de Chantilly vient d’inaugurer son nouveau Cabinet d’Art Graphique dans les chambres jadis réservées aux hôtes du Duc d’Aumale. Avec la bénédiction posthume de celui-ci, qui indique clairement dans son testament que “cinq chambres à rez-de-chaussée pourront être consacrées au développement du musée“. Jusqu'au 20 août 2017

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Bellini, Michel-Ange, Le Parmesan. L’épanouissement du dessin à la Renaissance

lundi 24 avril 2017
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Dans les réserves du Duc d’Aumale

Michel-Ange Buonarroti, Groupe de quatre figures debout et un drapé Plume et encre brune, 26,1 x 38,6 cm Chantilly, musée Condé, ©RMN (Domaine de Chantilly) /Michel Urtado
Mission accomplie Monseigneur. Avec une quarantaine de lavis, plumes, sanguines, pierres noires, craies blanches… tous tirés bien sûr de la fabuleuse collection constituée par le duc au fil des diverses occasions qu’il a su saisir, notamment en 1860, l’achat de la collection Frédéric Reiset, conservateur du Cabinet des dessins au Louvre.

 Dans le cadre du circuit Heures Italiennes célébrées ce printemps en Picardie, cette exposition inaugurale nous mène de Venise à Florence en passant par Ferrare, Parme, Bologne, dirigées aux XVe et XVIe siècle par d’éminents princes mécènes.

De l’antique revisité au maniérisme, beaucoup sont des œuvres dites achevées, préludes à de grandes compositions connues ou disparues, voire jamais réalisées, ou études de mains, de visages, de draperies…


Giovanni Antonio de Sacchis, dit il Pordenone, Saint Martin à cheval partageant son manteau, recto verso, vers 1528, Sanguine 31,6 x 16,7cm Chantilly, musée Condé, ©RMN (Domaine de Chantilly)/Michel Urtado
Certains sont double-face – le papier était cher à l’époque – comme le magnifique “Saint Martin à cheval“ de Pordenone, fin XVe, à la sanguine pour une fresque de San Rocco à Venise dont le verso présente, sur le même cheval inversé, un autre cavalier en costume de son époque, ou une Vierge à l’Enfant du Parmesan associées avec d’autres études de personnages, ou encore, un gracieux Ange drapé du même Parmesan, sur un  petit fragment assemblé avec quatre têtes d’enfants.

Les vitrines étudiées pour ce cabinet d’arts graphiques permettent l’exposition double face.

Parmi les œuvres les plus remarquables d’artistes vedettes, on s’attardera sur un dessin de jeunesse de la main de Michel Ange, quatre figures nues copiées ou inspirées probablement d’un sarcophage antique, étude de nus et de draperie, ou une Vénus endormie de l’atelier du Titien.

Les dessins du XVIe siècle n’étaient pas destinés à sortir de l’atelier, ils ne sont donc quasiment jamais signés. Seul l’œil sagace, mais toujours faillible et souvent remis en cause, d’un expert permet de les attribuer à Mantegna, Véronèse, Tintoret, Titien, Michel-Ange, Del Sarto, ou à un de leurs élèves.

En dehors de l’exposition elle-même, on s’intéressera à l’aménagement de ce nouveau Cabinet d’art graphique.

Francesco Mazzola, dit le Parmesan, Ange tenant une draperie. Plume, encre brune, lavis 14,9 x 9cm Chantilly, musée Condé, ©RMN (Domaine de Chantilly)/Michel Urtado
  Les œuvres sur papier doivent être traitées avec d’infinies précautions, surtout les plus anciennes. Des dessins vieux de cinq siècles ont souvent souffert pendant leur vie, exposés à la poussière à l’humidité ou à la lumière, manipulés, parfois tachés, déchirés, fragilisés. Sans compter certains procédés d’encadrement dont on n’a pas toujours mesuré les effets pervers.

Les papiers et cartons du XIXe s., traités à l’acide, les colles employées, ont parfois jauni ou fragilisé les supports.

Les restaurateurs font des miracles pour leur rendre leur fraicheur et les normes de conservation muséales sont draconiennes.

Les encadrements d’origine ont été conservés dans la mesure du possible, mais remontés sur des supports non acides.

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