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Restauration de l'église Saint-Louis de Vincennes

Le renouveau de l’art sacré pendant l’entre-deux-guerres
Le porche de l'église Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/PdF 2018

En pleine transformation l’église Saint -Louis de Vincennes poursuit sa métamorphose pour redevenir le bijou architectural qu’elle fut à l’entre-deux guerres, pour les amoureux d’un patrimoine rare. 

C’est un lieu unique que nous vous proposons de découvrir alors que le monument retrouve sa flamboyance il mérite un moment de contemplation.

 

Classée Monument historique, elle est une des rares églises de cette époque en France, entièrement conservée.

Construite à partir de 1912, Saint-Louis de Vincennes est conçue avant la première guerre mondiale.

L’église Saint-Louis de Vincennes a pour originalité d’avoir été pensé par deux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, précurseurs au début des années 30, en utilisant le béton armé à l’intérieur d’un lieu de culte.

 

Autre originalité qui consacre le renouveau de l’art sacré, valoriser dans le même temps plusieurs disciplines artistiques. Une exception qui fait de ce monument un passage obligé pour qui apprécie l’innovation architecturale.

Les architectes Droz et Marrast choisirent les artistes pour la décoration intérieure dès 1921 © photo C.Paux/PdF 2018

Ces matériaux de construction, nouveaux pour l’époque ont souffert au fil du temps et des travaux d’entretien s’avéraient urgent, à l’image des fresques en piteux état dont l’éclat terni ne reflétaient plus la richesse déployée à leur réalisation.

 

La nef est composée de grands arcs croisés à angle droit qui dessinent au sol une croix grecque © photo C.Paux/PdF 2018

Dès 2012 un chantier se met en place mais vu l’ampleur de la réhabilitation de l’édifice, le diocèse de Créteil décide d’amplifier le projet pour l’étendre à des mesures de rénovation globale.

Un appel aux dons active le mouvement et permet de récolter un financement pour restaurer les deux béatitudes, les sept stations de chemin de croix ainsi que la verrière. Pour un montant total de 3,2M€

La céramique tient une place importante au cœur de l'édifice et les œuvres de Maurice Dhomme illuminent l'espace © photo C.Paux/PdF 2018

Le peintre nabi, Maurice Denis y réalise la glorification de saint Louis, il s’y implique plusieurs années entre 1923 et 1927 y laissant son empreinte sur différentes représentations.

La conjonction de rencontres artistiques et de personnalités incontournables à cette période fait toute la richesse du lieu.

A commencer par les architectes, Droz et Marrast en désignant les artistes qui

travailleraient sur la décoration intérieure de l’édifice, initient un foisonnement de savoir-faire.

Fresque la glorification de Saint-Louis par Maurice Denis © photo C.Paux/PdF 2018

L’art de la fresque est le domaine privilégié d’Henri Marret. Il peut laisser libre court à son talent et il ne va pas s’en priver. Il exécute les quatorze stations du chemin de croix en 1921, des fresques carrées de 2,25m de côté.

 

Le chemin de croix reste l'œuvre maîtresse d'Henri Marret © photo C.Paux/PdF 2018

 

 

Réputé pour son travail de la ferronnerie, l’auteur de nombreuses œuvres profanes et sacrées, Raymond Subes rejoint l’équipe. On lui doit, entre autres, les remarquables grilles en fer forgé.

 

Autre originalité qui attire le regard par leur beauté et les coloris employés, la présence de céramiques. L’artiste potier, Maurice Dhomme s’est inspiré de ses voyages en Turquie et en Italie.

 

Magnifique ange de Saint-Matthieu de Maurice Dhomme © photo C.Paux/PdF 2018

 

 La lumière est dispensée par des dalles de verre insérées dans le béton et apporte un éclairage diffus.

 

Les verrières de Saint-Louis réalisées par Saint-Gobain © photo C.Paux/PdF 2018

 

A l’extérieur, la statue imposante de Saint Louis signée Charles, dit Carlo, Sarrabezolles, donne le ton. Le sculpteur spécialiste de la sculpture en béton, est connu pour Les quatre Eléments sur la façade du Palais de Chaillot à Paris.

 

La Vierge à l'enfant de Carlo Sarrabezolles © photo C.Paux/PdF 2018

A lire

 

L’église Saint-Louis de Vincennes

Paul Guillaumat

Amivale

Eglise Saint-Louis de Vincennes

22 rue Faÿs

94300 Vincennes

 

20 Nov 2018 36 Commentaires
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L'église Saint-Louis de Vincennes L'église Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/PdF 2018
Le renouveau de l’art sacré pendant l’entre-deux-guerres
Le porche de l'église Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/PdF 2018

En pleine transformation l’église Saint -Louis de Vincennes poursuit sa métamorphose pour redevenir le bijou architectural qu’elle fut à l’entre-deux guerres, pour les amoureux d’un patrimoine rare. 

C’est un lieu unique que nous vous proposons de découvrir alors que le monument retrouve sa flamboyance il mérite un moment de contemplation.

 

Classée Monument historique, elle est une des rares églises de cette époque en France, entièrement conservée.

Construite à partir de 1912, Saint-Louis de Vincennes est conçue avant la première guerre mondiale.

L’église Saint-Louis de Vincennes a pour originalité d’avoir été pensé par deux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, précurseurs au début des années 30, en utilisant le béton armé à l’intérieur d’un lieu de culte.

 

Autre originalité qui consacre le renouveau de l’art sacré, valoriser dans le même temps plusieurs disciplines artistiques. Une exception qui fait de ce monument un passage obligé pour qui apprécie l’innovation architecturale.

Les architectes Droz et Marrast choisirent les artistes pour la décoration intérieure dès 1921 © photo C.Paux/PdF 2018

Ces matériaux de construction, nouveaux pour l’époque ont souffert au fil du temps et des travaux d’entretien s’avéraient urgent, à l’image des fresques en piteux état dont l’éclat terni ne reflétaient plus la richesse déployée à leur réalisation.

 

La nef est composée de grands arcs croisés à angle droit qui dessinent au sol une croix grecque © photo C.Paux/PdF 2018

Dès 2012 un chantier se met en place mais vu l’ampleur de la réhabilitation de l’édifice, le diocèse de Créteil décide d’amplifier le projet pour l’étendre à des mesures de rénovation globale.

Un appel aux dons active le mouvement et permet de récolter un financement pour restaurer les deux béatitudes, les sept stations de chemin de croix ainsi que la verrière. Pour un montant total de 3,2M€

La céramique tient une place importante au cœur de l'édifice et les œuvres de Maurice Dhomme illuminent l'espace © photo C.Paux/PdF 2018

Le peintre nabi, Maurice Denis y réalise la glorification de saint Louis, il s’y implique plusieurs années entre 1923 et 1927 y laissant son empreinte sur différentes représentations.

La conjonction de rencontres artistiques et de personnalités incontournables à cette période fait toute la richesse du lieu.

A commencer par les architectes, Droz et Marrast en désignant les artistes qui

travailleraient sur la décoration intérieure de l’édifice, initient un foisonnement de savoir-faire.

Fresque la glorification de Saint-Louis par Maurice Denis © photo C.Paux/PdF 2018

L’art de la fresque est le domaine privilégié d’Henri Marret. Il peut laisser libre court à son talent et il ne va pas s’en priver. Il exécute les quatorze stations du chemin de croix en 1921, des fresques carrées de 2,25m de côté.

 

Le chemin de croix reste l'œuvre maîtresse d'Henri Marret © photo C.Paux/PdF 2018

 

 

Réputé pour son travail de la ferronnerie, l’auteur de nombreuses œuvres profanes et sacrées, Raymond Subes rejoint l’équipe. On lui doit, entre autres, les remarquables grilles en fer forgé.

 

Autre originalité qui attire le regard par leur beauté et les coloris employés, la présence de céramiques. L’artiste potier, Maurice Dhomme s’est inspiré de ses voyages en Turquie et en Italie.

 

Magnifique ange de Saint-Matthieu de Maurice Dhomme © photo C.Paux/PdF 2018

 

 La lumière est dispensée par des dalles de verre insérées dans le béton et apporte un éclairage diffus.

 

Les verrières de Saint-Louis réalisées par Saint-Gobain © photo C.Paux/PdF 2018

 

A l’extérieur, la statue imposante de Saint Louis signée Charles, dit Carlo, Sarrabezolles, donne le ton. Le sculpteur spécialiste de la sculpture en béton, est connu pour Les quatre Eléments sur la façade du Palais de Chaillot à Paris.

 

La Vierge à l'enfant de Carlo Sarrabezolles © photo C.Paux/PdF 2018

A lire

 

L’église Saint-Louis de Vincennes

Paul Guillaumat

Amivale

Eglise Saint-Louis de Vincennes

22 rue Faÿs

94300 Vincennes

 

Informations supplémentaires

  • Région: Normandie
Dernière modification le mardi, 20 novembre 2018 16:43

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