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Exposition Olga Picasso

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Exposition Olga Picasso

“Nous soussignés Olga Koklova et Pablo Picasso (manque le verbe !) de vivre jusqu’à la mort en paix et amour. Celui qui cassera ce contrat sera condamné à mort.“ ! Les visiteurs de la nouvelle exposition du Musée Picasso s’amuseront de ce petit billet au crayon cosigné par Olga Khokhlova et Pablo Picasso quelques semaines avant leur mariage à l’église russe de Paris, en 1918. Serment tenu unilatéralement de la part d’Olga qui refusa toujours de divorcer, jusqu’à sa mort en 1955. A voir jusqu'au 3 septembre 2017

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Exposition Olga Picasso

jeudi 20 avril 2017
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Le peintre et la ballerine

Man Ray, Ricardo Vinès, Olga et Pablo Picasso, Manolo Ortiz au bal du Comte de Beaumont, Hôtel de Masseran, Paris,1924 Tirage non daté 20,5 x 17 cm Droit auteur © Man Ray Trust/Adagp,Paris Musée national Picasso ©Succession Picasso, 2017 Crédit photo © RMN Paris)/Mathieu Rabeau
Parmi les diverses compagnes de Picasso, Olga Khokhlova est la plus mal connue. Elle apparaît comme une icône lointaine, presque trop convenable à côté des images plus transgressives ou tapageuses de celles qui lui ont succédé : Marie-Thérèse, la jeune maitresse longtemps cachée, Dora, l’irascible, Françoise qui le quitte volontairement.

L’exposition qui lui rend hommage au Musée Picasso révèle la place essentielle de la ballerine slave dans l’œuvre du peintre catalan, au delà même de leur séparation.

Elle fut celle qui partagea le plus longtemps sa vie, de leur rencontre à Rome en 1917 où elle danse dans la troupe de Diaghilev, à leur séparation officielle en 1935.


Jean Cocteau, Olga et Picasso Rome,1917 Crayon graphite sur papier, 42 x 27,5cm Fundación Almine y Bernard Ruiz Picasso para el Arte Crédit photo © FABA Photo: Marc Domage
Sa beauté diaphane, sa plastique parfaite, son élégance naturelle, correspondent à la période dite classique de Picasso, ses toiles inspirées de l’antiquité grecque et de la Renaissance italienne. Olga dans un fauteuil, Olga pensive, Olga lisant une lettre, Olga jeune maman après la naissance de Paulo en 1921… avec toujours cette attitude pensive et cette expression mélancolique due évidemment aux nouvelles tristes – après l’absence de nouvelle – de sa famille restée en Russie et qu’elle ne reverra jamais puisque la révolution éclate en 1917, l’année où elle rencontre Picass o à Rome.

 

Probablement culpabilise-t-elle de la vie confortable et mondaine qu’elle mène à Paris avec son mari, et sur laquelle elle ne s’étend pas dans ses lettres à sa mère Lydia, qui le lui reproche : “ Tu ne m’écris rien sur ta vie, parle moi de ton époux, quelle sorte de logement avez vous… j’essaie d’imaginer ton cadre de vie, Est-ce que tu as un piano droit ou à queue ? comment passes-tu ton temps ?“

Olga envoie de l’argent, des photos, de son fils Paulo, né en 1921, sur lesquelles s’attendrit la maman, qui ne le connaîtra jamais.

L’exposition donne beaucoup de détails qu’on ne connaissait pas avant l’inventaire d’une grande malle laissée par Olga à sa mort en 1955, que son petit fils Bernard Ruiz-Picasso s’est mis à classer et à étudier beaucoup plus tard. C’est là qu’il a trouvé les photos familiales qu’on voit dans les vitrines de l’exposition, les lettres de Lydia, la mère d’Olga, et de sa sœur Nina, des détails sur la disparition du père et de deux de ses frères qui combattaient dans l’armée blanche, et surtout de leurs conditions de vie plus que précaires dans la Russie soviétique des années 1920/30. (On aimerait connaître la réaction d’Olga quand Picasso a adhéré au parti communiste en 1944 !).


Diaporama

Pablo Picasso, Olga pensive Paris, 1923 Pastel et	crayon noir sur papier, 105	x74 cm Musée	national Picasso  ©Succession Picasso, 2017 Crédit	photo © RMN Paris)/Mathieu Rabeau - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709611_2olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Pablo Picasso, Trois	 danseuses: Olga Khokhlova, Lydia	Lopoukova et	 Loubov Chernicheva,	Début	1919, Crayon et fusain sur papier 62,5x47,5cm d'après photo Musée	national Picasso  ©Succession Picasso, 2017 Crédit	photo © RMN Paris)/Mathieu Rabeau - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709657_3olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Man Ray, Ricardo Vinès, Olga et Pablo Picasso, Manolo Ortiz au bal du Comte de Beaumont, Hôtel de Masseran, Paris,1924 Tirage	non daté 20,5	x 17	cm Droit	auteur © Man Ray Trust/Adagp,Paris Musée	national Picasso  ©Succession Picasso, 2017 Crédit	photo © RMN Paris)/Mathieu Rabeau - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709696_14olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Pablo Picasso,  Enfant assis, étude pour Femme et enfant au	bord de la mer Paris,	1921, Sanguine, fusain et craie blanche sur papier 74 x 104cm Musée	national Picasso,  Dation	Jacqueline Picasso, 1990. Droit	auteur ©Succession	Picasso, 2017 Crédit	photo © MBA, Rennes,	Dist.	RMN Grand Palais/AdélaïdeBeaudoin - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709738_16olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Jean Cocteau,  Olga et Picasso Rome,1917 Crayon graphite sur	papier, 42 x 27,5cm Fundación Almine y	Bernard Ruiz Picasso para	el Arte Crédit	photo © FABA Photo: Marc Domage - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709776_20olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Pablo Picasso, Paul sur l'âne, Paris, 1923, hst 100 x 81cm Zervos	VI 1429 Fundación Almine yBernard Ruiz Picasso para	el Arte Crédit	photo © FABA Photo: ©FABA Photo: Éric Baudouin - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1492709803_24olga.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>

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