Patrimoine de France

Histoire et Guerres mondiales aux Journées Européennes du Patrimoine 2016

JEP 2016
Histoire et Guerres mondiales aux Journées Européennes du Patrimoine 2016

Outre les tranchées de la Grande Guerre et les sièges des Maquis de la Seconde Guerre, partons à la découverte du patrimoine mémoriel pour mieux appréhender les enjeux du présent. Voici quelques idées parmi les hauts lieux du patrimoine et de l’histoire militaire. Les 17 et 18 septembre 2016

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Histoire et Guerres mondiales aux Journées Européennes du Patrimoine 2016

samedi 17 septembre 2016
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Bureau du général de Gaulle à l’Hôtel de Brienne © photo François Rousseau
À Paris, le ministère de la Défense ouvre son siège historique, l'Hôtel de Brienne.

Construit au XVIIIe siècle, l'Hôtel de Brienne abrite depuis près de 200 ans les bureaux des ministres de la Guerre puis de la Défense. Le parcours propose une visite de plusieurs bureaux prestigieux, dont celui du ministre de la Défense, du directeur du cabinet civil et militaire, du général de Gaulle et celui de Clemenceau, dont la rénovation s’est achevée en août 2014.

Par contre rue de Bellechasse, vous ne verrez plus le ministère des Anciens Combattants cher à André Maginot et son bunker de la défense passive, puisque le site a été vendu par l’État.


Créée en 1751 par Louis XV et chef d’œuvre de l’architecte Ange-Jacques Gabriel, l’École militaire est l’un des ensembles architecturaux les plus majestueux de Paris.

On visitera le salon des maréchaux, l’un des plus beaux bureaux de Paris, où le maréchal Joseph Joffre a débuté la rédaction de ses mémoires en 1922, jouissant d’une vue imprenable sur la tour Eiffel. Pendant 6 ans l’institution accueille ainsi régulièrement cet hôte prestigieux et lui rend, avec des milliers de Français, un dernier hommage par une veillée aux drapeaux dans la Chapelle Saint Louis après sa mort le 3 janvier 1931. Les mémoires ne seront publiées qu’en 1932.

Présentation de la section équestre militaire dans la cour Morland: Durant la Guerre de 1914-1918, jusqu’à 4 000 chevaux ont été rassemblés dans les écuries et les cours de l’École militaire. Le site abritait aussi le bureau de renseignement des familles qui recensait les soldats tués, blessés, disparus ou prisonniers, soit des millions de cas à traiter.

Des reconstituants de la Première Guerre mondiale établiront leur campement et effectueront des manœuvres à bord de véhicules d’époque.

Aux Invalides, le musée de l’Armée dévoile la richesse de ses collections, de ses métiers et de ses savoir-faire à travers des visites inédites et insolites, comme par exemple la visite du caveau des Gouverneurs, où repose entre-autre la dépouille de Rouget de Lisle.

Hôtel de Noirmoutier attribué au maréchal Foch après la Grande Guerre © photo François Rousseau
L’Hôtel de Noirmoutier, habituellement fermé au public, et le musée de l’Armée s’associent pour présenter un parcours autour du maréchal Foch. Celui-ci débute à l’Hôtel de Noirmoutier, dans lequel il a passé les dernières années de sa vie et où sera présentée la salle qui lui servait de bureau.

La visite se poursuivra à l’Hôtel des Invalides, sous la direction d’une conférencière du musée de l’Armée. Seront notamment présentés le tombeau de Foch réalisé par le sculpteur Paul Landowski et des objets lui ayant appartenu, comme ses trois bâtons de maréchal, exposés dans les salles du département contemporain.


Exposition dans l’ancien bureau du maréchal Foch © photo François Rousseau
Le parcours proposé s’achèvera dans le bureau d’apparat du musée, lieu habituellement fermé au public, dans lequel est conservée la table de travail du maréchal.

Inscription obligatoire à l’Hôtel de Noirmoutier le 17 ou 18 septembre 2016, où sera remis une contremarque datée et numérotée, à présenter ensuite au musée de l’Armée.

Hôtel des Invalides, détail de la Cour d’honneur restaurée © photo François Rousseau
Pour la première fois au Musée de l’Armée - dans l’Hôtel national des Invalides - l’ONACVG présentera ses 9 hauts lieux de la mémoire et ses 273 nécropoles nationales ainsi que son film «100 ans au service du monde combattant» réalisé pour commémorer la naissance de l’Office en 1916. Le public découvrira comment l’ONACVG s’est battu pour la reconnaissance et la réparation des combattants et de leurs ayants droit qui ont souffert pour la France.

Diffusion du film du centenaire de l’ONACVG à 12h05 et 16h05 pendant les deux jours.

Le musée du général Leclerc – musée Jean Moulin présente toujours l'exposition Antoinette Sasse. Rebelle, résistante et mécène (1897-1986). (Voir article dans Patrimoinedefrance.fr)

Cette exposition brosse le portrait d'une femme d'exception, amie intime de Jean Moulin et fondatrice du musée. Le parcours s'est enrichi d'une nouvelle acquisition, une peinture grand format réalisée par Antoinette elle-même en 1932.

Projection commentée du film Sur les traces de Jean Moulin.

Documentaire de l'INA réalisé par Igor Barrère et Etienne Lalou en 1958. Images d'archives et témoignages dressent le portrait de Jean Moulin, l'ami, le frère, l'artiste, le préfet et le Résistant. Le film sera présenté par Christine Levisse-Touzé, historienne et directrice du musée.

Samedi 17 septembre à 15h, durée 1h05, sans réservation, dans la limite des places disponibles.

 

Le Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire nationale, Suresnes (92)

Mont Valérien, la chapelle et le monument aux fusillés © photo François Rousseau
Principal lieu d’exécution des résistants par l’armée allemande pendant l’Occupation, le site rendra hommage aux résistants étrangers, notamment à travers le parcours du souvenir: une promenade partant de la chapelle, dont les murs gardent encore la trace des graffitis gravés par les condamnés, jusqu’à la clairière des fusillés.

 

Issy-les-Moulineaux «berceau de l’aviation».

Découverte du nouvel Espace Aviation au Musée Français de la Carte à Jouer, avec exposition d’une réplique (4mx7m) de l’aéroplane de Santos-Dumont. La Demoiselle est le premier avion léger de l'aéronautique, créé par l'ingénieur brésilien Alberto Santos-Dumont.

Conférence Le terrain d’Issy et les débuts de l’aviation par George Pagé, avec la participation du Général Jean-Pierre Faure, en liaison avec l’association isséenne Historim.

Dimanche 18 septembre à 15h au Musée Français de la Carte à Jouer.


 

Musée de l’Air, atelier de restauration des moteurs © photo François Rousseau
Au Bourget, le musée de l'Air et de l'Espace propose un programme extrêmement riche. C’est l’occasion de visiter les coulisses du musée en pleine rénovation, avec la première ouverture au public du chantier de l’aérogare historique. Mais la visite la plus attendue sera celle des ateliers de restauration, dévoilés une seule fois par an, situés en bordure des pistes du Bourget, côté Dugny.

Outre les chantiers en cours (Potez 25, Vampire, nacelle La France, A-26 Invader), les visiteurs y découvriront les techniques uniques de restauration, d’entoilage, de menuiserie. Ils admireront des avions exceptionnels non exposés actuellement.


Au Bourget, même les avions d’Air France attendent leur tour pour une restauration © photo François Rousseau
Deux associations partenaires du musée, les Ailes Anciennes et Memorial Flight, présenteront leurs activités. La première œuvre à la valorisation du patrimoine aéronautique par des actions de restauration, la seconde préserve la mémoire aérienne de la Première Guerre mondiale.

Par ailleurs, des visites thématiques sont proposées au sein des espaces du musée, aérogare, aviation militaire française et Dassault Mercure.

 

Maquis de Plainville  Centre-Val de Loire

Première participation aux JEP. Le maquis de Plainville est entretenu et mis en valeur par l’Association des amis du maquis de Plainville. C’est cet endroit, et en particulier sa grotte, qui abrita pendant deux mois 171 résistants de la Seconde Guerre mondiale, tandis qu’ils sabotaient des lignes de chemin de fer et des ponts; et ce, avant qu’ils ne libèrent la ville de Nogent-le-Rotrou le 11 Août 1944.

Visite de la grotte dimanche 18 septembre. 28 400 Marolles-les-Buis

Site de l'ancien camp de Natzweiler-Struthof  Grand Est

Le Centre européen du résistant déporté invite à réfléchir sur l’attitude qui fut celle des Français confrontés au nazisme. L’occasion de redécouvrir le site historique tout en écoutant une lecture théâtralisée de lettres de dénonciation. Beaucoup de résistants du KL-Natzweiler furent déportés sur la foi de lettres de dénonciation.

Deux lectures sont proposées samedi 17 septembre par la Compagnie La part manquante, à 11h en présence de M. Raymond Gureme, tsigane dénoncé et interné au camp de Linas-Montlhéry (Essonne) et à 14h. Entrée gratuite.

François Rousseau

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