23 Nov 2018
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Une histoire de la Flore dans l'imprimé Cette belle exposition débutée il y a peu au musée des Etoffes de Mulhouse nous offre un bain de fraicheur. Les thématiques travaillées par l'équipe de l'établissement sont toujours source de ravissement. Il faut dire que dès que l'on appréhende le sujet des étoffes, le domaine est si vaste et plaisant que c'est un trésor qui s'ouvre à nous. Les collections du musée offrent un apport considérable au déclic du sujet proposé. La créativité florale du XVIIIe à nos jours voilà la période évoquée durant ce parcours. IL faut remonter à l'Antiquité pour constater que déjà la Nature inspire les artistes à travers des fleurettes, des ramettes aux formes épurées. Le Siècle des Lumières portera la floralité à son pinacle. D'ailleurs une Fleur désigne une nouvelle étoffe. Les livres de botanique, la peinture du XVIIIe ainsi que l'enseignement du dessin répandu à cette époque ajoutent à l'engouement dans l'imitation de ce que l'on peut observer dans les jardins et les serres. Les expéditions des grands navigateurs ajoutent à la connaissance et à la découvertes des plantes exotiques, très en vogue. Une robe Yves Saint-Laurent © Sophie Carré Le pouvoir des Fleurs La fleur peut avoir également une portée politique. De la fleur des champs portées, légèrement sur les chapeaux des Dames de la haute société, de la noblesse au coquelicot, symbole révolutionnaire, la fleur porte haut ses couleurs. La traditionnelle couronne de fleurs est remise au goût du jour à la Renaissance, elle redevient présente dans le tissu d'ameublement dès la fin du XIXe. La Tulipomanie en Europe explose au XVIIe Les estampes japonaises envahissent les expositions universelles dès le XIXe et la manière figurer la flore fait apparaitre de nouvelles espèces, pivoines, fleurs de cerisiers, pruniers, cette façon de dessiner la nature…

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Si il y a bien un lieu qui caractérise toute l'élégance des stations thermales c'est la jolie ville de Plombières-les-Bains. Surnommée également la ville aux mille balcons, qui ornent délicatement les façades, on découvre dès l'entrée les empreintes laissées par la richesse d'un patrimoine développé par ses sources. Source des Savonneuses, Source des Dames… Majestueux bains thermaux de Plombières-les-Bains © photo PdF 2018 La diversité de ses eaux la distingue également. Des sources froides (inférieures à 20°c) aux plis chaudes celles dépassant les 70°C, la station offre un large dispositif de soins. L'on retrouve sa trace dès l'Antiquité, les invasions barbares la détruisent et le Moyen-Age, époque durant laquelle les soins du corps sont essentiels, la fait renaître. La période Renaissance affirme sa renommée. Le passage d'hôtes de marque va contribuer à sa réputation. Michel de Montaigne y séjourne une quinzaine de jours en septembre 1580 pour soigner sa Maladie de la pierre (calculs rénaux) dont il souffre de manière chronique. Il le racontera dans son Journal de voyage. Autre écrivain célèbre, Voltaire vient prendre les eaux de Plombières. Mais l'apogée de la station se concrétise par la venue de Napoléon III qui y accueille Cavour, le Premier ministre de Piémont-Sardaigne pour prépare l'annexion à la France de la Savoie et de Nice en échange d'un soutien à l'unité italienne en 1858. La statue de Napoléon III atteste de son influence dans le développement de la station thermale © photo PdF 2018 Le Second Empire va accélérer la réputation à l'Internationale de la station ce qui entraîne une architecture encore bien présente aujourd'hui. La ville entretient son passé en présentant dans les rues des cartes postales comme ici des porteuses de lait © photo PdF 2018 Un arrêt au restaurant du Grand Hôtel, l'Orangerie, s'impose, salle est classée Monument historique.…

23 Nov 2018
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Peintre officiel de la ville d’Anvers en 1640, dans l’ombre de Pierre Paul Rubens, dont il fut le collaborateur Érasme II Quellin (1607-1678) ne partage pas sa notoriété. Le musée des Beaux-Arts de Caen va le remettre en lumière en offrant au public la possibilité d’assister à sa restauration en présence des artistes engagés dans ce travail digne de ce tableau unique. La Vierge donnant une étole à saint Hubert en présence de saint Nicolas de Tolentino On ignore encore la genèse de ce tableau. Bien que signée et datée (1669), la toile demeure encore bien mystérieuse. L’on sait qu’elle provient de Liège mais son origine et l’historique de sa commande restent inconnues. Elle fut l’objet d’une première restauration avant son transfert au musée de Caen en 1803 puis différentes interventions laissèrent un aspect assombri à la toile. Pour qu’elle puisse retrouver toute sa beauté une première intervention a été programmée dans l’atelier de restauration : consolidation du support toile, début de la reprise de la couche picturale. Ce deuxième temps - réintégrations illusionnistes- se fera en présence du public dans l’enceinte du musée. Un travail technique instructif pour les visiteurs. Un film documentaire retraçant les étapes précédentes de l’intervention. Projeté complète les explications des restaurateurs. Accompagné d’un livret présentant d’autres chefs d’œuvre du musée qui ont révélé leurs secrets. Inauguration le samedi 24 novembre Pour assister à ces démonstrations plusieurs dates possibles Restauration en public 28, 29, 30 novembre, 19, 20 et 21 décembre8, 9, 10, 11 janvier, 26, 27, 28 février et 1er mars De 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 hRencontre avec les restaurateurs19 décembre, 11 h 30 7 janvier, 18 h, présentation en nocturne28 février, 19 h 30, la restauration achevée Musée des Beaux-Arts le Château 14000 Caen 02.31.30.47.70

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Trésors mobiliers Dans l'écrin magnifique que se trouve être le château de la Malmaison on se plonge avec délice au milieu de trésors de notre savoir-faire qui ont traversé le temps. La visite se déroule au gré des appartements de Joséphine et deNapoléon. Pour la première fois, grâce à des films, on peut découvrir le fonctionnement et l’usage de ces meubles à secrets. Vue du château de Malmaison depuis la prairie © DR De véritables œuvres d’art L'époque prestigieuse de maîtres à la main précise et à l'esprit déployé à développé des trésors d'ingéniosité...tiroirs secrets, pièces cachées, recoins délicats...C'est tout un état d'esprit qui est mis en relief : travailler des bois précieux dans le but de réaliser des meubles d'exception. Ecouter les bruits des mécanismes Il est surprenant d'observer leur usage au quotidien et "leur vie" au service de leur propriétaire et de découvrir comment les meubles se mettent en mouvement : l'élaboration les différentes parties mobiles des secrétaires, commode, bureaux, tables, coffre à bijoux, coffrets de voyage ou de toilette, malles s'emboitent admirablement. Martin Guillaume Biennais (1764-1843) Coffret à secrets au chiffre J couronné, vers 1788-1801 © DR Partager l'excellence La restauration par l’Ecole Boulle d’un meuble à secrets de Martin Guillaume Biennais (1764-1843), secrétaire exceptionnel tant par son esthétisme que par l’ingéniosité de son fonctionnement, s'est trouvé le déclencheur de l'exposition. Belle idée conçue par les équipes du musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau que de présenter une quarantaine de meubles et objets à secrets magnifiés grâce à un parcours scénographié. Le mobilier et les objets réunis ici proviennent pour la plupart des collections du musée, ainsi que de collections publiques ou privées : Collections Hermès, Fondation Napoléon, musée national du château de Fontainebleau, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Du…

22 Nov 2018
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La station thermale a conservé tout le charme du Second Empire qui l'a vu éclore. En 1860, cette petit cité rurale profite d'un essor fulgurant pour devenir un incontournable circuit parmi les stations les plus fréquentées à l'internationale. Les constructions de l'époque, les hôtels, les thermes et les ravissantes villas témoignent encore fièrement de sa richesse passée. L'élégance des thermes de Vittel © photo PdF 2018 La vertu de ses eaux minérales sont redécouvertes à la seconde moitié du XIXe Et pourtant celle-ci était déjà bien fréquentée à l'époque gallo-romaine. Ses eaux minérales étaient courues et le sont encore puisque l'usine de la Société des eaux de Vittel embouteille plusieurs milliards de bouteilles chaque année. Elle se visite. Douceur de vivre à Vittel © photo PdF 2018 Les cures classiques soignent les affections du foie grâce à la source Hépar et celles des reins à l'aide de la Grande Source. Mais le plus de la station est de s'orienter aujourd'hui vers des séjours de remise en forme, très appréciés des curistes et autres touristes venus séjourner dans les Vosges. Le charme discret des villas du Second Empire à Vittel © photo PdF 2018

21 Nov 2018
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Les villes d'eaux des Vosges, première étape à Contrexéville Les Thermes de Contrexeville © photo PdF 2018 Evidement on connait tous la célèbre eau de la station thermale pour ses bienfaits sur notre silhouette mais ce qui fait aussi l'intérêt de la destination est tout un art de vivre qui remonte dans le temps et que la ville a su entretenir. Tout son atout réside dans la richesse de son patrimoine thermal. Contrexéville l'Aristocrate Le Parc thermal de Contrexeville © photo PdF 2018 Aujourd'hui accessible au plus grand nombre, historiquement la ville était l'écrin d'exception, bien avant sa voisine (un siècle) Vittel, de toute l'Aristocratie européenne venue goûter au bienfait d'une cure pour soigner au mieux des infections (urinaires, biliaires, problème de poids, déjà) un passage obligé pour qui voulait se faire voir de la Haute société. La source Hépar bien fréquenté par les curistes © photo PdF 2018 L'Histoire débute au milieu du XVIIIe quand le médecin du Duc de Lorraine et Roi de Pologne Stanislas Leszczynski découvre les qualités des eaux de Contrexéville. Louis XVI intéressé par ses recherches favorise la construction du premier établissement thermal. La station est lancée. Le lieu de villégiature s'enrichit d'un théâtre à l'italienne et d'un Casino pour divertir les soirées de ses curistes privilégiés. Le Casino de Contrexeville © photo PdF 2018 La ville possède un parc magnifique où il fait bon flâner, entre deux soins prodigués. L'établissement thermal développe des soins bien-être du qualité accessible à tous et bonne idée aux enfants. C'est Louis Pasteur à la fin du XIXe, qui incite la population à consommer des eaux mises en bouteille, insistant sur les dangers de l'eau des puits. La Roseraie en cours de restauration à découvrir au printemps prochain © photo PdF 2018 Thermes de Contrexeville 88 140 Contrexeville

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Plus de 200 manifestations, tables rondes, conférences, débats, dégustations, initiations et cours de cuisine, expositions Pierre Hermé sera le Parrain de la 15ème édition du Salon du livre gourmand de Périgueux. Une belle affiche puisque la manifestation va rassembler des chefs appréciés des français : Marc Veyrat, Guillaume Gomez, Thierry Breton, Frédéric Bau, Christopher Coutanceau...L'occasion pour le public d'échanger avec les auteurs, une centaine à disposition ! et une pléiade d'ouvrages pratiques, beaux livres de chefs, livres d’art et de photographies, essais polémiques, livres pour enfants, livres des régions ou des pays, cuisine et santé, œuvres historiques, sociologiques, philosophiques. Pour trois jours de parcours dégustatifs dans toute la ville Du 23 au 25 novembre 2018

20 Nov 2018
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Dans le centre-ville de Foix, la façade de l’immeuble « des Cariatides » respire à nouveau. Pris en charge par des mains expertes, l'immeuble classé répondait à des critiques pointus nécessitant la supervision des Bâtiments de France. La décoratrice Véronique Vialis, spécialiste des ornements décoratifs en plâtre, et Philippe Montoux, son associé, se sont attelés à l'ouvrage. Objectif : reconstruire la façade à l’identique, en utilisant les techniques les plus proches de celles utilisées il y a près de 200 ans. La difficulté tenait dans l'aspect final de la restauration : comment faire du neuf avec du vieux tout en conservant l'aspect ancien de la façade ! Une façade remarquable © Cabinet W Architecture - Ciments Calcia. Mise à plat Tous les éléments abîmés ou cassés sont éliminés. Certains sont rénovés puis recollés, d’autres entièrement refaits. Une fois la façade déshabillée, c’est au bistouri, à la brosse à dents et au crochet de dentiste que les restes de peinture et les stigmates de pollution sont retirés. La chaux Velatura de Socli son aspect naturel et sa patine, remplissait tous les critères. "Un produit vriament idéal car il permet de travailler en transparence." apprécie la décoratrice « Nous avons commencé par contretyper les teintes d’origine que nous avions mises à nu, en mélangeant des pigments naturels d’origine minérale dans la base de peinture à la chaux de Socli, explique Véronique. La souplesse d’utilisation des peintures à la chaux et leur grande capacité à absorber les pigments ont facilité cette étape délicate. Nous étions aussi certains que la teinte ne bougerait pas dans le temps. Malgré cela, nous avons dû nous y reprendre à plusieurs fois pour obtenir l’aspect “neuf mais vieux” souhaité par l’architecte des Bâtiments de France. » Restauration minutieuse de la façade © Cabinet W Architecture - Ciments Calcia.…

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En 1912, Joseph Marrast et Jacques Droz, deux architectes se lancent grâce à un concours dans la construction d’une nouvelle église à Vincennes. Leur projet architectural pour l'époque est révolutionnaire. Ils imaginent deux paires d’arcsen béton armé, ancrés dans le sol, se coupant perpendiculairement, offrant une nef unique, en forme de croix grecque de18m de hauteur, 22,7m de largeur). L'impressionnante nef de Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/Pdf 2018 A leur croisée, les grands arcs portent une lanterne octogonale sur trompe dont les verrières procurent un éclairage zénithal. L’espace ainsi créé permet aux fidèles d’assister aux célébrations sans être gênés par aucun pilier. Cet aspect est une première raison du classement de l’église aux Monuments historiques. Aucun pilier ne gêne la circulation dans l'enceinte de l'église un exploit technique © photo C.Paux/Pdf 2018

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Le renouveau de l’art sacré pendant l’entre-deux-guerres Le porche de l'église Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/PdF 2018 En pleine transformation l’église Saint -Louis de Vincennes poursuit sa métamorphose pour redevenir le bijou architectural qu’elle fut à l’entre-deux guerres, pour les amoureux d’un patrimoine rare. C’est un lieu unique que nous vous proposons de découvrir alors que le monument retrouve sa flamboyance il mérite un moment de contemplation. Classée Monument historique, elle est une des rares églises de cette époque en France, entièrement conservée. Construite à partir de 1912, Saint-Louis de Vincennes est conçue avant la première guerre mondiale. L’église Saint-Louis de Vincennes a pour originalité d’avoir été pensé par deux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, précurseurs au début des années 30, en utilisant le béton armé à l’intérieur d’un lieu de culte. Autre originalité qui consacre le renouveau de l’art sacré, valoriser dans le même temps plusieurs disciplines artistiques. Une exception qui fait de ce monument un passage obligé pour qui apprécie l’innovation architecturale. Les architectes Droz et Marrast choisirent les artistes pour la décoration intérieure dès 1921 © photo C.Paux/PdF 2018 Ces matériaux de construction, nouveaux pour l’époque ont souffert au fil du temps et des travaux d’entretien s’avéraient urgent, à l’image des fresques en piteux état dont l’éclat terni ne reflétaient plus la richesse déployée à leur réalisation. La nef est composée de grands arcs croisés à angle droit qui dessinent au sol une croix grecque © photo C.Paux/PdF 2018 Dès 2012 un chantier se met en place mais vu l’ampleur de la réhabilitation de l’édifice, le diocèse de Créteil décide d’amplifier le projet pour l’étendre à des mesures de rénovation globale. Un appel aux dons active le mouvement et permet de récolter un financement pour restaurer les deux béatitudes, les sept stations de chemin de…