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JEP 2017 à la Sainte-Chapelle de Vincennes

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JEP 2017 à la Sainte-Chapelle de Vincennes

Le chantier de restauration en cours à la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, mené par le Centre des monuments nationaux, s’achève pour les Journées du Patrimoine 2017. Après la façade Ouest et la grande rose de l’édifice, ce sont les vitraux historiques du chœur qui viennent d’être reposés. Les 16 et 17 septembre 2017

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JEP 2017 à la Sainte-Chapelle de Vincennes

vendredi 15 septembre 2017
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Le donjon de Vincennes et le Pavillon du Roi © photo François Rousseau/PdF 2017
La grande tempête de la fin du siècle dernier en 1999 touche particulièrement le bois de Vincennes. Pour la Sainte-Chapelle, le vent arrache les vitraux de la nef à droite et l’ouragan s’engouffre à l’intérieur et met la voûte en vibration. Heureusement, les vitraux du chœur de 1559, les plus beaux de la Renaissance, ne sont pas touchés.

Une première tranche de travaux a été consacrée à la nef avec la stabilisation de la voûte et de son décor peint de 1552 avec le monogramme d’Henri II et la restauration de la frise courant autour de la nef.

 

La Sainte-Chapelle a été fondée par Charles V en 1379. Mais la mort du roi l’année suivante ralentie la construction. Elle n’est achevée qu’en 1552 sous le règne d’Henri II par Philibert de l’Orme qui respecte la continuité du style gothique. Elle devient poudrière et arsenal durant la Révolution.

Avant la dernière tempête évoquée plus haut, la sainte-Chapelle avait déjà subi un certain nombre de cataclysmes: en 1786, la flèche est foudroyée puis deux plus tard, la rose occidentale est arrachée par un ouragan. Elle est également affectée par trois explosions, celle de la poudrière en 1817, celle de la cartoucherie en 1871 et le dynamitage par les Allemands avant leur départ en 1944.

 

Vitrail en cours de pose par-dessus la verrière thermoformée © photo François Rousseau/PdF 2017
En 2009, chute d’une gargouille de 10kg. C’est l’alerte!

Même si la gargouille au 16ème siècle n’est qu’un élément de décoration et ne sert plus à l’écoulement d’eau, il faut intervenir. L’extérieur n’avait pas été restauré depuis Viollet-le-Duc en 1852. Sous la direction de l’ACMH Gabor Mester de Parajd, un programme de travaux sur les façades, les toitures et les murs extérieurs est lancé, qui nécessite 600 tonnes d’échafaudage pour ceinturer l’édifice.

Sainte-Chapelle, nouvelle sculpture taillée par les compagnons © photo François Rousseau/PdF 2017
Pour les sculptures refaites à l’identique, c’est le calcaire de Saint-Maximin qui est mis en œuvre. A l’époque, c’était la pierre d’Ivry ou de Vitry qui était utilisée, mais les carrières ont disparu au 15ème siècle. C’est pourquoi l’édifice a été achevé avec la pierre de Saint-Leu, on peut d’ailleurs distinguer la différence de teinte à l’intérieur de la chapelle. Lors des travaux du 19ème siècle, Eugène Viollet-le-Duc puis son chef d’agence Anatole de Baudot ont utilisé une pierre de Bourgogne trop fragile, qui doit être remplacée.

 

Sainte-Chapelle, repose des vitraux du chœur © photo François Rousseau/PdF 2017
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