Patrimoine de France

JEP 2017 Tourisme de Mémoire en Seine-Maritime

Archives / Lieux de Mémoire
JEP 2017 Tourisme de Mémoire en Seine-Maritime

En Haute-Normandie sur la Côte d’Albâtre, de nombreux vestiges du Mur de l’Atlantique sont encore à découvrir. Pour les Journées du Patrimoine, partons à la découverte des blockhaus mis en valeur à Paluel et Fécamp, ou regardons vers l’après-guerre, des baraquements de Gonfreville à l’appartement Perret du Havre. Les 16 et 17 septembre 2017

Close the overlay

JEP 2017 Tourisme de Mémoire en Seine-Maritime

jeudi 14 septembre 2017
Contenu réservé aux abonnés
Premium

Fécamp – Paluel – Le Havre

Paluel, encuvement bétonné à ciel ouvert ayant autrefois abrité un canon de DCA allemand © photo François Rousseau/PdF 2017
Dieppe vient de fêter le 75ème anniversaire du raid du 19 août 1942,
dernier essai avant les vrais débarquements pour libérer l’Europe. Mais la moindre parcelle de côte était bien défendue, comme le montre le site du Pont Rouge à Paluel, dominant l’estuaire de la Durdent, dont l’aménagement par la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre est unique dans le département.
Un réseau de bunkers, érigé en point d’appui du Mur de l’Atlantique, défendait le front de mer de Veulettes-sur-Mer.

Les Allemands construisent dès juin 1940 après la prise de Saint-Valéry, un camp d’entrainement de bateau pneumatique pour envahir l’Angleterre.

Ensuite, c’est une base radar qui est créée pour diriger les bombardements sur Londres durant la Bataille d’Angleterre. Puis c’est le Mur de l’Atlantique. Jusqu’à 380 hommes ont pu être cantonnés sur le site.

Inauguré le 28 mai 2016, le circuit d’interprétation permet la visite de 4 blockhaus. L’installation d’un profil de canon sur l’encuvement bétonné L409 de la flack rappelle son utilisation comme poste de DCA. Dans la casemate type 677, des panneaux expliquent l’histoire du Mur de l’Atlantique et la vie quotidienne des civils dans la zone côtière lourdement occupée.

Le blockhaus dépôt de munition est aménagé en espace du souvenir avec en exergue une citation de Churchill, «Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur». Enfin un bunker 502 qui serait le poste de commandement de l’estuaire, sera restauré à l’identique.

 

Fécamp, hôpital du Val-Criquet © photo François Rousseau/PdF 2017
Fécamp, comme les autres villes de la côte, est occupée pendant 4 ans. La population, réquisitionnée dans le cadre de l’Organisation Todt, participe à la construction des ouvrages fortifiés du Cap Fagnet, qui font de Fécamp le port le mieux défendu du littoral entre Dieppe et La Havre. Du poste de direction de tir équipé d’un radar Würzburg conçu chez Telefunken, il ne reste que la structure en béton, au centre des sentiers aménagés.

Sous la colline dominant le port, un vaste ensemble, qui serait l’hôpital militaire du Val-Criquet (visite avec le Service du Patrimoine), a été creusé dans la falaise de craie début 1943. Avant leur départ, les Allemands dynamitent le port.

A l’entrée du bassin, une sécherie à morue – La Morue Normande – bâtiment emblématique de la reconstruction, a fermé en 1994. Les travaux sont en cours pour y transférer le musée des Pêcheries.


Les deux baraquements réhabilités à Gonfreville © photo François Rousseau/PdF 2017
Le Havre est libéré le 12 septembre 1944 par les Britanniques. Aussitôt, le Génie américain spécialisé dans la remise en état des ports, débarrasse les épaves. 7 camps de transit sont créés en Haute-Normandie pour accueillir les soldats ayant franchi l’Atlantique ou avant leur retour au pays. Ils seront surnommés les «camps cigarettes».

Le camp Philip Morris, installé le long de l’ancienne route nationale près de Gonfreville-l’Orcher, héberge 35 000 soldats, perçus par les paysans comme «les nouveaux occupants».

Lorsque les Américains abandonnent les 500 premières baraques, le gouvernement finance la réhabilitation pour les habitants du Havre sinistrés à 80%.

Les premiers arrivants, dont certains vivaient dans les ruines depuis 3 ans, s’installent en septembre 1947.

Reconstitution de l’intérieur d’un logement de la Cité Arthur-Fleury © photo François Rousseau/PdF 2017
La Cité Arthur-Fleury, qui était la plus importante (198 baraquements), était divisée en quatre îlots qui comportait écoles, commerces et cinéma. Installées pour héberger les sinistrés et réfugiés havrais les plus pauvres, les cités firent quasiment doubler la population de Gonfreville-l’Orcher qui passa en quelques mois de 4446 habitants à plus de 8000.

En 2006, le conseil...

1€ puis 5,90 euros / mois

Il vous reste 50% de l'article à découvrir.

L'accès à la totalité de cet article est protégé et réservé aux abonnés de Patrimoine de France. Profitez de nombreux cadeaux ‘Patrimoine’, de tout le contenu, de photographies ultra haute définition et bien d’autres avantages à partir de 1 euro seulement !

Je m'inscris !

Diaporama

>> Profitez des commentaires ! Je m'abonne ! ou Je m'inscris gratuitement !<<

Patrimoine de France,
Commentaires:

Partagez cet article