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L'Art de vivre à la Roannaise

Entre Auvergne et Bourgogne, entre les monts du Forez et du Lyonnais, le département de la Loire forme comme un long couloir où s’étire du sud au nord, le fleuve du même nom. Qui lui a apporté jadis vitalité et une relative prospérité, et aujourd’hui une solide réputation touristique et gastronomique.

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L'Art de vivre à la Roannaise

mercredi 13 décembre 2017
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Un peu d'Histoire

Panorama sur la Loire, vu de la Tour © F.Deflassieux/PdF 2017
A la hauteur de Roanne, le fleuve, incontrôlable en amont, devient à peu près praticable pour les bateliers qui amènent vers l’île de France les bois du Forez et le charbon. Cette route naturelle, mais dangereuse, est relayée dès 1844, par la première ligne de chemin de fer .

C’est son port sur la Loire qui permet à Roanne de se développer à partir du XVIe siècle. Outre les bois, charbons et autres marchandises, on y embarque aussi les voyageurs pour qui la voie d’eau, malgré ses dangers, est alors plus confortable que les routes défoncées de l’époque.

A Saint Maurice sur Loire dans l'église Saint Jacques en costume de pèlerin (fresque dégagée lors de travaux dans une des embrasures de fenêtre © F.Deflassieux/PdF 2017
La ville conserve d’intéressants témoignages de cette époque. Autour de l’église Saint Étienne on voit encore des maisons à pans de bois du XVe siècle. Et un peu plus loin les vestiges du château féodal, dominés par le gros donjon carrée du XIIIe s, au pied duquel se trouve l’Office du Tourisme.

Au centre ville un bel hôtel classique abrite le Musée Joseph Déchelette – du nom de son fondateur – où sont exposés d’intéressants vestiges gallo romains, nombreux dans la région, et une collection de faïences populaires sortis des ateliers roannais du XVIIIe siècle. Notamment les faïences patronymique, et des assiettes patriotiques à la gloire de la révolution.

 

Pèlerins et voyageurs

Saint-Haon le Châtel, ses vieilles ruelles bordées de maisons à encorbellement © F.Deflassieux/PdF 2017
Le couloir ligérien menait bien sûr au Moyen âge vers les grandes foires marchandes de Champagne. A l’époque, elle voit aussi passer les pèlerins pour Compostelle et sans doute des gens moins bien intentionnés, qui expliquent la présence de villages fortifiés devenus attractions touristiques.

Comme Saint Haon le Châtel, jolie bourgade aux ruelles escarpées, qui a conservé ses remparts et ses maisons à pans de bois autour de son église romane qui abrite d’intéressantes fresques murales et la “poutre de gloire“ qui sépare le chœur de la nef.


Saint Maurice sur Loire, montée vers la vieille tour du château © F.Deflassieux/PdF 2017
L’église de Saint Maurice sur Loire (réuni  avec le village voisin de Saint Jean du Puy) possède elle aussi de superbes fresques à la gloire de son saint éponyme, et une image de Saint Jacques, rappelant le passage des pèlerins. Mais son principal attrait est la vieille tour du XIIIe siècle, vestige du château féodal, qu’il est vivement conseillé d’escalader pour admirer le magnifique panorama sur la Loire et les collines environnantes.

Il faut l’avouer, plus que son fleuve, ses châteaux et ses églises romanes, c’est la gastronomie qui a apporté à la région une réputation internationale qui s’incarne chaque automne dans le festival Roanne Table Ouverte, à la gloire de la cuisine roannaise, et de l’art de vivre en général.

Parlez de Roanne à un gourmet, il traduira Troisgros. C’est en 1930 que Jean-Baptiste Troisgros ouvre son restaurant, en face de la gare, qui conquiert après la guerre ses premières étoiles, sous la direction de ses deux fils Jean et Pierre. La dynastie est aujourd’hui représentée par la 3ème et la 4ème générations : Michel Troisgros, son épouse Marie-Pierre, et leur fils César.

La ferme manoir Troisgros à Ouches © F.Deflassieux/PdF 2017
Si la réputation de la maison est solidement implantée, chez Troisgros, on n’a pas peur d’innover pour mieux avancer. Le restaurant vient donc de quitter la mythique adresse de Roanne pour s’installer à quelques kilomètres plus au sud, à Ouches, dans une vieille ferme-manoir, aux allures toscanes, au cœur d’un grand parc entièrement redessiné autour d’un vaste étang.

Chez TroisGros l’étang du parc© F.Deflassieux/PdF 2017
On y a mis des essences rares, des graminées, des arbres fruitiers locaux ou exotique en symbiose avec la cuisine. C’est dans ce cadre bucolique qu’est installée la salle du restaurant "le Bois sans feuilles" vitrée toutes faces, ainsi que la grande cuisine, également vitrée, où s’active la brigade. Les dimensions généreuses de la maison ont permis d’y installer une quinzaine de chambres qui permettent aux clients de prolonger leur séjour et de profiter du parc et du lac

Chez Pralus, la praluline © F.Deflassieux/PdF 2017
En cette période de Noël, une visite s’impose à la chocolaterie Pralus, qui va fêter son 70e anniversaire. C’est en 1948 en effet, que le maître chocolatier Auguste Pralus s’installe à Roanne et reprend à son compte  la tradition lyonnaise de la papillote. Une vieille histoire qui remonte aux années 1780 : le jeune commis du pâtissier Papillot avait imaginé d’envoyer chaque jour à sa belle une friandise enveloppée d’un mot doux...

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