Patrimoine de France

Le monastère royal de Brou

La vie de nos monuments
Le monastère royal de Brou

Le monastère de Brou, édifié à l’extérieur des remparts de Bourg-en-Bresse par une princesse européenne par sa naissance et son rôle diplomatique, est aujourd’hui à la fois un chef-d’œuvre du gothique flamboyant et un musée des Beaux-Arts. A voir sur place l'exposition Georges Michel, le paysage sublime Jusqu’au 7 janvier 2018

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Le monastère royal de Brou

mardi 26 décembre 2017
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Tombeau de Marguerite d’Autriche © photo François Rousseau/PdF 2017
Petite-fille de Charles le Téméraire le dernier des ducs de Bourgogne, Marguerite d’Autriche (1480-1530), comtesse de Bresse et de Bourgogne, est la seule qui réunit le territoire des deux comtés avec celui de la Flandre. En mémoire de son 3ème mari le duc de Savoie Philibert le Beau qui meurt en 1504, alors qu’elle n’a que 24 ans, elle décide de fonder un monastère dans la capitale bressanne à la marge du royaume de France.

Devenue régente des Pays-Bas, elle suit depuis son palais de Malines la construction de l’abbaye, comme le montrent ses lettres conservées. Marguerite choisit comme architecte Loys van Boghem, qui crée un édifice singulier de style gothique brabançon.

Les tombeaux des deux époux se détachent par la somptuosité de leur décor flamboyant avec leurs gisants en marbre de Carrare.

Marguerite est présentée en grande tenue d’archiduchesse d’Autriche.

Gisant de Philibert © photo François Rousseau/PdF 2017
Tout monastère est conçu comme une cité idéale, selon le principe théorisé par Saint Augustin au 4ème siècle. Les 3 cloîtres représentent les 3 ordres de l’Ancien Régime: le premier pour les hôtes, ouvert sur l’extérieur, avec l’appartement de Marguerite d’Autriche; le deuxième plus solennel est celui des moines, qui n’a aucune ouverture. Il donne accès à la salle du chapitre; quant au troisième, c’est celui des commis. D’ambiance plus rustique, son sol est en galets comme dans les fermes de la Bresse.

 

Evocation d’une cellule monastique dans l’esprit du 17ème siècle © photo François Rousseau/PdF 2017
Le musée municipal des Beaux-Arts s’installe en 1922 dans les bâtiments conventuels. Il présente une jolie collection de primitifs flamands et de peintres Troubadour du 19ème siècle. L’ancien réfectoire des moines présente un ensemble de sculptures religieuses, avec des éléments déposés lors de restaurations antérieures.

Administré à la fois par le Centre des Monuments Nationaux et la ville de Bourg-en-Bresse, le monastère verra en juin 2018 l’aboutissement de 20 ans de travaux de restauration. Le parcours de visite sera renouvelé, en ouvrant pour la première fois les appartements destinés à Marguerite, qu’elle n’aura pas eu le temps d’occuper.

L’exposition Georges Michel, le paysage sublime au monastère de Brou
L’exposition Georges Michel, le paysage sublime (jusqu’au 7 janvier 2018) est consacré à un artiste injustement oublié, considéré comme un précurseur de l’École de Barbizon. Inspirée par la peinture hollandaise du Siècle d’Or, son œuvre est empreinte d’une mélancolie romantique, avec des effets de lumière et des cieux tourmentés.

 

François Rousseau

 Informations pratiques

Le monastère royal de Brou

Ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h en hiver

Plein tarif: 8€, réduit: 6,5€


- Monastère royal de Brou 

63 boulevard de Brou 

01000 Bourg-en-Bresse 

Tel: 04 74 22 83 83


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