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Le nouveau Musée des Pecheries à Fécamp

Archives / La vie de nos monuments
Le nouveau Musée des Pecheries à Fécamp

le Musée de Fécamp inauguré le 8 décembre dernier entame une nouvelle vie. Ancienne sècherie de morue, le bâtiment réhabilité, devenu, le Musée des Pêcheries rassemble l’ensemble des collections issues de sept anciens musées municipaux. Il témoigne de la richesse incroyable de la ville et conserve dorénavant la mémoire maritime des fécampois. A visiter au plus vite. En Seine-Maritime

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Le nouveau Musée des Pecheries à Fécamp

mercredi 13 décembre 2017
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Un musée d'Histoire et de Mémoire

Le tout nouveau Musée de Fécamp Les Pêcheries © photo PdF 2017
Depuis le temps qu'ils l'attendaient leur musée, les fécampois ne sont pas déçus ! Venus nombreux à son inauguration, l'ouverture de l'ancienne sècherie, lieu emblématique, marque un pas majeur dans l'histoire de la ville.
Une histoire ancrée dans les mémoires de chaque famille, toujours transmise, et bien présente encore aujourd'hui.
Elle se tourne dorénavant vers l'avenir grâce à cette belle réalisation.

Le tout nouveau Musée de Fécamp Les Pêcheries © photo PdF 2017
Depuis plus de quinze ans, le projet n’avançait plus pour diverses raisons mais l’idée de concevoir un musée qui rassemblerait la somme des collections dispersées dans les musées municipaux faisait l'unanimité.  Et si le budget alloué à l'origine a finalement dépassé largement les prévisions - il fallait l’accommoder aux nouvelles normes de sécurité - l’essentiel était là.

Le bâtiment en activité encore il y  a peu, faisait figure de lieu emblématique pour représenter le passé et l'avenir de la cité maritime.
 

Fécamp, Ville d’Art et d’Histoire

Un outil de transmission exceptionnel

Défense de Mamouths et cornes d'aurochs, bois de cerfs, proviennent du port de Fécamp © photo PdF 2017
La visite débute au sommet du musée, sous le belvédère et ouvre l'aventure du parcours autour des Trésors du musée, découverts à Fécamp ou aux alentours en mer. La visite commence très fort, on est subjugué par la quantité d'objets remarquables.
C'est époustouflant.
L'intérêt est augmenté par un parcours didactique, facilement compréhensible. La chronologie apporte clarté et attrait.
Le Trésor de Fécamp © photo PdF 2017
La partie dédiée à Fécamp, capitale de la pèche
, présente des maquettes originales dont la conservateur en chef, Marie-Hélène Desjardins, est fière de nous apporter les détails de leur histoire. Le musée a bénéficié de nombreux dons, de collectionneurs.
Des extraits sonores, des documentaires s'additionnent, ajoutant à l'intensité des témoignages forts et touchants. Heureusement sauvegardés.

La vie des Hommes et des Femmes en Pays de Caux

Les « femmes au poisson » des Pêcheries de Fécamp © photo PdF 2017
Dès la seconde moitié du XXème siècle, c'est ici l'histoire des  « femmes au poisson » aux Pêcheries
L'étage consacré aux coutumes locales mérite que l'on s'y attarde. Une collection originale de céramiques prend place sur tout un pan entier, le mobilier immuable, platé tel un décor du siècle dernier dont on ne présente plus les armoires normandes ! Des tableaux de la paysannerie avec ses traditions, tous les aspects d'une vie rude et besogneuse se profilent. Mais l'esthétique en fait partie aussi; les couleurs qui agrémentent les faïences, le travail du bois, de l'étain...

Les Beaux-Arts


La plage d'Etretat, l'enseigne de l'hôtel Blanquet, 1842Eugène Le Poittevin, 1820/1870, Huile sur panneaux assemblés.achat 1952 Inv FEC;226 © photo PdF 2017
Et les paysages, aux couleurs changeantes, pas étonnant que les peintres se soient posés sur cette côte imposante.
La collection extirpée de l'ancien musée, riche d’œuvres de peintres inspirés par les scènes de la vie cauchoise, a trouvé sa place et s'étire sur presque un étage complet. 
Il faudra des heures pour tout appréhender, tout apprécier.
Les peintres ont su rendre l'existence difficile des marins et le travail ingrat qui incombait à leur famille. Mais les familles survivaient, vivaient grâce à la mer à qui ils devaient tout. Au prix même de saborder la vie de famille. Celle-ci éclatée par la misère, les enfants embarquaient jeunes mousses et les aînés revenaient deux fois par an. De quoi perdre quelques repères.
Une plongée dans un monde pas si lointain.


La Goutte de lait du Docteur Léon Dufour © photo PdF 2017
La Goutte de lait

Un autre aspect non négligeable est ici abordé et prend tout son sens. Les horaires et le rythme prenant du labeur destiné aux femmes ne leur laisse plus le temps d'élever leurs enfants donc de les nourrir. Elles sont dans l'obligation de les confier à des nourrices, non seulement pour prendre en charge l’alimentation des bébés mais pour en devenir les "gardiennes" celles de l'enfance.
Voilà un sujet de société qui traverse toutes les couches sociales et par la suite les classes sociales.
Pédiatre et grand humaniste, le docteur Léon Dufour se pencha toute sa vie à la réduction de la mortalité infantile en fondant, à la fin du XIXème, l’œuvre de la Goutte de Lait, tentant de trouver des solutions alternatives et de mettre en garde la population.
L'on découvre toute l'abnégation...

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