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Les Lauriers de l

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Les Lauriers de l'Empire

Ce mois de novembre (brumaire en terme de calendrier républicain) est le théâtre d’une nouvelle salve de souvenirs napoléoniens aux enchères. Vente le dimanche 19 novembre 2017

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Les Lauriers de l'Empire

mardi 14 novembre 2017
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Masque de l'Empereur © svv Osenat
A commencer par le masque mortuaire adjugé 190 000 € le 7 novembre (svv Coutau-Bégarie), qui remet en scène la polémique insoluble autour des masques de l’Empereur, dont aucun ne correspond vraiment à la première empreinte, exécutée dans des conditions plus qu’improbables.

Quand l’Empereur meurt à Longwood le 5 mai 1821, le sympathique Hudson Lowe interdit toute mesure d’embaumement, il faut donc faire vite, mais on ne trouve pas le plâtre qui convient.  Il faut donc procéder avec les moyens du bord. Après plusieurs essais infructueux, Antommarchi obtient une première empreinte le 7 mai seulement, alors qu’entre temps, les traits se sont affaissés, et le visage du défunt n’est plus très présentable. C’est donc une version corrigée qui est rapatriée en France par Bertrand, avec aussi beaucoup d’imbroglio.

Dans l’état actuel des choses, les deux masques les plus proches de l’original sont celui conservé au Musée de Malmaison, provenant de Bertrand et celui du Musée de l’Armée.

 

La Couronne du Sacre

On retrouvera l’Empereur ce dimanche 19 novembre, à l’hôtel des ventes de Fontainebleau sous la forme d’un gilet de soie ivoire brodé d’or qui eut l’honneur de couvrir l’impériale poitrine et dont on attend 100/150 000 € d’un. Les traces d’usure loin d’être un handicap, prouvent qu’il a bien été porté, ce qui en fait une relique, dûment documentée par un billet attestant ses différents propriétaires : son frère Joseph, sa fille Zénaïde, sa petite fille Augusta et un neveu de cette dernière.

 

Mais la véritable star de cette nouvelle vente bellifontaine, estimée elle aussi 100/150.000.€, c’est une feuille d’or cueillie directement sur la couronne qui coiffait Napoléon le jour du sacre. Sauf que cette feuille là ne se trouvait pas à Notre-Dame le 2 décembre 1804 ! ce qui l’a sauvée lors de la fonte des symboles impériaux sous la Restauration.

A l’origine en effet, la couronne comptait 44 grandes feuilles de laurier (9,2cm chacune). Mais le jour de “l’essayage“, Napoléon la trouvant trop lourde, demanda à l’orfèvre Biennais, auteur de l’objet, d’en retirer 6 (soit 60 gr). Les recalées furent pieusement conservées par l’artisan qui dota chaque feuille d’un écrin de maroquin rouge et les offrit à chacune ses six filles.

 

Enseigne de Biennais vente Osenat © svv Osenat
A l’enseigne du Singe Violet

Martin-Guillaume Biennais est le grand orfèvre du Premier Empire avec Jean-Baptiste Claude Odiot, son nom revient une dizaine de fois dans cette vente, avec des lots plus où moins importants. Né en 1764, Biennais est tabletier à l’origine, spécialisé dans les objets de petite ébénisterie : coffrets, écritoires, étuis, éventails, lorgnettes et menus accessoires en bois précieux, corne, ivoire, nacre… souvent sertis d’or, d’argent ou de bronze, ce qui l’amène à toucher le domaine de l’orfèvrerie.

Il est installé à l’enseigne du “Singe Violet“, rue Saint Honoré, tout près du palais des Tuileries, siège du pouvoir. Biennais assiste d’ailleurs en effigie à la dispersion de ses œuvres, avec son épouse Marie-Anne, sous forme d’une paire de portraits signés Léon Fleury et proposés ensemble pour 8000/10.000.€

 

Boîte à rouge © svv Osenat
On trouve son poinçon sur une boîte à rouge“ en nacre sertie d’or destinée à Joséphine. On sait que le belle créole, complexée par les six ans qui la séparaient de son impérial époux, avait tendance à abuser du rouge et du blanc pour compenser l’outrage des ans.

Présentée dans le traditionnel écrin de maroquin rouge à l’enseigne du Singe Violet, et accompagnée du dessin préparatoire de Percier, la boîte à fard de Joséphine est créditée de 40/50.000.€

On attribue aussi à l’Impératrice une toilette de table, composée d’une psyché cerclée de bronze doré sur un support d’ébénisterie équipé d’un tiroir, signée du même Biennais...

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