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Ouverture du nouveau musée franco-américain à Blérancourt

La vie de nos monuments
Ouverture du nouveau musée franco-américain à Blérancourt

Clin d’œil de l’Histoire ou excellent « timing » c’est le 4 juillet, que le nouveau musée franco-américain ouvre à nouveau après 11 ans d’absence. Le jour de la fête nationale américaine l’Inpendance day. Un jour symbolique pour honorer celle qui sauva de nombreuses vies. Toute la destinée de la riche héritière Anne Morgan est transmise ici, dans sa demeure. Le 4 juillet 2017

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Ouverture du nouveau musée franco-américain à Blérancourt

lundi 03 juillet 2017
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Indéfectiblement liées les deux nations se rejoignent à Blérancourt

Au cours de la restauration les vestiges d'un pont du XVIe siècle sont découverts, Celui-ci est parfaitement 'intégré dans le décor © photo PdF 2017
Une décennie après, le musée franco-américain retrouve sa place dans l'histoire de France et des Etats-Unis. A l'heure où les célébrations autour du Centenaire de la Première Guerre Mondiale se conjuguent pour raviver la mémoire de ce conflit décisif dans l'histoire de l'humanité, la réouverture de Blérancourt apparait comme une évidence.

La phase de rénovation s'est achevée dans les temps et le château a retrouvé son harmonie. Le bâtiment conçu pour relier ses extrémités se confond élégamment dans l'ensemble architectural.
Dans les Pavillons adjacents, l'un abrite la bibliothèque, accessible aux chercheurs, et le second conservé en l'état, est l'appartement dans lequel vivait Anne Morgan, en toute simplicité.
En 1917, Anne Morgan s'installe à Blérancourt avec plusieurs amies dont Anna Murray Dike, médecin à qui elle confie la présidence française du CARD © photo PdF 2017
Elle s'y installe en 1917 en compagnie de plusieurs volontaires américaines. En 1918, son Comité pour les Régions dévastées s'organise dans la lignée de l'American Field Service ou bien encore de l'hôpital américain de Neuilly, qui se porte très tôt au secours des blessés de guerre, sans attendre que le Président Wilson, frileux à engager son pays dans la bataille.

Son engagement se poursuivra, à l'instar de ses compatriotes durant la Seconde Guerre Mondiale. En 1924, ayant acheté les ruines du château, elle décide de le faire restaurer elle ouvrira, à proximité de son appartement, le musée de la Coopération franco-américaine. La seconde aile du château sera restaurée en 2011 par les Amis français de Blérancourt pour y installer un espace d'exposition temporaire devenu bibliothèque par la suite.

En 1929, elle fera don du château à la commune de Blérancourt sous réserve que les autorités locales consacrent ce lieu à la transmission de son histoire pour les futures générations.

Il devient le musée franco-américain.

Toute l'histoire de l'amitié franco-américaine


Blérancourt revit à l'heure de l'Independance Day

Le musée se décline en 3 espaces chronologiques bien définis pour une lisibilité accessible à tous les publics et une compréhension aisée de l’Histoire.

Les 3 espaces thématiques


La salle des Idéaux, quand l'Amérique s'inspirait de la Révolution française © photo PdF 2017
Les idéaux de la Révolution française essaiment en Amérique du Nord

Installé dans le pavillon le plus ancien, le premier espace souligne la cohérence entre l’architecture et les joyaux des 17et 18èmes siècles Le Siècle des Lumières français inspire les intellectuels américains et les échanges transatlantiques sont fructueux. Ce travail commun débouchera sur trois textes dont la Déclaration d’Indépendance.

La visite se poursuit par la « Rencontre de l’Autre » autour des amérindiens, figures de légende peintes par Rosa Bonheur et surtout Georges Catlin, portraitiste attiré par le peuple indien. Un artiste à redécouvrir.

Illustration de l'esclavage à travers différents objets, ici le roman "La Case de l'Oncle Tom" © photo PdF 2017
La pièce suivante nous amène à la période de l’esclavage et de la traite des Noirs où l’on retrouve des éléments des épisodes du célèbre roman le plus vendu au XIXe de l’américaine Harriet Beecher Stowe, « la Case de l’Oncle Tom ».

 

Personnage central du musée franco-américain, Anne Morgan

Le buste d'Anne Morgan au musée franco-américain de Blérancourt © photo PdF 2017
Le second espace au sous-sol est dédié à la période 1917-1945, intitulée la Salle des Épreuves. Celle-ci met en relief des destinées exceptionnelles au centre desquelles nous découvrons au fil des documents, photos, tableaux, objets, la vie d’Anne Morgan.

Au début du Conflit, les États-Unis restent isolationnistes mais les américains vivants en France, conscients du danger, se mobilisent dès le début d’août 1914 pour trouver des fonds et aider la population. Rapidement l’hôpital américain de Neuilly accueillera les blessés de guerre. En 1918, les américains commencent à combattre. Ici les photos et témoignages de l’époque aident à comprendre cette page d’histoire.

Les actions d’Anne Morgan et de ses amies américaines, pionnières de l’humanitaire, trouvent ici tout leur écho.

Jazz, basket, chewing-gum et cigarettes… les français découvrent la manière de vivre à l’américaine et l’on bascule, avec le dernier espace, dans la période de l’après-guerre, pas si lointaine.

 

Son salon aménagé dans l'une des ailes est le témoignage de la façon de vivre de la riche héritière, très sobrement © photo PdF 2017
De la peinture à Blérancourt

Illustré par différentes acquisitions contemporaines, le dernier espace du musée franco-américain expose un pan plus moderne de la peinture américaine. Parmi les sculptures et tableaux, l’on pourra admirer une toile de Calder et de Fernand Léger.

La personnalité d'Anne Morgan marque de son empreinte ce lieu chargé d'Histoire. Sa réouverture aujourd'hui porte un message de paix et sa restauration parfaitement réussie symbolise un renouveau.

Parions que cette grande Dame en aurait été ravie !

N.B.

Informations pratiques

Ouverture du nouveau musée franco-américain à Blérancourt

A compter du 4 juillet 2017

Horaires d'ouverture
Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h30 puis 14h00 à 18h.
Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Tarifs:
Adultes : 6€
Tarif réduit : 4.5€
Jardins du nouveau monde: accès gratuit toute l’année de 8h00 à 19h00

- Pour suivre son passage dans les 5 villes où elle avait installé un centre opérationnel du Comité Américain  : Blérancourt, Anizy le- Château, Coucy-le Château, Soissons et Vic-sur-Aisne, un Circuit Anne Morgan a été aménagé,
Renseignements à l'Office de tourisme de Blérancourt
7Bis Place de l'Hôtel de ville
02 300 Blérancourt
03.23.39.72.17

Musée Franco-Américain

http://museefrancoamericain.fr/


Diaporama

Le nouveau musée franco-américain à Blérancourt dans l'Aisne © photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499107997_2.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Le nouveau musée franco-américain à Blérancourt. Lors des derniers travaux en 2006, l'on découvre les vestiges d'un pont datant du XVIe © photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108340_3.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Le buste d'Anne Morgan trône illustré de ces quelques mots  "Amie courageuse et fidèle de la France" un portrait offert au musée par un groupe d'amis en témoignage de leur affection et de leur admiration, New-York 1942© photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108563_art1.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Première salle dédiée à l'amitié franco-américaine au temps des échanges transatlantiques, quand Lafayette travaille avec Jefferson ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108756_p1020401.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Le temps de l'esclavage est illustré à travers des vidéos, des photos et objets d'époque ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108799_artsalleesclavage.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
La vision de la France sur les Amérindiens. Ici un costume de scène, appartenant à un membre de la troupe de Buffalo Bill  ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108925_indiens.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Détail de la tenue du chef indien, un artisanat d'une grande finesse, dans un état de conservation  remarquable ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499108986_detailindien.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Huile sur toile de Rosa Bonheur (1822-1899) peint un chef sioux qu'elle rencontre avec la troupe de Buffalo Bill en 1889 lors de la première tournée mondiale ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499109206_indienrosa.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Les indiens subjuguaient les Européens. Cette tenue magnifique a appartenu au chef oglala Spotted Weasel qui signifie "Belette Tachetée" , fin XIXe. Chaque plume d'aigle signifiait une victoire  ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499109437_teteindien.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
L'espace consacré au conflit mondial de 14-18 en sous-sol ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499109497_art3.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Une pièce exceptionnelle dans un parfait état, l'ambulance de l'American Field Service organisation privée américaine d'aide aux blessés du Front ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499109649_ambulance.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Le peintre Léon Broquet (1869-1935)  veut témoigner du chaos qui règne sur la ligne de Front, un paysage détruit par les bombardements et les gaz, "Une vue du Front" sans vie.©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499109821_chao.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
"Poilu gazé alertant les soldats noirs américains Vauxaillon, septembre 1918" ,cette peinture à l'huile de Joseph-Félix Bouchor 1918 raconte que l'armée française prenait en charge ces soldats pour leur formation, ils n'étaient pas autorisés à combattre auprès des soldats blancs américains..©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110117_noirs.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Le port de Saint-Nazaire par Jean-Emile Laboureur eau forte de 1919; C'était le plus important port d'arrivée des troupes américaines ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110331_stnazaire.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Dans le dernier espace, le musée expose des peintures représentatives de l'Après Guerre, ici "Les Chutes du Niagara" de Léon Reni-Mel (1893-1984) ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110571_niagara1.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Détail de la peinture à l'huile "Les Chutes du Niagara" de Léon Reni-Mel (1893-1984) ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110621_niagara2.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
"La vicomtesse de Poilloüe de Saint Perier  née Jeanne de Kergolay (1850-1897)" par John Singer Sargent, peinture à l'huile de 1883 ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110869_p1020428.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
"New York" de Fernand Léger (1881-1955), gouache 1944 ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499110972_fernandleger.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>
Emmanuel Frémiet (1824-1910)  "Washnigton couronné par la Victoire" bronze 1879  ©  photo PdF 2017 - <a style='color: cyan;' href='images/uploads/fullsize/1499111072_derniere.jpg'><i class='fa fa-floppy-o'></i> Haute résolution</a>

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