Halte à Cransac

En Aveyron, si l'on peut se faire dorloter aux thermes de Cransac, ceux-ci sont avant tout reconnus pour être spécialisés dans le traitement de la rhumatologie et plus particulièrement de l’arthrose, ainsi que le traitement des problèmes du rachis, des lombaires et des cervicales.

Le 19ème, le siècle du thermalisme

L'exploitation de la source Geneviève, près des anciens thermes, apporte des bienfaits développés durant la cure. Cette eau est une eau soufrée, bicarbonatée, sodique, calcique et magnésienne. Elle contient aussi un peu de manganèse et de strontium. Elle a un Ph proche de la neutralité et une température de 25 ° C à l’émergence.

Le phénomène des gaz thermaux de Cransac, une particularité géologique unique en Europe

Mais avant de devenir une station thermale réputée, Cransac était connue des Romains pour ses sources d'eaux minérales qui permettaient de traiter les maladies du foie et grâce à ses étuves - cabanes en bois amovibles placées directement sur le point d’émanation des gaz - qui permettaient de combattre les rhumatismes avec le phénomène de "la montagne qui brûle". Cransac est dominée par la colline du Montet, appelée aussi la Montagne qui brûle ou « Lou Puech que ard » en occitan. Les gaz sont captés dans la colline, à 300 mètres de distance. Emergeants à 120 °C, les gaz sont refroidis naturellement par leur transport et ils sont distribués à environ 40°C sur chaque poste de soin.

Mais le début de l’exploitation du charbon au milieu du XIXème siècle annonce la fin des sources.

Cransac, cité minière

Il subsiste quelques témoignages de cette époque pourvoyeuse d'emplois. Cransac est passé de 560 habitants en 1841 à 7000 en 1906. Plus de 3000 ouvriers travaillaient dans les mines. Des commerces voient le jour : 40 cafés, 19 boulangers, 12 perruquiers… Le carreau de la mine se situe dans le centre-ville à l’emplacement de l’actuel parc thermal. Sur celui-ci se trouvaient le puits n°1 qui faisait 342m de profondeur et la machine du puits, les lavabos, la lampisterie, les lavoirs et triage du charbon.

1961 la demande s'affaiblit et la fermeture annoncée, la grève des mineurs amène des promesses de reconversion dans des usines ou vers d’autres mines. En 1962 de nombreux commerces ferment et la population active va trouver du travail ailleurs.

L’activité minière stoppée, le thermalisme redémarre en 1963 dans le traitement des rhumatismes avec les gaz issus de la combustion souterraine naturelle.

Thermes de Cransac

 

 

 

23 Nov 2019 0 comment
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Les Thermes de Cransac Les Thermes de Cransac © photo PdF 2019

En Aveyron, si l'on peut se faire dorloter aux thermes de Cransac, ceux-ci sont avant tout reconnus pour être spécialisés dans le traitement de la rhumatologie et plus particulièrement de l’arthrose, ainsi que le traitement des problèmes du rachis, des lombaires et des cervicales.

Le 19ème, le siècle du thermalisme

L'exploitation de la source Geneviève, près des anciens thermes, apporte des bienfaits développés durant la cure. Cette eau est une eau soufrée, bicarbonatée, sodique, calcique et magnésienne. Elle contient aussi un peu de manganèse et de strontium. Elle a un Ph proche de la neutralité et une température de 25 ° C à l’émergence.

Le phénomène des gaz thermaux de Cransac, une particularité géologique unique en Europe

Mais avant de devenir une station thermale réputée, Cransac était connue des Romains pour ses sources d'eaux minérales qui permettaient de traiter les maladies du foie et grâce à ses étuves - cabanes en bois amovibles placées directement sur le point d’émanation des gaz - qui permettaient de combattre les rhumatismes avec le phénomène de "la montagne qui brûle". Cransac est dominée par la colline du Montet, appelée aussi la Montagne qui brûle ou « Lou Puech que ard » en occitan. Les gaz sont captés dans la colline, à 300 mètres de distance. Emergeants à 120 °C, les gaz sont refroidis naturellement par leur transport et ils sont distribués à environ 40°C sur chaque poste de soin.

Mais le début de l’exploitation du charbon au milieu du XIXème siècle annonce la fin des sources.

Cransac, cité minière

Il subsiste quelques témoignages de cette époque pourvoyeuse d'emplois. Cransac est passé de 560 habitants en 1841 à 7000 en 1906. Plus de 3000 ouvriers travaillaient dans les mines. Des commerces voient le jour : 40 cafés, 19 boulangers, 12 perruquiers… Le carreau de la mine se situe dans le centre-ville à l’emplacement de l’actuel parc thermal. Sur celui-ci se trouvaient le puits n°1 qui faisait 342m de profondeur et la machine du puits, les lavabos, la lampisterie, les lavoirs et triage du charbon.

1961 la demande s'affaiblit et la fermeture annoncée, la grève des mineurs amène des promesses de reconversion dans des usines ou vers d’autres mines. En 1962 de nombreux commerces ferment et la population active va trouver du travail ailleurs.

L’activité minière stoppée, le thermalisme redémarre en 1963 dans le traitement des rhumatismes avec les gaz issus de la combustion souterraine naturelle.

Thermes de Cransac

 

 

 

Dernière modification le vendredi, 06 décembre 2019 19:00

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