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Peindre la Banlieue

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Peindre la Banlieue

L’exposition de l’Atelier Grognard offre un panorama de la banlieue vue par les peintres, de la nature des années 1850 à la modernité des années 1950. Avec près de 150 œuvres, dont certaines inédites qui méritent de sortir des réserves des musées, on retrouve des petits maitres du 19ème autour de Corot, Cézanne, Monet, Marquet ou Maurice Denis, unis et inspirés par un même sujet. Jusqu’au 10 avril 2017

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Peindre la Banlieue

mardi 31 janvier 2017
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De Corot à Vlaminck 1850-1950


Louis Tauzin (1842-1915) L’Île Seguin vue des terrasses de Meudon (vers 1900) huile sur toile Musée d'Art et d'Histoire, Meudon (dépôt du musée des Années Trente, Boulogne-Billancourt) © photo François Rousseau
Au 19ème siècle, la nature est encore présente et on découvrira avec surprise quelques aspects d’un paysage aujourd’hui disparu. L’essor du chemin de fer permet aux artistes de rechercher de nouveaux sujets en s’éloignant de la capitale. Mais l’industrie et les usines gagnent toujours du terrain et pour certains peintres dénonçant cette mutation, la palette s’assombrit. La présentation se termine avant le début des trente glorieuses et l’avènement de la peinture abstraite.

De la mare au fleuve, l’eau est le fil conducteur de l’exposition.


Dans la campagne des environs de Paris, le peintre vient se confronter avec les éléments de la nature. Dès 1850, le catalogue Goupil propose un attirail complet pour le peintre de plein-air, comme l’illustre Louis Français avec Les Peintres à Vaux-de-Cernay (1870). Alors qu’il découvre le fleuve à partir de son bateau-atelier, Daubigny propose La Seine à Bezons (1851) dans un paysage ouvert. Carpeaux représente Auteuil et le Mont Valérien (1869) dans un site à l’époque désert.

Lorsque Gauguin à ses débuts représente La Clairière dans la forêt de Saint-Cloud (1874) d’une manière très classique, il est difficile d’imaginer l’évolution de sa carrière. Au contraire, on remarque l’évolution picturale chez Pissarro, qui fait rarement entrer les signes de la modernité dans sa peinture. Après son exil à Londres, il se retire dans une banlieue encore campagnarde près de Pontoise, où il représente La Diligence (1877) croisant des personnages mélancoliques, expression d’un monde qui sera bientôt révolu.

Lucien Fontanarosa (1912-1975) Le dimanche au bord de la Marne (1958) huile sur toile Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris © photo François Rousseau
Le trafic fluvial est évoqué à travers le paysage transformé par les canaux et les débuts de l’urbanisation. Remarquons le grand panorama d’Émile Robin, Canal de Saint-Denis (1904), qui illustre l’ambivalence de cette plaine maraichère vouée à l’industrialisation.

Sur l’œuvre monumentale de Salon de Pierre de Vauthier, Saint-Denis (1889), la zone a remplacé la nature. On est entré dans un nouveau monde. L’usine occupe la toile jusqu’à en représenter d’une façon sinistre le sujet principal. De Steinlen...

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