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Petites histoires des grandes oeuvres

Littérature
Petites histoires des grandes oeuvres

Même abritées dans un musée, la vie des œuvres d’art n’est jamais un long fleuve tranquille. Surtout quand ledit fleuve sort de son lit, menaçant d’inonder les salles du Louvre ou du musée d’Orsay, ou emportant dans un torrent furieux les joyaux de la renaissance florentine. Sans oublier les séismes, les incendies, les éruptions volcaniques, ni le vol contre lequel il n’est pas de protection absolue... Merci de votre participation à notre jeu !

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Petites histoires des grandes oeuvres

mardi 20 décembre 2016
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La vie mouvementée des chefs d’œuvres

Petites Histoires des grandes oeuvres aux éditions Eyrolles
Mais la plus grande menace pour les tableaux, sculptures et objets de toutes époques, c’est le vandalisme délibéré ou inconscient. Des pudibonds de toutes obédiences qui s’acharnent à émasculer les statues et à rhabiller les nus jugés contraires aux bonnes mœurs, (fussent-ils signés de Michel-Ange ou Delacroix), aux restaurateurs qui usent de matériaux inadaptées ou éliminent sans pitié tout ce qui n’est pas de la main du Maître.

C’est ainsi qu’il y a quelques années un décapage radical des repeints accumulés au cours des siècles à réduit la Cène de Léonard de Vinci à un fantôme d’original.

Mais le plus étonnant, ce sont les agressions gratuites dont certaines œuvres sont les cibles. la Pietà de Michel-Ange attaquée à coups de marteaux en 1972 par un illuminé, le Veau d’or de Poussin barbouillé de rouge en 2011 par un visiteur.

L’année suivante, la Liberté de Delacroix, - dont les poils sous les bras avaient fait dresser ceux des révolutionnaires de 1830 - fut maculée de noir par une excitée aux motivations obscures. Ces barbouillages sont facilement réparables, il n’en va pas de même de la Vénus au miroir de Vélasquez, lacérée au hachoir en 1914 par une suffragette ou la Danaé de Rembrandt, vitriolée, lacérée et brûlée par un furieux en 1985.

Objet de tous les fantasmes, la Joconde aussi a eu le bras écorché par la pierre lancée en 1956, par un jeune Bolivien, avant d’être agressée 44 ans plus tard par une tasse de thé qui se brisa sur sa vitre blindée. Quant au vol rocambolesque dont elle fut victime en 1911 il n’a pas laissé de trace, l’auteur du larcin l’ayant décadrée, transportée et conservée avec beaucoup de soin.

Ce qui n’est pas toujours le cas. Un vol s’accompagne souvent d’un découpage au rasoir et d’un roulage sans précaution qui écaille la peinture, et de conditions de conservation totalement hasardeuses.  Heureusement qu’aujourd’hui, les restaurateurs de musées savent accomplir des miracles.

L’ouvrage, coproduction de quatre historiens d’art répertorie une centaine de peintures, sculptures de l’antiquité au XXe siècle, très connues comme la Joconde, ou moins célèbres, mais on pourrait en ajouter des centaines d’autres.

Une petite réserve : les légendes se limitent au titre des œuvres, sans préciser leur localisation ni leurs dimensions…


Françoise Deflassieux

Informations pratiques

Petites histoires des grandes œuvres

Par Marguerite Fonta, Laurent Palet, Marie-Luce Nemo, Olivier Magnan, Petites histoires des grandes œuvres.

Éditions  Eyrolles, Paris, 2016, 160 pages Prix : 21,90 €






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