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«Suivez la flèche»

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«Suivez la flèche»

Depuis 1219, la flèche du clocher nord de la basilique de Saint-Denis se dressait à 86 m au dessus du sol, jusqu’à un funeste ouragan qui nécessita le démontage du clocher pierre par pierre en 1846. Pour des raisons financières et de doctrine architecturale, les remontages à l’identique ont toujours échoué. Mais, alors que les habitants s’attachent à la basilique des rois de France, premier édifice gothique mondial construit, il semble que le dénouement approche.

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«Suivez la flèche»

jeudi 02 mars 2017
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Le remontage de la flèche sera un chantier unique, dans la lignée des bâtisseurs de cathédrales.

Façade occidentale, début 19ème siècle, anonyme © musée d’art et d’Histoire de Saint-Denis
Il contribuera au rayonnement de la ville de Saint-Denis, ce qu’ont bien compris les habitants qui se sont approprié le projet. Pourquoi revient-il sur le devant de la scène?

Après les recommandations émises par la Commission nationale des monuments historiques, c’est la Ministre de la Culture qui vient de valider l’opération, qui s’aidera des relevés de l’époque et des rapports permettant de comprendre les causes des désordres.

«Il faut renforcer le massif occidental de la basilique pour supporter le poids de la tour nord», nous explique Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques et maître d’œuvre pour l’association «Suivez la flèche».

La crainte des détracteurs portait sur le financement. Il ne s’agit pas de diminuer le budget alloué normalement à la restauration de l’édifice.

Ce sont les visites payantes du chantier qui assureront le succès de l’opération, à l’image de ce qui a été imaginé pour le chantier médiéval de Guédelon ou de la frégate l’Hermione.

Le nombre de visiteurs à la basilique est déjà de 130 000 chaque année. Ils se presseront encore davantage pour découvrir les tailleurs de pierre, forgerons et autres charpentiers.

Un échafaudage sera installé du côté nord de la basilique, pour mieux observer les maçons au travail. C’est une grande aventure humaine que s’apprête à vivre ce territoire au cœur des racines de la France.

Pourquoi ce démontage il y a 170 ans? La façade gothique actuelle a été édifiée sous l’impulsion de l’abbé Suger. Au siècle suivant elle est surmontée de deux tours, puis une flèche coiffe la tour nord en 1219.

Vue de la flèche touchée par la foudre en 1837 © Archives des monuments historiques, album Debret
Après la profanation révolutionnaire, le site est laissé à l’abandon.

La foudre tombe sur la flèche en juin...

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