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« Paulin Paulin Paulin ». Une invitation à se rendre au musée Fabre de Montpellier pour l’exposition « Le design selon Pierre Paulin » ? Bien sûr ! Avant le 1er novembre 2026. Mais aussi en référence au Fonds Pierre Paulin, prêteur d’une trentaine de pièces ainsi qu’un ensemble de documents d’archives. Et à la création de la société Paulin Paulin Paulin, créée en 2008, un an avant le décès du designer. Ce nom, plein d’humour, renvoie à Maïa Paulin, son épouse, Benjamin Paulin, son fils et à sa femme Elise. Si le design avait déjà trouvé place à l’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, le département Arts décoratifs du musée Fabre, avec Constance Guisset en 2017, c’est aujourd’hui un grand designer français qui bénéficie de cette exceptionnelle rétrospective. Deux projets imaginés par Florence Hudowicz, conservatrice en chef du patrimoine au musée montpelliérain.

Pendant trois décennies, Pierre Paulin, installé depuis plus de trente ans dans les Cévennes, a marqué l’histoire du design, créant pour tout un chacun, comme pour Georges Pompidou ou François Mitterrand. On retiendra bien sûr ses assises remarquables mais aussi ses aménagements. Dont le célèbre Fumoir de l’Elysée, commandé par Georges Pompidou et démonté en 1974 par Valéry Giscard d’Estaing. Il a été restauré et prêté pour l’occasion par les Manufactures nationales-Sèvres et & Mobilier national, partenaires de l’événement. Une première donc ! Mais aussi le bureau de François Mitterrand.

Autre opportunité remarquable, la présentation de l’installation Vidéo Barnum. Le visiteur pourra apprécier un moment sensoriel et contemplatif sur le tapis-siège, bien dans l’esprit du designer, en écoutant musique ou informations. Comme il pourra tester le Mushroom, le Ribbon Chair ou l’Orange Slice. Le parcours de l’exposition est conçu par Maud Martinot, scénographe d’exposition indépendante, diplômée en architecture. On lui doit des scénographies des dernières expositions du musée Fabre mais aussi au musée d’Orsay, à celui du quai Branly ou au musée de la marine nationale, à Paris. Présenté dans une palette de beige et une lumière douce, de manière chronologique, l’ensemble s’organise autour du carré central, du vidéo Barnum, visible dès l’entrée. Mais accessible qu’à la sortie. Inventez également le siège du futur, seul ou en famille, en jouant au petit designer. Dans un espace aménagé en collaboration avec l’association « Enfants designers ». 

 

L’histoire de Pierre Paulin commence en 1953, avec un living room, une pièce à vivre, exposée au Salon des arts ménagers. Il fait la couverture de la revue La Maison française. Avec les fabricants de meubles TV puis Thonet, il édite des meubles fonctionnels, aux lignes épurés, qui répondent aux attentes d’un public en quête de modernité. Lui permettant d’être associé à la « génération des jeunes loups ». Sa découverte et son intérêt pour les nouveaux tissus extensibles et lavables lui permettent d’imaginer des sièges aux formes souples et confortables. En 1958, La rencontre Paulin, Kho Lang, designer et directeur artistique d’Artifort, éditeur hollandais de mobilier, marquera le début d’une collaboration durable designer/fabricant. Sortira ainsi le fauteuil F560 dit Mushroom. Dans les années 60, dans la mode comme dans le design, tout est remis en question. Songer à la mini-jupe d’André Courrèges !

Paulin poursuit ses innovations avec Artifort, acquérant une reconnaissance internationale. Présent, dès 1967, dans les collections du Museum of Modern Art de New York. A Paris, il aménage le Foyer des artistes de la Maison de la Radio ainsi que des salles du Louvre. Fait du design auto pour Renault, conçoit le mobilier du pavillon d’honneur de l’exposition universelle d’Osaka. Dans les années 70, Pierre Paulin repense les appartements privés de Georges Pompidou. Dans un esprit de modernité, de contemporanéité et de technologies nouvelles, voulu par le président et Claude, son épouse.  Le Fumoir en est une illustration. Au tournant des décennies 60/70, la firme américaine Herman Miller lui confie le Residential projet pour l’aménagement de logements. Si des motifs économiques ne permettent pas son aboutissement, il montre son caractère visionnaire, anticipant des modes de vie modulaires et multifonctionnels.

 

Dans les années 80, Paulin explore des archétypes du mobilier, à l’image de la chaise curule romaine ou du « bonheur du jour », petit bureau du XVIIIe siècle. En 1983, le musée des Arts décoratifs lui consacre une rétrospective. Amenant François Mitterrand à lui confier la création de meubles du bureau présidentiel. Exposés à Montpellier. C’est aussi au cours de la décennie qui suit qu’il acquiert une bergerie dans les Cévennes. La réaménageant avec Maïa Wodzislawska, son épouse depuis 1982. Dans ce cadre, Paulin continue son travail avec des éditeurs, dont Ligne Roset ou Magis. Tout en supervisant des rééditions, jusqu’à son décès, en 2009.

Bref, c’est le parcours d’un des plus grands designers français qui est donné à voir à Montpellier. Avant l’ouverture du futur centre Pierre Paulin, qui devrait ouvrir en 2027 à Saint-Romain-de-Codières, pour le centième anniversaire de sa naissance. Dans le but de diffuser et d’enrichir la connaissance de l’œuvre du designer. Un projet piloté par Paulin Paulin Paulin. Evidemment.

Guy Hébert

« Le design selon Pierre Paulin »

Jusqu’au 1er novembre 2026

Musée Fabre 

Boulevard Bonne Nouvelle, Montpellier

04 67 14 83 00

Ouverture du mardi au dimanche, de 11h à 18h.

Activités culturelles autour de l’exposition :

  • Visites guidées les mardis et samedis à 15h30 (sauf le 15 août) et dimanches à 11h15.
  • Ateliers de création artistique à partir de 7 ans (voir programme complet sur www.museefabre.fr).
  • Visites en famille pour les enfants de 2 à 5 ans et entre 6 et 10 ans ( mercredis, vendredis et samedis à 10h30, pendant les vacances scolaires.
  • Parcours dansé, le 13 octobre à 18h.

Evénements et festivités :

  • Les 19 et 20 septembre, de 11h à 18h (Journées du patrimoine) : présence des métiers d’art qui proposeront des démonstrations permettant de mieux comprendre les techniques de fabrication du mobilier exposé.
  • Le 30 septembre (France Design Week) : Journée dédiée à la rencontre entre les filières de formation en design et des spécialistes du territoire. En association avec le Campus des métiers et des qualifications (Design et Industries Culturelles et Créatives). Sur réservation. 
  • Le vendredi 30 octobre, de 19h à 22h30 : nuit orange, soirée festive, poétique et artistique.

Au fil du parcours de l’exposition :

  • Espace créatif « Tous designers », conçu avec l’association « Enfants designers » : inventer le siège du musée du futur
  • Espace dédié à la démarche design (du dessein au dessin), conçu avec Artifort (entreprise hollandaise ayant fait don de six fauteuil Paulin).
  • Equipements numériques enrichissant le parcours de l’exposition mis à disposition par Cykero (entreprise implantée à Montpellier).

 

 

 

En août, aux arènes de Nîmes, « Le rêve du gladiateur », un show hors normes
Peut-on imaginer d’évoquer le rêve d’un gladiateur tombé au combat dans les exceptionnelles arènes de Nîmes ? C’est ce qu’a tenté Arthur Cadre, danseur reconnu internationalement et metteur en scène, en 2025. Et qu’il renouvelle les 6, 7 et 8 août 2026 dans cet amphithéâtre construit vers 100 après J.-C. Un des monuments romains les mieux conservés.

 

Quid du spectacle porté par AURA, une entreprise évènementielle dont l’ambition est de faire vivre des lieux patrimoniaux d’exception, dans une dynamique de transmission intergénérationnelle où la mémoire collective nourrit la création contemporaine ? Il mêle danse, théâtre, poésie, cirque, arts équestres et motorisés. Pour créer une fresque visuelle et musicale spectaculaire, spécialement pensée pour le lieu et retravaillée pour cette seconde édition. Le gladiateur, entre la vie et la mort, imagine un empire romain qui ne serait jamais effondré. « Ce dernier rêve n’est pas fait pour être compris, mais pour être ressenti », avoue Arthur Cadre, espérant que le spectateur retrouvera « ne serait-ce qu’un instant l’innocence de l’enfance ».

 

Interprétée par plus de deux cents artistes et figurants, la représentation repose sur trois intervenants reconnus et sur 150 bénévoles nîmois. Et bien évidemment sur Arthur Cadre. En premier lieu le gladiateur, joué par Rubén Molina, danseur de flamenco né à Cordoue, formé dans cette ville et à Madrid. Mais aussi comédien, chorégraphe et metteur en scène se produisant à travers le monde. Accompagné par Odile Heimburger, dans le rôle de Somnanbula. Une soprano colorature, d’une grande polyvalence artistique et d’une présence scénique. Formée au violon, au chant, elle a une carrière éclectique, entre opéra, musique contemporaine, cinéma, télévision et récitals thématiques. Le troisième protagoniste, Philibert Hébert-Filion, est l’empereur déchu. Fils des célèbres clowns Johnny Filion et Soizick Hébert, il est très diversifié dans les arts du cirque. Retenu par de grandes compagnies à travers le globe. Il conçoit également accessoires et décors, montages sonores et vidéo. Quant aux bénévoles, ils font partie de Spiritus Nemausus, une association nîmoise qui promeut et organise des évènements artistiques et culturels. Et, en particulier, des spectacles historiques mettant en valeur le patrimoine de la « ville avec un accent ».

 

Une belle aventure « mise en musique » par Arthur Cadre, artiste pluridisciplinaire et concepteur de shows monumentaux. A son actif, le rôle principal du « Golden Voyageur » lors de la cérémonie de clôture des derniers jeux olympiques de Paris. Egalement au service de grands évènements, dont l’exposition universelle de 2020. Déjà en 2025, Le Parisien titrait « A Nîmes, le golden voyageur des JO éblouit les arènes dans Le Rêve du gladiateur ». La version 2026 de cette performance hors normes, présentée dans le même lieu emblématique, revue et corrigée, ne peut que séduire !

 

Guy Hébert

Les 6, 7, 8 août 2026


Informations pratiques

A 21h30 - Durée :1h30
Tarifs à partir de 6€


Réservations sur :

www.arenes-nimes.com ou dans les billetteries spectacles

 

 

Le tableau de Jean-Marc Nattier (1685-1766) "Portrait de Madame Infante, Louise Elisabeth de France, duchesse de Parme, en vestale" rejoint les collections du Château de Versailles.

Acquis pour un montant de 192 000 € frais compris, la toile sera un ajout à la Collection des Grands Siècles

 

Un peu d'Histoire

Cette toile est une réplique autographe du tableau (probablement signé et daté) présent sur le marché new-yorkais en 1998.

La galerie nationale de Parme conserve une reprise réduite de ce dernier. Une réplique d’atelier provenant de la collection Lacaze est conservée au musée de Pau.

Louise Elisabeth de France (1727-1759) est le premier enfant de Louis XV et de Marie Leszczynska. A ce titre, elle porte le nom de Madame Première. Elle a une sœur jumelle, Henriette (décédée en 1752). Aînée d’une fratrie de huit filles et un seul garçon, elle est élevée à Versailles, dans l’aile des princes, alors que ses quatre plus jeunes sœurs seront envoyées à l’abbaye de Fontevrault. En 1739, elle est fiancée à l’infant d’Espagne Philippe (1720-1765), fils cadet du roi Philippe V, qui est aussi son cousin. Le mariage a lieu par procuration et donne lieu à des fêtes fastueuses à Paris.

Louise Elisabeth devient alors Madame Infante. Louise Elisabeth et Philippe sont à l’origine de la maison de Bourbon-Parme, puisque Philippe devenu le duc Philippe 1er de Parme, hérite du duché de sa mère Elisabeth Farnèse, une fois la guerre de succession d’Autriche terminée en 1748.

Ils ont trois enfants : Isabelle, future épouse de l’empereur Joseph II d’Autriche, frère de Marie-Antoinette, Ferdinand 1er, futur duc de Parme, et Marie-Louise qui épousera Charles IV d’Espagne. Très ambitieuse politiquement, elle intrigue notamment avec l’impératrice Marie-Thérèse pour agrandir ses territoires, s’ennuyant à la cour de Madrid puis à celle de Parme, Louise Elisabeth retourne souvent en France, effectuant de longs séjours auprès de ses parents à Versailles où elle meurt de la petite vérole. Elle est enterrée dans la nécropole royale de Saint Denis.

 

Portrait de Madame Infante, Louise Elisabeth de France, duchesse de Parme, en vestale

Jean-Marc NATTIER (Paris 1685 - 1766)

Toile 136 x 104 cm

Vendu 192 000 €

Provenance :

Collection du prince Czartoryski, Paris, Hôtel Lambert, avant 1930 

Vente anonyme, Paris, Palais Galliera (Mes Couturier et Nicolay), 2 décembre 1975, n°34, reproduit

Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, (Me Briest), 12 décembre 1994, reproduit

Acquis à cette vente par le père des actuels propriétaires.

Vente Osenat 

Les Grands Siècles à Versailles

Les 20 et 21 Juin 2026

Expertise du Cabinet René Millet

Bibliographie :
-L. Dimier, Les Peintres français du XVIIIe siècle, 1930, tome II, n°76, reproduit pl. 22 ;
-Catalogue de l’exposition Jean-Marc Nattier, musée de Versailles, 2000, p. 230, reproduit fig. 2.

 A Aix-en-Provence, il n’y a pas que Cézanne et la montagne Sainte Geneviève. Depuis son inauguration en 1976, le Centre architectonique de Victor Vasarely, son architecture, sa scénographie et les œuvres du Père de l’Op Art sont incontournables. Et magique sur une colline du quartier du Jas de Bouffan. C’est aussi un exemple unique au monde où un artiste est son propre mécène. Pour les 120 ans de sa naissance à Pécs en Hongrie, les 55 ans de la création de sa fondation à Gordes et les cinquante ans de la construction de cette « véritable chapelle Sixtine de l’art optico-cinétique », un parcours Vasarely s’impose. Entre Aix et Gordes, voire Budapest et Pécs, où un musée a été aussi inauguré en 1976.

Des lieux où Victor a mis en scène son travail et ses recherches d’un art pour tous. En profitant, à Aix, de l’exposition temporaire « Projet pour une révolution-Vasarely et l’architecture ». Dont Michel Gauthier et Stéphanie Quantin-Biancalani assurent le commissariat. Tous deux conservateurs au Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, le premier au service collections contemporaines et la seconde au service architecture. S’inscrivant dans le cadre du partenariat qui lie, depuis 7 ans, la Fondation Vasarely et le Centre Pompidou. 

Dès l’arrivée, le site et son centre architectonique impressionnent. Après avoir envisagé de l’installer à Gordes où Victor Vasarely a restauré le château, puis à Avignon, c’est Aix qu’il choisit. Le quartier du Jas de Bouffan est à aménager. Et, c’est aussi le lieu où vécut Cézanne, que Vasarely considère comme l’initiateur de l’art contemporain. Il reste à mettre en œuvre les réflexions du plasticien sur la structure cellulaire, en référence à la période « Hommage à l’hexagone ». Naîtra ainsi un bâtiment s’inscrivant dans un rectangle de 87,30m sur 42,10m sur un terrain de 3 hectares.

Constitué de 16 alvéoles hexagonales juxtaposées de 14m de largeur et de 11m de hauteur. La façade offre ainsi des murs panneaux en aluminium anodisé de 8m de haut, disposés en accordéon. Cette façade aveugle propose une alternance visuelle de grands disques blancs sur fond noir, et inversement. Une magnifique entrée en matière à la présentation intérieure des œuvres optiques et cinétiques de Vasarely ! Sans ouverture sur son environnement, le bâtiment est doté d’un éclairage zénithal. Assuré par 14 coupoles de verre de forme pyramidale, chacune présentant 96 triangles équilatéraux de 1,45m de côté. La construction a été confiée à Jean Sonnier, architecte en chef des monuments historiques qui avait accompagné Vasarely lors de la restauration du château de Gordes. Après la pose de la première pierre en décembre 1973, le chantier est achevé un an plus tard, selon les vœux de l’artiste. Une performance permise par une conception modulaire et préfabriquée.

 

 

Pour l’aménagement intérieur, conduit par Claude Pradel-Lebar, une gamme de gris a été choisie, du sol aux verrières, et jusqu’au mobilier. Quarante-quatre œuvres monumentales, réalisées à partir de peintures antérieures de Vasarely, sont intégrées à l’architecture sur les murs des alvéoles. Sur les assises conçues par le designer Emiel Veranneman le visiteur peut stimuler sa rétine dans ce temple qui induit le silence.

Classé aux Monuments historiques en 2013, puis reconnu comme « Musée de France » en 2020, le Centre architectonique a bénéficié d’une restauration de 2013 à 2019. Il est inauguré le 14 février 1976.

L’exposition du cinquantenaire, « Projet pour une révolution-Vasarely et l’architecture », a l’ambition d’éclairer sur la genèse du « Centre architectonique », le rôle de ses protagonistes, son sens, sa place dans l’histoire des musées et le rapport de Vasarely à l’architecture. L’exposition retrace l’histoire du centre et met en évidence la dimension architecturale. Elle nous amène dans les années 50. « Le vent de l’histoire souffle dans cette salle », s’enthousiasme Michel Gauthier quand le visiteur se trouve entouré de l’ingénieur et plasticien André Bloc, du peintre Félix del Marle, de Fernand Léger ou de l’architecte André Bruyère.

C’est en 1951 que Vasarely adhère au groupe Espace fondée par les deux premiers. Leur ambition ? la synthèse des arts, déjà défendue par Le Corbusier. Durant cette période Vasarely réalise, à Caracas, ses premières « intégrations architecturales ». Visant la diffusion sociale de l’œuvre d’art pour embellir la vie. La plastique de Vasarely préfigure l’âge de l’œuvre multipliable, offerte à la recréation.  Evoquant en 1955, dans le manifeste jaune, la fin du mythe de la « pièce unique ».

En 1965, Vasarely rejoint le Groupement international d’architecture prospective (GIAP), fondé par le critique d’art et historien de l’architecture, Michel Ragon, en compagnie des architectes Yona Friedman et Paul Maymont, de l’artiste Nicolas Schöffer et du designer Georges Patrix, le franc-tireur de l’esthétique industrielle. Ce laboratoire d’idée qui réunit techniciens, artistes, sociologues, spécialistes recherchant des solutions urbanistiques et architecturales nouvelles, nourrissent ses réflexions.

Le centre architectonique d’Aix représente cet aboutissement sur l’intégration de l’art à l’architecture. Dans l’esprit du Bauhaus, le programme articule exposition, réflexion et sensibilisation. Au-delà de l’architecture, il doit préparer l’avènement de la Cité polychrome du bonheur.

Guy Hébert

Exposition jusqu’au 1er novembre 2026

Informations pratiques

Centre architectonique de la fondation Vasarely

Jas de Bouffan 13 090 Aix-en-Provence

04 42 20 01 09

D’avril à juin, tous les jours de 10h30 à 17h30

Juillet et août, tous les jours de 10h à 18h

 

 

lundi, 01 juin 2026 09:05

Recrutement au Moulin Rouge

Écrit par

Ce Mercredi 3 juin grand Job dating

Le Moulin Rouge fourmille de métiers diversifiés. Ce mercredi l'établissement ouvre ses portes à de futurs postulants pour de nombreux postes très variés. Tous les talents sont les bienvenus !

500 collaborateurs et 42 corps de métiers différents l’univers du spectacle, de l’hospitalité et de l’excellence à la française vous attend

Avant tout, Le Moulin Rouge est une Maisons d’Art

Elle perpétue un savoir-faire artisanal unique grâce à ses ateliers intégrés. Costumiers, brodeurs, plumassiers et bottiers participent à la création et à l’entretien des costumes du spectacle.

Chaque soir, plus de 1 000 costumes et 800 paires de chaussures sont portés sur scène par les 60 artistes de la revue. L’ensemble des costumes est fabriqué et entretenu au sein des ateliers du Moulin Rouge.

Restauration et accueil

Le Moulin Rouge a obtenu le titre très prisé de « Maître Restaurateur », récompense de l’excellence de la qualité des produits et du savoir-faire culinaire de la Maison. En avril 2024, le Chef Exécutif Arnaud Demerville a également rejoint la prestigieuse association des Maîtres Cuisiniers de France.

Dans les coulisses, de nombreux Métiers techniques maîtrisent l'exigence

Les équipes techniques contribuent pleinement à la réussite des spectacles grâce à leur expertise dans les domaines de la lumière, du son, de la machinerie et des décors, garantissant chaque soir la magie et la fluidité des représentations.

Vente dans les boutiques

Le Moulin Rouge recrute également pour ses deux boutiques, véritables vitrines de l’univers de la marque, des produits emblématiques et des collaborations exclusives sont proposés aux visiteurs

Métiers supports

Les fonctions supports accompagnent l’ensemble des activités de la maison dans des domaines variés (réservation, administration, accueil et vestiaires…).

A noter que Cette journée ne concerne pas le recrutement d’artistes.

Informations pratiques

Mercredi 3 juin 2026
Horaires : De 14h à 17h (fermeture des portes à 16h30)
Lieu : Moulin Rouge – 82 boulevard de Clichy - 75018 Paris

Il est comme chez lui, Ernest Pignon-Ernest, dans le musée ZIEM de Martigues. L’exposition de quelques deux cents de ses œuvres jusqu’au 15 novembre 2016 s’explique par ses interventions à Martigues entre 1982 et 1984. La conservatrice de l’époque avait invité l’artiste de 40 ans à investir la ville de ses silhouettes grandeur nature, pour célébrer le déménagement du musée ZIEM. En écho, le musée présente aussi des témoignages d’habitants, des souvenirs photographiques et des articles de presse de l’époque. Aujourd’hui, on suivra l’octogénaire depuis sa première intervention de 1966, in situ sur le plateau d’Albion jusqu’à son travail en Haïti, en 2019. On découvrira également Ernest Pignon-Ernest en commissaire d’exposition. Sélectionnant, en parallèle de quelques-uns de ses dessins, une cinquantaine d’œuvres de Félix Ziem, dont 17 carnets de voyage de ce dessinateur voyageur du XIXe, dont le musée éponyme possède un fonds d’arts graphiques de plus de 4700 œuvres. Au cours de l’été, Une visite s’impose dans la Venise provençale.

 

« Je suis agacé par le Street Art et par la façon dont on parle de moi » glisse d’emblée Ernest Pignon Ernest dans ce musée Ziem de Martigues où, en 1982, il dessinait sur l’un de ses murs. De fait, il reste une dizaine de ses dessins qui ne laissent pas indifférents le visiteur : études anatomiques, dessins techniques d’objets archéologiques, ébauche de la figure de la Martégale dans son cadre doré. Ainsi que la silhouette de Prométhée. C’est dans la ville que se sont déployés les collages de la Martégale, inspirée par une œuvre du musée ZIEM. Et Prométhée, partant d’une photographie de Robert Oppenheimer par Philippe Halsman.

 

On peut comprendre l’agacement de l’artiste quand on sait que chacun de ses projets naît d’une longue immersion : lectures, enquêtes, rencontres, repérages. Ses dessins charbonneux sérigraphiés puis collés dans l’espace urbain résultent de nombreuses esquisses réalisées à l’échelle humaine et font appel à la mémoire des lieux. Ils abordent des drames de l’Histoire, des injustices sociales ou politiques. Ils rendent hommage à des écrivains, des poètes. Si au musée Ziem, on ne verra pas ses œuvres napolitaines de 1988 à 1995, on découvrira La Commune de Paris (1971), Nice/Le Cap (1974), Les immigrés à Avignon (1975), Sur l’avortement (1975), Grenoble (1976), Les Expulsés (1979), Les arbrorigènes (dès 1983 à Martigues), Derrière la vitre à Lyon (1996-98), Soweto (2002). Ainsi que ses sérigraphies sur Raimbaud, Boccacio, Desnos, Pasolini, Genet, Artaud, Maïakovski, Neruda, Darwich. De quoi suivre Ernest Pignon-Ernest et ses œuvres éphémères à travers le monde, depuis plus de soixante ans. Toutes guidées par un humanisme chevillé au corps. Et portées par une qualité du dessin exceptionnelle. N’a-t-il pas écrit au début de sa carte blanche : « Le dessin est une affirmation de l’humanité. C’est la main et la pensée ».

 

Guy Hébert

 

 

 

Informations pratiques

Musée ZIEM, 9 rue du 14 juillet 13500 Martigues

04 42 41 39 60 

 musee@ville-martigues.fr 

Entrée libre

Tout au long de l’exposition, le musée proposera gratuitement des visites guidées, des ateliers, des démonstrations de sérigraphie, des instants poétiques, des cafés philo autour de l’œuvre et des engagements d’Ernest Pignon-Ernest.

A noter, le 4 octobre à 18h, chapelle de l’Annonciade, le concert de Walid Ben Selim, en partenariat avec la scène nationale des Salins.

Horaires d’ouverture 

Du 1er septembre au 30 juin : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Du 1er juillet au 31 août : ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

 

lundi, 01 juin 2026 07:57

Les étoiles de L’Olympia aux enchères

Écrit par

Le témoignage du photographe Patrick Ullmann est réuni dans une grande vente aux enchères. En effet, une série de photos inédites sera présentée le 18 Juin prochain. 

L’Olympia accueille pour la première fois une vente aux enchères d’œuvres d’art en ses murs, dans sa Salle de Billard, classée monument historique. 

 

Prises entre 1969 et 1994 ces photos dévoilent les années glorieuses de la grande scène parisienne. La liste des artistes présentée est impressionnante : plus de 150 clichés inédits de grands noms de la chanson tels que Jacques Brel, Barbara, Léo Ferré, Georges Brassens, Georges Moustaki, Gilbert Bécaud, Dalida, Michel Polnareff, Tina Turner, Jerry Lewis, Liza Minnelli, Johnny Hallyday, Claude François…

 

Les coulisses de L’Olympia

Une époque où il était possible de créer des liens avec les artistes ( sa collaboration avec Léo Ferré en est un bel exemple) et la complicité entretenue avec eux se dévoile au fil des clichés. Patrick Ullmann a vécu et travaillé à L’Olympia entre 1969 et 1994, où il installa son studio et son laboratoire sous la scène.

Sa maîtrise remarquable du noir et blanc - le photographe a été formé par le Studio Harcourt- ajoute une sensibilité particulière à la lumière. A travers son expérience, sa capacité à capturer l’émotion dans l’instant s'exprime dans toutes ces photos.

Un travail remarquable 

 Jeudi 18 juin 2026 à 14h

 

Maître Jérôme Duvillard animera la vente pour la Maison Quai des Enchères 

Pour suivre la vente et participer aux enchères, deux retransmissions en ligne et direct seront proposées dès 14h le 18 juin 

 

 

 

 

Le château de Castelnaud invite petits et grands enfants à revivre l'époque de sa splendeur ; initiation à l'escrime médiévale, rencontre avec les chevaliers, visites guidées, les beaux jours seront propices à la découverte d'un lieu et de ses coutumes.

Surprise, un nouveau rendez-vous nocturne au château nous attend !

Une véritable pièce de théâtre au cœur du Moyen Âge

Découvrez les coulisses du nouveau spectacle nocturne le 3 juillet, les répétitions sont accessibles au public;

L'occasion également de rencontrer les comédiens, Éric Manini, le metteur en scène, les équipes costumes dont Jimmy Lecordier des Modes d’Autrefois.

Bravoure, humour et inquiétude


Intitulée « Nuit de garde en 1418 », c'est une nuit de tension et de mystère qui va nous plonger en pleine guerre de Cent Ans; Cette pièce de théâtre interprétée par une poignée de personnages veillent sur une forteresse menacée.

Quel en sera le dénouement ?

A voir tout l'été

DE CAPE ET D'ÉPÉE

La forteresse dévoile également son Musée de la guerre au moyen-âge, une période historique au travers de ses épopées., riche en rebondissements..

Traversons la Dordogne pour nous retrouver dans les jardins de Marqueyssac; Au fil de ses allées les plantes médicinales cultivées ici depuis des lustres, dévoileront leurs secrets;

Surplombant la Vallée des châteaux, le monument est idéalement situé, prêt à nous faire découvrir ces témoins majestueux, qui s'observent depuis des siècles, se répondent et qui nous offrent un fabuleux voyage dans le Temps.

Nuit de garde en 1418

Du 13 Juillet au 27 août 2026

Spectacle du lundi au vendredi

A 20h30 et à 22 h

Le 3 juillet répétitions en présence du public 

Château de Castelnaud

Castelnaud la Chapelle

Animations tous les jours

 

 

 

 

 

lundi, 23 mars 2026 10:06

L’Anthropologie va vous surprendre !

Écrit par

7ème édition : « Temps et rythmes »

Un vaste Domaine à découvrir

Plusieurs jeunes anthropologues aux côtés d’artistes, musiciens, personnalités et chercheurs reconnus, se retrouvent  aumusée du quai Branly – Jacques Chirac, pour les 20 ans du muséee; Une opération séduction accessible durant un week-end festif, ouvert gratuitement au public.

Quatre grandes conférences nous invitent à explorer le temps et les rythmes à travers les cultures du monde. Rencontres, performances musicales, projections cinématographiques et commentaires d’œuvres seront programmées durant ces deux jours.

Un programme foisonnant de couleurs, de sons et d'images, pour tous.

Musique

Dimanche 5 avril à 17h30

S’ILÙ AKÒKÒ - Au rythme du temps

Au Théâtre Claude Lévi-Strauss, un concert-lecture du Collectif l’art au quotidien

Musicien-compositeur : Yewhe Yeton Comédienne : Sophie MaillardMise en espace : Sylvie Cavacciuti Chercheuse en sociolinguistique : Estelle Dagaut

Mode

Rencontre au rythme de la mode, à l’occasion de l’exposition Africa Fashion. De la "slow fashion" à la "trashion", du rythme au déchet textile : la mode à l'épreuve du temps 

Dimanche 5 avril à 16h30

Salon de lecture Jacques Kerchache Avec Aurélia Gualdo, anthropologue, spécialiste des mouvements « slow fashion » à Paris, LAP, EHESS et Sakina M'sa, créatrice de mode française d'origine comorienne, fondatrice de sa marque éponyme.

Témoins des temps et des rythmes

Pour appréhender pleinement les richesses du Musée, conservateurs et chercheurs nous présentent des objets exposés sur le plateau des Collections. Instruments de musique, tableaux, sculptures et textiles issus d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie.

Samedi 4 avril de 14h30 à 16h sur le plateau des Collections

De 15h30 à 16h au salon de lecture Jacques Kerchache

Dimanche 5 avril de 14h à 16h sur le plateau des Collections

Durée 30mn

BD au salon de lecture Jacques Kerchache

Présentation, en libre accès, d'une sélection de bandes dessinées, comics, mangas et manhuas... 

Cinéma

Le samedi 4 avril

Salle de cinéma à 14h

Brave, de Wilmarc Val France 2021, 21 min, France, créole haïtien

La séance sera suivie d’un dialogue entre le réalisateur Wilmarc Val et l’anthropologue Benoît de L’Estoile.

A 16h Fragments des vibrations du monde, sélection de courts métrages

Cette séquence sera présentée par Élodie Saget, responsable des fonds audiovisuels et sonores de la médiathèque du musée du quai Branly.

Au Théâtre Claude Lévi-Strauss

A 17h30,  en avant-première mondiale, DODJI, l’archet vodun, un documentaire de 2026, d'Amaury Voslion (90mn).

Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et du musicien et comédien Thomas Dodji Kpadé.

Dimanche 5 avril

Salle de cinéma à 13h 

Bariz (Paris), le temps des campements De Nicolas Jaoul, 2015, Iskra, 69 mn

Suivra un débat avec le réalisateur, Nicolas Jaoul.

A 15h

I Am the Blues De Daniel Cross (États-Unis- Canada), 2016, 106 mn, Vostf (via comité ethnographique – Festival Jean Rouch) prix Bartók 2016.

En collaboration avec le Comité du Film Ethnographique, la séance sera suivie d’un débat avec l’anthropologue Julien Mallet.

 

 

 

Le Musée et les activités seront en accès libre 

Les 4 et 5 avril 2026

Week-end gratuit 

Samedi et dimanche de 10h30 à 19h00

Musée du quai Branly – Jacques Chirac

37 quai Branly, 218 et 206 rue de l’Université

75 007 Paris

01 56 61 70 00

 

 

Une année sera nécessaire pour aboutir à la finalité de ce chantier gigantesque 

 

28 kilomètres de mémoire collective – manuscrits, cartes, registres et documents uniques parfois vieux de plusieurs siècles – vont rejoindre un bâtiment moderne, spécialement conçu pour assurer leur conservation et leur valorisation auprès du public. le déménagement débute aujour'hui, il durera une année.

Ce transfert, inédit par son ampleur et sa charge symbolique, marque un véritable tournant : quitter un monument emblématique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour entrer dans une nouvelle ère de protection et de transmission de l’histoire vauclusienne.

 

 

Un chantier patrimonial : transporter 28 kilomètres d’archives, dont certaines pièces fragiles et uniques. Images fortes possibles : conditionnement, caisses spéciales, transfert, livres objets exceptionnels.

Entre histoire et modernité : quitter un monument classé mondialement connu pour s’installer dans un bâtiment pensé pour la conservation, la numérisation et l’accès au public.( bâtiment terminé, mais ouverture au public en mai 2026)

Dans les coulisses d’un trésor caché

Exploration des kilomètres d’archives du Palais des Papes, une plongée dans les réserves secrètes, aux côtés des archivistes et restaurateurs.

Les artisans de la mémoire

Portraits de ceux qui préservent ce patrimoine : restaurateurs de parchemins, calligraphes, spécialistes de la numérisation. Leur savoir-faire prolonge la vie de ces documents fragiles.

Un patrimoine pour demain

Ces archives, désormais en partie numérisées, sont désormais accessibles au grand public et aux chercheurs du monde entier. 

L’enjeu de transformer un héritage médiéval en mémoire vivante est en cours.

 

 

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