Nos monuments en danger

Nos monuments en danger (12)

Restauration du théâtre impérial de Fontainebleau

 

La réouverture de ce théâtre exceptionnel marque la fin d'une restauration de longue haleine. 12 ans et 10 millions d’euros auront été nécessaires pour aboutir à la réalisation de ce projet hors du commun.

C'était en 2007, un accord historique était scellé à Fontainebleau entre la France et l’Emirat d’Abu Dhabi. Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats Arabes Unis, s'engage à mettre les fonds à la sauvegarde de la salle de spectacle, chef d'oeuvre architectural du Second Empire.

Vue sur la scène du théâtre Impérial, avec son décor de forêt © Sophie Lloyd

Un peu d'Histoire

Lors du premier voyage à Fontainebleau de Napoléon III et d'Eugénie en 1853, la décision est prise d'y aménager un nouveau théâtre. Une année durant laquelle Hector Lefuel conçoit la salle qui sera inaugurée en 1857. Dernier témoin d’un théâtre de cour ayant conservé tous ses dispositifs historiques, notamment l’un des plus importants ensembles de décors scéniques existant en France, l'on observe toutefois l'inspiration de celui de la reine Marie-Antoinette à Trianon.

Dorure de la salle de spectacle © Château de Fontainebleau

Grâce à cette restauration exemplaire, le théâtre de Fontainebleau constituera un espace muséographique unique dédié aux arts de la scène et aux arts décoratifs du Second Empire.

La première tranche de travaux s’est concentrée sur la restauration de la salle de spectacle, du vestibule et du foyer impérial. Elle s'achève en 2014. Cette seconde et dernière tranche avait pour objectif de restaurer la scène et sa machinerie ainsi que les espaces périphériques et les niveaux supérieurs.

Installation du lustre de la salle de spectacle, après restauration © Gilles Coulon

La préservation des matériaux d’origine, dont près de 80% ont pu être conservés, tant pour les décors que pour le mobilier, était l'objectif essentiel. 

Un rayonnement international

C'est un beau succès de partenariat entre la France et l'Emirat d’Abu Dhabi, concrétisé dans le goût commun de sauvegarder un héritage culturel, mais aussi des savoir-faire. Pour le bien de l'Humanité.

Ce chef-d'oeuvre architectural, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, grâce au mécénat de Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan.

Le théâtre Impérial du Château de Fontainebleau © Château de Fontainebleau

La transmission aux générations futures de ce trésor historique est assurée, comme le souligne Son Excellence Mohamed Khalifa Al Mubarak, président du département de la culture et du tourisme d'Abu Dhabi : "Une restauration exemplaire qui illustre notre volonté de soutenir le patrimoine culturel mondial, témoin des histoires partagées de l’humanité, et d’édifier une communauté internationale unie autour de la culture. "

Les fastes des fêtes impériales

La visite du théâtre comme l'ont connu Napoléon III et Eugénie, des décors installés sur la scène, l'été; Et pendant l'hiver, la scène et les salons attenants seront accessibles.

Château de Fontainebleau

77000 Fontainebleau 

 

 

 

mercredi, 03 juillet 2019 Écrit par

Printemps des cimetières

Le Patrimoine est multiple et peut sortir des sentiers battus. L'art du Patrimoine peut se traduire sous différentes formes. C'est le cas ici avec l'association le Patrimoine Aurhalpin apporte une note insolite une conception qui peut surprendre et qui séduit de plus en plus de visiteurs et de communes. Puisque la journée consacrée aux Jardins de Pierre se fait dans un total respect des lieux.

Lorient, Valence, Mulhouse, Mayet dans la Sarthe, Toulouse, Vichy, Paris,Oignies dans le Pas-de-Calais, Lyon, Bourg-en-Bresse, Aignerville dans le Calvados, pour la Quatrième édition de nombreuses villes participent.

Parce de nombreux cimetières possèdent des témoignages d'architecture exceptionnels, et qui pour beaucoup tombent en désuétude, il est intéressant de découvrir cet art funéraire pour le considérer à sa juste valeur patrimoniale.

Dimanche 19 mai 2019

 

mardi, 14 mai 2019 Écrit par

Présentation du Retable de Louis Bréa

Il était en danger et le voici sauvé après des années de soins.

Seulement Six personnes seront autorisées à l'admirer à chacune des visites. Oeuvre inestimable du patrimoine niçois, datant de 500 ans sa restauration terminée, il est désormais accessible au regard du public.

Première fois de son histoire, le retable de la Crucifixtion  pourra grâce à des mesures de bonne conservation, température et hygrométrie de la pièce, et un éclairage conçu à cet effet être au mieux lors de cette présentation exceptionnelle. Le Musée Massena conserve ces différents pièces restaurées avant son départ pour le Monastère actuellement en travaux.

La Crucifixtion de Louis Bréa © Ville de Nice

Daté de 1512 et signé en latin Ludovicus Brea, ce retable a connu plusieurs campagnes de restauration dès la seconde moitié du XXe siècle, soit sur place, dans l’église du monastère de Cimiez, soit dans des laboratoires spécialisés.

En 2015, la ville de Nice décide de sa rénovation pour endiguer sa dégradation. L’œuvre est alors démontée et transférée aux ateliers du Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP) de Marseille pour la réalisation d’une étude diagnostic et d’une complète restauration par divers spécialistes.

Musée Massena

65 rue de France

06 000 Nice

mercredi, 08 mai 2019 Écrit par

Mobilisation de l'IMA

L’Institut du Monde Arabe, engagé pour le dialogue et la fraternité entre les cultures, se mobilise à son tour. En soutenant ce mouvement de collectes et d'engagement financier général, l'IMA y ajoute sa participation.

Au bénéfice de la restauration du monument

Son Président Jack Lang appelle à une restauration exceptionnelle le plus rapidement possible. 

Durant un mois, les dons associés à la billetterie de l’IMA seront intégralement reversés au bénéfice de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Institut du Monde Arabe

1 rue des Fossés Saint-Bernard

Place Mohamed V

75005 Paris

01.40.51.38.38

 

mercredi, 17 avril 2019 Écrit par

Arnaques aux dons

Les escroqueries à l'occasion de cette mobilisation sans précédent pour Notre Dame se multiplient

Restez vigilants !

Un site officiel rassemblant les Fondations où envoyer vos dons :

http://www.gouvernement.fr/rebatirnotredame

 

Subventions des pouvoirs publics, initiatives privées et associatives se multiplient, chacun souhaite apporter sa pierre à l'édifice

Face à l'ampleur du mouvement en faveur de la rénovation de Notre Dame, voici quelques règles de bases à avoir à l'esprit pour faire un don.

Conseil n°1 

Se poser les trois bonnes questions pour choisir quel organisme sera destinataire de mon don pour la cathédrale Notre-Dame de Paris.

  • Est-ce que le champ d’action de l’organisation est cohérent avec le projet que je souhaite soutenir, par exemple la sauvegarde et la conservation du patrimoine ?
  • Est-elle contrôlée par un organisme indépendant (Cour des Comptes, IGAS, Don en Confiance...) ?
  • Son rapport annuel est-il facilement accessible pour évaluer l’efficacité de ses actions, la destination des dons et son mode de gouvernance ?

Conseil n°2

En cas de doute, ne pas hésiter à contacter l’organisme, par téléphone, par mail ou sur les réseaux sociaux.

Conseil n°3 

En cas de dons sur Internet, notamment via des plateformes de crowdfunding, vérifier que les pages renvoient à des organismes reconnus et que les données bancaires sont demandées sur des pages sécurisées.

Une simple vérification s'impose et vous pourrez effectuer votre don en toute quiétude.

Les organismes ne contactent JAMAIS le public directement, ni par téléphone, ni par mail.

Les dons à hauteur de 75% pour une somme de 1000€ ne sont pas imposables pour les particuliers et les petites entreprises.

 

 

 

mercredi, 17 avril 2019 Écrit par

Notre-Dame sauvée des flammes

Encore choqués par le spectacle de l'incendie au coeur de la Capitale : Notre Dame de Paris en flamme. les parisiens restent stupéfaits devant l'improbabilité d'un tel évènement. C'est une part d'intimité qui est touché. Il faut du temps pour réaliser ce qui arrive, ce bâtiment invincible qui a défié le temps, brûle sous nos yeux.

Un monument symbole de notre Histoire

Des siècles qui s'envolent en fumée.

Un monument qui touche notre imaginaire nous sommes bercé par son histoire à travers la littérature, la musique.

Les témoignages du monde entier prouvent l'attachement envers ce lieu, l'un des plus visités de France. L'émoi est général et dépasse les frontières.

Des dons pour mettre en place un chantier de rénovation

Dès midi la souscription de la Fondation du Patrimoine est en ligne, un site gouvernemental a été mis en place dans la nuit pour rassembler les dons et lancer une cagnotte

Ce matin, le chevet est sauvé. le bâtiment a tenu sous les attaques du feu. Toute la nuit les pompiers ont cerné des flammes impressionnantes. Les Trésors,  la couronne d'épines du Christ et la Tunique de Saint-Louis, que le bâtiment renfermait ont été sauvés, mis en sécurité à l'Hôtel de ville.  

Une atteinte à notre Patrimoine

La question se pose aussi de la protection et des actions à mettre en place pour sauvegarder nos trésors.

Que ce monument soit touché par un incendie dévastateur soulève des interrogations et des colères pour les défenseurs du Patrimoine français. Comment mieux protégé nos monuments ? 

Un tel drame va, espérons-le, permettre de prendre des mesures de sauvegarde et mettre enfin en avant toute la richesse cutlurelle que notre Patrimoine et ce qu'il ajoute sur le plan économique à notre pays.

mardi, 16 avril 2019 Écrit par

L'orgue de Saint-Sauveur

L'orgue historique de la jolie ville d'Aubagne a besoin d'être rafraîchi pour pouvoir pérenniser sa mission : offrir des concerts à ses visiteurs.

Ce superbe instrument de musique est composé de 2244 tuyaux repartis en 30 jeux, animés par trois claviers et un pédalier.

Il fut Classé Monument historique en 1979

Depuis sa dernière restauration en 2000, l'orgue a subi des dégradations du au temps et à la poussière introduite dans les tuyaux, rendant les plus aigus faux voire muets. Les tuyaux d’anches ne sont plus utilisables du fait des languettes désoxydées.

Et pour accentuer le processus, certains tuyaux de bois sont fendus et les tampons et calottes des tuyaux de bourdon ne sont plus étanches. Enfin, les boiseries de l’orgue ont été infestées d’insectes xylophages.

Une action s'impose rapidement

L'ensemble des éléments en bois doit être désinfecté. Les tuyaux doivent être déposés pour être nettoyés, l’intérieur de l’instrument doit être entièrement dépoussiéré (sommiers, planchers, buffet, mécanismes et claviers) et les tuyaux doivent être accordés un par un après avoir été remis en place.

 

A Aubagne l'orgue de Saint-Sauveur. Les deux buffets ont été repeints en polychromie et faux marbre

 

Construit en 1665 par André Eustache de la dynastie de facteurs Eustache l’orgue de Saint-Sauveur est entièrement reconstruit en 1784 par le célèbre facteur marseillais Jacques Génoyer.

 

L'église Saint-Sauveur à Aubagne © photo PdF 2019

 

 

mercredi, 23 janvier 2019 Écrit par

Campagne de restauration pour les Arènes de Nîmes

Au fil des années la ville de Nîmes s'est transformée en une cité accueillante et d'une propreté irréprochable. De nombreux monuments ont retrouvé leur éclat d'origine. Reste un gros morceau : Les Arènes. La campagne lancée cette année va durer jusqu'en 2034, un bail !

Pour autant le monument accueille toujours les touristes et à la belle saison celui-ci est réputé auprès des amoureux des courses de taureaux. 

Numériser pierre à pierre tous les éléments architecturaux, l’état sanitaire et les observations archéologiques, un travail de longue haleine qui va durer jusqu'en 2034 sans interruption.

Dans le respect de l’histoire du monument

De tranche en tranche, les Arènes sont traitées contre la pollution, réduite grâce à une circulation amoindrie par rapport à quelques années ou les embouteillages autour du cylindre laissait les pots d'échappement marqués de leur empreinte nocive les fondations.

Chaque travée est restaurée extérieurement et intérieurement, ce qui est une nouveauté depuis le démarrage de la restauration du monument.

Une restauration nécessaire

 

Une campagne de restauration urgente © photo PdF 2019

L'eau principal ennemie des fondations et la conduite des évacuations sera conduite en premier. En effet le bâtiment a longtemps été fragilisé par le comblement des égouts d’évacuation qui a perturbé le réseau d’évacuation des eaux de pluie tel que les Romains l’avaient initialement conçu.

Depuis l’Antiquité, l’Amphithéâtre a subi aux effets les destructions volontaires des gradins intermédiaires, les tremblements de terre. On a pu remarquer que les structures d'origine étaient en danger lorsque furent
dégagées les maisons construites au Moyen Âge à l’intérieur de l’Amphithéâtre, entre le XVIème (réouverture des arcades) et le début du XIXème.

 

Un peu d'Histoire

Datant de la fin du Ier siècle de notre ère, l’Amphithéâtre nîmois compte parmi les plus grands du monde romain et est considéré comme le mieux conservé.

Cette ellipse à la symétrie parfaite de 133 mètres de long sur 101 de large, a été construite en une trentaine d'années avec les pierres de trois carrières proches de Nîmes. D’une hauteur de
21 mètres.

Conçu pour répondre au besoin d’un lieu dédié aux combats de gladiateurs et d’animaux, il est constitué de cinq galeries circulaires, une centaine d’escaliers et vomitoires (couloirs conduisant aux gradins) permettant d’accéder aux places sans que les différentes classes sociales ne se rencontrent, les premiers gradins étant réservés aux notables.

À la fin du Vème siècle après J.-C., les Arènes sont transformées en forteresse pour les seigneurs locaux.
En 1194, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, l’Amphithéâtre devient le siège du pouvoir féodal, incarné par le vicomte de Nîmes et les chevaliers dits « des Arènes », et un château est même construit à l’intérieur du monument. En 1226, Nîmes entre dans le royaume de France de par le rattachement du Languedoc.

Les troupes du roi Louis VIII évincent les occupants et occuperont le château jusqu’au XIVème siècle.
Abandonné, l’Amphithéâtre est livré aux particuliers qui y développent un véritable village, avec une centaine d’habitations et deux églises. Au XVIIIème siècle y résidaient encore 700 habitants.
Débarrassées de ces constructions en 1812, les Arènes sont réhabilitées par l’architecte Henri Revoil et retrouvent leur vocation d’édifice de spectacles dès 1860.

Rare témoignage du savoir-faire des bâtisseurs romains, l’Amphithéâtre de Nîmes se situe à l’intérieur du rempart qui, à l’origine, ceinturait la ville. Comme pour la Maison Carrée, il doit sa conservation à une occupation continue au fil des siècles. Les monarques français puis les autorités successives ont très vite pris conscience de son intérêt patrimonial et de la nécessité de le préserver.

Déjà au XVIIème siècle, plusieurs campagnes de consolidation et de restauration furent installées.

Les Arènes de Nîmes

Ouverte tous les jours
(sauf ferias et spectacles)
Janvier, février, novembre, décembre : 9h30-17h
Mars, octobre : 9h-18h
Avril, mai, septembre : 9h-18h30
Juin : 9h-19h
Juillet, août : 9h-20h
Tarif plein : 10€ réduit : 8€
Gratuit jusqu'à 7 ans
Visite guidée
Du 1er juillet au 31 août

mardi, 22 janvier 2019 Écrit par

Visite de Saint-Louis de Vincennes

En 1912, Joseph Marrast et Jacques Droz, deux architectes se lancent grâce à un concours dans la construction d’une nouvelle église à Vincennes. Leur projet architectural pour l'époque est révolutionnaire. Ils imaginent deux paires d’arcs
en béton armé, ancrés dans le sol, se coupant perpendiculairement, offrant une nef unique, en forme de croix grecque de18m de hauteur, 22,7m de largeur).

 

L'impressionnante nef de Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/Pdf 2018

 

A leur croisée, les grands arcs portent une lanterne octogonale sur trompe dont les verrières procurent un éclairage zénithal. L’espace ainsi créé permet aux fidèles d’assister aux célébrations sans être gênés par aucun pilier. Cet aspect est une première raison du classement de l’église aux Monuments historiques.

Aucun pilier ne gêne la circulation dans l'enceinte de l'église un exploit technique © photo C.Paux/Pdf 2018

 

mardi, 20 novembre 2018 Écrit par

Restauration de l'église Saint-Louis de Vincennes

Le renouveau de l’art sacré pendant l’entre-deux-guerres
Le porche de l'église Saint-Louis de Vincennes © photo C.Paux/PdF 2018

En pleine transformation l’église Saint -Louis de Vincennes poursuit sa métamorphose pour redevenir le bijou architectural qu’elle fut à l’entre-deux guerres, pour les amoureux d’un patrimoine rare. 

C’est un lieu unique que nous vous proposons de découvrir alors que le monument retrouve sa flamboyance il mérite un moment de contemplation.

 

Classée Monument historique, elle est une des rares églises de cette époque en France, entièrement conservée.

Construite à partir de 1912, Saint-Louis de Vincennes est conçue avant la première guerre mondiale.

L’église Saint-Louis de Vincennes a pour originalité d’avoir été pensé par deux architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, précurseurs au début des années 30, en utilisant le béton armé à l’intérieur d’un lieu de culte.

 

Autre originalité qui consacre le renouveau de l’art sacré, valoriser dans le même temps plusieurs disciplines artistiques. Une exception qui fait de ce monument un passage obligé pour qui apprécie l’innovation architecturale.

Les architectes Droz et Marrast choisirent les artistes pour la décoration intérieure dès 1921 © photo C.Paux/PdF 2018

Ces matériaux de construction, nouveaux pour l’époque ont souffert au fil du temps et des travaux d’entretien s’avéraient urgent, à l’image des fresques en piteux état dont l’éclat terni ne reflétaient plus la richesse déployée à leur réalisation.

 

La nef est composée de grands arcs croisés à angle droit qui dessinent au sol une croix grecque © photo C.Paux/PdF 2018

Dès 2012 un chantier se met en place mais vu l’ampleur de la réhabilitation de l’édifice, le diocèse de Créteil décide d’amplifier le projet pour l’étendre à des mesures de rénovation globale.

Un appel aux dons active le mouvement et permet de récolter un financement pour restaurer les deux béatitudes, les sept stations de chemin de croix ainsi que la verrière. Pour un montant total de 3,2M€

La céramique tient une place importante au cœur de l'édifice et les œuvres de Maurice Dhomme illuminent l'espace © photo C.Paux/PdF 2018

Le peintre nabi, Maurice Denis y réalise la glorification de saint Louis, il s’y implique plusieurs années entre 1923 et 1927 y laissant son empreinte sur différentes représentations.

La conjonction de rencontres artistiques et de personnalités incontournables à cette période fait toute la richesse du lieu.

A commencer par les architectes, Droz et Marrast en désignant les artistes qui

travailleraient sur la décoration intérieure de l’édifice, initient un foisonnement de savoir-faire.

Fresque la glorification de Saint-Louis par Maurice Denis © photo C.Paux/PdF 2018

L’art de la fresque est le domaine privilégié d’Henri Marret. Il peut laisser libre court à son talent et il ne va pas s’en priver. Il exécute les quatorze stations du chemin de croix en 1921, des fresques carrées de 2,25m de côté.

 

Le chemin de croix reste l'œuvre maîtresse d'Henri Marret © photo C.Paux/PdF 2018

 

 

Réputé pour son travail de la ferronnerie, l’auteur de nombreuses œuvres profanes et sacrées, Raymond Subes rejoint l’équipe. On lui doit, entre autres, les remarquables grilles en fer forgé.

 

Autre originalité qui attire le regard par leur beauté et les coloris employés, la présence de céramiques. L’artiste potier, Maurice Dhomme s’est inspiré de ses voyages en Turquie et en Italie.

 

Magnifique ange de Saint-Matthieu de Maurice Dhomme © photo C.Paux/PdF 2018

 

 La lumière est dispensée par des dalles de verre insérées dans le béton et apporte un éclairage diffus.

 

Les verrières de Saint-Louis réalisées par Saint-Gobain © photo C.Paux/PdF 2018

 

A l’extérieur, la statue imposante de Saint Louis signée Charles, dit Carlo, Sarrabezolles, donne le ton. Le sculpteur spécialiste de la sculpture en béton, est connu pour Les quatre Eléments sur la façade du Palais de Chaillot à Paris.

 

La Vierge à l'enfant de Carlo Sarrabezolles © photo C.Paux/PdF 2018

A lire

 

L’église Saint-Louis de Vincennes

Paul Guillaumat

Amivale

Eglise Saint-Louis de Vincennes

22 rue Faÿs

94300 Vincennes

 

mardi, 20 novembre 2018 Écrit par

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