Palavas-les-Flots fête un siècle de station balnéaire et climatique

« Ah ! Peuchère, qu’il était joli le petit train de Palavas, … » écrit René Gelly dans Souvenirs de Palavasiens (1). Depuis 1872, son histoire est attachée à la « Reine des plages de la Méditerranée ». Il faudra attendre 1924 pour que la ville obtienne le titre de « Station balnéaire et climatique » par un décret d’Alexandre Millerand, alors président de la République. C’est donc ces cent ans que la cité veut fêter cette année.

Se souvenant qu’en 1924, la troupe de l’Opéra de Paris interpréta La Tosca, dans le casino, alors un des plus réputés de France.  Fidèle à ses traditions d’accueil familial, depuis les congés payés de 1936, Palavas-Les-Flots a choisi de commémorer l’évènement par de multiples propositions festives et culturelles, de juin à septembre. Quel que soit le mois, les vacanciers de tout âge y trouveront leur bonheur.

Le centenaire de cet évènement, important pour cette ville côtière occitane d’un peu moins de 6 000 habitants, pouvant atteindre 100 000 résidents le 15 août, invite d’abord à se pencher sur son histoire. En 1140, on relève l’appellation « PALUS », désignant un marais, origine du nom de la cité. Une carte de 1717 montre que les premières cabanes de pêcheurs étaient situées à deux kilomètres au nord de la côte, au bord du Lez et des étangs.

En 1744, la redoute de Ballestras vint protéger les activités côtières et le commerce maritime. C’est en 1850 que le village se sépare de Mauguio et devient une commune de plein exercice. Et que son conseil municipal obtint d’ajouter « Les Flots » à Palavas, son patronyme original.

En 1851, le docteur Saurel y a vanté les bains de mer et de sable. Ainsi que les avantages d’un séjour à la mer pour soigner certaines maladies. L’année 1868 vit la création de la Compagnie anonyme des chemins de fer d’intérêt local de l’Hérault et le choix du tracé du célèbre petit train de Montpellier à Palavas. Circulant du 6 mai 1872 jusqu’au 31 octobre 1968. Et immortalisé par Dubout et ses dessins.

C’est enfin, en 1873 que fut créée la Société anonyme des bains de mer, à l’origine d’un premier casino, et l’exploitation d’une source d’eau minérale ferrugineuse pour un usage médical. Dénommée source Jeanne d’Arc. Neuf ans plus tard, un grand casino offrit des concerts symphoniques exécutés par l’orchestre du Grand Théâtre de Montpellier.

Dès 1918, la ville put s’enorgueillir de la construction de l’institut Saint-Pierre, en bordure de plage, destiné à des enfants malades ou convalescents, grâce à l’association caritative Œuvre Montpelliéraine des Enfants à la Mer. Encore aujourd’hui, c’est le seul hôpital exclusivement pour enfants de la région Occitanie.

Quant à L’histoire de la redoute de Ballestras, reconstruite pierre par pierre en 1992 par les Compagnons du Devoir au milieu de l’étang du Levant, elle se confond avec celle des trois châteaux d’eau successifs bâtis sur son emplacement initial. Depuis son déplacement, elle sert d’écrin au musée humoristique Albert Dubout.

 

Aujourd’hui, la ville bénéficie de pratiquement tous les labels de qualité tourisme.

En cette année commémorative, vu les occasions de découvertes jusqu’à l’automne, une énumération à la Prévert s’impose. Rencontres autour des vins, du nautisme ; feux d’artifice, fête de la mer, des pêcheurs et de la Saint-Pierre, animations aux arènes, village de producteurs, marchés divers quatre jours par semaine ; Patrouille de France, international féminin de la pétanque, championnat de France de Beach tennis.

Des visites guidées variées, parfois inédites ou occasionnelles sont aussi inscrites à l’agenda, telles que l’esprit palavasien, les coulisses du phare, le charme de la nature, la belle époque de l’architecture, les films et séries tournées dans la ville, Palavas durant la dernière guerre mondiale ou sur les traces des pêcheurs. Un programme éclectique pour tous, jeunes et moins jeunes.  A ces manifestations, il faut ajouter des lieux incontournables à visiter.

A l’image du site panoramique du phare de la Méditerranée ou du musée Albert Dubout, dans la redoute de Ballestras. Avec sa nouvelle exposition, Les chats de Dubout.

Et à profiter de ses plages, de sa convivialité et de sa joie de vivre, très méditerranéenne. Souvenirs de Palavasiens, édité en 2018 par la ville de Palavas-les-Flots


Guy Hébert

Reste à faire des choix avec l’aide de l’office de tourisme et sur leur site


Office de tourisme du Phare de la Méditerranée

Jusqu’en septembre, ouvert 7jours /7, de 10hà 20h

D’octobre à mars, ouvert 7 jours /7, de 10h à 18h

04 67 07 73 34

 

 

 

 

05 Juil 2024 0 comment
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  Guy Hébert

« Ah ! Peuchère, qu’il était joli le petit train de Palavas, … » écrit René Gelly dans Souvenirs de Palavasiens (1). Depuis 1872, son histoire est attachée à la « Reine des plages de la Méditerranée ». Il faudra attendre 1924 pour que la ville obtienne le titre de « Station balnéaire et climatique » par un décret d’Alexandre Millerand, alors président de la République. C’est donc ces cent ans que la cité veut fêter cette année.

Se souvenant qu’en 1924, la troupe de l’Opéra de Paris interpréta La Tosca, dans le casino, alors un des plus réputés de France.  Fidèle à ses traditions d’accueil familial, depuis les congés payés de 1936, Palavas-Les-Flots a choisi de commémorer l’évènement par de multiples propositions festives et culturelles, de juin à septembre. Quel que soit le mois, les vacanciers de tout âge y trouveront leur bonheur.

Le centenaire de cet évènement, important pour cette ville côtière occitane d’un peu moins de 6 000 habitants, pouvant atteindre 100 000 résidents le 15 août, invite d’abord à se pencher sur son histoire. En 1140, on relève l’appellation « PALUS », désignant un marais, origine du nom de la cité. Une carte de 1717 montre que les premières cabanes de pêcheurs étaient situées à deux kilomètres au nord de la côte, au bord du Lez et des étangs.

En 1744, la redoute de Ballestras vint protéger les activités côtières et le commerce maritime. C’est en 1850 que le village se sépare de Mauguio et devient une commune de plein exercice. Et que son conseil municipal obtint d’ajouter « Les Flots » à Palavas, son patronyme original.

En 1851, le docteur Saurel y a vanté les bains de mer et de sable. Ainsi que les avantages d’un séjour à la mer pour soigner certaines maladies. L’année 1868 vit la création de la Compagnie anonyme des chemins de fer d’intérêt local de l’Hérault et le choix du tracé du célèbre petit train de Montpellier à Palavas. Circulant du 6 mai 1872 jusqu’au 31 octobre 1968. Et immortalisé par Dubout et ses dessins.

C’est enfin, en 1873 que fut créée la Société anonyme des bains de mer, à l’origine d’un premier casino, et l’exploitation d’une source d’eau minérale ferrugineuse pour un usage médical. Dénommée source Jeanne d’Arc. Neuf ans plus tard, un grand casino offrit des concerts symphoniques exécutés par l’orchestre du Grand Théâtre de Montpellier.

Dès 1918, la ville put s’enorgueillir de la construction de l’institut Saint-Pierre, en bordure de plage, destiné à des enfants malades ou convalescents, grâce à l’association caritative Œuvre Montpelliéraine des Enfants à la Mer. Encore aujourd’hui, c’est le seul hôpital exclusivement pour enfants de la région Occitanie.

Quant à L’histoire de la redoute de Ballestras, reconstruite pierre par pierre en 1992 par les Compagnons du Devoir au milieu de l’étang du Levant, elle se confond avec celle des trois châteaux d’eau successifs bâtis sur son emplacement initial. Depuis son déplacement, elle sert d’écrin au musée humoristique Albert Dubout.

 

Aujourd’hui, la ville bénéficie de pratiquement tous les labels de qualité tourisme.

En cette année commémorative, vu les occasions de découvertes jusqu’à l’automne, une énumération à la Prévert s’impose. Rencontres autour des vins, du nautisme ; feux d’artifice, fête de la mer, des pêcheurs et de la Saint-Pierre, animations aux arènes, village de producteurs, marchés divers quatre jours par semaine ; Patrouille de France, international féminin de la pétanque, championnat de France de Beach tennis.

Des visites guidées variées, parfois inédites ou occasionnelles sont aussi inscrites à l’agenda, telles que l’esprit palavasien, les coulisses du phare, le charme de la nature, la belle époque de l’architecture, les films et séries tournées dans la ville, Palavas durant la dernière guerre mondiale ou sur les traces des pêcheurs. Un programme éclectique pour tous, jeunes et moins jeunes.  A ces manifestations, il faut ajouter des lieux incontournables à visiter.

A l’image du site panoramique du phare de la Méditerranée ou du musée Albert Dubout, dans la redoute de Ballestras. Avec sa nouvelle exposition, Les chats de Dubout.

Et à profiter de ses plages, de sa convivialité et de sa joie de vivre, très méditerranéenne. Souvenirs de Palavasiens, édité en 2018 par la ville de Palavas-les-Flots


Guy Hébert

Reste à faire des choix avec l’aide de l’office de tourisme et sur leur site


Office de tourisme du Phare de la Méditerranée

Jusqu’en septembre, ouvert 7jours /7, de 10hà 20h

D’octobre à mars, ouvert 7 jours /7, de 10h à 18h

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Informations supplémentaires

  • Région: Occitanie
Dernière modification le vendredi, 05 juillet 2024 11:18

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