La tour génoise de la Parata acquise en 2004 par la Ville d’Ajaccio, fut l'objet de fouilles archéologiques préventives menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) en vue de la réalisation de ce projet ambitieux.
Avec la volonté de respecter l'histoire de ce bâtiment, le syndicat mixte, en charge de son entretien et des travaux, a choisi d'unifier la restauration des maçonneries grâce à un enduit à pierre vue qui
protégera la tour à long terme.
Retrouver son état originel
Deux découvertes intéressantes lors des travaux ont permius de combler quelques lacunes dans les archives, peu prolixes sur le rôle de la Tour ; la découverte d’un boulet de canon de 50 mm qui confirme le
rôle défensif de l'édifice. Par ailleurs, la seconde découverte d’une pierre dans la citerne correspondant à la pierre manquante au niveau du seuil du premier étage atteste du bon fonctionnement de la citerne, toujours en eau.
Une enceinte périphérique avec chemin, accès et tourelle de surveillance a été mise à jour.
En mai 2025, les travux débutent pour s'achever en juin 2026.
La Tour étant difficilement accessible, cela necessiterait des guides pour les visites, la restauration ayant été déjà assez onéreuse. L'ouverture au public n'est pas envisagée dans l'immédiat.
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Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
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Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
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Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
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Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
Restauration de la Tour de la Parata @ Marie Pietri
https://patrimoinedefrance.fr/paris/29-la-vie-de-nos-monuments/1492-restauration-de-la-tour-parata.html#sigProIdc4aad69010
Un peu d'Histoire
L’une des premières tours construites en Corse
Édifiée en 1550-1551 sur la colline de la Parata (55 m), la construction de la tour dura un an et demi. Elle est attribuée à Giacomo Lombardo, architecte et entrepreneur génois.
Elle fait partie du réseau de tours de guet implantées le long des côtes insulaires. Ces ouvrages ont la double vocation de protéger les activités commerciales (Aiacciu était un comptoir génois) et de défendre les habitants contre les Barbaresques.
Depuis la prise de Constantinople par les Turcs (1453), la piraterie sème mort et désolation, réduisant les populations en esclavage. Le pillage durera trois siècles !
Ces tours étaient construites de distance en distance de telle façon qu’un signal
donné par l’une d’elles puisse être aperçu de ses voisines. Depuis la tour de la
Parata, la passe des « Tartane » est à portée de canon. A Sanguinara di terra est
aussi employée à la gestion des droits douaniers et impôts.
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Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
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Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
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Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
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Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
Restauration de la Tour de la Parata @ Hervé Tusoli
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En 1591, on prit l’habitude de l’appeler « Sanguinara di terra » (de terre). En opposition à une autre tour « Sanguinara di mare » (de mer) qui, construite sur Mezu Mare, offre un meilleur axe de visibilité.
A Sanguinara di terra perd à cette époque son rôle militaire prédominant.
En 1617, la tour de la Parata compte une garnison composée d’un chef et de deux soldats appelés « torregiani ». L’intérieur de la tour est aménagé pour subvenir aux besoins quotidiens des trois gardiens qui l’occupent. Les gardes habitent dans la pièce unique avec niche et cheminée sous la terrasse d’artillerie.
En 1651, le chef de la tour, Agostino Ansaldo, fait état d’une dégradation importante de l’édifice.
