Nos ancêtres les gaulois

L'exposition temporaire, visible jusqu’au 7 janvier, consacrée à La navigation lagunaire. 2 000 ans de secrets révélés par le musée d’archéologie de Catalogne. nous invite à faire un saut jusqu'au musée Lattara-Musée Henri Prades un site archéologique plein de ressources.

 

Le site de Lattara vu du musée © photo G.Hébert

 

A un jet de pierre de Montpellier, au musée Lattara, naissance, vie et déclin d’un port gaulois  

Nos ancêtres les gaulois… S’il est un lieu, entre Montpellier et la mer, où les visiteurs pourront découvrir l’histoire de ces  hommes et femmes, entre le Xième  siècle avant J.-C. et le 3ième  après J.-C., c’est bien au musée Henri Prades de Lattes, construit sur le site Lattara, ancien port gaulois de la méditerranée. Pendant 800 ans, les indigènes celtes se frottèrent aux Etrusques, aux Grecs, aux Ibères et aux romains. Aujourd’hui, le site archéologique Lattara-musée Henri Prades mérite le détour car, après 32 ans, il vient de subir une profonde rénovation qui le rend plus attractif et plus dense. Offrant un parcours chronologique bien structuré et mettant en valeur  d’intéressants objets archéologiques trouvés sur place ou à l’occasion de fouilles préventives à proximité. En guise d’introduction, un petit film d’animation séduira tout public. A la fois poétique et pédagogique, associant dessins et aquarelles, il présente l’histoire de l’antique Lattara. Avec   une réalisation remarquable et concrète, la réplique d’une maison gauloise traditionnelle (3ième - 2ième siècles avant J.-C.), découverte sur le site. Et une riche section permet de pénétrer dans le quotidien des habitants de Lattara. Un voyage intime dans notre histoire.

 

 

Évocation du site de Lattara (2 ème siecle av J.-C. Aquarelle de Jean-Claude Golvin) La ville est entourée d’un rempart de plus de six mètres © photo G.Hébert

 

Au milieu d’un site où sont visibles des bases de murs de maisons de nos ancêtres, le musée offre une vision exhaustive de la période précédant la naissance d’un port gaulois jusqu’à sa fondation, son apogée et son déclin. De la première section, du  Xième au VIIIième avant J.-C., on retiendra  quelques objets provenant de populations au mode de vie semi-sédentaire, se déplaçant des zones lagunaires vers les plateaux de l’arrière-pays, en fonction des aléas climatiques. La seconde section permet de comprendre l’importante expansion de l’établissement gaulois de la Cougourlude, à 1,5 km au nord-est de la future implantation du port de Lattara. Avec ses enceintes monumentales mises en évidence lors de fouilles préventives en 2016. Puis son abandon progressif par les indigènes, attirés par la création du comptoir étrusque de Lattara, fondé aux environs de 500 avant J.-C., amplifiant des échanges commerciaux déjà existants avec les grecs de Massalia et les étrusques.

 

En 250 ans le port de Lattara, où les gaulois se sont installés en acquérant les savoir-faire des premiers occupants, prospère. Pendant cinq siècles la ville rayonne. Puis la lagune s’ensable, la mer s’éloigne … et les hommes aussi. Lattara a vécu mais n’a pas disparu. Son souvenir vit encore sous la terre.

 

Trésor monétaire découvert à Lattara 2ème siècle avant J.-C.© photo G.Hébert

 

Aujourd’hui, le musée présente efficacement des témoignages recueillis depuis les premières fouilles d’Henri Prades, il y a plus de cinquante ans : céramiques, verreries, lampes, outils, monnaies, stèles, objets touchants du quotidien… Des vitrines permettent d’imaginer leurs activités quotidiennes : travailler, manger, se déplacer, décorer, se distraire, pratiquer des rites religieux… Intéressante également la volonté de montrer  les civilisations qui se sont rencontrées ici, étrusque, grecque, gauloise et romaine, à travers les objets sélectionnés. Ancienneté, permanence et richesse  des échanges avec le monde méditerranéen sont ainsi mis en évidence.

 

Décor de coquillages du 2ème siècle av J.-C. , originalité de Lattara © photo G.Hébert

 

Faut-il trouver une raison supplémentaire pour faire un détour par ce musée en découvrant Montpellier ? « Lattara est le site de formation de nombreux archéologues, depuis 1980, vu la  richesse de ce territoire » glisse Diane Dusseaux, conservatrice du patrimoine et directrice du musée. Ce lieu n’a pas fini d’enrichir nos connaissances par ses fonds disponibles et les fouilles qui se poursuivent. En attendant l’ouverture du site archéologique au public, auquel travaillent le musée et les chercheurs.

 

Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades, 390 avenue de Pérols 34970 Lattes

 

04 67 99 77 20  

 

Fermé le mardi. Ouvert le samedi et le dimanche de 14h à 18h. Les autres jours de 10h à 12h et de 13h30 à 17h30.

 

A noter également  une douzaine d’ateliers pédagogiques, proposant des initiations variées (poterie néolithique, peinture pariétale, lampes à huile, orfèvrerie gallo-romaine, décors peints, mosaïque romaine, confection d’un costume, tissage antique, écritures anciennes, techniques de fouilles… pendant les vacances scolaires ou pour un anniversaire. Et toute l’année pour les scolaires.

 

Accès au site :

 

-          Terminus du tramway ligne 3 « Lattes Centre »

 

-          Piste cyclable entre Montpellier, Palavas et Pérols

 

-          Sortie 30 « Montpellier Sud» ou 31 « Montpellier Ouest », suivre la direction de Lattes, puis « Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades »

 

26 Nov 2018 0 comment
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  Guy Hébert

L'exposition temporaire, visible jusqu’au 7 janvier, consacrée à La navigation lagunaire. 2 000 ans de secrets révélés par le musée d’archéologie de Catalogne. nous invite à faire un saut jusqu'au musée Lattara-Musée Henri Prades un site archéologique plein de ressources.

 

Le site de Lattara vu du musée © photo G.Hébert

 

A un jet de pierre de Montpellier, au musée Lattara, naissance, vie et déclin d’un port gaulois  

Nos ancêtres les gaulois… S’il est un lieu, entre Montpellier et la mer, où les visiteurs pourront découvrir l’histoire de ces  hommes et femmes, entre le Xième  siècle avant J.-C. et le 3ième  après J.-C., c’est bien au musée Henri Prades de Lattes, construit sur le site Lattara, ancien port gaulois de la méditerranée. Pendant 800 ans, les indigènes celtes se frottèrent aux Etrusques, aux Grecs, aux Ibères et aux romains. Aujourd’hui, le site archéologique Lattara-musée Henri Prades mérite le détour car, après 32 ans, il vient de subir une profonde rénovation qui le rend plus attractif et plus dense. Offrant un parcours chronologique bien structuré et mettant en valeur  d’intéressants objets archéologiques trouvés sur place ou à l’occasion de fouilles préventives à proximité. En guise d’introduction, un petit film d’animation séduira tout public. A la fois poétique et pédagogique, associant dessins et aquarelles, il présente l’histoire de l’antique Lattara. Avec   une réalisation remarquable et concrète, la réplique d’une maison gauloise traditionnelle (3ième - 2ième siècles avant J.-C.), découverte sur le site. Et une riche section permet de pénétrer dans le quotidien des habitants de Lattara. Un voyage intime dans notre histoire.

 

 

Évocation du site de Lattara (2 ème siecle av J.-C. Aquarelle de Jean-Claude Golvin) La ville est entourée d’un rempart de plus de six mètres © photo G.Hébert

 

Au milieu d’un site où sont visibles des bases de murs de maisons de nos ancêtres, le musée offre une vision exhaustive de la période précédant la naissance d’un port gaulois jusqu’à sa fondation, son apogée et son déclin. De la première section, du  Xième au VIIIième avant J.-C., on retiendra  quelques objets provenant de populations au mode de vie semi-sédentaire, se déplaçant des zones lagunaires vers les plateaux de l’arrière-pays, en fonction des aléas climatiques. La seconde section permet de comprendre l’importante expansion de l’établissement gaulois de la Cougourlude, à 1,5 km au nord-est de la future implantation du port de Lattara. Avec ses enceintes monumentales mises en évidence lors de fouilles préventives en 2016. Puis son abandon progressif par les indigènes, attirés par la création du comptoir étrusque de Lattara, fondé aux environs de 500 avant J.-C., amplifiant des échanges commerciaux déjà existants avec les grecs de Massalia et les étrusques.

 

En 250 ans le port de Lattara, où les gaulois se sont installés en acquérant les savoir-faire des premiers occupants, prospère. Pendant cinq siècles la ville rayonne. Puis la lagune s’ensable, la mer s’éloigne … et les hommes aussi. Lattara a vécu mais n’a pas disparu. Son souvenir vit encore sous la terre.

 

Trésor monétaire découvert à Lattara 2ème siècle avant J.-C.© photo G.Hébert

 

Aujourd’hui, le musée présente efficacement des témoignages recueillis depuis les premières fouilles d’Henri Prades, il y a plus de cinquante ans : céramiques, verreries, lampes, outils, monnaies, stèles, objets touchants du quotidien… Des vitrines permettent d’imaginer leurs activités quotidiennes : travailler, manger, se déplacer, décorer, se distraire, pratiquer des rites religieux… Intéressante également la volonté de montrer  les civilisations qui se sont rencontrées ici, étrusque, grecque, gauloise et romaine, à travers les objets sélectionnés. Ancienneté, permanence et richesse  des échanges avec le monde méditerranéen sont ainsi mis en évidence.

 

Décor de coquillages du 2ème siècle av J.-C. , originalité de Lattara © photo G.Hébert

 

Faut-il trouver une raison supplémentaire pour faire un détour par ce musée en découvrant Montpellier ? « Lattara est le site de formation de nombreux archéologues, depuis 1980, vu la  richesse de ce territoire » glisse Diane Dusseaux, conservatrice du patrimoine et directrice du musée. Ce lieu n’a pas fini d’enrichir nos connaissances par ses fonds disponibles et les fouilles qui se poursuivent. En attendant l’ouverture du site archéologique au public, auquel travaillent le musée et les chercheurs.

 

Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades, 390 avenue de Pérols 34970 Lattes

 

04 67 99 77 20  

 

Fermé le mardi. Ouvert le samedi et le dimanche de 14h à 18h. Les autres jours de 10h à 12h et de 13h30 à 17h30.

 

A noter également  une douzaine d’ateliers pédagogiques, proposant des initiations variées (poterie néolithique, peinture pariétale, lampes à huile, orfèvrerie gallo-romaine, décors peints, mosaïque romaine, confection d’un costume, tissage antique, écritures anciennes, techniques de fouilles… pendant les vacances scolaires ou pour un anniversaire. Et toute l’année pour les scolaires.

 

Accès au site :

 

-          Terminus du tramway ligne 3 « Lattes Centre »

 

-          Piste cyclable entre Montpellier, Palavas et Pérols

 

-          Sortie 30 « Montpellier Sud» ou 31 « Montpellier Ouest », suivre la direction de Lattes, puis « Site archéologique Lattara-Musée Henri Prades »

 

Informations supplémentaires

  • Région: Pays de la Loire
Dernière modification le mardi, 27 novembre 2018 17:01

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