La rédaction

De Roscoff

Ce petit port situé à proximité de Morlaix attire par ses nombreux atouts. Ancien repaire de pirates, son architecture porte encore les stigmates d'un commerce maritime florissant.

Des anciennes maisons d'armateurs (XVIIe-XVIIIe) à l'église Notre-Dame-de Kroaz-Batz (XVIe) ou bien encore la maison d'Alexandre Dumas, tout ici se prête à une balade plaisante.

L'échauguette, marque prestigieuse du passé de Roscoff © photo PdF 2019

Sans oublier le Centre de thalassothérapie réputé pour ses bienfaits marins. La mer au centre de nombreuses activités ici puisque Roscoff abrite l'aquarium Charles-Pérez, la station de biologie marine.

Vue sur la baie de Roscoff depuis le centre de thalassothérapie © photo PdF 2019

La Ceinture dorée (bande de terre entre Morlaix et Plouescat) comme on l'appelle ici exporte ses oignons et ses choux-fleurs.

Une escale s'impose dans ce charmant port, accessible à 15 minutes vous pouvez passer  la journée sur l'Ile de Batz et profitez de son Jardin exotique, son climat très doux a permis d'acclimater des plantes extraordinaires.

Dans le Finistère

04 Juil 2019

Restauration du théâtre impérial de Fontainebleau

 

La réouverture de ce théâtre exceptionnel marque la fin d'une restauration de longue haleine. 12 ans et 10 millions d’euros auront été nécessaires pour aboutir à la réalisation de ce projet hors du commun.

C'était en 2007, un accord historique était scellé à Fontainebleau entre la France et l’Emirat d’Abu Dhabi. Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats Arabes Unis, s'engage à mettre les fonds à la sauvegarde de la salle de spectacle, chef d'oeuvre architectural du Second Empire.

Vue sur la scène du théâtre Impérial, avec son décor de forêt © Sophie Lloyd

Un peu d'Histoire

Lors du premier voyage à Fontainebleau de Napoléon III et d'Eugénie en 1853, la décision est prise d'y aménager un nouveau théâtre. Une année durant laquelle Hector Lefuel conçoit la salle qui sera inaugurée en 1857. Dernier témoin d’un théâtre de cour ayant conservé tous ses dispositifs historiques, notamment l’un des plus importants ensembles de décors scéniques existant en France, l'on observe toutefois l'inspiration de celui de la reine Marie-Antoinette à Trianon.

Dorure de la salle de spectacle © Château de Fontainebleau

Grâce à cette restauration exemplaire, le théâtre de Fontainebleau constituera un espace muséographique unique dédié aux arts de la scène et aux arts décoratifs du Second Empire.

La première tranche de travaux s’est concentrée sur la restauration de la salle de spectacle, du vestibule et du foyer impérial. Elle s'achève en 2014. Cette seconde et dernière tranche avait pour objectif de restaurer la scène et sa machinerie ainsi que les espaces périphériques et les niveaux supérieurs.

Installation du lustre de la salle de spectacle, après restauration © Gilles Coulon

La préservation des matériaux d’origine, dont près de 80% ont pu être conservés, tant pour les décors que pour le mobilier, était l'objectif essentiel. 

Un rayonnement international

C'est un beau succès de partenariat entre la France et l'Emirat d’Abu Dhabi, concrétisé dans le goût commun de sauvegarder un héritage culturel, mais aussi des savoir-faire. Pour le bien de l'Humanité.

Ce chef-d'oeuvre architectural, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, grâce au mécénat de Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan.

Le théâtre Impérial du Château de Fontainebleau © Château de Fontainebleau

La transmission aux générations futures de ce trésor historique est assurée, comme le souligne Son Excellence Mohamed Khalifa Al Mubarak, président du département de la culture et du tourisme d'Abu Dhabi : "Une restauration exemplaire qui illustre notre volonté de soutenir le patrimoine culturel mondial, témoin des histoires partagées de l’humanité, et d’édifier une communauté internationale unie autour de la culture. "

Les fastes des fêtes impériales

La visite du théâtre comme l'ont connu Napoléon III et Eugénie, des décors installés sur la scène, l'été; Et pendant l'hiver, la scène et les salons attenants seront accessibles.

Château de Fontainebleau

77000 Fontainebleau 

 

 

 

03 Juil 2019

Animations estivales au Domaine de Vizille

L'exposition dédiée à la famille de Lesdiguières apporte une véritable introduction à l'Histoire du château. Une exposition temporaire "La splendeur des Lesdiguières, le Domaine de Vizille au XVIIe" dont le département de l'Isère, son actuel propriétaire, souhaite inscrire l'histoire de l'ancienne province du Dauphiné.

Elle illustre une page historique incontournable pour qui s'intéresse à la Révolution française et la destinée de ce lieu en témoin de cette époque.

En 1788, l'assemblée des Etats du Dauphiné réclame la Convocation des Etats-Généraux dans la Salle du Jeu de Paume du château du connétable de Lesdiguières.

Exposition au Domaine de Vizille

 

Chef de guerre durant des décennies, bien avant de commander l’ensemble des armées françaises, Lesdiguières entrepose très tôt à Vizille de quoi équiper une troupe de plusieurs centaines de fantassins en armures protectrices, armes blanches et armes à feu.

Aujourd'hui, le musée de la Révolution française y est installé et propose à la visite des pièces exceptionnelles, notament la faïencerie, unique en son genre.

Le château

En chantier presque perpétuel, le château de Lesdiguières est l’oeuvre de deux architectes parisiens successifs, Pierre La Cuisse et Guillaume Le Moyne, ainsi que d’une foule d’artisans venus du Val d’Aoste ou locaux. Le perron de Vizille associe, comme le restant du château, le tuf au calcaire compact.

 

Statue de Marat au Domaine de Vizille © photo PdF 2019

L’attention portée à l’architecture et aux jardins s’applique aussi aux intérieurs qui reçoivent de riches décors, tapisseries tissées ou brodées agrémentent les murs.

Sous la houlette des architectes oeuvrant au château et grâce à la dynastie de jardiniers des Féronce, le parc s’agrandit d’un enclos spacieux
avec bassin et canal placé devant la ménagerie…

Mis en sommeil avec les derniers ducs puis après l’extinction de la dynastie en 1711, château et domaine se réveillent à partir de 1780.

Le Domaine départemental de Vizille-Musée de la Révolution française est également un parc très apprécié de la population grenobloise.

02 Juil 2019

Poésie au Musée Manoli

"Le végétal dans tout son état"

Dans le cadre du Festival la Houle des Mots, une soirée Passages se tiendra au Musée Manoli. Une lecture de textes poétiques inspirés par la nature et les jardins en accompagnement de l'exposition actuelle de Sylvain Le Corre "Cambium"

 

Les Trapézistes 1956, fonte d'aluminium collection départementale d'Ille et Vilaine, dépôt GIP Manoli © photo PdF 2019

 

Intervention de l’ Association Presqu’île en Poésie Saint-Jacut de la Mer. Récitantes  Jacqueline Baringo  Marie - Pierre Harel  Jocelyne Le Brun. Accompagnement musical   Bertrand Le Brun au Rav (Hang)

Ce musée est abrité au coeur d'un espace verdoyant, parfaitement entretenu où il fait bon déambuler entre les sculptures de l'artiste et ses différentes oeuvres installées dans deux batiments distincts.

Un peu d'Histoire

Pierre Manoli est né au Caire en novembre 127.

Tout jeune, commence à modeler des figurines et des sujets animaliers. Il souhaite devenir sculpteur. En 1947 Manoli s’inscrit à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts du Caire. 1951, il quitte l’Egypte pour s’installer en France et s’inscrit à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs. Il y étudiera jusqu’en 1955 et obtiendra le diplôme Henri Matisse. Entretemps il se marie et a deux filles.

1956

Manoli enrichit sa formation en s’inscrivant à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il a pour professeurs Despierre, Saint-Saëns, Cavaillès et Robert

Couturier. Il travaille surtout la glaise, le plâtre et le modelage.

Il commence aussi à explorer les ressources du mouvement, de l’équilibre et du déséquilibre avec la série des trapézistes et des personnages dans l’espace.

En 1958, au Salon d’automne il expose Les Trapézistes. L’année suivante il participe avec ses mobiles à la première Biennale de Paris et au Salon de la Jeune sculpture. André Malraux remarque son travail.

1962, Manoli participe au séminaire international à l’Université de Farleigh Dickenson (New Jersey,

Etats-Unis). Suivront des travaux de commandes, 1964/1965.

Il divorce et installe son atelier dans les anciennes écuries de Buffon, rue Poliveau, Paris Vème.

En 1967, il rencontre Britt-Marie Andersson deviendra son épouse.

1970 le monument que lui commande la SNCF, Hommage au Rail, est installé dans le hall de la gare

Montparnasse.

1971

Manoli réalise des sculptures motorisées avec des Structures de parapluies.

Quatre ans plus tard, Manoli et Britt-Marie s’installent en Ille-et-Vilaine, à La Richardais, un petit bourg situé au bord de la Rance.

De 1976 à 1989, en plus de ses créations d’atelier, Manoli réalise de nombreuses œuvres monumentales.

1990

Manoli reçoit le prix de la Fondation Florence Gould au XXIVème Prix International d’Art Contemporain à Monte-Carlo.

1992

La sculpture la Grande Voile est inaugurée dans le hall de la Gare Montparnasse à Paris. Il poursuivra son travail de recherche artistique qui prendra différentes formes et des orientations diverses : Hommage à la Rance, sur le thème de la légende de Broceliande, du mobilier liturgique à la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

En 2000, L’Arbre de la Connaissance est acquis par le Lycée Brizeux à Quimper.

Le 9 février 2001, l’artiste décède à La Richardais. Le 8 septembre, inauguration du Musée et Jardin

de sculptures MANOLI à La Richardais (Ille-et-Vilaine).

Le charisme de l’artiste fait que son musée vit toujours grâce à l’association des amis de Manoli.

 

Jeudi 11 juillet 2019 

A 17h

Réservation en ligne

6€/personne
Règlement sur place par chèque ou espèces uniquement

Exposition temporaire de Sylvain Le Corre "Cambium"

Jusqu'au 15 septembre 2019

 

Musée Manoli

Jardin et sculptures

9, Rue du Suet

35 780 La Richardais

02 Juil 2019

Visite du Château du Taureau en Finistère

A proximité de Carantec, la Belle, se dresse sur son éperon rocheux une fière citadelle : le château du Taureau. Il revient de loin cet édifice au passé tumultueux. Aujourd'hui préservé on le visite avec émotion tant il recèle d'histoire humaine.

A l'abordage !

La destruction de la ville de Morlaix par les Anglais en 1522 fut d'une telle violence qu'il devint urgent de trouver un moyen radical de surveiller l'accès par la mer. La seule solution efficace de se protéger fut prise ; construire un fort au milieu de la baie.

La navigation dans la baie de Morlaix s'est avérée longtemps périlleuse (25 navires périrent en mer entre 1744 et 1775) pour remédier à ce danger la construction d'un fort, point de repère pour les marins, le château du Taureau est édifié.

 

La baie de Morlaix © photo PdF 2019

Un effet dissuasif immédiat

Sous le règne de Louis XIV, Vauban lors de son inspection en 1689 décide de reconstruire le premier fort et ne conservera que la Tour Française. L'enceinte sera agrandie et surélevée. Ce système de défense sur deux étages fera que le fort ne sera jamais attaqué.

Le fort est achevé en 1745.

Casemate du château du Taureau © photo PdF 2019

A partir de 1721 le fort se transforme en prison. A la demande des familles nobles de la région, par lettre de cachet, sont emprisonnés des personnes de rang. Logés, nourris les familles payent les frais d'internement, faute de quoi ceux-ci sont délivrés.  

L'on estime à 60 le nombre de prisonniers qui ont fréquentés le fort entre 1721 et 1792. Lors de la Révolution Française, prêtres réfractaires, communards, montagnards y sont présents. Leurs conditions de vie sont moins difficiles que celles des soldats de la garnison qui se retrouvent sans draps, sans paille, sans bois, sans chandelle...

Classé Monument historique en 1914, l'Etat le loue en 1930 à la riche héritière Mélanie de Vilmorin qui devra effectuer des travaux de réhabilitation en échange d'un modeste loyer.

Autre époque, 1960 voit l'association du Centre nautique ouvrir ses portes dans le château du Taureau. L'école fermera en 1980.

 

L'enceinte entièrement restaurée selon les techniques du XVIIIe © photo PdF 2019

Selon des plans et des techniques du XVIIIe

La restauration du fort débute alors qu'il est dans un état de délabrement avancé. Neuf communes se regroupent en association et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Morlaix, actuelle gestionnaire, porte le projet.

La restauration faite dans les règles, permet de réaliser une cale (prévue par Vauban mais jamais construite) en 1998. Un imposant travail de maçonnerie, 190 blocs de granit sont changés, puis les menuiseries (planchers, portes et pont-levis) ainsi que les enduits formeront un chantier qui va durer huit années.

Le site est ouvert au public en 2006.

01 Juil 2019

Saint-Vaast la Hougue, village préféré 2019

L'émission de France 3, le « Village Préféré des Français » présentée par Stéphane Bern a distingué le petit village normand.

Le choix étonnant des téléspectateurs s'est porté sur la petite communue du Cotentin de Saint-Vaast la Hougue, ce qui peut s'expliquer par la qualité architecturale du lieu et sans aucun doute la mobilisation active de ses habitants.

 

Protection de la Côte contre les Anglais

Les sites majeurs du Réseau Vauban se réjouissent de la distinction obtenue par cette ville appréciée mais assez peu connue du grand public.

Saint-Vaast-la-Hougue abrite les deux tours observatoires de La Hougue et Tatihou, l’un des sites majeurs de Vauban inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco au titre du bien en série « Fortifications de Vauban » en 2008.

Le bien en série « Fortifications de Vauban » réunit les 12 sites fortifiés d’Arras, Besançon, Blaye/Cussac-Fort-Médoc, Briançon, Camaret-sur-Mer, Longwy, Mont-Dauphin, Mont-Louis, Neuf-Brisach, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Vaast-la-Hougue, Villefranche-de-Conflent.

 

01 Juil 2019

Réouverture de la maison d'Alexandra David-Neel

Première femme occidentale à pénétrer dans Lhassa au Tibet

Alexandra David-Neel, décédée à presque 101 ans, laisse sa demeure remplie de son histoire et de tous ses trésors. 

Cette grande voyageuse et féministe avant l'heure fut la première femme d'origine européenne à rencontrer le dalaï lama et à effectuer un périple de 14 ans en Asie (Inde, Japon, Tibet ...) au début du 20ème siècle.

Sa secrétaire, restée vivre dans la maison, l'a fait revivre en l'ouvrant aux visites.

 

Maison d'Alexandra David-Neel © Ville de Dignes-les-Bains

Sa maison Samten Dzong, la « résidence de la réflexion » devenue musée

La ville de Digne-les-Bains, héritière principale s'est engagée à rendre hommage à Alexandra David-Neel. Ce patrimoine exceptionnel retrouve vie grâce à la restauration de sa maison, telle qu'elle était de son vivant, en y intégrant ses objets du quotidien, son mobilier hétéroclite.

Son jardin a été restitué et son musée dédié à sa vie si singulière, témoignage de ses voyages et de son indépendance exceptionnelle à cette époque.

Le jardin de roses et le verger-potager

Pas moins de 1 300 m2 pour Alexandra David-Neel qui voue aux roses une véritable passion. Elle y aimait faire de longues promenades méditatives

4 salles d'expositions retrace les grandes étapes de sa vie et de ses voyages.

Des documents inédits (photographies, correspondances...) et objets rapportés de voyages viennent appuyer le propos muséographique, de l'enfance à son dernier grand voyage en Asie.

La Maison Alexandra David-Neel compte parmi l'une  des "Maisons illustres françaises"

Le parcours se termine par la visite de la maison patrimoniale, dédiée à l'écriture et à la vie personnelle : mari, fils adoptif, amis sont présentés dans l'atmosphère originelle. Vous pourrez y retrouver des objets d'époque : masques grimaçants suspendus, bouddhas dorés illuminés par la lumière colorée des baies vitrées, grands panneaux de calligraphie chinoise éloge de la propriétaire des lieux.

« Samten Dzong » est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1996. Elle a également reçu le label du Patrimoine du XXème Siècle en 2008 du Ministère de la culture et de la communication.

Visite guidée de la maison sur réservation uniquement (8 pers. max.) par téléphone au 04 92 31 32 38.

Visite complète : musée + maison en visite guidée + jardin : 8 €

Visite musée + jardin OU uniquement la maison en visite guidée : 6 €

Dignes-les-Bains

29 Jui 2019

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