Tous au Musée le 14 Juillet

Le MuMa ouvre gratuitement ses portes avec le soutien de la Matmut

Présentée dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste et d’Un Été au Havre, l’exposition Nuits électriques, composée par 170 œuvres de 70 artistes, se dévoile le temps d'une visite libre au Musée d’art Moderne André Malraux – MuMa du Havre.

 

A propos de l'exposition

Au début du 19e siècle, l’obscurité dans les villes est remplacée par les lumières provenant de l’objet symbole de modernité de l’époque et ’icône de la « ville lumière », les réverbères. Et cela change tout, la ville devient plus sûre et prend forme de manière différente aux yeux des habitants.

Un contraste social qui inspire de nombreux artistes

Les centres-villes sont lumineux grâce à l’éclairage artificiel tandis que les quartiers populaires en périphérie restent sombres. Partout en Europe, de nombreux artistes de l’époque, à travers des peintures, des photos et des gravures s’emparent de cette thématique et en font un sujet de prédilection. 

Uniquement sur réservation, visite libre et gratuite

Le mardi 14 juillet, de 10h à 18h

Nuits électriques 

Musée d’Art Moderne André Malraux – MuMa 

2 boulevard Clémenceau

76 000 Le Havre

02 35 19 62 62

vendredi, 03 juillet 2020 Écrit par

La Maison de Millet

On se croirait au bout du monde, ici à la presqu’île de la Hague. On le sait peu mais c'est ici que le fameux peintre Jean-François Millet est né.

D'un oeil nouveau, l'on découvre l’influence de Jean-François Millet sur les courants artistiques depuis la fin du 19e siècle 

Labellisée « Maison des Illustres » en 2011

La visite de sa maison natale nous plonge dans son univers et permet à l'aide d'un parcours centré sur les relations intimes que Millet a entretenues avec son pays natal. Tout son travail reflète l'attachement de l'artiste aux paysages de son enfance.

De nombreux croquis, dessins et peintures représentant son « endroit ».

L''occasion nous est donnée de marcher sur les traces des oeuvres du peintre comme le hameau Gruchy,est resté authentique, présente toujours de nombreux angles de vue bien identifiables sur les oeuvres de Millet : Le bout du village, le puits, le rocher du Castel Vendon, le hameau Cousin, mais aussi l’église.…

 

Visite guidée « Millet, peintre-paysan de la Hague »
Tous les jeudis en juillet et août, 14h-16h
Visite guidée de la Maison natale puis découverte du hameau Gruchy jusqu’au point de vue du Castel Vendon, sur les lieux qui ont inspiré l’artiste.

Tout public. Tarif : 6 €. Sur réservation. Chaussures de marche obligatoires.

 

Maison natale Jean-François Millet
19 Hameau Gruchy, Gréville-Hague
50 440 La  Hague
02 33 01 81 91

lundi, 22 juin 2020 Écrit par

Pétition pour sauver la maison et son jardin du peintre Dunoyer de Segonzac

La Maison du peintre, du 9 de l'avenue Sainte-Marie à Chaville, fat aujourd'hui parlé d'elle. Cette demeure du 19ème, entourée d'arbres centenaires, est en danger.

Après avoir adressé un courrier à Madame Elisabeth Borne, Ministre de la Transition Ecologique et solidaire, ainsi qu'au ministre de la Culture Monsieur Franck Riester, le Président de l'Association Chaville Parc Lefebvre, Monsieur François Murez lance une pétition pour tenter de sauver une adresse bien connue des chavillois, la Maison Dunoyer de Segonzac.

Une mémoire à transmettre

Le classement de cet ensemble, à l'heure actuelle la maison est protégée mais pas son jardin dont les arbres magnifiques restent l'âme de cette demeure risquent de succomber. De nombreux riverains se mobilisent pour tenter de sauver ce qui représente une part du passé de la ville. Le permis de construire, accordé à des promoteurs, va détruire la magie du lieu et son Histoire.. 

Pourquoi ne pas la transformer en Maison des Illustres, voici l'une piste suggérée par l'Association. Créer et ouvrir un lieu culturel dédié au peintre et à ses oeuvres, l'espace de 2700m² permettra d'accueillir un large public.

Sauvegardons le Jardin, les Arbres et la Maison du Peintre André Dunoyer de Segonzac

Si vous souhaitez signer la pétition de défense :

https://www.change.org/Maison-Dunoyer

 

 

mercredi, 17 juin 2020 Écrit par

Réouverture de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat

En Alsace, à noter la date du 18 juin, pour la ré-ouverture simultanée sur un même lieu de deux sites : la Bibliothèque Humaniste et la Maison du pain d’Alsace

L'alliance de la culture et de la gourmandise, bon programme ! 

Les deux musées ont travaillé ensemble sur les dispositifs sanitaires qui tiennent compte des préconisations transmises par l’Etat et des spécificités des espaces et des parcours. Tout a été pensé pour permettre aux visiteurs de parcourir l’intégralité de l’offre muséale, y compris de bénéficier des nombreux outils numériques.

Un Trésor de la Renaissance

La Bibliothèque Humaniste présente le parcours de Beatus Rhenanus, humaniste de la Renaissance et sa collection d’ouvrages classée à l’Unesco.

Le musée se découvrira en visite libre, les outils numériques seront rendus fonctionnels par des stylets. De nouveaux ouvrages exceptionnels seront présentés spécialement pour cette réouverture.

Pendant la visite, l'on pourra découvrir l'exposition "Couleurs d'atelier, l'envers du vitrail" qui se prolongera jusqu'au 15 novembre. Cette exposition, réalisée notamment avec l'appui du Musée de L’École de Nancy, illustre les travaux de Victor Rubert et Jacques Gruber, deux artistes de la couleur et de la matière.

 La grande histoire du pain et des spécialités alsaciennes

La Maison du pain d’Alsace propose la découverte du musée en mode privilégié avec une muséographie, repensée en 2018, elle sera dévoilée le temps de l’été, avec un accès exclusif en famille ou entre amis.

Dans la salle de la Zunft un nouveau dispositif innovant, retrace l’histoire des Corporations. Et pour finir en beauté, une dégustation personnalisée sera proposée. Des ateliers réservés aux familles seront proposés au mois d’août.

Rendez-vous le 18 Juin prochain

A suivre...

Bibliothèque de Selestat

1 Place Docteur Maurice Kubler

jeudi, 11 juin 2020 Écrit par

Réouverture des Jardins du château de Fontainebleau

Après le parc ce sont les jardins du château de Fontainebleau qui seront à nouveau, accessibles à tous ce 2 juin. Reste à venir début juillet l'ouverture à la visite du château, la date reste encore à définir.

 

L'on pourra se promener le long du Grand Canal, flâner près de l’étang aux Carpes ou sur le Grand Parterre de Le Nôtre… Des visites guidées des jardins vont permettre d'apprécier toute l’étendue du patrimoine paysager et architectural de Fontainebleau. Les enfants vont retrouver le petit train, et les attractions printanières: la calèche, les barques.

La distanciation sociale devra être respectée

Dans le parc et les jardins, les groupes seront limités à 10 personnes.
Dans le château, des distributeurs de gel hydro-alcoolique seront mis à la disposition des visiteurs.

Le port du masque sera obligatoire et le circuit de visite sera adapté. 

Restauration à emporter dans les jardins du château

L'achat de billets pourra se faire en ligne ou sur place l’utilisation de la carte bancaire est possible.

 

Château de Fontainebleau

Fontainebleau

mardi, 02 juin 2020 Écrit par

Le Beffroi de Béthune en rénovation

Les travaux devraient débuter à la fin du mois de juin, d'une durée d'un an et demi, La Ville de Béthune  met les moyens pour restaurer son monument emblématique.

A Béthune le chantier de restauration du beffroi*, sur la Grand’Place

Un programme chargé qui consistera à  la restauration des pierres et leur rejointoiement et à la réfection de l’étanchéité de la terrasse.  Le confortement de la charpente en bois ainsi que le remplacement de la couverture en ardoise
Puis la révision des menuiseries extérieures.

Enfin autre étape cruciale, la révision du carillon, des cloches et du système d’horlogerie

En mars 2019, le beffroi de Béthune est retenu parmi les 18 monuments prioritaires à rénover dans le cadre du Loto du patrimoine, de la mission Stéphane Bern. 

L'année précédente, la Municipalité avait réalisé une étude des travaux de restauration du beffroi. le montant était estimé à 944 756 euros hors taxes.
 
En mai 2019, le clip promotionnel pour le Loto du patrimoine de Stéphane Bern est réalisé à partir du beffroi de Béthune Lors de l’édition 2019 des Journées européennes du patrimoine, la Française des Jeux et la Fondation du patrimoine ont remis à la Municipalité un chèque de 137 000 euros pour la restauration du beffroi.

Le Beffroi de Béthune © Ville de Béthune/ M.Vasseur

Un peu d'Histoire

Fierté de la Ville et de ses habitants, le beffroi de Béthune a, au fil des siècles, toujours joué un rôle majeur dans la vie de la cité. Il a notamment été partiellement reconstruit au sortir de la Première Guerre mondiale. Les aléas du temps, et quelques épisodes météorologiques désastreux, comme la tempête de décembre 2017, ont entraîné usures et quelques dégradations de l'édifice  Le campanile a été bâché depuis cette tempête.

133 marches à gravir

Symbole de la Ville, le beffroi de Béthune trône majestueusement sur la Grand’Place depuis 1388. Classé monument historique depuis 1862, le beffroi est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2005. 

Chantier de restauration du beffroi*

Côté donnant sur la rue Sadi Carnot

 

 

 

 

lundi, 08 juin 2020 Écrit par

Survol du site de Jublains

L'équipe s'impatiente de ne pas pouvoir accueillir le public surtout les scolaires qui restent le principal auditoire du musée. En attendant une prochaine visite sur le site, en voici une virtuelle.

La première découverte d'importance à Jublains fut faite par Monsieur le curé en 1776 en faisant déffricher un talus. Et là quelle surprise une immense mosaïque jonchait le sol de 7,50m de longueur et de 5,30 m de largeur !

La mosaïque du Dauphin, du IIIe siècle © photo PdF 2020

Elle devait sans doute orner le sol d'une salle de bain à proximité du Temple.

Laissée sur place jusqu'à la Révolution elle fut en partie détruite et il n'en reste aujourd'hui que trois parties. Deux sont présentées au musée, le troisième étant dans une collection particulière.

 

Musée archéologique de Jublains

02.43.58.13.20

samedi, 09 mai 2020 Écrit par

Visite virtuelle à Bournazel

Ah vivement les beaux jours que l'on puisse profiter du jardin à Bournazel et voir l'avancée des travaux de rénovation entrepris il y a quelques mois; Ce petit hameau détient un trésor qui va retrouver ses heures de gloire suite à une réhabilitation d'envergure menée par ses propriétaires.

Travaux à Bournazel © photo PdF 2020

 

Classé Monument Historique, ce joyau de la Renaissance a de quoi surprendre par sa présence en pleine campagne du Ségala aveyronnais. Celui-ci abrite une imposante collection de meubles, objets d’art et peintures d’époque.

Construit entre 1540 et 1560, puis en partie détruit à la Révolution française, ce château fait l’objet depuis une dizaine d’années, d’un travail de restauration.

Jardin de Bournazel © photo PdF 2020

Labellisé Jardin Remarquable depuis janvier 2019

Le parc est un régal pour la promenade. son grand bassin, unique en Aveyron, autour du jardin de variétés anciennes dont les dessins d’origine ont été restitués.

Bournazel, le château et son jardin remarquable © photo PdF 2020

Une organisation symbolique

Composé d’un verger et d’un jardin clos, les neuf parterres qui le composent représentent l’éducation d’un prince
Comme un rappel aux jeux savants tant appréciés à la Renaissance.

Situé à 35km de Rodez

Château de Bournazel

12 390 Bournazel

05 65 80 81 99

mardi, 21 avril 2020 Écrit par

800 ans de l'Ecole de Médecine de Montpellier

Montpellier et l’école de Médecine, huit siècles de vie commune sur onze d’existence. Ca se fête !

1 035 ans que Montpellier existe. Depuis qu’en 985, le comte de Melgueil donna à son vassal Guilhem un simple manse, domaine agricole pouvant subvenir aux besoins d’une famille. Et sur ces onze siècles, huit ont vu la naissance et la perpétuation de la plus ancienne école de Médecine du monde occidental, encore en activité. Initiée, en 1181 par Guilhem VII, proclamant la liberté d’exercer et d’enseigner cette discipline.

Rien d’étonnant que Montpellier et cette institution soient indissociables. Et que l’anniversaire de l’an 1220 qui vit le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III, promulguer les statuts fondateurs de l’école, soit l’occasion d’un programme d’évènements nombreux et de qualité.

A consulter dès la fin du confinement, en même temps qu’en découvrant, ou revisitant le patrimoine attaché à cette histoire.

S’il faut attendre 1795 pour que l’université de médecine de Montpellier se voit attribuer, par la Convention, des locaux dignes de sa notoriété, encore en service aujourd’hui, il est intéressant de  remonter jusqu’au Moyen-Age.

Entre 985 et 1204, date du mariage de Marie de Montpellier, dernière héritière des Guilhem, avec Pierre II d’Aragon, la ville s’est développée. Et son rattachement au royaume d’Aragon et de Majorque inaugure une période où Montpellier devient un centre d’échanges commerciaux et intellectuels.

La ville attire très tôt des médecins, chrétiens, juifs ou arabes, venus de Salerne et d’Espagne. Les enseignements ont lieu aux domiciles des maîtres ou au lit des malades. Quant aux réunions et aux actes publics, ils se tiennent dans l’Eglise Saint Firmin. Et pourtant, le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III, promulgua les statuts d’une école consacrée à cette science.

En 1289, sous le pontificat de Nicolas IV, elle prendra le nom d’Université. Parmi ses brillants maîtres aux XIIIe et XIVe siècle, Arnaud de Villeneuve, Gui de Chauliac. Le premier, médecin, théologien, diplomate, astrologue et alchimiste Catalan sut interpréter les enseignements d’Avicenne, de Galien et d’Avenzoar. Le second est considéré comme le père de la chirurgie médicale. Chanoine, il devint le médecin de trois papes.

A la Renaissance, la Faculté perd progressivement la tutelle de l’Eglise au profit de l’Etat. Vers 1450,  elle acquiert ses propres locaux, le Collège royal, aujourd’hui transformé en un centre d’art rattaché au nouveau MOCO (MOntpellier COntemporain).

Le XVIe siècle verra le passage à Montpellier d’illustres personnages, de François Rabelais en 1530 et en 1537 où il obtint le titre de docteur en médecine et commenta, dans le texte, Galien et les aphorismes d’Hippocrate. Ainsi que son mentor, Guillaume Rondelet, médecin et naturaliste célèbre pour ses travaux sur les poissons. Mais surtout passé à la postérité sous les traits du personnage Rondibilis, dans Le Tiers Livre de Rabelais, publié en 1532.

Et à la même époque, Nostradamus fréquenta également la faculté, l’étude de l’astrologie étant alors reconnue comme une science.

Autre intérêt patrimonial, le plus ancien jardin botanique de France. Fondé en 1593 par Henri IV et réalisé par Pierre Richier de Belleval, titulaire d’une chaire d’anatomie  et de botanique. Un lieu rattaché à l’Université et développé par Pierre Magnol, botaniste et docteur en médecine. Devenant un véritable laboratoire d’observation scientifique et de mise au point de concepts novateurs, il permit à Magnol de se voir dédier un arbre d’ornement, dit du genre magnolia.

L’Hôtel Saint Côme est le dernier bâtiment construit avant la révolution pour accueillir une école de chirurgie. Il  est occupé actuellement par la Chambre de Commerce. Superbe bâtiment de l’architecte Jean-Antoine Giral, inspiré par l’amphithéâtre Saint Côme de Paris, avec son dôme et sa lanterne. Construit entre 1749 et 1757 grâce à un important lègue de François Gigot de Lapeyronnie, brillant chirurgien montpelliérain, reconnu à Paris et dans les cours européennes. Et aussi à l’origine de la déclaration des droits du chirurgien du 23 avril 1743 qui scella, de façon définitive, la séparation entre les barbiers et les chirurgiens.

En 1794, avec la convention, trois écoles de Santé, renommées Faculté sous le 1er Empire, furent créées à Paris, Strasbourg et Montpellier.

Bénéficiant l’année suivante d’une installation dans l’ancien monastère Saint Benoît-Saint Germain. Des locaux prestigieux qui jouxtent la cathédrale Saint Pierre, bâtis au XIVe siècle par le pape Urbain V. L’influence de Jean-Antoine Chaptal, célèbre chimiste, médecin montpelliérain et ministre de Napoléon Bonaparte lui valurent d’importantes donations.

Ce lieu exceptionnel séduisit également le collectionneur montpelliérain Jean François Xavier Atger. Il fit don à la « bibliothèque de l’Ecole de médecine », entre 1813 et 1832, d’un millier de dessins de maîtres pour qu’ils soient conservés et présentés au public. Une autre décision originale, prise en 1798, fut à l’origine d’un nouveau musée qui fut construit intra-muros, en 1851.

Elle stipule que « nul élève ne peut être admis aux examens définitifs » s’il n’a pas « présenté une pièce anatomique naturelle ou artificielle pour être déposée au Conservatoire ». C’est ainsi que fut constitué un ensemble didactique exceptionnel qui trouva sa place dans une remarquable réalisation de l’architecte Pierre-Charles Abric.

On peut le voir actuellement, resté dans son jus, avec ses colonnades et ses vitrines d’époque. Sous l’égide de tableaux de médecins célèbres et d’allégories peints par l’artiste montpelliérain Jean-Pierre Monseret.

 

Les collections, classées, apports des étudiants et des professeurs, sont le témoin de l’histoire de l’enseignement de l’anatomie avec, sujets de dissection, moulages en cire, en plâtre ou en papier mâché, instruments de chirurgie, présentation d’anomalies médicales. Mais, c’est dès l’entrée de la faculté de médecine que l’on baigne dans l’histoire. Avec son  porche, au fronton présentant le bâton d’Esculape, encadré d’imposantes statues. François de Lapeyronnie et Paul-Joseph Barthez, le théoricien du Vitalisme, y siègent en majesté. 

 

Escalier de la bibliothèque © photo G.Hébert

Le grand hall d’accueil présente un escalier majestueux conduisant à la bibliothèque et une salle de réunion, au cachet très XIXe. Il ouvre aussi sur la salle du t la salle des actes, qu’il est possible de visiter.

Bien choisir son moment car, d’ici octobre,  quelques centaines de thèses y seront soutenues, sous les dignes portraits d’anciens médecins de l’Ecole, sous un buste d’Hippocrate, offert par Napoléon.

Avec encore plus de chance, on pourra admirer le bureau du doyen, lui aussi historique. Au sortir de ce hall, on débouchera sur la cour d’honneur, dominée par la cathédrale, et son theatrum anatomicum, réalisé en 1804 et financé en partie par Chaptal. Au XXe siècle, des agrandissements furent réalisés. Quant à la recherche, Montpellier participa à de grandes découvertes médicales. A l’exemple du traitement du diabète ou de la mise au point de la transfusion sanguine.

 

Il faudra attendre 2017 pour que soit inaugurée la nouvelle faculté, près des grands hôpitaux. Œuvre de l’architecte montpelliérain François Fontès, il s’agit d’un bâtiment de verre et de béton, de côte de maille ou d’acier Corten, de plus de 11 000 m² sur six niveaux, pouvant accueillir 3 600 étudiants.

Visitable également, dans le cadre de Montpellier contemporain. Cette création du 3ème millénaire n’a pas condamné le bâtiment historique. Assurant par les activités qui y sont maintenues la permanence de cette institution montpelliéraine mondialement reconnue.

 

Après la fin du confinement, nul doute que les multiples manifestations prévues initialement pour ce huitième centenaire seront offertes selon un programme actualisé. De même que seront reprogrammées, par l’office de tourisme, des visites guidées de toutes ces entités.

Mais d’ores et déjà, les deux remarquables expositions temporaires de dessins croisés, dans les deux musées, Adger et Fabre, ouvertes le 29 février 2020, sont à inscrire lors d’un passage à Montpellier. Une volonté partagée du président de l’Université, du doyen de l’UFR Montpellier-Nîmes et du directeur du musée Fabre de montrer, selon le premier, « ce que la médecine a pu apporter à l’art et la place de l’art dans la formation des médecins, aspect qui a été particulièrement remarquable à Montpellier ».

 

L’occasion inédite de découvrir des dessins scientifiques et artistiques ayant participé à l’apprentissage du corps humain par les étudiants. Et permettant de mettre en lumière les œuvres du musée Atger, dont la fréquentation était trop confidentielle malgré l’exceptionnelle collection de dessins qu’il réunissait.

Provenant de ce dernier, des études académiques représentant le corps humain sont visibles au musée fabre. Et, en échange, une collection de portraits est présentée au musée Atger. Mettant en évidence les expressions des visages à travers la vision d’artistes du XVIe au 20e siècle. Permettant une nouvelle fois de constater les affinités entre savants et artistes, depuis la Renaissance. Et de découvrir une histoire en miroir, entre anatomie et art.

Une sélection des collections de François-Xavier Fabre et de Xavier Atger, illustre la place d’une science, l’anatomie, au cœur des pratiques artistiques et savantes.

D’emblée, au musée Fabre, un spectaculaire face à face de deux écorchés retient l’attention. Celui de Jean-Antoine Houdon, en plâtre, donné par son auteur à la Société des Beaux-arts de Montpellier pour permettre l’enseignement de l’anatomie. Et de l’écorché, dit « Le Bêcheur », une statue en carton-plâtre de 1858.

L’écorché dit Le bêcheur au Musée Fabre © photo G.Hébert

 

Visible aussi, un prêt exceptionnel de la bibliothèque de la faculté de médecine, à travers des traités d’anatomie, de Vésale à D’Agoty, en passant par Albinus. Ayant inspiré les artistes jusqu’à aujourd’hui. S’arrêter également devant La leçon d’Anatomie à l’usage des artistes,  peinte en 1873 par le nîmois Numa Boucoiran.

Et pour terminer, les grands nus de François-Xavier Fabre et ses académies. Une copie de L’atelier de David, (de Léon-Mathieu Cochereau vers 1814), réalisée par le peintre montpelliérain Charles François Matet, conservateur ayant succédé à Fabre au musée éponyme est également à voir.

Couverture du livre de André Vesale, 1555 © photo G.Hébert

Quant au musée Atger, l’exposition met à l’honneur les expressions des visages à travers la vision des artistes du XVIe au XXe siècle. Ces portraits dessinés permettent de se rappeler que selon Alberti, la première fonction de ceux-ci est de « rendre les absents présents ».

Tout en cherchant à transcrire la façon d’être, la personnalité, le caractère, les émotions, voire l’état de santé du sujet. Ce volet donne l’occasion d’évoquer la physiognomonie, cette pseudo science remontant à l’Antiquité, qui avance l’idée d’une corrélation entre les traits de la personnalité et ceux du visage, entre la beauté physique et la beauté intérieure.

Au-delà, l’ouverture plus large du musée donne accès à près de mille dessins et cinq mille gravures des écoles française, italienne et nordique du XVIe au XVIIIe siècle, avec ses  Fragonard, Tiepolo, Rubens, Andrea del Sarto, Puget ou Bourdon.

Amateurs de dessins, ne boudez pas votre plaisir. En même temps que vous côtoierez l’histoire de la médecine, à Montpellier. Dès que possible !  

Guy Hébert

 

Musée Atger

2, rue de l’École de Médecine

34 000 Montpellier

04.34.43.35.80

Musée Fabre

13 rue Montpelliéret

34 000 Montpellier

04.67.14.83.00

 

 

vendredi, 22 mai 2020 Écrit par

Restauration au château du Pailly

En Haute-Marne en Champagne Ardenne, témoignage de l'architecture Renaissance, classé Monument Historique, le Monument poursuit sa transformation.

Les travaux en cours © photo PdF 2020

Poursuivie depuis plusieurs années la réhabilitation du Château du Pailly prend forme. On suppose que le monument aurait été construit au XIVe. La petite rivière la Resaigne, lui prodigue un lit élégant tout en le protégeant naturellement. Ce château de plaine, situé en bordure de Champagne et ede Bourgogne occupe une place stratégique.

Le château du Pailly © PdF 2020

Sous son aspect de forteresse médiévale, se cache un Palais à l'Italienne. Ce château est unique dans l'Est de la France et reste l'un des rares châteaux complets du XVIe dans cette région.

Quelques repères

Propriétaire du château depuis avril 1963, l'Etat fit réaliser des travaux de restauration et de mise en valeur du donjon et de l'Aile Nord.

1995-1997 Restauration de la voûte en pierre de la terrasse et charpente et couverture du donjon et de ses tourelles, architecte Pierre-Antoine Gatier.

2003-2008 Restauration de l'Aile Nord et de la tourelle d'escalier, architecte Pierre Bortolussi.

Un Palais à l'italienne © photo PdF 2020

 

Un peu d'Histoire

La première mention du château du Pailly date de 1434, à la fin de la guerre de Cent Ans

D'une étonnante allure, sa forme trapézoïdale, ses tours d'angle circulaire et son donjon rectangulaire établissent son originalité.

Le parc du château du Pailly est classé Jardin Remarquable © photo PdF 2020

Son premier niveau servait de stockage, aucun ouverture l'atteste. Les seconds et troisième niveaux étaient dédiés aux pièces à vivre et l'on peut admirer les magnifiques cheminées, plafonds peints et ornementations diverses témoignent de l'ancienne richesse des lieux. Enfin l'ultime accès, la terrasse équipée d'une galerie de machicoulis protège les habitants.

Des cheminées en cours de restauration au château du Pailly ©photo PdF 2020

 

Château du Pailly

52 600 Le Pailly

 

 

mercredi, 08 avril 2020 Écrit par
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