Au musée Paul Valéry de Sète, le peintre Robert Combas chante Brassens

Il faut s’appeler Robert Combas pour oser ajouter un trait de feutre sur une de ses œuvres exposées au musée Paul Valéry.

Le peintre sétois y chante Georges Brassens et Sète, à travers une quarantaine d’œuvres.

Ce n’est pas la première fois que les peintures de Combas rendent hommage à Brassens. Déjà en 1992, une de ses expositions, intitulée La mauvaise réputation,  avait célébré le poète-chanteur.

Aujourd’hui, le cofondateur de la figuration libre avec Hervé Di Rosa, présente une sélection de tableaux exposés en 92. A laquelle s’ajoute une série de neuf portraits inédits de l’homme à la pipe, peints en 2021, année du centenaire de sa mort. Des toiles ayant Sète pour théâtre viennent compléter l’accrochage.

Un passage par le musée qui domine le célèbre cimetière marin et la méditerranée s’impose aux amoureux du compositeur-interprète et de l’Ile Singulière. En profitant d’autres manifestations, à Sète ou à Montpellier, proposées avant la fin de l’année, évoquant la mémoire de « l’immense pourfendeur de cons », dixit Robert Combas.

Il était naturel que quelques œuvres de Robert Combas sur Sète soit présentes pour cet hommage. « Parmi les choses qui nous relient Georges et moi y’a surtout le problème Sète : moi j’ai pris conscience dans ma création de mon côté sétois, méditerranéen à Paris […] C’est cet exil volontaire à tous les deux qui a permis l’éclosion de la Création ». Dans les sept toiles chantant Sète, le compositeur-interprète n’est pas loin. Dont Les voici les voilà les dauphins sétois de 1998/1999, ou Supplique pour que Sète ne soit pas enterrée par les promoteurs immobiliers, de 1992.

Deux clins d’œil à la célèbre Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Au-delà de l’expo Robert Combas chante Sète et Georges Brassens, il faut rappeler les quarante ans de notoriété de ce peintre né en 1957 et formé à l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Ayant participé, à 23 ans, à l’exposition Après le classicisme au musée de Saint Etienne, il réalise ses premières expositions personnelles à Düsseldorf et Amsterdam.

Sa peinture, influencée par les univers de la bande dessinée et du rock, aura droit à des rétrospectives au musée des Sables d’Olonne (1985), à celui de Saint Etienne (1986). Après son hommage à Toulouse-Lautrec au musée d’Albi, en 1990, c’est au musée d’Art moderne de la ville de Paris (1993) qu’il exposera. Et avant Sérignan (1996), Séoul en 2006 et Lyon en 2012. Bien qu’impliqué dans le courant de la figuration Libre, en compagnie des frères Di Rosa, de Boisrond et de Blanchard, Robert Combas ne peut pas être étiqueté. « De la Figuration Libre, il ne conserve que l’épithète libre ; de l’art brut, il ne conserve que brut. De l’art brut, il revendique la pureté ; de la figuration libre, l’impureté », selon Bernard Marcadé.

Guy Hébert

 

Jusqu'au 31 décembre 2021

Musée Paul Valéry

148 rue François Desnoyer 34 200 Sète

04 99 04 76 16

Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h (fermé le 25 décembre)

• Catalogue reproduisant l’ensemble des œuvres de Robert Combas autour de Georges Brassens. Avec photographies et QRcodes permettant d’accéder à des contenus audio visuels.

17 Nov 2021 0 comment
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  Guy Hébert

Il faut s’appeler Robert Combas pour oser ajouter un trait de feutre sur une de ses œuvres exposées au musée Paul Valéry.

Le peintre sétois y chante Georges Brassens et Sète, à travers une quarantaine d’œuvres.

Ce n’est pas la première fois que les peintures de Combas rendent hommage à Brassens. Déjà en 1992, une de ses expositions, intitulée La mauvaise réputation,  avait célébré le poète-chanteur.

Aujourd’hui, le cofondateur de la figuration libre avec Hervé Di Rosa, présente une sélection de tableaux exposés en 92. A laquelle s’ajoute une série de neuf portraits inédits de l’homme à la pipe, peints en 2021, année du centenaire de sa mort. Des toiles ayant Sète pour théâtre viennent compléter l’accrochage.

Un passage par le musée qui domine le célèbre cimetière marin et la méditerranée s’impose aux amoureux du compositeur-interprète et de l’Ile Singulière. En profitant d’autres manifestations, à Sète ou à Montpellier, proposées avant la fin de l’année, évoquant la mémoire de « l’immense pourfendeur de cons », dixit Robert Combas.

Il était naturel que quelques œuvres de Robert Combas sur Sète soit présentes pour cet hommage. « Parmi les choses qui nous relient Georges et moi y’a surtout le problème Sète : moi j’ai pris conscience dans ma création de mon côté sétois, méditerranéen à Paris […] C’est cet exil volontaire à tous les deux qui a permis l’éclosion de la Création ». Dans les sept toiles chantant Sète, le compositeur-interprète n’est pas loin. Dont Les voici les voilà les dauphins sétois de 1998/1999, ou Supplique pour que Sète ne soit pas enterrée par les promoteurs immobiliers, de 1992.

Deux clins d’œil à la célèbre Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Au-delà de l’expo Robert Combas chante Sète et Georges Brassens, il faut rappeler les quarante ans de notoriété de ce peintre né en 1957 et formé à l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Ayant participé, à 23 ans, à l’exposition Après le classicisme au musée de Saint Etienne, il réalise ses premières expositions personnelles à Düsseldorf et Amsterdam.

Sa peinture, influencée par les univers de la bande dessinée et du rock, aura droit à des rétrospectives au musée des Sables d’Olonne (1985), à celui de Saint Etienne (1986). Après son hommage à Toulouse-Lautrec au musée d’Albi, en 1990, c’est au musée d’Art moderne de la ville de Paris (1993) qu’il exposera. Et avant Sérignan (1996), Séoul en 2006 et Lyon en 2012. Bien qu’impliqué dans le courant de la figuration Libre, en compagnie des frères Di Rosa, de Boisrond et de Blanchard, Robert Combas ne peut pas être étiqueté. « De la Figuration Libre, il ne conserve que l’épithète libre ; de l’art brut, il ne conserve que brut. De l’art brut, il revendique la pureté ; de la figuration libre, l’impureté », selon Bernard Marcadé.

Guy Hébert

 

Jusqu'au 31 décembre 2021

Musée Paul Valéry

148 rue François Desnoyer 34 200 Sète

04 99 04 76 16

Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h (fermé le 25 décembre)

• Catalogue reproduisant l’ensemble des œuvres de Robert Combas autour de Georges Brassens. Avec photographies et QRcodes permettant d’accéder à des contenus audio visuels.

Informations supplémentaires

  • Région: Occitanie
Dernière modification le mercredi, 17 novembre 2021 12:37
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