« Sculpter la Forêt », un livre pour temps troublés

Un éloge de la nature et du plaisir de (re)trouver des gestes simples dans « Sculpter la forêt ». Ce titre de l’ouvrage qui vient de paraître chez « hoëbeke », Guillaume Ougier l’a choisi pour nous inviter à l’errance en forêt et à la réalisation de créations sensibles, à partir du bois.

Quand l’idée lui est venue, l’auteur n’imaginait pas que ses lecteurs seraient privés, par le COVID 19, de la possibilité de voyager. Au loin comme à proximité. Ses intuitions se révèlent d’une étonnante actualité : besoin de forêt, tentation de tourner le dos à une consommation addictive tout en retrouvant le bonheur de créer de ses mains.

Plein de petits bonheurs sont à portée de tous. Déjà en feuilletant ses photos d’arbres et de bois, dans tous leurs états et en toutes saisons. Mais également dans ses textes et dans sa vingtaine de propositions d’activités manuelles.

 

Celui qui, dans son petit atelier lorrain, aime errer, ramasser, couper, sculpter, tourner, graver et cirer atteint pleinement ses objectifs. N’affirme-t-il pas que « Sculpter la forêt » raconte le lien fragile entre l’arbre et la main ». Ne souhaite-t-il pas qu’à « travers cet ouvrage, au-delà du fait de fabriquer des objets [...] que des liens puissent se tisser entre vous et les arbres, que le regard déposé sur leur sagesse prenne une forme sensible, et que l’intime expérience du rapprochement simple marque vos chemins ... ».

Pour arriver à ce bonheur simple, l’auteur se fait poète et pédagogue. Pour les activités qu’il propose, peu d’outils sont nécessaires. Ils sont présentés d’emblée. Quant aux matériaux, on les trouve facilement au hasard des promenades ou dans les greniers. Les savoir-faire acceptent des niveaux d’habileté accessibles. Et quand on a besoin d’utiliser du brou de noix, de la colle à bois ou du beurre de cire d’abeille, on apprend comment les réaliser.

En cheminant avec Guillaume, c’est l’enfance du monde que l’on retrouve, cette perception de la nature qui se perd peu à peu. Comme Victor Hugo, dans Océan-1897, il nous conseille, en le citant dès la première page :


« Écoute l’arbre et la feuille
La nature est une voix
Qui parle à qui se recueille
Et qui chante dans les bois. »


Ce livre est pour vous et pour la forêt. Zen !

 

Guy Hébert

24 Jui 2020 0 comment
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  Guy Hébert

Un éloge de la nature et du plaisir de (re)trouver des gestes simples dans « Sculpter la forêt ». Ce titre de l’ouvrage qui vient de paraître chez « hoëbeke », Guillaume Ougier l’a choisi pour nous inviter à l’errance en forêt et à la réalisation de créations sensibles, à partir du bois.

Quand l’idée lui est venue, l’auteur n’imaginait pas que ses lecteurs seraient privés, par le COVID 19, de la possibilité de voyager. Au loin comme à proximité. Ses intuitions se révèlent d’une étonnante actualité : besoin de forêt, tentation de tourner le dos à une consommation addictive tout en retrouvant le bonheur de créer de ses mains.

Plein de petits bonheurs sont à portée de tous. Déjà en feuilletant ses photos d’arbres et de bois, dans tous leurs états et en toutes saisons. Mais également dans ses textes et dans sa vingtaine de propositions d’activités manuelles.

 

Celui qui, dans son petit atelier lorrain, aime errer, ramasser, couper, sculpter, tourner, graver et cirer atteint pleinement ses objectifs. N’affirme-t-il pas que « Sculpter la forêt » raconte le lien fragile entre l’arbre et la main ». Ne souhaite-t-il pas qu’à « travers cet ouvrage, au-delà du fait de fabriquer des objets [...] que des liens puissent se tisser entre vous et les arbres, que le regard déposé sur leur sagesse prenne une forme sensible, et que l’intime expérience du rapprochement simple marque vos chemins ... ».

Pour arriver à ce bonheur simple, l’auteur se fait poète et pédagogue. Pour les activités qu’il propose, peu d’outils sont nécessaires. Ils sont présentés d’emblée. Quant aux matériaux, on les trouve facilement au hasard des promenades ou dans les greniers. Les savoir-faire acceptent des niveaux d’habileté accessibles. Et quand on a besoin d’utiliser du brou de noix, de la colle à bois ou du beurre de cire d’abeille, on apprend comment les réaliser.

En cheminant avec Guillaume, c’est l’enfance du monde que l’on retrouve, cette perception de la nature qui se perd peu à peu. Comme Victor Hugo, dans Océan-1897, il nous conseille, en le citant dès la première page :


« Écoute l’arbre et la feuille
La nature est une voix
Qui parle à qui se recueille
Et qui chante dans les bois. »


Ce livre est pour vous et pour la forêt. Zen !

 

Guy Hébert

Informations supplémentaires

  • Région: Grand Est
Dernière modification le mardi, 07 juillet 2020 15:46

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