La rédaction

Visite de la Maison Mantin

Parce qu'elle est l'unique témoignage d'une maison bourgeoise du 19ème siècle, parce qu'elle a une histoire extraordinaire, les Journées du Patrimoine sont l'occasion de mettre l'accent sur une visite hors du commun, ouverte rien que pour les lecteurs de Patrimoine de France.

Portrait de Louis Mantin © photo PdF 2019

 

 

Un testament original :  sa villa et une partie de son contenu à la ville de Moulins, en 1905...sous condition

Moulins, en son centre-ville, possède un patrimoine remarquable mais surtout un petit bijou, la Maison Mantin, don d'un homme riche et excentrique qui a souhaité léguer à la ville sa demeure en obligeant celle-ci à l'entretenir et la laisser telle quelle pour les générations futures.

Un intérieur sophistiqué © photo PdF 2019

 

Un homme discret

Issu d’une famille fortunée, rentier à 42 ans, Louis Mantin fait carrière dans l’administration préfectorale : conseiller de préfecture à Gap en 1879 puis à Montpellier début 1880, il devient souspréfet de 1880 à 1882, à Embrun (Hautes-Alpes). Il termine sa carrière comme secrétaire général de la préfecture de Limoges, en 1893.

Il consacre sa vie à l'Art

Cuirs dorés, tapisseries d’Aubusson, tentures en soie, vitraux anciens la demeure abrite des collections exceptionnelles

Laissée endormie presque un siècle, la Maison Mantin de prime abord possède un aspect étonnant, entre manoir anglais et architecture néo-gothique ce patrimoine se laisse découvrir depuis peu. Elle détient des trésors. Son propriétaire homme fortuné aimait à faire installer la modernité. A la pointe du progrès la maison est dotée d'équipements (pour le chauffage ou bien encore la salle de bain) qui laissent admiratifs.

D'immenses tapisseries d'Aubusson ornent les murs de la Maison Mantin © photo PdF 2019

3.4 M€ ont été nécessaires pour restaurer la demeure et les collections qu’elle renferme.

Des toitures aux planchers, en passant par l’imposante cage d’escaliers, toutes les boiseries ont été restaurées.

Ainsi Louis Mantin est devenu éternel !

 

 

22 Sep 2019

Des timbres pour les 350 ans de l'Opéra de Paris

Les 350 ans de l'Opéra de Paris et les 30 ans de l'Opéra Bastille

Pour marquer cette date anniversaire, la Poste a décidé d'émettre un bloc de timbres en l'honneur de l'Opéra de Paris. Le bloc et le timbre ont été créés par Mircea CANTOR, artiste francoroumain. Elle s'exprime sur différents supports, la photographie, la sculpture, la vidéo, le dessin et l’installation scénique.

 

Le Souvenir philatélique Création et mise en page Mircea Cantor. Gravure Sarah Bougault

Des Arts et du divertissement

Le 28 juin 1669, le roi Louis XIV signait à Saint-Germain-en-Laye les lettres patentes autorisant le poète Pierre Perrin à établir une académie d’opéra pour proposer au public des représentations en musique et en langue française, qui allait devenir quelques années plus tard, en 1672, l’Académie royale de musique.
Par cet acte, le roi voulait contribuer à son divertissement personnel et à celui du public, accueillir des artistes de tous les pays pour transmettre le goût du théâtre, de la danse et de la musique. Louis XIV léguait ainsi à la France une institution exceptionnelle qui posait les fondements de l’opéra français.

D’abord installé salle du Jeu de paume de la Bouteille, l’Opéra devait occuper plusieurs salles à travers les siècles, jusqu’à celle conçue par Charles Garnier et inaugurée en 1875 : le Palais Garnier, place de l’Opéra.

 

Dès le 21 septembre 2019 

Création et mise en page Mircea Cantor.
Gravure Sarah Bougault.

Prix de vente du bloc : 2,60 € (2 timbres, valeur faciale 1,30 € Lettre International)

Tirage à 500 000 exemplaires

Le Bloc Timbre Souvenir constitué d’une carte avec 1 feuillet inséré (2 timbres)

Tiré à 30 000 exemplaires

Prix de vente : 6,00 €

Disponible dans certains bureaux de poste ou la boutique "Le Carré d’Encre", au Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, 75015 Paris

20 Sep 2019

Vitraux d'aujourd'hui

Conférence autour du métier de verrier de demain c'est la thématique choisie par des spécialistes pour donner la parole aux artisans en ces Journées du Patrimoine.

Entre représentation figurative et abstraction didactique et symbolique, chacun ressent à sa manière ce que l'artiste conçoit.

Panorama de la création moderne

Pascal Bouchard, est Maître verrier. Après une maîtrise d'histoire de l'art à la Sorbonne en 1985, il s'initie à l'art du vitrail chez Philippe Andrieux à la Maison du vitrail (Paris XV) en 1990. D'abord chef d'atelier à Varsovie, il rentre en France et reprend l'atelier Déco Vitrail au Croisic, qu'il transfère ensuite à la Baule.
Il travaille le vitrail traditionnel au plomb,et se perfectionne dans la peinture sur verre façon XIXème jusqu'à la dalle de verre.

Dimanche 22 septembre 2019

Conférence à 14h 30n concert d'orgue à 16h "Lumière et vitraux"

 

A l’église Saint-Germain l’Auxerrois de Pantin
1 place de l’église 
93500 Pantin
Métro et Bus : Église de Pantin
22 Sep 2019

Toques et Porcelaine 2019

Le centre ville de Limoges est le théâtre pour la 8ème édition de Toques et Porcelaine.

De l'art de la transmission 

Le rendez-vous de jeunes chefs talentueux venus dans la capitale limousine sublimer l'excellence du savoir-faire français. La ville accueille cette année le chef Juan Arbelaez en invité d'honneur.

Les Halles de Limoges © photo PdF 2019

15 autres chefs de renoms l'accompagneront pour magnifier les produits du terroir limousin. 14 maisons de porcelaine prêteront leurs plus belles vaisselles à accorder avec les plats des chefs. 

Trois jours de festivités avec au menu : arts de la table et produits du terroir limousin.

 

Les 20, 21 et 22 septembre 2019

20 Sep 2019

Chasse au Trésor à la Monnaie de Paris

Chasse aux pièces d'or : une édition royale

Le jeu en vaut la chandelle puisqu'il s'agit de remporter une pièce d'or de 200€ et de nombreux lots viendront récompenser les équipes participantes...

Un parcours ludique entrainera les joueurs à rechercher des pièces d'or.

Sous la houlette de Stéphane Bern le Musée du 11 Quai de Conti s'amuse avec l'Histoire pour un second épisode. En mars dernier déjà les collections patrimoniales de la Monnaie de Paris avaient été rééditées, rebelote en septembre !

11 nouvelles pièces viennent compléter la collection

La Monnaie de Paris © photo PdF 2019

 

Prenez note des sessions de jeux

Le 28 septembre - 16h ouverture de la billetterie le 5 septembre à 10h

Le 26 octobre - 13h30 et 16h ouverture de la billetterie le 7 octobre à 10h

Le 23 novembre - 13h30 et 16h ouverture de la billetterie le 4 novembre à 10h

Le 14 décembre - 13h30 et 16h ouverture de la billetterie le 25 novembre à 10h

 

A partir de 7 ans
Tarif : 2€/participant


Inscription obligatoire via la billetterie en ligne : billetterie.monnaiedeparis.fr
Groupe de 5 participants maximum (une seule inscription autorisée par groupe)

Monnaie de Paris

11 Quai de Conti 75 006 Paris


Du mardi au dimanche 11h - 19h
Mercredi jusqu’à 21h

23 Sep 2019

JEP 2019 Arts et divertissements

Nos monuments à l'honneur

21 Sep 2019

Le Carnet de santé du Patrimoine

Si les Journées du Patrimoine drainent un nombre impressionnant de visiteurs il est essentiel de rappeler le travail effectué par de nombreuses communes pour sauver leur "petit" Patrimoine. Comme c'est le cas dans le département des Yvelines qui oeuvre depuis près de 30 ans à la restauration et à la valorisation de son patrimoine historique.

De la prévention avant tout

Créée en 2014 à l’initiative de Pierre Bédier, Président du Conseil départemental des Yvelines, l'agence technique départementale Ingéniery fête ses 5 ans. Partir d'un constat simple face au désengagement de l'Etat et pour maintenir un service auprès du public, celle-ci a deux buts :permettre aux communes de faire le diagnostic de leur patrimoine, avant de convenir d’un plan d’entretien avec des architectes.

Ce sera le Carnet de santé du Patrimoine opérationnel fin de l'année. Pour aider les communes yvelinoises.

Un exemple avec le lavoir de Jumeauville dont la dégradation de la couverture, de la charpente et du mur d’ancrage avait conduit la Commune à prendre un arrêté de péril le 10 aout 2009, pour en interdire l’accès. Un lavoir communal, non protégé au titre des monuments historiques

Le lavoir de Jumeauville après sa restauration © Ingeniery

Construit au XIXème siècle, le lavoir de Jumeauville est composé de deux bassins de tailles inégales, abrités par de grands auvents constitués de charpentes bois, couverts de petites tuiles plates. Par l’originalité et la qualité esthétique de ses volumes, ce lavoir a toujours occupé une place importante au cœur du village, les travaux ont été achevés en 2017.

Coût de la restauration du lavoir, non protégé et en péril, 60 % de 113 884 € H.T., plafonnés à 66 107 € pour respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire.

La Communauté d’Agglomération de Mantes-en-Yvelines (C.A.M.Y.) soutenait ce projet à hauteur de 25 000 €. S’agissant d’un édifice non protégé en péril, et afin de respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire, l’aide du Département s’est montée à près de 58 % du montant des travaux, soit 66 107 €.

Autre exemple avec le lavoir de Crespières 

L’édifice était dans un état de dégradation alarmant – sa toiture est en partie effondrée et ses murs étaient envahis par la végétation – et nécessitait une restauration complète. La commune très attachée à son patrimoine local a investi dans sa rénovation.

Elément remarquable du patrimoine vernaculaire de la Commune de Crespières, répertorié par l’Inventaire général, ce lavoir a été construit en 1874, par l’architecte versaillais Delatre, au lieu-dit « le Clos Chaudron », en remplacement d’un lavoir couvert érigé en 1853 par Ruelle. Alimenté par une source, il est composé de deux bassins dont l’un, situé en aval, servait au lavage du linge, et le second, en amont, servait au rinçage.

Le lavoir en cours de travaux © C.Garguelle

Le coût de cette opération s’élevait à 129 858 € H.T. Le Conseil régional d’Ile-de-France a apporté un soutien à hauteur de 33 000 €, soit environ 25 % de la dépense subventionnable. S’agissant d’un édifice non protégé et en péril – et afin de respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire – l’aide du Département s’est monté à près de 55 % du montant des travaux, soit 70 886 €.

Il vient d'être inauguré.

Toujours dans les Yvelines, l'église Saint-Pierre de Garancières, inscrite au titre des monuments historiques. L'état du monument nécessitait une restauration, tant pour renforcer sa structure que pour valoriser l'ensemble qui souffrait d'un état de vétusté et des choix de restaurations antérieures.

L'église de Garancières en cours de restauration © C.Garguelle

 

 

Construite au XIIème siècle, sur l'emplacement d'un édifice primitif du VIIIème siècle, l''église Saint-Pierre a conservé sa nef, un chœur à chevet plat, ainsi qu'une tour-clocher romane, surmontée d'une flèche. Au XVIIème siècle, elle est agrandie au nord d'un bas-côté puis d'une sacristie accolée au chœur. L'édifice est inscrit en totalité au titre des Monuments historiques depuis 1950.

La Commune a entrepris un programme de restauration composé de deux tranches :

- tranche ferme : restauration des toitures et de la voûte de la nef et du bas-côté nord, du chœur et de la sacristie ;

- tranche conditionnelle : restauration des élévations intérieures, des vitraux et des sols.

Le montant des travaux retenu par la D.R.A.C. pour la réalisation de la tranche ferme s’élevait à 518 433 € H.T.

La D.R.A.C. a apporté une subvention d’un montant de 103 687 €, soit environ 20 % du montant des travaux.

Une réserve parlementaire sénatoriale a apporté un soutien à hauteur de 19 800 €, soit près de 4 % du montant du projet. Une souscription ouverte par la Fondation du Patrimoine devait apporter 50 000 €, soit environ 10 % du montant des travaux.

Dans le cadre du volet « patrimoine hors péril » du Plan « Yvelines Patrimoine », le Département a apporté un soutien financier plafonné de 35 000 €, représentant près de 7 % du montant de l’opération.

Les travaux de la tranche conditionnelle de la restauration des élévations intérieures des vitraux et des sols:

Le montant des travaux retenu par la D.R.A.C. pour cette opération était de 441 167 € H.T.

La D.R.A.C. a octroyé une subvention de 82 234 €, soit près de 19 % du montant des travaux H.T.

La Fondation du Patrimoine devait apporter un soutien à hauteur de 20 000 €, soit environ 5 % du montant de l’opération.

Dans le cadre du dispositif « Restauration des Patrimoines historiques 2017-2019 », le Département a participé au financement de ces travaux sous la forme d'une subvention d'investissement représentant 40 % de la dépense subventionnable H.T. pour les monuments classés ou inscrits en péril, plafonnés à 75 000 €. Par conséquent, le Département a apporté un soutien financier de 75 000 €, représentant environ 17 % du montant de l’opération de cette seconde phase de travaux.

Aujourd'hui, les travaux sont tous achevés.

 

 

 

 

21 Sep 2019

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