Sauvons le Réservoir du château de la Roche-Guyon

Le château de la Roche-Guyon domine toute la vallée de la Seine

Ce monument impressionnant détient bien des trésors, son théâtre fut le dernier à bénéficier d'un soutien général, il reste le réservoir, témoignage d'un édifice et d'un savoir-faire dont on peut encore s'inspirer aujourd'hui.

Un ouvrage d'art exceptionnel

Le réservoir stockait l’eau acheminée depuis une nappe phréatique d’un hameau de Chérence via 3 500 m de canalisations souterraines. Mesurant 21m x 7,50m, il pouvait contenir jusqu’à 300 000 litres. Il alimentait en eau douce le château, sesécuries, les bassins de son Potager-fruitier, ainsi que le lavoir et la fontaine du village.

En vue de sa réouverture au public, la restauration du mystérieux réservoir troglodytique du XVIIIe est devenu un objectif à atteindre pour l’Établissement Public du Château de La Roche-Guyon. Une campagne de souscription est ouverte pour sécuriser et aménager l’accès à ce patrimoine unique. 

Sujet d'une autre découverte lors du parcours de visite

Enfoui sous un amas de dépôts organiques, le réservoir est très difficile d’accès. Il ne s'agit pas d'une simple conservation de l’existant mais  de restaurer l’accès au réservoir depuis l’ancien souterrain troglodyte, visible au niveau de la terrasse des Chapelles du château.

Un peu d'Histoire

Passionné de sciences naturelles, le duc Alexandre de La Rochefoucauld a entrepris de grands travaux de terrassement du Potager-fruitier afin del’assainir et de le protéger des crues du fleuve. En parallèle il a commandité en 1742 l’agrandissement du réservoir en faisant pratiquement doubler ses capacités. Pour le réaliser il a fait reprendre une partie du système d’adduction d’eau datant du XIVe, l’une des plus anciennes alimentations de châteaux forts retrouvée en France.

Dans le Val d'Oise

La campagne de financement a lieu jusqu'au 3 Janvier 2022

Un Projet en deux étapes

Les travaux de restauration représentent un budget total d’environ 80 000 euros HT.

Le 1er palier à atteindre est de 10 000 €. Il permettra la sécurisation du lieu avec la création de cinq grilles aux différentes entrées, d’un garde-corps sur la terrasse et la reconstitution de la porte du réservoir.

Puis si l'objectif est atteint, le 2nd palier se situe autour de 20 000 €. Il permettra l’aménagement de l’accès au lieu en finançant une partie de l’installation électrique de sécurité et d’ambiance et la mise en valeur de l’édifice.

Pour les particuliers comme pour les entreprises qui souhaitent aider, tous les dons sont déductibles des impôts

En chèque

Les dons sont à réaliser à l’ordre de « EPCC du Château de La Roche-Guyon » et à expédier à l’adresse suivante :

Dartagnans

Campagne Réservoir du Château de La Roche-Guyon

15 rue de Milan

75009 Paris

Château de la Roche Guyon

1, rue de l’Audience

95780 La Roche-Guyon

01 34 79 74 42

jeudi, 16 décembre 2021 Écrit par

Visite contée au Musée de l'Horlogerie

Une transmission générationnelle

Une visite gratuite sur réservation la semaine prochaine. Belle entrée en matière pour la jeunesse : découvrir ce petit musée en peu en retrait qui a plus d'une merveille à montrer. Il s'agit là de la belle époque de l'horlogerie, celle qui employait jusqu'à un millier de personnes. Des familles entières vivaient grâce à l'entreprise.

Les Concours véritables tremplins pour les inventeurs

Saint-Nicolas d'Aliermont a été un foyer important de l'innovation en matière horlogère.

Le travail d'une vie d'un horloger peu connu du grand public et dont les adeptes ont organisé un espace dédié au travail  L'inventeur.Honoré Pons en est l'exemple parfait; médaillé d'argent en 1819 puis en 1824. Médaillé d'or en 1827, 1834, 1839 et 1844. Le jury du Concours de l'Exposition Universelle ne tarit pas d'éloges au sujet de son esprit ingénieux et de son imagination qui l'inspire.

Pour atteindre la parfaite mesure du Temps

Le mouvement des pendules, la perfection des horloges, un objectif qui maintient une compétition entre les différents sites d'exploitation en France. Les équipes de menuisiers font aussi la réputation de Saint Nicolas.

Des horloges à tête fleurie

La finesse de l'execution et le savoir-faire maîtrisé créée une harmonie et les clients sont friands des modèles d'horloge dite de "parquet". Le mécanisme logé dans la tête, le balancier prend peu de place, le modèle le plus commun des années 1780 est dit à "épi de maïs". Puis vient la Révolution, l'horloge est surmontée de drapeaux, de couronnes de laurier...Sous le Premier Empire, l'Aigle fait son apparition.

Horlogers et ébénistes collaborent étroitement au cours du XVIIIe; Renard et Cartier sont les plus connus. 

Restée célèbre jusqu'au XIXe, l'horloge dite à corbeille agrémentée de motifs floraux, de feuilles est imaginée vers 1800. C'est un présent qui s'offre dans les grandes occasions comme les mariages et l'on sait que Saint-Nicolas en produisit au moins 10 000.

Les menuisiers de Bacqueville-en-Caux mirent au point la Bacquevillaise.

Au milieu du XVIIIe, Saint-Nicolas d'Aliermont produit 15 000 des 100 000 mouvements de Paris pour la France. La qualité et la fiabilité de ses horloges sont reconnus en dépit de la concurrence d'un très haut niveau également dont Japy ou Vincenti. La démocratisation des horloges fait que celles-ci prennent des formes et des attributs variables. La bourgeoisie veut voyager avec des accessoires aussi pointus qu'esthétiques.

La technique au service du voyage d'agrément

Pendulette de voyage, horloge de foyer, elle s'adapte à toutes les classes sociales.

La visite du musée peut se faire ludique mais toutes les pièces témoignent d'un riche passé, on traverse le Temps de toutes les manières et pour le jeune public il en restera sans doute une trace...  

Dégustation de gâteau et visite guidée

Mardi 21 décembe

Gratuit

A 14h30

Musée de l'Horlogerie Saint-Nicolas d'Aliermont

Réservation au 02.35.04.53.98

mardi, 21 décembre 2021 Écrit par

Ouverture exceptionnelle du Mémorial de Verdun

Le Lieu d'Histoire et de Mémoire à partager 

Pour la première fois, le Mémorial de Verdun reste ouvert au public jusqu'au 31 décembre 2021. Exceptionnellement, l'entrée sera gratuite pour les habitants du département de la Meuse les 24 et 31 décembre 2021.

Créé en 1967, sous l’égide de l’académicien et ancien combattant Maurice Genevoix, le musée propose une immersion dans la bataille de Verdun à partir de la figure du combattant, français ou allemand.

 

Un espace dédié

Pour ne pas oublier l'horreur que ces hommes ont vécu ici.

Le Mémorial de Verdun se compose de 1800 m2 d’exposition permanente, 175 m2 d’exposition temporaire, un auditorium de 120 places, une salle pédagogique, un centre de documentation. Plus de 2000 objets de collections, des photos inédites, des témoignages français et allemands et des dispositifs audiovisuels exceptionnels complètent ctte expérience unique.

Deux terrasses donnant directement sur le champ de bataille, une librairie-boutique, ainsi que la cafétéria accueillent le public.

A noter dans son agenda

Ouverture gratuite

Les 24 et 31 décembre

 

 

lundi, 27 décembre 2021 Écrit par

Remontage des décors de la Chancellerie d'Orléans

 

C'est une histoire mouvementée que celle de l'Hôtel de Rohan.

Il aura fallu attendre plus quatre-vingts ans et la proposition d'une organisation américaine la World Monuments Fund pour que la situation se débloque. La Banque de France et le ministère de la Culture annoncent le remontage des décors à l’hôtel de Rohan, à proximité des Archives nationales.

Une sélection drastique pour apercevoir les nouveaux décors de la Chancellerie d’Orléans

Bientôt dix ans de travaux -restauration puis remontage- une note salée pour le contribuable, le public va bientôt pouvoir y accéder mais sous conditions: sur réservation et avec des jauges très restreintes (sans parler des mesures sanitaires)

La restauration

Les quatre pièces remontées – antichambre, chambre, salle à manger, grand salon –, en partie meublées par le Mobilier national, offrent un échantillon de la splendeur des arts décoratifs parisiens à la charnière des styles Louis XV et Louis XVI.

Un Bien public

Depuis du XIXe, l’hôtel de Rohan perd le décor d’origine de son rez-de-chaussée.  

Bâti au début du XVIIIe siècle par l’architecte Germain Boffrand (1667-1754), redécoré dans les années 1760 par Charles De Wailly, l’hôtel particulier dit de la Chancellerie d’Orléans se dressait au bord du jardin du Palais-Royal.

Classé au titre des Monuments historiques en 1914, il fut démoli en 1923 dans le cadre d’une opération immobilière et d’urbanisme. La Banque de France s’engage à en remonter les décors, qui furent démontés pièce à pièce et soigneusement conservés.

Renaissance d’un chef-d’oeuvre

Le financement de la restauration acquis, les caisses sont ouvertes et, au long d’un chantier de huit années (2012-2020), les meilleurs artisans de France et d'Italie – peintres, menuisiers, staffeurs, doreurs… – font revivre un ensemble unique à Paris de décors du XVIIIe siècle.

Un peu d'histoire

En bordure du jardin du Palais-Royal, la future « Chancellerie d’Orléans » est construite en 1703 par l’architecte Germain Boffrand  pour l’abbé Dubois, favori du duc d’Orléans, futur Régent.

En 1707, celui-ci-reprend la maison pour l’offrir à sa maîtresse, Mademoiselle de Séry. Un vaste plafond peint à la voûte du grand salon (55 m2), réalisé en 1708 par le peintre Antoine Coypel (1661-1722), vient orner ce cadeau.

Le goût « néo-classique »

En 1764, le marquis de Voyer (1722-1782), fils du comte d’Argenson, secrétaire d’État de la guerre de Louis XV, confie à Charles De Wailly (1730-1798), le jeune architecte, crée dans chaque pièce une décoration différente,

Les splendeurs de « l’hôtel de Voyer » sont vantés dans le monde

Les travaux se poursuivent jusqu’en 1772, avec l’aide de prestigieux artistes : Augustin Pajou pour les sculptures, Jean-Honoré Fragonard, Jean-Jacques Lagrenée, Louis-Jacques Durameau, Gabriel Briard pour les plafonds.

À la mort du marquis de Voyer, le duc d’Orléans reprend l’hôtel (1784) et y installe son « chancelier », c’est-à-dire le gestionnaire de ses affaires : l’hôtel de Voyer devient « Chancellerie d’Orléans ».

Par chance, même sous la Révolution, l’hôtel ne subit pas de dommage majeur pour ses décors.

Mais les affaires reprennent et au début du XXe siècle, l’hôtel de la Chancellerie d’Orléans est menacé : d'un côté la Banque de France, qui souhaite étendre son emprise immobilière vers le sud ; et la ville de Paris, qui imagine une parallèle à la rue de Rivoli, reliant la Bourse de Commerce à l’avenue de l’Opéra en coupant le Palais-Royal en passant sur la Chancellerie d’Orléans.

La loi sur les Monuments historiques de 1913 tranche sur son sort: la Chancellerie d’Orléans sera démolie et la Banque de France remontera les décors des pièces principales L’immeuble est détruit en 1923 ; les décors sont mis en caisses dans un entrepôt de banlieue parisienne.

La suite on va pouvoir la découvrir prochainement.

 

Les décors de la Chancellerie d'Orléans remontés à l'hôtel de Rohan

A voir aux Archives nationales

Les visites seront possibles à partir de janvier 2022

Un parcours du combattant !

Un samedi sur deux dans la limite des places disponibles et sur réservation !

Au 01 40 27 60 96

Archives nationales

60, rue des Francs-Bourgeois75003 Paris

Métro ligne 1 et ligne 11Hôtel-de-Ville et Rambuteau

 

 

 

lundi, 10 janvier 2022 Écrit par

L’abbaye Saint-André et ses jardins ont besoin de mécènes

Et si à « L’ombre des arbres », l’exposition de Lilian Euzéby à l’abbaye Saint-André de Villeneuve les Avignon, les visiteurs prenaient conscience de la chance qu’ils ont ! Celle de pouvoir profiter de jardins exceptionnels entourant un chef d’œuvre de l’art classique de la fin du XVIIe et XVIIIe siècle, face au Palais des Papes d’Avignon. Encore faut-il qu’ils sachent que les charpentes et les toitures du palais abbatial doivent être entièrement restaurées. Pour aider à la réalisation de ces travaux indispensables, la contribution du plus grand nombre d’amoureux de ce lieu est primordiale. Une visite est déjà un soutien, quelques jours avant sa fermeture. Première action avant une mobilisation pour espérer retrouver, au printemps 2022, des bâtiments sauvegardés au milieu de jardins, lauréat 2021 du prix de l’art des  jardins de la fondation Signature-Institut de France-Ministère de la Culture.

Pour commencer donc, l’exposition de peintures, de dessins, installation, photographies et vidéos de Lilian Euzéby. Invitant à la méditation mais aussi à une sieste à l’ombre des arbres centenaires de l’abbaye. Le presque quinqua installé dans le Gard, la terre de son enfance, sait regarder les arbres comme il sait, depuis trente ans, regarder la nature. Son œuvre, charnelle, raconte la matière. Ses graffitis délicats  révèlent ses pensées, ses références littéraires et culturelles. Pour lui, un paysage sans arbres paraît étrange. Comme il le dit dans le cartel de « LA GRANDE LOI », son acrylique, encre et crayon noir, stylo correcteur blanc sur papier de 2018 : « Les arbres permettent au peintre (qui connait son métier) d’asseoir la composition et de la structurer. Lorsque qu’un arbre devient le seul intérêt d’une représentation, alors, l’étrangeté réapparaît ». Ajoutant « Ce pin comme peuvent l’être les statues, les ruines, les pierres, les sables et les eaux est soumis au ciel. L’eau du ciel, le ciel dissous, la grande loi commande tout. Les arbres silencieux savent cela ». Tout est dit.

Ayant quitté l’univers de l’artiste, le visiteur peut s’immerger dans un jardin en balcon de deux hectares dominant Avignon et le cours du Rhône. Avec ses parties italienne et sauvage, bordées  d’un nouveau sentier botanique méditerranéen, beau et pédagogique.

Ce havre de paix a quelque chose de magique, entre soleil, bleu du ciel et bain végétal. Ouvert huit mois par an, l’abbaye offre aussi bien des rêveries aux promeneurs solitaires que des balades avec Olivier Ricomini, le jardinier, que des levers de soleil au son du violoncelle ou des séances de yoga face à un exceptionnel paysage panoramique.

Les avis, pour l’attribution du prix de l’art des jardins, de Marie Hélène Bénetière et Alain Charles Perrot, respectivement chargée de mission Parcs et jardins au ministère de la culture et architecte en chef des monuments historiques, président de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Institut de France résument les qualités du lieu. La première affirme « Le jardin de l’abbaye Saint-André à Villeneuve –lès-Avignon est le point de résonance d’un paysage d’une grande beauté et d’un lieu empreint d’histoire. Le jardin des années 1920 aménagé par Elsa Kœberlé et Génia Lioubow a su se renouveler au XXIe siècle en intégrant les contraintes dictées par le changement climatique et les questions environnementales. Ce jardin n’est pas figé dans une époque de création, il se renouvelle avec beaucoup d’intelligence et de poésie ». Quant au second, il confirme « Ce lieu  présente une harmonie parfaite qui conduit à une sorte d’élévation spirituelle que chacun peut percevoir ». Déjà, en 2016, le guide vert Michelin avait attribué deux étoiles à cette abbaye classée Monument Historique.

 

Et si actuellement des échafaudages annoncent les importants travaux engagés, on se plait à espérer qu’ils auront disparu à la réouverture au printemps 2022. Encore faut-il que du modeste visiteur au mécène, du particulier à l’entreprise, chacun prenne part à la restauration. En partenariat avec la Fondation du Patrimoine et avec la DRAC Occitanie, son premier mécène. Pour financer un chantier de 480 000 euros, visant à protéger une succession de galeries aux plafonds à voûtes plates, réalisées par Pierre II Mignard, architecte du roi, et Jean-Ange Brun. Vaste programme qui nécessite la dépose des 530 m² de toitures pour refaire une grande partie de la charpente, afin de supprimer infiltrations et décollement de façade.

Une opération qui permettra également d’ouvrir un nouvel espace de transmission et de partage au second étage du palais abbatial. Abattements fiscaux  importants accordés aux particuliers et aux entreprises au titre du mécénat patrimonial. Nombreuses contreparties prévues également.

Pour que perdure la beauté du lieu !

Guy Hébert

Exposition jusqu'au 31 0ctobre 2021

Informations pratiques :

Abbaye Saint-André, rue Montée du Fort 30400 Villeneuve-Lez-Avignon

Pour un mécénat d’entreprise sur mesure : contacter Marie Viannet 06 03 13 68 46

vendredi, 26 novembre 2021 Écrit par

A Lyon, une restauration d'envergure

Joyau baroque restauré

Saint-Bruno-les-Chartreux est l'un des édifices les plus remarquables du patrimoine religieux de Lyon. Classée au titre des Monuments Historiques en 1911, compte tenu de son intérêt tant architectural qu’historique, elle vient de subir un grand nettoyage de printemps !

L’édifice, dont la construction a débuté à partir de la fin du XVIème siècle, a connu de multiples périodes de travaux. En 1991, restauration du dôme sous la direction de Jean-Gabriel Mortamet, Architecte en Chef des Monuments Historiques. Puis en 1996, la réfection des installations techniques.

Sous la direction de Didier Repellin, Architecte en Chef des Monuments Historiques, de 2003 à 2006, est opérée la restauration des décors intérieurs du choeur des moines, du transept et du baldaquin de Servandoni jusqu’à la nef. S'ensuit la restauration du maître-autel, des stalles, des lustres et des cloches. L'année suivante, c'est l'aboutissement des travaux débutés en 1996 avec le remontage de l’orgue.

Quatre années seront nécessaires (2014 à 2016) pour effectuer l'étanchéité des couvertures, assainissement des maçonneries, mise en sécurité de la façade, réfection des murs du jardin, restauration de 5 chapelles latérales : chapelle Saint-Irénée, chapelle Saint-Bruno, chapelle de la Vierge, chapelle Saint-Joseph et chapelle d’accueil (cette dernière chapelle a été prise en charge financièrement par l’association patrimoniale « Église Saint-Bruno, Splendeur du Baroque).

Le partenariat public-privé, mis en place en 2018, profite à l'édifice puisqu'il porte sur la restauration de la façade principale (y compris le porche d’entrée), l’assainissement périphérique du bâtiment, et une première tranche de restauration des façades et des couvertures (nef, bas-côtés attenants et transept). Sous la direction de Renzo Wieder, cabinet Architecture & Héritage, une seconde phase est lancée en janvier 2021.

Les travaux démarreront au 1er trimestre 2022, et se poursuivront jusqu’au 2ème trimestre 2023. Ils porteront sur la poursuite de la restauration des couvertures, des façades du choeur et du chevet, et la restauration des cinq chapelles latérales non encore restaurées (les chapelles Saint-François-et la restauration des cinq chapelles latérales non encore restaurées (les chapelles Saint-François-Régis, Saint-Pierre, des fonts baptismaux, du Sacré Coeur et Sainte-Philomène).

jeudi, 04 novembre 2021 Écrit par

L'Arc de Triomphe empaqueté

 

Avant l'inauguration officielle prévue allez voir de plus près le travail de l'équipe d'alpinistes qui enferme le monument dans d'immenses toiles de tissus clairs.

Une réalisation controversée

L'Arc de Triomphe n'est pas un monument comme un autre et son enrobage suscite une émotion assez vive chez certaines personnes qui voient là une offense envers la mémoire des soldats morts pour la France. Visiblement cela n'a pas été pris en compte lors de la relance du projet.

 

Hors sujet

L'empaquetage de l'Arc de Triomphe avance à grand pas pour son inauguration prochaine

Les parisiens et les touristes curieux se pressent au pied du monument. Caprice d'artiste ? Ce concept provoque bien de débats, est-il toujours d'actualité de réaliser ce genre de démonstration à notre époque ? En 1985 quand le Pont Neuf avait en avant première française jouer les stars parisiennes, la polémique à l'époque était moindre. L'heure n'était pas à la prise en compte du gaspillage des matières. 

Aujourd'hui la futilité d'une telle ambition saute aux yeux et force est de constater que ce n'est plus dans l'air du Temps pour une grande partie du public qui n'en demandait pas tant... 

Les touristes semblent heureux de profiter d'un spectacle gratuit dans la Capitale

 

Le 18 septembre 2021

mardi, 14 septembre 2021 Écrit par

A Reims, la Maison des Musiciens restaurée

C'est tout un orchestre qui nous accueille. L'une des plus belles maisons de l'époque médiévale renaît à Reims. 

Sa facade somptueuse au coeur de la vieille ville que Viollet le Duc considérait comme l'une des plus belles statuaires profanes du XIIIe siècle en Europe, est restituée à la contemplation de tous.

Des statues qui ont failli disparaître à jamais

Edifiée au 13e siècle par un patricien rémois, rue de Tambour, on ne peut pas imaginer mieux ! Mitoyenne de la Demeure des comtes de Champagne,la Maison des Musiciens vient d'être reconstruite à neuf. Un travail formidable réalisé grâce à la ténacité de l'association Renaissance de la Maison des Musiciens de Reims, et la volonté active des architectes et artisans, qui oeuvrent depuis 2015 sur ce chantier.

 

Un peu d'Histoire

Un riche mélomane met en scène sa passion

C'est au siècle de St Louis, vers 1250 environ, qu'un riche patricien dont nous ne connaissons pas le nom, a fait construire cette façade et ces cinq statues qui composent une scène si originale.

Très surprenant par ailleurs,  car comme le rappellera Viollet le Duc qu'une telle mise en scène ( remarquablement taillée dans la pierre) qu'elle était profane en un temps, le 13e siècle, très pieu, où l'Art était indissociable de la religion et de ses représentations.

A cette époque Reims, ville d’environ 20 000 habitants, connaît un important développement économique à travers la production de textiles précieux, ce dont témoignent d’ailleurs ces personnages qui semblent richement vêtus.

 

 

 

 

lundi, 18 octobre 2021 Écrit par

Inédit le remontage du séchoir à tabac de Lipsheim

Voilà un beau projet qui prend forme et que l'on peut vivre en direct.

 

 

Depuis le début de l'été, une équipe de six charpentiers s'attelle au façonnage des poutres qui formeront la charpente du séchoir à tabac de Lipsheim. 

Démonté à Lipsheim en 2018, le bâtiment était conservé dans les réserves de l'Ecomusée d'Alsace. Grâce à la Fondation du Patrimoine et au soutien de la Mission Stéphane Bern, le projet a participé au Loto du Patrimoine organisé par la Française des Jeux. Une somme de 160 000€ a ainsi été récoltée et a permis de lancer les travaux de remontage à l'Ecomusée d'Alsace.

Témoignage d’une activité rurale traditionnelle en Alsace, qui n’était pas encore représentée à l’Ecomusée d’Alsace : la culture et le séchage du tabac.

L'équipe de six charpentiers travaille actuellement au façonnage des poutres en respectant les méthodes traditionnelles d’équarissage à la hache et de sciage de long. Les arbres, des épicéas et des chênes, sont issus des forêts alsaciennes : ils ont été abattus en hiver et conservés d’une part à l’ombre et d’autre part dans l’eau, afin de réaliser une étude conservatoire des propriétés du bois.

Une fois les poutres façonnées, les charpentiers les assemblent sur un plancher de trace pour former individuellement chaque façade du séchoir. Ensuite ces façades seront élevées à la fin du mois d’août, après une formation, unique en France, de levage.

Enfin, la couverture sera posée à l’automne.

Pour comprendre et apprécier la culture alsacienne traditionnelle ne manquez pas la visite de l'Ecomusée, c'est une belle entrée en matière si vous ne connaissez pas la région.

 

Chantier visible du mardi au vendredi, de 10h00 à 18h00

Tarifs d’entrée à l’Ecomusée d’Alsace : Adulte 15€ / Enfant 10€

jeudi, 02 septembre 2021 Écrit par

Visite de l'Hotel de la Marine

Le CMN, Centre des Monuments Nationaux, en charge de la restauration de ce monument jusque-là inaccessible au public a assuré sa mission avec diligence !

L'ensemble est réussi et l'on plonge avec volupté dans un univers soigné peut-être un peu chargé pour certains mais qui donne une idée concrète de la vie quotidienne des Intendants en charge du Mobilier National dans cet Hôtel de la Marine parisien.

Il faut dire et le souligner que le Ministère des Armées n'a jamais endommagé le monument et que celui-ci a été respecté dans son architecture ce qui a facilité aussi sa réhabilitation.

Une volonté de partage

Son ouverture au public s'illustre avec l'installation d'un café, déjà ouvert, et à la rentrée celle d'un restaurant (plus haut de gamme). Des espaces de co-working au-dessus, presque sous les toits, contribuent à démystifier le monument et le rendre plus "vivant".

Voici un nouvel espace de visite à intégrer dans un parcours de culture au centre de la Capitale.

Après la Bourse du Commerce, la Samaritaine, Paris renoue avec son Patrimoine.

 

jeudi, 05 août 2021 Écrit par
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