Nos monuments en danger

Nos monuments en danger (14)

Le "Petit Paris" restauré

L'oeuvre de Marcel Dhièvre est bien connue des habitants de Saint-Dizier. Certains ont encore le souvenir d'un Monsieur, passionné par sa maison, qui durant des années par tous les temps, n'a cessé de l'embellir.

Sa maison est sauvée. Entièrement restaurée, cette ancienne boutique est après toutes ces années coeur de la vie culturelle.

Un pari architectural ambitieux

Suite au décès de celui qui y a consacré toute sa vie, sans héritier, la maison est abandonnée et se retrouve totalement délabrée. "un conyophore s’était développé dans la cave et le rez-de-chaussée du bâtiment." nous explique Renaud Drubigny, restaurateur des décors.

Le restaurateur R Drubigny © Ville de Saint-Dizier

Difficile en effet d'intervenir sur un bâtiment déjà inscrit, et le challenge était double puisqu'il fallait tenir compte des normes d’accessibilité et de sécurité incendie pour accueillir le public.

 

Le Petit Paris avant sa restauration © Ville de Saint-Dizier

 

« Le Petit Paris » est inscrit, en 1984, à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques au titre d’« exemple remarquable de l’art naïf ».

La plasticienne et illustratrice, Katie Courpie avec son association ne peut plus assurer l'entretient de la bâtisse c'est la municipalité qui devient propriétaire en 2007. 2011-2012 sera première la campagne de restauration (remise des décors, à l’identique de ce qu’ils étaient à
l’époque de Marcel Dhièvre) puis en 2017, la modeste boutique se transforme en bar pour devenir un
espace de rencontre artistique.

Un peu d'Histoire

L'histoire commence en 1922. Il débute la décoration de sa maison en 1950, puis en 1960 l'heure de la retraite a sonné pour l'artiste en herbe. Seul son art compte, il s'y consacrera entièrement jusqu'à la fin de sa vie. 

Un personnage atypique

L'enseigne de sa boutique de confection l'inspire, il en modèle les lettres de béton. Puis il recouvre les murs de morceaux d’assiettes cassées récupérés à la décharge publique. Chacun lui rapporte un peu de sa matière première. De ses déplacements à Paris pour acheter la marchandise pour sa boutique, la Capitale va l'inspirer.

Aucun mur n'échappe à sa boulimie créative

Marcel Dhièvre devant sa maison © DR


Dans ces médaillons des copies des monuments célèbres de Paris : "J’ai fait l’Arc de Triomphe, la Tour Eiffel, la chambre des députés…" raconte-t-il. Attiré par les couleurs vives il emploie principalement le jaune, le bleu, le brun. Sur ses murs de débris de faïence se déploient des volutes, des frises végétales, un oiseau, un écureuil sur une branche. Il lui arrivait de façonner des animaux en ciment armés de fil de fer ou de décorer des pots de fleurs en y collant des coquillages ramenés par des voisins.

"Non, je ne suis pas un artiste, j’ajoute un peu de couleur dans la grisaille des jours…"  expliquait-il aux médias venus l'interviewer.

Sa rencontre déterminante avec monsieur Radici un peintre décorateur italien lui ouvre un univers qu'il adopte immédiatement; il orne l’entrée de médaillons faits de morceaux d’assiettes. Il entoure son jardin d’un mur de briques creuses qu’il décore de motifs symétriques. Dans un angle du mur, il fait figurer une petite maison qu’il appelle « la maison de l’amour » dédicace à sa femme. Il commence la décoration de son magasin et la vitrine de celui-ci est encadrée de serpents et de débris de faïence.

En solitaire

Un auto-didacte obstiné, qui avec peu de moyens,nous laisse une oeuvre touchante, gaie et colorée.

Né en Haute-Marne, en juillet 1898, dans une famille nombreuse, de parents ouvriers agricoles, Marcel nait avec un handicap à sa main droite. sans doute sa paralysie fait de lui une personne renfermée, ce qu'il restera toute sa vie. Il sera dispensé d'aller au front pendant la Première Guerre mondiale, son caractère solitaire se solde par une carrière brève à la SNCF. Après un premier divroce il épouse Constance Colasse avec qui il ouvre un commerce de bonneterie et lingerie. Petit à petit, il ne vivra plus que pour sa maison.

Le Petit Paris aujourd'hui © Ville de Saint-Dizier

L'Association Au Petit Paris

Au Petit Paris invite les Bragards, habitants de Saint-Dizier, à des soirées jeux, concerts, café-philo ou conférences organisées en partenariat avec des associations locales.

Mercredi : 17h-22h (de 14h à 17h : accueil des associations, écoles….)
Jeudi : 17h-00h
Vendredi et Samedi : 17h-01h

 

lundi, 11 novembre 2019 Écrit par

Le Carnet de santé du Patrimoine

Si les Journées du Patrimoine drainent un nombre impressionnant de visiteurs il est essentiel de rappeler le travail effectué par de nombreuses communes pour sauver leur "petit" Patrimoine. Comme c'est le cas dans le département des Yvelines qui oeuvre depuis près de 30 ans à la restauration et à la valorisation de son patrimoine historique.

De la prévention avant tout

Créée en 2014 à l’initiative de Pierre Bédier, Président du Conseil départemental des Yvelines, l'agence technique départementale Ingéniery fête ses 5 ans. Partir d'un constat simple face au désengagement de l'Etat et pour maintenir un service auprès du public, celle-ci a deux buts :permettre aux communes de faire le diagnostic de leur patrimoine, avant de convenir d’un plan d’entretien avec des architectes.

Ce sera le Carnet de santé du Patrimoine opérationnel fin de l'année. Pour aider les communes yvelinoises.

Un exemple avec le lavoir de Jumeauville dont la dégradation de la couverture, de la charpente et du mur d’ancrage avait conduit la Commune à prendre un arrêté de péril le 10 aout 2009, pour en interdire l’accès. Un lavoir communal, non protégé au titre des monuments historiques

Le lavoir de Jumeauville après sa restauration © Ingeniery

Construit au XIXème siècle, le lavoir de Jumeauville est composé de deux bassins de tailles inégales, abrités par de grands auvents constitués de charpentes bois, couverts de petites tuiles plates. Par l’originalité et la qualité esthétique de ses volumes, ce lavoir a toujours occupé une place importante au cœur du village, les travaux ont été achevés en 2017.

Coût de la restauration du lavoir, non protégé et en péril, 60 % de 113 884 € H.T., plafonnés à 66 107 € pour respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire.

La Communauté d’Agglomération de Mantes-en-Yvelines (C.A.M.Y.) soutenait ce projet à hauteur de 25 000 €. S’agissant d’un édifice non protégé en péril, et afin de respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire, l’aide du Département s’est montée à près de 58 % du montant des travaux, soit 66 107 €.

Autre exemple avec le lavoir de Crespières 

L’édifice était dans un état de dégradation alarmant – sa toiture est en partie effondrée et ses murs étaient envahis par la végétation – et nécessitait une restauration complète. La commune très attachée à son patrimoine local a investi dans sa rénovation.

Elément remarquable du patrimoine vernaculaire de la Commune de Crespières, répertorié par l’Inventaire général, ce lavoir a été construit en 1874, par l’architecte versaillais Delatre, au lieu-dit « le Clos Chaudron », en remplacement d’un lavoir couvert érigé en 1853 par Ruelle. Alimenté par une source, il est composé de deux bassins dont l’un, situé en aval, servait au lavage du linge, et le second, en amont, servait au rinçage.

Le lavoir en cours de travaux © C.Garguelle

Le coût de cette opération s’élevait à 129 858 € H.T. Le Conseil régional d’Ile-de-France a apporté un soutien à hauteur de 33 000 €, soit environ 25 % de la dépense subventionnable. S’agissant d’un édifice non protégé et en péril – et afin de respecter la règle des 20 % à la charge du bénéficiaire – l’aide du Département s’est monté à près de 55 % du montant des travaux, soit 70 886 €.

Il vient d'être inauguré.

Toujours dans les Yvelines, l'église Saint-Pierre de Garancières, inscrite au titre des monuments historiques. L'état du monument nécessitait une restauration, tant pour renforcer sa structure que pour valoriser l'ensemble qui souffrait d'un état de vétusté et des choix de restaurations antérieures.

L'église de Garancières en cours de restauration © C.Garguelle

 

 

Construite au XIIème siècle, sur l'emplacement d'un édifice primitif du VIIIème siècle, l''église Saint-Pierre a conservé sa nef, un chœur à chevet plat, ainsi qu'une tour-clocher romane, surmontée d'une flèche. Au XVIIème siècle, elle est agrandie au nord d'un bas-côté puis d'une sacristie accolée au chœur. L'édifice est inscrit en totalité au titre des Monuments historiques depuis 1950.

La Commune a entrepris un programme de restauration composé de deux tranches :

- tranche ferme : restauration des toitures et de la voûte de la nef et du bas-côté nord, du chœur et de la sacristie ;

- tranche conditionnelle : restauration des élévations intérieures, des vitraux et des sols.

Le montant des travaux retenu par la D.R.A.C. pour la réalisation de la tranche ferme s’élevait à 518 433 € H.T.

La D.R.A.C. a apporté une subvention d’un montant de 103 687 €, soit environ 20 % du montant des travaux.

Une réserve parlementaire sénatoriale a apporté un soutien à hauteur de 19 800 €, soit près de 4 % du montant du projet. Une souscription ouverte par la Fondation du Patrimoine devait apporter 50 000 €, soit environ 10 % du montant des travaux.

Dans le cadre du volet « patrimoine hors péril » du Plan « Yvelines Patrimoine », le Département a apporté un soutien financier plafonné de 35 000 €, représentant près de 7 % du montant de l’opération.

Les travaux de la tranche conditionnelle de la restauration des élévations intérieures des vitraux et des sols:

Le montant des travaux retenu par la D.R.A.C. pour cette opération était de 441 167 € H.T.

La D.R.A.C. a octroyé une subvention de 82 234 €, soit près de 19 % du montant des travaux H.T.

La Fondation du Patrimoine devait apporter un soutien à hauteur de 20 000 €, soit environ 5 % du montant de l’opération.

Dans le cadre du dispositif « Restauration des Patrimoines historiques 2017-2019 », le Département a participé au financement de ces travaux sous la forme d'une subvention d'investissement représentant 40 % de la dépense subventionnable H.T. pour les monuments classés ou inscrits en péril, plafonnés à 75 000 €. Par conséquent, le Département a apporté un soutien financier de 75 000 €, représentant environ 17 % du montant de l’opération de cette seconde phase de travaux.

Aujourd'hui, les travaux sont tous achevés.

 

 

 

 

samedi, 21 septembre 2019 Écrit par

Restauration du théâtre impérial de Fontainebleau

 

La réouverture de ce théâtre exceptionnel marque la fin d'une restauration de longue haleine. 12 ans et 10 millions d’euros auront été nécessaires pour aboutir à la réalisation de ce projet hors du commun.

C'était en 2007, un accord historique était scellé à Fontainebleau entre la France et l’Emirat d’Abu Dhabi. Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats Arabes Unis, s'engage à mettre les fonds à la sauvegarde de la salle de spectacle, chef d'oeuvre architectural du Second Empire.

Vue sur la scène du théâtre Impérial, avec son décor de forêt © Sophie Lloyd

Un peu d'Histoire

Lors du premier voyage à Fontainebleau de Napoléon III et d'Eugénie en 1853, la décision est prise d'y aménager un nouveau théâtre. Une année durant laquelle Hector Lefuel conçoit la salle qui sera inaugurée en 1857. Dernier témoin d’un théâtre de cour ayant conservé tous ses dispositifs historiques, notamment l’un des plus importants ensembles de décors scéniques existant en France, l'on observe toutefois l'inspiration de celui de la reine Marie-Antoinette à Trianon.

Dorure de la salle de spectacle © Château de Fontainebleau

Grâce à cette restauration exemplaire, le théâtre de Fontainebleau constituera un espace muséographique unique dédié aux arts de la scène et aux arts décoratifs du Second Empire.

La première tranche de travaux s’est concentrée sur la restauration de la salle de spectacle, du vestibule et du foyer impérial. Elle s'achève en 2014. Cette seconde et dernière tranche avait pour objectif de restaurer la scène et sa machinerie ainsi que les espaces périphériques et les niveaux supérieurs.

Installation du lustre de la salle de spectacle, après restauration © Gilles Coulon

La préservation des matériaux d’origine, dont près de 80% ont pu être conservés, tant pour les décors que pour le mobilier, était l'objectif essentiel. 

Un rayonnement international

C'est un beau succès de partenariat entre la France et l'Emirat d’Abu Dhabi, concrétisé dans le goût commun de sauvegarder un héritage culturel, mais aussi des savoir-faire. Pour le bien de l'Humanité.

Ce chef-d'oeuvre architectural, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, grâce au mécénat de Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan.

Le théâtre Impérial du Château de Fontainebleau © Château de Fontainebleau

La transmission aux générations futures de ce trésor historique est assurée, comme le souligne Son Excellence Mohamed Khalifa Al Mubarak, président du département de la culture et du tourisme d'Abu Dhabi : "Une restauration exemplaire qui illustre notre volonté de soutenir le patrimoine culturel mondial, témoin des histoires partagées de l’humanité, et d’édifier une communauté internationale unie autour de la culture. "

Les fastes des fêtes impériales

La visite du théâtre comme l'ont connu Napoléon III et Eugénie, des décors installés sur la scène, l'été; Et pendant l'hiver, la scène et les salons attenants seront accessibles.

Château de Fontainebleau

77000 Fontainebleau 

 

 

 

mercredi, 03 juillet 2019 Écrit par

Printemps des cimetières

Le Patrimoine est multiple et peut sortir des sentiers battus. L'art du Patrimoine peut se traduire sous différentes formes. C'est le cas ici avec l'association le Patrimoine Aurhalpin apporte une note insolite une conception qui peut surprendre et qui séduit de plus en plus de visiteurs et de communes. Puisque la journée consacrée aux Jardins de Pierre se fait dans un total respect des lieux.

Lorient, Valence, Mulhouse, Mayet dans la Sarthe, Toulouse, Vichy, Paris,Oignies dans le Pas-de-Calais, Lyon, Bourg-en-Bresse, Aignerville dans le Calvados, pour la Quatrième édition de nombreuses villes participent.

Parce de nombreux cimetières possèdent des témoignages d'architecture exceptionnels, et qui pour beaucoup tombent en désuétude, il est intéressant de découvrir cet art funéraire pour le considérer à sa juste valeur patrimoniale.

Dimanche 19 mai 2019

 

mardi, 14 mai 2019 Écrit par

Présentation du Retable de Louis Bréa

Il était en danger et le voici sauvé après des années de soins.

Seulement Six personnes seront autorisées à l'admirer à chacune des visites. Oeuvre inestimable du patrimoine niçois, datant de 500 ans sa restauration terminée, il est désormais accessible au regard du public.

Première fois de son histoire, le retable de la Crucifixtion  pourra grâce à des mesures de bonne conservation, température et hygrométrie de la pièce, et un éclairage conçu à cet effet être au mieux lors de cette présentation exceptionnelle. Le Musée Massena conserve ces différents pièces restaurées avant son départ pour le Monastère actuellement en travaux.

La Crucifixtion de Louis Bréa © Ville de Nice

Daté de 1512 et signé en latin Ludovicus Brea, ce retable a connu plusieurs campagnes de restauration dès la seconde moitié du XXe siècle, soit sur place, dans l’église du monastère de Cimiez, soit dans des laboratoires spécialisés.

En 2015, la ville de Nice décide de sa rénovation pour endiguer sa dégradation. L’œuvre est alors démontée et transférée aux ateliers du Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine (CICRP) de Marseille pour la réalisation d’une étude diagnostic et d’une complète restauration par divers spécialistes.

Musée Massena

65 rue de France

06 000 Nice

mercredi, 08 mai 2019 Écrit par

Mobilisation de l'IMA

L’Institut du Monde Arabe, engagé pour le dialogue et la fraternité entre les cultures, se mobilise à son tour. En soutenant ce mouvement de collectes et d'engagement financier général, l'IMA y ajoute sa participation.

Au bénéfice de la restauration du monument

Son Président Jack Lang appelle à une restauration exceptionnelle le plus rapidement possible. 

Durant un mois, les dons associés à la billetterie de l’IMA seront intégralement reversés au bénéfice de la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Institut du Monde Arabe

1 rue des Fossés Saint-Bernard

Place Mohamed V

75005 Paris

01.40.51.38.38

 

mercredi, 17 avril 2019 Écrit par

Arnaques aux dons

Les escroqueries à l'occasion de cette mobilisation sans précédent pour Notre Dame se multiplient

Restez vigilants !

Un site officiel rassemblant les Fondations où envoyer vos dons :

http://www.gouvernement.fr/rebatirnotredame

 

Subventions des pouvoirs publics, initiatives privées et associatives se multiplient, chacun souhaite apporter sa pierre à l'édifice

Face à l'ampleur du mouvement en faveur de la rénovation de Notre Dame, voici quelques règles de bases à avoir à l'esprit pour faire un don.

Conseil n°1 

Se poser les trois bonnes questions pour choisir quel organisme sera destinataire de mon don pour la cathédrale Notre-Dame de Paris.

  • Est-ce que le champ d’action de l’organisation est cohérent avec le projet que je souhaite soutenir, par exemple la sauvegarde et la conservation du patrimoine ?
  • Est-elle contrôlée par un organisme indépendant (Cour des Comptes, IGAS, Don en Confiance...) ?
  • Son rapport annuel est-il facilement accessible pour évaluer l’efficacité de ses actions, la destination des dons et son mode de gouvernance ?

Conseil n°2

En cas de doute, ne pas hésiter à contacter l’organisme, par téléphone, par mail ou sur les réseaux sociaux.

Conseil n°3 

En cas de dons sur Internet, notamment via des plateformes de crowdfunding, vérifier que les pages renvoient à des organismes reconnus et que les données bancaires sont demandées sur des pages sécurisées.

Une simple vérification s'impose et vous pourrez effectuer votre don en toute quiétude.

Les organismes ne contactent JAMAIS le public directement, ni par téléphone, ni par mail.

Les dons à hauteur de 75% pour une somme de 1000€ ne sont pas imposables pour les particuliers et les petites entreprises.

 

 

 

mercredi, 17 avril 2019 Écrit par

Notre-Dame sauvée des flammes

Encore choqués par le spectacle de l'incendie au coeur de la Capitale : Notre Dame de Paris en flamme. les parisiens restent stupéfaits devant l'improbabilité d'un tel évènement. C'est une part d'intimité qui est touché. Il faut du temps pour réaliser ce qui arrive, ce bâtiment invincible qui a défié le temps, brûle sous nos yeux.

Un monument symbole de notre Histoire

Des siècles qui s'envolent en fumée.

Un monument qui touche notre imaginaire nous sommes bercé par son histoire à travers la littérature, la musique.

Les témoignages du monde entier prouvent l'attachement envers ce lieu, l'un des plus visités de France. L'émoi est général et dépasse les frontières.

Des dons pour mettre en place un chantier de rénovation

Dès midi la souscription de la Fondation du Patrimoine est en ligne, un site gouvernemental a été mis en place dans la nuit pour rassembler les dons et lancer une cagnotte

Ce matin, le chevet est sauvé. le bâtiment a tenu sous les attaques du feu. Toute la nuit les pompiers ont cerné des flammes impressionnantes. Les Trésors,  la couronne d'épines du Christ et la Tunique de Saint-Louis, que le bâtiment renfermait ont été sauvés, mis en sécurité à l'Hôtel de ville.  

Une atteinte à notre Patrimoine

La question se pose aussi de la protection et des actions à mettre en place pour sauvegarder nos trésors.

Que ce monument soit touché par un incendie dévastateur soulève des interrogations et des colères pour les défenseurs du Patrimoine français. Comment mieux protégé nos monuments ? 

Un tel drame va, espérons-le, permettre de prendre des mesures de sauvegarde et mettre enfin en avant toute la richesse cutlurelle que notre Patrimoine et ce qu'il ajoute sur le plan économique à notre pays.

mardi, 16 avril 2019 Écrit par

L'orgue de Saint-Sauveur

L'orgue historique de la jolie ville d'Aubagne a besoin d'être rafraîchi pour pouvoir pérenniser sa mission : offrir des concerts à ses visiteurs.

Ce superbe instrument de musique est composé de 2244 tuyaux repartis en 30 jeux, animés par trois claviers et un pédalier.

Il fut Classé Monument historique en 1979

Depuis sa dernière restauration en 2000, l'orgue a subi des dégradations du au temps et à la poussière introduite dans les tuyaux, rendant les plus aigus faux voire muets. Les tuyaux d’anches ne sont plus utilisables du fait des languettes désoxydées.

Et pour accentuer le processus, certains tuyaux de bois sont fendus et les tampons et calottes des tuyaux de bourdon ne sont plus étanches. Enfin, les boiseries de l’orgue ont été infestées d’insectes xylophages.

Une action s'impose rapidement

L'ensemble des éléments en bois doit être désinfecté. Les tuyaux doivent être déposés pour être nettoyés, l’intérieur de l’instrument doit être entièrement dépoussiéré (sommiers, planchers, buffet, mécanismes et claviers) et les tuyaux doivent être accordés un par un après avoir été remis en place.

 

A Aubagne l'orgue de Saint-Sauveur. Les deux buffets ont été repeints en polychromie et faux marbre

 

Construit en 1665 par André Eustache de la dynastie de facteurs Eustache l’orgue de Saint-Sauveur est entièrement reconstruit en 1784 par le célèbre facteur marseillais Jacques Génoyer.

 

L'église Saint-Sauveur à Aubagne © photo PdF 2019

 

 

mercredi, 23 janvier 2019 Écrit par

Campagne de restauration pour les Arènes de Nîmes

Au fil des années la ville de Nîmes s'est transformée en une cité accueillante et d'une propreté irréprochable. De nombreux monuments ont retrouvé leur éclat d'origine. Reste un gros morceau : Les Arènes. La campagne lancée cette année va durer jusqu'en 2034, un bail !

Pour autant le monument accueille toujours les touristes et à la belle saison celui-ci est réputé auprès des amoureux des courses de taureaux. 

Numériser pierre à pierre tous les éléments architecturaux, l’état sanitaire et les observations archéologiques, un travail de longue haleine qui va durer jusqu'en 2034 sans interruption.

Dans le respect de l’histoire du monument

De tranche en tranche, les Arènes sont traitées contre la pollution, réduite grâce à une circulation amoindrie par rapport à quelques années ou les embouteillages autour du cylindre laissait les pots d'échappement marqués de leur empreinte nocive les fondations.

Chaque travée est restaurée extérieurement et intérieurement, ce qui est une nouveauté depuis le démarrage de la restauration du monument.

Une restauration nécessaire

 

Une campagne de restauration urgente © photo PdF 2019

L'eau principal ennemie des fondations et la conduite des évacuations sera conduite en premier. En effet le bâtiment a longtemps été fragilisé par le comblement des égouts d’évacuation qui a perturbé le réseau d’évacuation des eaux de pluie tel que les Romains l’avaient initialement conçu.

Depuis l’Antiquité, l’Amphithéâtre a subi aux effets les destructions volontaires des gradins intermédiaires, les tremblements de terre. On a pu remarquer que les structures d'origine étaient en danger lorsque furent
dégagées les maisons construites au Moyen Âge à l’intérieur de l’Amphithéâtre, entre le XVIème (réouverture des arcades) et le début du XIXème.

 

Un peu d'Histoire

Datant de la fin du Ier siècle de notre ère, l’Amphithéâtre nîmois compte parmi les plus grands du monde romain et est considéré comme le mieux conservé.

Cette ellipse à la symétrie parfaite de 133 mètres de long sur 101 de large, a été construite en une trentaine d'années avec les pierres de trois carrières proches de Nîmes. D’une hauteur de
21 mètres.

Conçu pour répondre au besoin d’un lieu dédié aux combats de gladiateurs et d’animaux, il est constitué de cinq galeries circulaires, une centaine d’escaliers et vomitoires (couloirs conduisant aux gradins) permettant d’accéder aux places sans que les différentes classes sociales ne se rencontrent, les premiers gradins étant réservés aux notables.

À la fin du Vème siècle après J.-C., les Arènes sont transformées en forteresse pour les seigneurs locaux.
En 1194, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, l’Amphithéâtre devient le siège du pouvoir féodal, incarné par le vicomte de Nîmes et les chevaliers dits « des Arènes », et un château est même construit à l’intérieur du monument. En 1226, Nîmes entre dans le royaume de France de par le rattachement du Languedoc.

Les troupes du roi Louis VIII évincent les occupants et occuperont le château jusqu’au XIVème siècle.
Abandonné, l’Amphithéâtre est livré aux particuliers qui y développent un véritable village, avec une centaine d’habitations et deux églises. Au XVIIIème siècle y résidaient encore 700 habitants.
Débarrassées de ces constructions en 1812, les Arènes sont réhabilitées par l’architecte Henri Revoil et retrouvent leur vocation d’édifice de spectacles dès 1860.

Rare témoignage du savoir-faire des bâtisseurs romains, l’Amphithéâtre de Nîmes se situe à l’intérieur du rempart qui, à l’origine, ceinturait la ville. Comme pour la Maison Carrée, il doit sa conservation à une occupation continue au fil des siècles. Les monarques français puis les autorités successives ont très vite pris conscience de son intérêt patrimonial et de la nécessité de le préserver.

Déjà au XVIIème siècle, plusieurs campagnes de consolidation et de restauration furent installées.

Les Arènes de Nîmes

Ouverte tous les jours
(sauf ferias et spectacles)
Janvier, février, novembre, décembre : 9h30-17h
Mars, octobre : 9h-18h
Avril, mai, septembre : 9h-18h30
Juin : 9h-19h
Juillet, août : 9h-20h
Tarif plein : 10€ réduit : 8€
Gratuit jusqu'à 7 ans
Visite guidée
Du 1er juillet au 31 août

mardi, 22 janvier 2019 Écrit par

Compteur de visites

2672786
Aujourd'hui
Hier
Cette semaine
Semaine dernière
Ce mois
Mois dernier
Depuis le début
3054
17592
20646
1764094
166275
368951
2672786

S'abonner à la newsletter

Faire un don

En faisant un don vous contribuez à l'évolution de notre site qui vous apportera toujours plus de contenu

Montant
 EUR