L’histoire du quartier Lepic, celle de la Halle Tropisme

Au-delà des portes ouvertes à La Halle Tropisme, singulière est l’histoire du lieu où elle est implantée.

Ainsi que son devenir, à l’horizon 2025. A cet endroit, l’armée avait acquis, en 1887, un champ de manœuvre. Jouxtant ce terrain, le domaine du Mas de Cotte fut récupéré par elle, en 1902, à la suite d’un échange avec ses casernes du quartier des Beaux-Arts. Dix ans après la transaction, la caserne Lepic vit le jour. Rebaptisée caserne Guillaut en 1947. Une véritable cité militaire commença à se construire à l’intérieur de hauts murs. Apparurent ainsi une zone de vie et une zone atelier. Dans la première, deux grands bâtiments majeurs, Lorraine et Bretagne, furent édifiés pour loger des militaires. Un troisième fut érigé pour accueillir l’état-major. S’ajoutèrent un grand gymnase, une infirmerie, une chapelle, une salle de cinéma de 500 places. Quant à la partie ateliers, elle regroupa plusieurs structures : entrepôts pour l’armurerie, l’habillement. Et un hangar de 4 000 m² abritant un garage avec des équipements pour la mécanique, la menuiserie…

C’est sous cet immense toit que la Halle Tropisme a déployé ses différents espaces, dont une série de boîtes pour accueillir ses entrepreneurs. En 1962, un groupement de l’Ecole Militaire d’Infanterie, chargé du perfectionnement d’officiers d’active et de réserve s’installa à Montpellier, venant de Cherchell, en Algérie. Il faudra cependant attendre 1967 et les années suivantes pour que la cité militaire prenne toute son importance. Due à la création de l’Ecole d’Application de l’Infanterie (EAI) à Montpellier, résultant de la fusion de l’Ecole d’Application de l’Infanterie basée dans la Sarthe avec l’Ecole d’Infanterie montpelliéraine.

 

Dans les années 70, un musée de l’infanterie a ouvert ses portes. Pendant que sur une sorte de champ libre d’accès, plus de 20 ha furent clos et reliés à la caserne par un pont, dit de Palikao. Pour tout savoir, ce nom évoque la Chine et la victoire des troupes anglo-françaises lors de la seconde guerre de l’opium, en 1860. S’en suivirent la construction d’un centre d’instruction, agrandi en 2003, avec médiathèque, salles de cours, deux amphithéâtres et mess des officiers.

Quant aux espaces verts, baptisés Parc Montcalm, ils accueillirent un bâtiment d’habitation, chambres, logements et d’importants équipements sportifs. Piste d’athlétisme, terrains de tennis, de volley, de basket, de hand, piscine. Et pour le général, une villa.

 

En 2010, le déménagement de l’Ecole à Draguignan sonna la mort de cette cité ayant vu vivre et travailler plus d’un millier de personnes. La ville de Montpellier acheta alors terrain et caserne. Ouvrant dès 2011 le parc Montcalm aux montpelliérains. Et lançant des appels à projets.

Depuis 2013, l’architecte François Percheron travaille sur l’EAI. Il explique sa sélection et son projet. « Pour compléter la sensibilité architecture de mon agence, on s’est associé à un cabinet hollandais à sensibilité paysagiste.

 

On a proposé un plan guide pour faire naître du logement et des activités ». Une sorte de ville créative pouvant vivre en autonomie commence à prendre corps, suivant l’idée de son architecte « Nous avons proposé de construire le quartier sur le déjà là, avec son histoire, ses bâtiments, ses structures ». En 2019 fut inauguré La Halle Tropisme dans l’ancien garage de l’armée et ses ateliers. Les Bâtiments Lorraine et Bretagne deviendront des appartements, avec la création de loggias prises dans le volume existant. L’école élémentaire Jeanne Moreau a déjà ouvert ses portes. Et deux mille logements sont programmés à terme.

 

Le cinéma conservera sa vocation, sa chapelle transformée en crèche, son mur d’enceinte conservé en y aménageant des percements. Un plan en constellation prévoie des espaces publics de qualité. Dans l’immédiat, un campus à l’américaine va bientôt ouvrir ses portes à l’ESMA (Ecole Supérieure des Métiers Artistiques) et va animer le lieu.

Avec au pied un futur un arrêt de la 5ième ligne de tram. « Un projet sur dix, quinze ans » conclut l’architecte. On peut imaginer un avenir radieux, pour le quartier et La Halle Tropisme !

 

Guy Hébert

lundi, 05 octobre 2020 Écrit par

La Halle Tropisme un lieu à investir

Dans le respect des gestes barrières, masques et distanciation

 

Découvrir 4 000 m² de créativité à « La Halle Tropisme » de Montpellier                                                                                                                            

Derrière l’appellation « Tiers lieu », désignant de nouveaux lieux pour de nouveaux usages, se cachent souvent des réalités très différentes. Et des histoires singulières. L’ouverture des portes des tiers lieux labellisés d’Occitanie, du 5 au 10 octobre, offre l’occasion de découvrir La Halle tropisme de Montpellier, située à 1 500 m du centre historique. Plein de surprises à la clef. Partage et convivialité garantis.

Jugez-en !  Depuis janvier 2019, la halle tropisme, grande friche culturelle et artistique, est tout à la fois un lieu de spectacles et de vie, un restaurant avec une programmation culinaire, un marché, un village collaboratif de plus de 200 entrepreneurs. Un éco-système réunissant des professionnels du champ des industries créatives et culturelles.

4 000 m² disponibles, avec des espaces ouverts à tous. Grande scène, galerie d’expositions et de performances, espaces polyvalents, salles de réunion et de formation, pôle bien-être. Et pour les  enfants, la station Trokids. Le tout associé à un café-restaurant imaginatif, avec son immense terrasse bien utilisée dans une région où le soleil n’est pas compté. Accueillant aussi bien une cuisine d’été, un jardin, un bus pour les enfants, un terrain de pétanque. Et même un poulailler ! Pas de problème pour garer voitures, poussettes, vélos et patinettes… 

Evènements, animations régulières d’un éclectisme foisonnant et d’une créativité débordante, portés par la coopérative Illusion et macadam, centre de formation culture et création. Plus de 110 000 visiteurs en une année pour près de 400 manifestations culturelles. Un programme à la Prévert : festival d’inauguration ayant réuni 15 000 spectateurs, final de la marche pour le climat, festival Métropolisme sur la ville de demain… Mais aussi rendez-vous récurrents : brunch et bal du dimanche, ateliers de dessin du samedi, marché de producteurs locaux du jeudi… Ou encore : tango tropisme, conférences technologiques et ateliers d’architecture pour les petits, brasucades géantes, huîtres essentielles pour des apéros super iodés … Rien n’est exclu dans la programmation. Comme à l’époque où l’armée occupait ce terrain, aux beaux jours de l’Ecole d’Application de l’Infanterie, le père Noël descendra peut-être bientôt en parachute !

 

Des rendez-vous sont organisés pendant la semaine portes-ouvertes. Pour découvrir activités,  équipes et savoir-faire : télétravail, conception/fabrication numérique 3D, coworking, travail sur le textile, le bois, le plexi. Nombreuses propositions pour apprendre à faire soi-même. Deux visites sur réservation sont prévues le 7 octobre. A 11 h, les professionnels des industries créatives et culturelles découvriront les services de la Halle Tropisme et ses projets.  A 14h30,  le public  fera connaissance avec ce tiers-lieu, son histoire, sa programmation et ses offres. D’autres rencontres plus ciblées sont annoncées le 6 et le 8. Mardi de 9h30 à 11h, Frühstück lab – petit déjeuner pro sur le thème : mieux accueillir les publics en insertion.  Et jeudi  8/10 de 17h à 20h, on pourra faire son marché circuits courts.

Une occasion à ne pas manquer pour appréhender ce nouvel environnement social, venant de l’anglais Third Place. Où on peut entreprendre, travailler et vivre autrement.

Guy Hébert

Infos pratiques

La Halle Tropisme, 121 rue Fontcouverte, 34 000 Montpellier

 04 60 04 08 10 

Agenda complémentaire du 5 au 10 :

Le 5 à 20h, un spectacle de Mathilde Monnier et Olivier Saiollard, dans le cadre de Montpellier Danse.

Le 8, de 12h30 à 13h30, cross training avec la plateforme en ligne JYMIZ.

Le 9, de 19h à21h, un jeune vélomobiliste parle de Time for the planet : Sauver le monde par l’entrepreneuriat.  

lundi, 05 octobre 2020 Écrit par

A Nancy, bienvenue chez les Majorelle !

Ce pourrait être un musée. Ce n’est qu’une maison particulière. Mais cette qualité constitue l’intérêt exceptionnel de sa visite car c’était l’objectif majeur de la rénovation de la Villa Majorelle, sur la période 2016-2022. Cette habitation, conçue et habitée par Louis Majorelle, artiste et industriel, un des principaux acteurs de l’Ecole de Nancy, constitue un véritable manifeste de l’Art Nouveau dans la capitale lorraine. S’il reste une dernière phase de travaux à réaliser en 2021-2022, où seront restituées la salle de bain et la penderie du 1er étage, l’ensemble est déjà remarquable.

 

Comprendre comment on est passé de la villa Jika construite en 1901-1902, nom rappelant les initiales de Jane Kretz, épouse de Louis, à la villa Majorelle d’aujourd’hui est essentiel. L’histoire du lieu commence en 1897. Louis Majorelle (1859-1926), ébéniste de formation, artiste-décorateur, ferronnier d’art et industriel nancéien fait construire ses ateliers sur un terrain qu’il vient d’acquérir près de la rue du Vieil Aitre. Souhaitant y adjoindre sa maison familiale, il confie les plans à Henri sauvage (1832-1932). Ce jeune architecte inexpérimenté se révèle d’une audace et d’une modernité qui le séduisent. Et le résultat enthousiasme ses contemporains.

En 1902, Art et Décoration consacre un long article à cette « fantaisie savoureuse et spirituelle », selon Franz Jourdain, son auteur. Qui précise : « Le regard suit la montée de l’escalier, pénètre dans l’atelier par sa vaste verrière, devine l’intimité des chambres à coucher, s’arrête aux petites baies des cabinets de toilette, s’attarde aux dimensions étoffées d’une hospitalière salle à manger, inspecte à l’aise le vestibule […]sans prétention. De hautes souches afin d’activer le tirage des cheminées […], de robustes tuyaux de descente […], des auvents protecteurs, des balcons saillants, des consoles en bois rompant la rigidité de la pierre, […] ; des grès émaillés aux fulgurances fastueuses […] ; des menuiseries harmonieusement teintées ; des fers forgés sobrement étudiés […] ; tout à sa place, tout avec sa raison d’être, rien à ajouter et rien à retrancher ». Quant à la décoration et à l’ameublement, plusieurs artistes interviennent. Le céramiste Alexandre Bigot conçoit les grès flammés extérieurs et intérieurs, le peintre Francis Jourdain réalise les peintures décoratives de la salle à manger. Les vitraux des pièces principales sont l’œuvre du maître verrier Nancéien Gruber. Et, naturellement, Louis Majorelle crée le mobilier. De quoi constituer un édifice hors du commun, moderne et lumineux.

 

Qu’est devenue cette maison d’artiste expérimentale et unique, avec le temps ? La mort de son propriétaire en 1926 entraine sa vente à l’Etat, en 1931. Peu de conséquences pour l’édifice. Aucun décor ne disparait lors de l’occupation du bâtiment par des services administratifs jusqu’en 2017. Le beau jardin est toutefois grandement amputé pour être loti, la crise de 1929 ne permettant pas de l’acheter dans son intégralité. La villa, classée en 1996 aux monuments historiques, est devenue, en 2003, propriété de la ville. L’intérêt suscité par les visites guidées proposées les week-ends, dès 2007, explique la volonté de Nancy d’entreprendre le chantier, aujourd’hui presque achevé. 

La réhabilitation de la maison s’est appuyée sur l’état connu avant 1926, tout en respectant les contraintes structurelles. La  plus spectaculaire et la plus esthétique transformation est la suppression du bow window de la façade nord. Un ajout qui dénaturait le travail d’Henri Sauvage. Pour l’intérieur, les illustrations de l’article de Franz Jourdain, l’album de famille des Majorelle et le mobilier vendu par les ateliers éponymes ont apportés de précieuses informations, même si des zones d’ombre demeurent.

Reste que l’objectif de recréer un espace habité, vivant et émouvant, marqué par l’usure du temps est atteint. D’autant que le visiteur ne se sent pas contraint par un dispositif le mettant à distance de l’ameublement. Il marchera directement sur les parquets avec des sur-chaussures … Pour admirer un ensemble constitué de près de cent pièces de mobilier, peintures et objets d’arts du musée de l’Ecole de Nancy. Depuis 1983, celui-ci a fait l’acquisition d’œuvres provenant de la villa, mais aussi de pièces identiques. Pour les originaux, les meubles de la chambre à coucher, ceux de la salle à manger, la bibliothèque de l’entrée sont à remarquer. A repérer également le portrait de Camille Rose Majorelle par Emile Friant. Sans oublier des marines de Louis Majorelle et quelques peintures orientalistes de Jacques, son fils, exécutées au Maroc. Ainsi qu’une lampe Libellules Majorelle-Daum et un lustre Algues de Majorelle-Gruber…

Dès l’accueil, l’atmosphère est foisonnante et chaleureuse. Avec un décor où la monnaie-du-pape est déclinée sous toutes ses formes ... Symbole de prospérité et de bonheur. Il l’est déjà dans ce bain d’Art Nouveau exceptionnel.  Bienvenue chez les Majorelle !

 

Guy Hébert

                                                                                                                                                                                                                               

Ouverte du mercredi au dimanche de :

Visites guidées possibles le dimanche à 11h

Applications de visite gratuites en français, anglais et allemand 

 

 

 

 

 

 

samedi, 26 septembre 2020 Écrit par

Le phare de Cordouan espère ses visiteurs

Au large de la Gironde, l’exceptionnel phare de Cordouan  poursuit  une  histoire  de  plus  de  400 ans. 

« Homme libre, toujours tu chériras la mer ». Et ses phares, est-on tenté d’ajouter au très beau poème de Charles Baudelaire. Surtout quand il est question du remarquable phare de Cordouan, à 7 km des côtes

girondines. Considéré comme la 8ième merveille du monde dès qu’il s’est illuminé en 1611.

Aujourd’hui, ce joyau architectural, attend un classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avant cette décision imminente, précipitez-vous pour visiter « ce Versailles de la mer », de 67,5 m de haut, depuis sa surélévation sous le règne de Louis XVI. Sans le COVID, c’est en juin 2020 qu’un jury international, qui devait se réunir en Chine, aurait peut-être acté cette reconnaissance. 

A la Toussaint, les entreprises qui poursuivent la restauration de la chapelle et de la chambre du roi reprendront possession du lieu. Et ce jusqu’en avril 2021, où Cordouan sera de nouveau ouvert au public.

Comment cette tour à feu polygonale de 16m de haut, construite par les anglais en 1360 est-elle devenue le phare des rois ? Et en même temps le roi des phares. Des affirmations justifiées par son histoire. En 1584, Henri III confie à Louis de Foix la reconstruction du phare qu’il poursuivra sous le règne d’Henri IV. Selon leurs volontés. Et avec des financements royaux. Pour en faire un temple dédié à leur gloire et au caractère catholique de la royauté. C’est le seul phare à posséder une chapelle. C’est aussi le seul  à offrir un luxe d’ornements : marbre, boiseries, sculptures … Mourant en 1603, Louis de Foix ne verra pas la fin de son œuvre. L’architecte François Beucher l’achèvera en 1611.

Un autre artisan attachera son nom à Cordouan, l’architecte bordelais Joseph Teulère. Incarnant l’esprit des Lumières dans un ambitieux projet scientifique, technique et architectural. En 1786, sous le règne de Louis XVI, Il le surélèvera de 20 m. Puis les savants concevront de nouveaux systèmes d’éclairage. Y installant les paraboles de Lenoir et de Borda. A ces dispositifs, déjà remarquables au XVIIIe siècle, s’attaquera Augustin Fresnel, au début du XIXe siècle. Le célèbre physicien choisira Cordouan pour des expérimentations, en mettant en place ses appareils lenticulaires. Sous le Second Empire, le phare fera l’objet d’une importante restauration. Avec la poursuite d’innovations technologiques. Toujours habité, Cordouan vivra grâce au dévouement de ses gardiens. Guidant les navires dans les passes de la Gironde, depuis plus de 400 ans.

Rien d’étonnant que, dès 1862, il soit protégé au titre des Monuments Historiques. En même temps que Notre Dame de Paris. Tout aussi naturel aujourd’hui de vouloir l’inscrire au Patrimoine mondial de l’Unesco. Deuxième phare, et le premier en mer, après celui de la Corogne en Espagne, à prétendre à cette reconnaissance. A juste titre. Symbole du génie créateur humain et, en même temps, symbole des grandes phases de l’histoire des phares dans le monde. A la fois monument de pierres et monument littéraire. Inspirant quantité de textes, peintures et photographies, savants ou populaires. Ce roi des phares bénéficie également d’un environnement grandiose, perpétuellement changeant. De quoi impressionner les visiteurs depuis 1611, d’abord des spécialistes mais aussi tout public, surtout depuis le XIXe et l’apparition de la mode des bains de mer. Dès 1638, l’abbé Léon Godefroy s’était rendu à Cordouan, « cette tour fameuse et réputée pour la huictiesme merveille du monde, voire mesme la septiesme, sçavoir au lieu du phare d’Alexandrie » (1). Au cours du même siècle, Claude Perrault, frère de Charles, vantait  ce « merveilleux édifice » (1). Ré-ouvert le 11 juillet dernier, les premiers touristes à le découvrir sont toujours aussi étonnés. Confiant spontanément : 

« C’est un phare, mais finalement ça fait penser à un château ». Se dressant dans un paysage grandiose. Où la biodiversité de son plateau rocheux confère un nouvel intérêt. Cordouan, remarquable à tous égards !

A noter également, jusqu’au 1/11/2020, une exposition de photographies de Clément Chambaud, prises sur l’estuaire, à la lueur des étoiles.

Guy Hébert

 

(1) citations du livre de Frédéric Chasseboeuf, Cordouan-Roi des phares, 2011, Editions BONNE ANSE.

Comment aller au phare de Cordouan ?

Au départ du port de Royan et de Port Médoc (Le Verdon-sur-mer), des compagnies maritimes assurent la traversée et commercialisent les entrées au phare. 45 minutes de traversée.

    Royan : www.croisierelasirene.com                       Port Médoc : www.vedettelabohème.com

Possibilité d’accéder au phare avec « La Galandaise de Croisières » qui affrète « Le CAPESTERRE », un voilier de croisière de 11m (un DUFOUR 375 GL de 2013).  Pour neuf passagers maximum, au départ de Port Médoc : https://www.galantaise-de-croisière.fr . Ou avec son propre bateau …   

 

 

lundi, 24 août 2020 Écrit par

Le musee de la Franc-maçonnerie en langue des signes

Des collections ouvertes à tous les publics

Depuis longtemps le musée souhaitait élargir son auditoire. Epaulé par la spécialiste, Julie Le Toquin le projet se met en place.

Dorénavant adaptées à tous les publics le Musée peut proposer un accueil et des visites guidées pour les personnes sourdes (près de 400.000 personnes en France) et les personnes entendantes pratiquant la LSF (langue des signes française).

Accueil en « LSF » (langue des signes française) les week-ends et des visites guidées en LSF chaque samedi à 10h00.

 

Les visites en LSF sont gratuites.
Cette nouvelle offre du musée complète la programmation estivale des visites guidées en français, organisées tous les samedis et dimanches à 15h00 (avec tous les aménagements nécessaires pour respecter les recommandations sanitaires).

Des visites en anglais ou en allemand sont également possibles pour des groupes et sur réservation.

Réservation obligatoire : evenementmuseefm@godf.org

 

Musée de la franc-maçonnerie - Siège du Grand Orient de France
16 rue Cadet

75 009 Paris
Tél : 01.45.23.74.09
Métros : Cadet (ligne 7) ou Grands Boulevards (lignes 8, 9)

jeudi, 23 juillet 2020 Écrit par La rédaction

Fouilles à Bretteville sur Odon

l’Institut national de recherches archéologiques préventives, l'Inrap engagé dans l’archéologie des conflits contemporains, vient d'achever une fouille préventive à Bretteville-sur-Odon dans le Calvados.

Un site fortifié allemand de la Seconde Guerre mondiale dans la Plaine de Caen

Instruite à la demande de la DRAC Normandie, l’étude du site de Bretteville-sur-Odon revêt un intérêt à la fois sur le plan patrimonial, en tant que vestiges de la zone arrière du mur de l’Atlantique, mais aussi sur les plans historique et archéologique, du fait de la destruction ordonnée par H. Goering des archives de la Luftwaffe à la fin du conflit.

L'opération n'aura pas été vaine car elle a permis de découvrir les vestiges d’un vaste ensemble défensif allemand de la Seconde Guerre mondiale, situé dans le périmètre défensif de l’aérodrome militaire de Carpiquet, pris par l’armée allemande puis devenu cible des bombardements alliés lors de la libération.

Cette fouille préventive offre pour la première fois l’opportunité d’appréhender l’organisation d'un site fortifié allemand dans sa globalité. Elle met en lumière le fonctionnement méconnu d'un des sites majeurs de la défense de la base de Carpiquet tout en dévoilant la vie quotidienne des soldats qui l'occupaient. Cet éclairage nouveau vient donc enrichir et renouveler notre perception de la plus vaste ligne de fortification jamais construite en Europe.

Un peu d'Histoire

 

Un point d'appui allemand (1941 - 1944)

C'est un vaste ensemble fortifié mis en place par les troupes allemandes dès 1941. Rattaché à la Luftwaffe (armée de l'air allemande), ce site avait en charge la défense antiaérienne du secteur et la protection des installations stratégiques de Carpiquet. Il faisait partie d'un ensemble composé d'une vingtaine de sites d'importance variable qui ceinturait l'aérodrome.

Occupé successivement par différentes unités de la Flak (défense antiaérienne allemande). Il n'existe aucune source concernant l'aménagement du site et son fonctionnement. Les informations concernant l'armement en place sont peu précises. 

Un site fortifié loin des standards du Mur de l'Atlantique

Bien que situé à plus de 15 km des côtes sableuses du Calvados, le site de Bretteville-sur-Odon faisait partie du Mur de l'Atlantique, qui avait en charge la défense des côtes de l'Europe occidentale. Contrairement aux autres constructions du Mur de l’Atlantique, les structures découvertes ici sont totalement dépourvues de béton armé.

Les matériaux employés mais aussi les techniques de construction mises en œuvre viennent bousculer et nuancer l'image d'un Atlantikwall infranchissable vanté par la propagande nazie.

Deux zones se distinguent clairement au sein du site. La partie sud présente des abris enterrés maçonnés en pierre calcaire tandis que le pôle situé au nord se limite à des excavations aménagées directement dans le substrat, dépourvues de maçonnerie.

Autour de ces fosses, identifiées comme des unités de vie ou de stockage, des dépotoirs particulièrment riches en mobilier (lits, vaisselle, flacons, et restes de repas) nous renseignent sur le quotidien de la garnison.

 

 

Les combats de juin - juillet 1944

La fouille a également mis au jour plusieurs trous d'hommes attribuables aux troupes anglo-canadiennes. Ces abris excavés sommaires ont livré du mobilier guerrier discret mais révélateur : casques, éléments d'équipement et munitions tirées. Plusieurs structures ont également révélé des morceaux d'aluminium peints, pour certains très bien conservés. Ces fragments métalliques font directement référence à l'aviation, il est fort probable qu'un avion soit tombé à proximité immédiate de la partie nord du site de fouille. Lors de la remise en culture des parcelles, ces éléments métalliques ont été enterrés tout autour du site du « crash ». Il conviendra maintenant d'identifier ces éléments pour savoir s'il s'agissait d'un appareil allié ou allemand.

 

Un site à vocation défensive

Les traces des bombardements et les années de la Reconstruction

L'abandon du site par les soldats allemands au tout début du mois de juillet 1944 ne marque pas sa destruction. Les structures en creux restent visibles jusqu'en 1947 et ne disparaissent réellement qu'au tout début des années 1950 avec la remise en culture des parcelles.

La fouille a démontré qu'entre 1945 et 1950, le site de Bretteville a servi de dépotoir avant d'être définitivement nivelé.

En plus d'avoir servi à éliminer les éléments de défense du point d'appui tel que les réseaux de barbelés et les piquets de clôture, les vastes abris excavés ont accueilli les déblais consécutifs aux bombardements de la ville de Caen et de sa périphérie. Des habitations entières mais aussi des commerces détruits par les raids alliés ont été évacués dans ces fosses à ciel ouvert avec tout leur mobilier. La vaisselle brisée et fondue se retrouve mêlée aux carcasses tordues de véhicules mais aussi aux enseignes publicitaires des commerces.

Tous ces éléments parfois émouvants, à l'image de cette horloge qui s'est arrêtée au moment du bombardement, viennent compléter et documenter les années qui suivirent la fin des combats et la Reconstruction qui s'en est suivie.

Les traces des bombardements et les années de la Reconstruction

L'abandon du site par les soldats allemands au tout début du mois de juillet 1944 ne marque pas sa destruction. Les structures en creux restent visibles jusqu'en 1947 et ne disparaissent réellement qu'au tout début des années 1950 avec la remise en culture des parcelles.

La fouille a démontré qu'entre 1945 et 1950, le site de Bretteville a servi de dépotoir avant d'être définitivement nivelé. En plus d'avoir servi à éliminer les éléments de défense du point d'appui tel que les réseaux de barbelés et les piquets de clôture, les vastes abris excavés ont accueilli les déblais consécutifs aux bombardements de la ville de Caen et de sa périphérie.

Fouilles de Bretteville-sur-Odon

Aménageur : FONCIM
Recherches archéologiques : Inrap
Responable d’opération : Benoît Labbey, Inrap
 

 

 

L'INRAP participe à l’étude du patrimoine archéologique en amont des travaux d’aménagement du territoire et réalise chaque année quelque 1800 diagnostics archéologiques et plus de 200 fouilles pour le compte des aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer

samedi, 26 septembre 2020 Écrit par La rédaction

Tous au Musée le 14 Juillet

Le MuMa ouvre gratuitement ses portes avec le soutien de la Matmut

Présentée dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste et d’Un Été au Havre, l’exposition Nuits électriques, composée par 170 œuvres de 70 artistes, se dévoile le temps d'une visite libre au Musée d’art Moderne André Malraux – MuMa du Havre.

 

A propos de l'exposition

Au début du 19e siècle, l’obscurité dans les villes est remplacée par les lumières provenant de l’objet symbole de modernité de l’époque et ’icône de la « ville lumière », les réverbères. Et cela change tout, la ville devient plus sûre et prend forme de manière différente aux yeux des habitants.

Un contraste social qui inspire de nombreux artistes

Les centres-villes sont lumineux grâce à l’éclairage artificiel tandis que les quartiers populaires en périphérie restent sombres. Partout en Europe, de nombreux artistes de l’époque, à travers des peintures, des photos et des gravures s’emparent de cette thématique et en font un sujet de prédilection. 

Uniquement sur réservation, visite libre et gratuite

Le mardi 14 juillet, de 10h à 18h

Nuits électriques 

Musée d’Art Moderne André Malraux – MuMa 

2 boulevard Clémenceau

76 000 Le Havre

02 35 19 62 62

vendredi, 03 juillet 2020 Écrit par La rédaction

La Maison de Millet

On se croirait au bout du monde, ici à la presqu’île de la Hague. On le sait peu mais c'est ici que le fameux peintre Jean-François Millet est né.

D'un oeil nouveau, l'on découvre l’influence de Jean-François Millet sur les courants artistiques depuis la fin du 19e siècle 

Labellisée « Maison des Illustres » en 2011

La visite de sa maison natale nous plonge dans son univers et permet à l'aide d'un parcours centré sur les relations intimes que Millet a entretenues avec son pays natal. Tout son travail reflète l'attachement de l'artiste aux paysages de son enfance.

De nombreux croquis, dessins et peintures représentant son « endroit ».

L''occasion nous est donnée de marcher sur les traces des oeuvres du peintre comme le hameau Gruchy,est resté authentique, présente toujours de nombreux angles de vue bien identifiables sur les oeuvres de Millet : Le bout du village, le puits, le rocher du Castel Vendon, le hameau Cousin, mais aussi l’église.…

 

Visite guidée « Millet, peintre-paysan de la Hague »
Tous les jeudis en juillet et août, 14h-16h
Visite guidée de la Maison natale puis découverte du hameau Gruchy jusqu’au point de vue du Castel Vendon, sur les lieux qui ont inspiré l’artiste.

Tout public. Tarif : 6 €. Sur réservation. Chaussures de marche obligatoires.

 

Maison natale Jean-François Millet
19 Hameau Gruchy, Gréville-Hague
50 440 La  Hague
02 33 01 81 91

lundi, 22 juin 2020 Écrit par La rédaction

Pétition pour sauver la maison et son jardin du peintre Dunoyer de Segonzac

La Maison du peintre, du 9 de l'avenue Sainte-Marie à Chaville, fat aujourd'hui parlé d'elle. Cette demeure du 19ème, entourée d'arbres centenaires, est en danger.

Après avoir adressé un courrier à Madame Elisabeth Borne, Ministre de la Transition Ecologique et solidaire, ainsi qu'au ministre de la Culture Monsieur Franck Riester, le Président de l'Association Chaville Parc Lefebvre, Monsieur François Murez lance une pétition pour tenter de sauver une adresse bien connue des chavillois, la Maison Dunoyer de Segonzac.

Une mémoire à transmettre

Le classement de cet ensemble, à l'heure actuelle la maison est protégée mais pas son jardin dont les arbres magnifiques restent l'âme de cette demeure risquent de succomber. De nombreux riverains se mobilisent pour tenter de sauver ce qui représente une part du passé de la ville. Le permis de construire, accordé à des promoteurs, va détruire la magie du lieu et son Histoire.. 

Pourquoi ne pas la transformer en Maison des Illustres, voici l'une piste suggérée par l'Association. Créer et ouvrir un lieu culturel dédié au peintre et à ses oeuvres, l'espace de 2700m² permettra d'accueillir un large public.

Sauvegardons le Jardin, les Arbres et la Maison du Peintre André Dunoyer de Segonzac

Si vous souhaitez signer la pétition de défense :

https://www.change.org/Maison-Dunoyer

 

 

mercredi, 17 juin 2020 Écrit par

Réouverture de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat

En Alsace, à noter la date du 18 juin, pour la ré-ouverture simultanée sur un même lieu de deux sites : la Bibliothèque Humaniste et la Maison du pain d’Alsace

L'alliance de la culture et de la gourmandise, bon programme ! 

Les deux musées ont travaillé ensemble sur les dispositifs sanitaires qui tiennent compte des préconisations transmises par l’Etat et des spécificités des espaces et des parcours. Tout a été pensé pour permettre aux visiteurs de parcourir l’intégralité de l’offre muséale, y compris de bénéficier des nombreux outils numériques.

Un Trésor de la Renaissance

La Bibliothèque Humaniste présente le parcours de Beatus Rhenanus, humaniste de la Renaissance et sa collection d’ouvrages classée à l’Unesco.

Le musée se découvrira en visite libre, les outils numériques seront rendus fonctionnels par des stylets. De nouveaux ouvrages exceptionnels seront présentés spécialement pour cette réouverture.

Pendant la visite, l'on pourra découvrir l'exposition "Couleurs d'atelier, l'envers du vitrail" qui se prolongera jusqu'au 15 novembre. Cette exposition, réalisée notamment avec l'appui du Musée de L’École de Nancy, illustre les travaux de Victor Rubert et Jacques Gruber, deux artistes de la couleur et de la matière.

 La grande histoire du pain et des spécialités alsaciennes

La Maison du pain d’Alsace propose la découverte du musée en mode privilégié avec une muséographie, repensée en 2018, elle sera dévoilée le temps de l’été, avec un accès exclusif en famille ou entre amis.

Dans la salle de la Zunft un nouveau dispositif innovant, retrace l’histoire des Corporations. Et pour finir en beauté, une dégustation personnalisée sera proposée. Des ateliers réservés aux familles seront proposés au mois d’août.

Rendez-vous le 18 Juin prochain

A suivre...

Bibliothèque de Selestat

1 Place Docteur Maurice Kubler

jeudi, 11 juin 2020 Écrit par La rédaction
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