Ouverture de l'Hotel de la Marine

Les appartements aménagés au XVIIIe par l’Intendant du Garde-Meuble et les salons d’apparat du XIXe siècle sont ouverts à la visite.

Une nouvelle page d'Histoire

Encore un lieu qui reprend vie dans la Capitale avec une restauration sublime, éclairant un carrefour incontournable parisien ! Il en aura connu des péripéties ce monument ! Les parisiens et les touristes passent devant comme un décor familier mais que sait-on finalement de cet imposante façade de la Place de la Concorde ?

Le « Confident », un dispositif innovant et immersif

Futur lieu de découverte, de promenade, -accessible aux personnes à mobilité réduite- de gastronomie et d’art accessible et propose différents parcours de visites. Grâce au Confident, casque connecté,  l'on voyagera à travers le temps et les sens dans un grand palais du siècle des Lumières aux décors somptueux des XVIIIe et XIXe siècles, assorti de précieux meubles et objets.

Une histoire en deux temps

Dès le mois de  juin, deux espaces de restauration, dans le cadre d’une concession attribuée à Moma, compléteront la visite patrimoniale pour proposer une pause gourmande avec un restaurant, dont la carte sera signée par le chef Jean-François Piège et l’aménagement confié à l’agence Dorothée Delaye, au nord de la cour d’honneur.

Le Café Lapérouse- décoré par Cordelia de Castellane - accessible toute la journée depuis les arcades de la place de la Concorde et la cour d’honneur, proposera une carte salée, sucrée, une cave à vin ainsi qu'un comptoir de chocolats et glaces.

Puis, à l’automne, l’ancien magasin des tapisseries du Garde-Meuble accueillera les galeries d’exposition de la Collection Al Thani qui sera présentée pour la première fois durablement au grand public. Il s’agit de l’une des plus prestigieuses collections d’art privées au monde composée d’une exceptionnelle variété d’oeuvres de l’Antiquité à nos jours.

 

Un lieu mystérieux

Situé sur la place de la Concorde, entre les Champs-Élysées et les Tuileries, l’Hôtel de la Marine est un superbe ensemble architectural créé au XVIIIe siècle par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du roi Louis XV. Il abrita jusqu’en 1789 le Garde-Meuble de la Couronne avant de devenir, pendant plus de deux cents ans, et jusqu’en 2015, le siège de l’état-major de la Marine.

Un avenir serein 

Le Centre des monuments nationaux assure la maîtrise d’ouvrage pour l’ensemble du projet de l’Hôtel de la Marine.La restauration s’effectue sous la maîtrise d’oeuvre globale de Christophe Bottineau, Architecte en Chef des MonumentsHistoriques.

La scénographie, la mise en lumière des façades intérieures et du balcon sur la place de la Concorde, la signalétique et le mobilier contemporain ont été confiés à l’agence Moatti-Rivière.

Les aménagements ont été réalisésdans le souci d’accessibilité la plus large possible aux personnes à mobilité réduite.

La conservation parfaite du monument était l'objectif primordial et c'est une réussite qui fait plaisir à voir. La beauté ne nuit jamais.

vendredi, 18 juin 2021 Écrit par

Réouverture de la Samaritaine

Après 16 ans de fermeture, la Samaritaine version 2021 réouvre le 23 juin. La vitrine du luxe à la parisienne va briller à nouveau face à la Seine.

Des années d'attente

Des mois et des mois de restauration pour retrouver un écrin qui a rassemblé les meilleurs artisans français. Résultat un hôtel de luxe le Cheval Blanc (une marque LVMH) - composé de 72 chambres et suites avec vue sur la Seine- dont les clients auront un accès privilégié aux plus grands marques installées dans le Grand Magasin.

600 marques de mode, art de vivre et gastronomie

Des commerces, plutôt haut de gamme.

Des bureaux (15.000 m²), une crèche de quartier de 80 lits ( toujours en manque à Paris) et 97 logements sociaux gérés par France Habitat.

C'est toujours satisfaisant de voir revivre des monuments chargés d'histoire qui permettent de transmettre des savoirs-faire et de magnifier des beautés perdues.

Les éléments Art Nouveau et Art déco des bâtiments* ont été valorisés : mosaïques, émaux, verrières ou encore garde-corps en fer forgé. *L'un des quatre est classé aux Monuments historiques

Le chantier aura coûté 750 millions d’euros. Et les différentes actions en justice des associations de Sauvegarde du Patrimoine au sujet de la façade de verre Rue de Rivoli ont été actées et permis au propriétaire LVMH de finaliser ses travaux après plusieurs années.

La Samaritaine, tout un symbole

On va pouvoir constater de plus près cette réalisation tant attendue des parisiens.

 

Le 23 Juin 2021

mercredi, 23 juin 2021 Écrit par

Narbonne magnifie son passé romain

2139 ans après sa création, Narbo Martius et la première colonie romaine en Gaule renaissent à Narbonne. Le riche passé romain, aujourd’hui invisible en ville, a trouvé son écrin dans le musée Narbo Via, œuvre de l’agence Foster+Partners.

Le bâtiment épuré, bâti de plein pied sur un podium, offre des façades aux couches horizontales de béton, teinté à partir des terres de Septimanie. Utilisant pour sa mise en œuvre la technique du béton structurel stratifié, inédite en France. Le presque carré d’un peu moins de 100m de côté présente une cinquième surface plane à une hauteur de 8m.

Une fois appréhendé la monumentale enveloppe du musée, on découvre un espace aéré disposant d’ouvertures zénitales rappelant l’atrium des villas romaines.

 

Avant d’entrer, le visiteur est séduit par une carte minimaliste de l’empire romain se découpant sur les bandes de béton lisse et ocré. Il traverse le hall d’accueil, immédiatement fasciné par un impressionnant fond de pierres alignées et superposées, annoncé par une borne milliaire. Quand il s’approche des 760 blocs constituant un mur monumental de quelques soixante-dix mètres de long et de dix de haut, il est impressionné par cette pièce maîtresse qui réunit les bas-reliefs antiques de Narbonne.

Présentés dans une structure métallique qui rappelle les zones de stockage de grands distributeurs du commerce mondialisé. La comparaison ne s’arrête pas là puisque ce sont des transstockeurs qui pourront les déplacer, au service de la recherche et au bénéfice de tous. La modernité se retrouve également sur les pupitres digitaux qui permettent à chacun, muni d’un stylet, de visualiser en 3D chacune des pierres de cette sorte de bibliothèque lapidaire.

Effet saisissant garanti !

 

La salle suivante rappelle la création de Narbo Martius avec une carte dynamique numérique. En repositionnant les vestiges réemployés au cours des temps par les narbonnais et retrouvés dans des lieux parfois insolites, à l’exemple de cet acrotère servant de plaque d’égout ou de ce bloc de marbre utilisé recto-verso, à deux époques différentes, la ville romaine reprend vie. Ses monuments, son temple du capitole renaissent par la magie de dessins muraux prolongeant les architectures incomplètes. Dans les grands volumes que le musée offre, on passe d’une manière fluide d’un espace à l’autre.

 

Une belle haie d’honneur de têtes de narbonnais d’il y a deux millénaires, pas toutes identifiées, accueillent les visiteurs. Se trouvant ainsi comme plongés dans les parcours de vie des habitants de l’époque. Les inscriptions funéraires et les bas-reliefs permettent de découvrir activités professionnelles, cultes, cérémonies et même loisirs de nos lointains ancêtres. On croisera sur les pierres, le boulanger et ses chiens, le cuisinier, le barbier et aussi le jongleur ... Après ce bain d’humanité, un espace appelé atrium, reconstitue les riches demeures urbaines autour de la grande mosaïque à Bacchus restaurée, découverte à Narbonne au clos de la Lombarde.

 

Narbo Martius, la plus importante colonie romaine après Rome, bénéficiait d’une situation géographique privilégiée. Au croisement de la via domicia conduisant de l’Italie à la péninsule ibérique et de la via Aquitania menant à Toulouse, la ville possédait également un port de commerce important en méditerranée.

Deux alcôves immersives y sont consacrées, une pour découvrir les bateaux et l’autre les fouilles du port. Jusqu’aux bouchons des amphores conservées en l’état !

La dernière salle évoque le passage d’une société païenne à une société paléochrétienne, à l’image de gravures de croix, d’abord malhabiles puis de plus en plus formalisées. Et avant l’épanouissement du christianisme au Ve siècle après J.C.

En quittant la belle réalisation de Foster + Partners, dans la lignée du carré d’Art de Nîmes et du viaduc de Millau, en association avec l’architecte nîmois Jean Capia et le studio Gardère pour la muséographie, les visiteurs pourront continuer à s’intéresser à l’histoire post romaine de Narbonne. La suite s’écrivant au centre-ville, autour du palais des archevêques. Non sans avoir porté un dernier regard sur l’exceptionnel mur lapidaire de Narbo Via !

Guy Hébert

Gratuité du musée pendant le mois de juin.

Renseignements pratiques :

Narbo Via 50 avenue de Gruissan 11100 Narbonne / 04 68 90 28 90 / narbovia@narbovia.fr

Du 2 mai au 30 septembre : du mardi au dimanche, de 10h à 19h

Du 1er octobre au 30 avril : du mardi au dimanche, de 11h à 18h

Quizz pour les enfants et démonstrations de réalisation de monnaie, lampe à huile, céramique, mosaïque, jeux romains.

A noter les deux autres sites visitables dépendant du musée :

  • Les galeries souterraines de Horreum (entrepôt en latin) : 7 rue Rouget de l’Isle, Narbonne / 04 68 32 45 30
  • Le village des potiers Amphoralis (site antique de production d’amphores romaines et jardin de 160 espèces répertoriées par les agronomes latins) : allée des potiers 11590 Sallèles-d’Aude / 04 68 46 89 48.

A noter également :

  • Du 4 au 6 juin un rendez-vous aux jardins, au musée et à Amphoralis.
  • Les 18, 19 et 20 juin : Journées européennes de l’archéologie sur les trois sites
  • Le 28 juillet : Prestation musicale à Narbo Via (Quatuor Elipsos) dans le cadre du Festival Radio France.
  • De septembre 2021 à janvier 2022, une exposition inaugurale Veni, Vidi, Bâti ! proposera une réflexion sur le prestigieux héritage architectural de la Rome antique

 

 

 

mardi, 25 mai 2021 Écrit par

Portes ouvertes à la Bourse de Commerce-Pinault Collection

Journées Portes ouvertes les 22, 23 et 24 mai

Il est déjà possible de réserver pour visiter la Bourse du Commerce, nouvelle version ! Totalement rénovée elle accueille désormais la Collection Pinault.

 

 

Il aura fallu attendre quelques années mais cela en valait bien la peine ! L’endroit ne se révèle finalement pas si mal adapté à sa reconversion muséale.

Alliant histoire, patrimoine et art contemporain, la Bourse de commerce, idéalement implantée au cœur de Paris, a trouvé là son futur.

Trois ans de transformation

L’ensemble présente une belle fluidité dans sa conception, la rotonde imaginée par Tadao Ando accentue la ligne aérienne de la coupole. Cela nous permet une visite toute en rondeur pour mieux appréhender les scènes mythiques qui se déroulent autour des quatre points cardinaux.

Une magnifique arabesque colorée

Il fallait agir de manière concertée pour effectuer un marouflage qui pourrait vieillir naturellement et se mettre en pratique rapidement !  Fin 2017, la Bourse de Commerce ne présente qu'un vaste chantier, poussiéreux, (5 étages d'échaffaudage !)  dont il faut réveiller la matière.

7 mois et demi c'est un véritable exploit auquel se livrent les équipes.

Le temps presse, l'écrasement général des toiles ainsi que les marques visibles perturbent l'aspect global. La responsable de sa restauration Alix Laveau se souvient avec attachement de ce chantier incroyable . "La dernière restauration datait de 1995, des tâches jaunes apparaissaient sur la toile, l'option de travailler au crayon, à l'huile ou encore à l'aquarelle permettait de laissé le tout réversible à l'eau. Nous ne voulions pas de peinture qui puisse s'altèrer."

 

L'intervention de 24 restaurateurs, divisés par groupe de travail, comme à l'origine ! la difficulté se rapelle-t-elle, devant la charge considérable qui les attendait, fut sans doute le manque de temps.

5 artistes pour 5 continents, un chiffre magique

Mais ni le peu de documents à leur disposition (dans les archives du Petit Palais) ni le travail fastidieux de vérification photographique sur place n'aura entamé leur enthousiasme : "c'est une expérience extraordinaire que l'on ne rencontre qu'une seule fois !" et d'ajouter, émerveillée devant ce chef d'oeuvre collectif de 1889" les découpes des toiles sont très impressionnantes, d'une finesse incroyable, les artistes de l'époque, avec la contrainte du temps également ont réaliser une belle prouesse!"

Rendons à César...Souvent méconnus ou pas assez reconnus pour leurs oeuvres voici donc les artistes qui nous invitent en voyage aux quatre coins du globe. Alexis Mazerolle superviseur de l'ensemble réalisa les allégories des continents au travers des points cardinaux qui ponctuent les toiles.  L'Europe symbolisée par les Arts et l'architecture par Hippolyte Lucas. L'Afrique illustrée par le Lion et la chasse, prise en charge ainsi que l'Asie (Les éléphants) par Georges-Victor Clairin. Evariste-Vital Luminais représente l'Amérique (ses indiens et ses mythes). Quant à Désiré-François Laugée, la Russie et le Nord seront de puissantes sources d'inspiration. L'Orient, le narguilé, le Grand Nord, et l'ours polaire, c'est un tourbillon de couleurs de paysages, de personnages, tout un imaginaire collectif qui se déploie majestueusement.

Un peu d'Histoire

A l'origine, première colonne parisienne*, édifiée au 15ème siècle pour Catherine de Médicis, le bâtiment conserve les vestiges d'une ancienne halle au blé. Son plan circulaire du 18ème siècle s'ornera d'une coupole de métal et de verre, dès 1812. A l'occasion de l'Exposition Universelle en 1889, les artistes inspirés par cette nouvelle Bourse du Commerce réaliseront cette fresque mémorable.

 La Colonne Médicis sera classée en 1862;

Aujourd'hui, les matériaux sont adaptés, grâce à cette restauration pour la protéger du soleil et des changements de température.

Dix mètres de haut pour 140 mètres de long !

La coupole culmine presque à quarante mètres. Dès que l'on pénètre dans le monument notre regard est attiré par le décor impressionnant des toiles marouflées. Le travail exceptionnel entrepris par les équipes d'Alix Laveau, sous la responsabilité de Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments historiques, saute aux yeux ! 

Pour valoriser cet ensemble il faut saluer la réalisation du cylindre né de l'imaginaire de l'architecte japonais. 

 

L’esthétisme est de mise dans cet espace de gourmandise

"Cueillir et recueillir au jour le jour le meilleur de nos régions, le meilleur du monde et cuisiner les grains à tous moments" Michel et Sébastien Bras ne manquent pas d'ambition pour rendre ce lieu encore plus magique qu'il n'est ! C'est dans un décor épuré, dans des tons sobres, et un environnement exceptionnel au coeur du patrimoine parisien, que ce restaurant-café ouvrira en toute convivialité. C'est la promesse engagée, à voir !  

Pour couronner la majesté du lieu, un restaurant "La Halle aux grains"*, chapeauter par la famille Bras, père et fils. Inspirés par son histoire, une ancienne halle au blé, la carte déclinera des saveurs de saison.

Des artisans et créateurs français apportent leur touche de savoir-faire dans l'accompagnement toute en élégance pour en faire un lieu raffiné mais abordable.

Réservez impérativement !

La Halle aux grains, restaurant-café

01.82.71.71.60

 

L'dée forte du projet est de le rendre accessible et surtout vivant, de fait ce nouvel espace culturel proposera régulièrement un programme d’expositions et d’événements, à suivre...

Un lieu ouvert à tous, spacieux qui invite à la découverte de l'art contemporain, constitué de dix espaces d'expositions, d'un auditorium et d'un studio, la Bourse de Commerce est destinée à devenir un lieu d'accueil ou conférences, concerts, projections et rencontres se succèderont.

Ouverture de la Bourse de Commerce le 22 Mai 2021

Pour accéder à la Bourse de Commerce : il faudra se connecter sur le site de la collection Pinault pinaultcollection.com et de s'inscrire à la date choisie. 

Comme tous les musées, celui-ci sera ouvert tous les jours, de 11h à 19h, sauf le mardi.

Ouverture du restaurant  "La Halle aux grains"* prévue le 9 juin prochain.

2 Rue de Viarmes 75 001 Paris

lundi, 17 mai 2021 Écrit par

Pétition pour la sauvegarde de la sucrerie d Eppeville

Mobilisation pour un sauvetage symbolique

Les oppositons face à la destruction programmée de ce patrimoine historique, architectural et humain du pays Hamois, se multiplient. A l'heure où la volonté affichée de sauver ce qui représente notre identité historique et économique, voilà l'exemple de la Sucrerie d'Eppeville qui tombe fort à propos !

L'un de nos fleurons industriel est en danger

Cette tendance pourrait s'appliquer au cas particulier de ce Patrimoine illustre d'une région ouvrière, fière de son savoir-faire. L'association est ouverte à la discussion car il existe certainement des solutions pour laisser en place des bâtiments témoins d'une époque et de métiers à transmettre aux jeunes générations.

Si vous souhaitez soutenir l'association et signer leur pétition:

 

https://www.petitionenligne.fr/sauvegarde_sucrerie_eppeville 

 

 

Mr Cassel, historien local de Ham nous relate son Histoire

La Grande Guerre ayant détruit la quasi-totalité des sucreries de la région, M. Emile Tabary, ancien directeur de la sucrerie de Flavy-le-Martel (à 10km de Ham) veut la reconstruire. L’industrie étant éparpillée, il veut tirer parti des circonstances pour la concentrer et la rendre encore plus rentable.

Un projet d'envergure

Avec l’aide de M. Edmé Sommier, raffineur parisien et de M. Boivin, il réussit à mettre au point un projet de regroupement des dommages de guerre en obtenant l’accord de 14 sucreries et râperies détruites : Eppeville, Matigny, Monchy-Lagache, Athies, Mons-en-chaussée, Péronne, Ercheu, Moyencourt, Villers St Christophe, Flavy-le-Martel, Montescourt-Lizerolles,  Seraucourt-le-Grand, Lesdins et Courcelles.

L’emplacement de la nouvelle usine est choisi : Eppeville. En effet, étant donné l’importance du tonnage de betteraves à travailler, il faut que la sucrerie soit desservie par le fer  (ligne Amiens-Tergnier), la route (la RN 30) et l’eau (le canal de la Somme). C’est ainsi que la C.N.S R. (Compagnie Nouvelle de Sucreries Réunies) voit le jour le 13 juin 1919. L’usine est construite de 1919 à 1922 et la distillerie en 1922. Plus de 160 entreprises se côtoient sur le chantier! Jamais, à cette époque, on n’avait vu une fabrique de sucre de cette taille ! Ne fut-elle pas, un temps, la première d’Europe et la cinquième du monde !

L’architecte en charge du projet est Georges Lisch (1869-1960) qui travaillait à l’époque à la restauration du château de Vaux-le Vicomte pour le compte d’Edmé Sommier.

La façade principale de l’usine s’inspire de la première gare ferroviaire du Havre. Dans un esprit décoratif « art déco ». Georges Lisch l’orne de motifs de briques en écaille qui riment avec la forme de l’ensemble en arc de cercle. Une vaste ouverture centrale est surmontée de l’inscription en céramique « FABRIQUE  DE SUCRE ».

Une réserve d'emplois 

L’ensemble urbain et industriel constitué par la C.N.S.R. représente un exemple très abouti d’habitat social. L’architecte conçoit un vaste programme dont le dénominateur commun est l’appareillage en brique (pour les édifices de production et d’administration) et le style régionaliste. Aux côtés de l’usine, des bureaux, des services (cantine, infirmerie...), de la résidence du directeur traitée en véritable manoir, est édifiée la cité-jardin « les Chalets » pour les contremaîtres. Cette dernière, inspirée des réalisations anglo-saxonnes, forme un quartier verdoyant de 26 maisons jumelles, entourées chacune d’un jardin de 14 ares, desservi par quatre rues et doté d’un terrain de sport.

La première campagne sucrière est effectuée en 1923. En 1931 est créé un atelier de semoulerie et d’empaquetage.

Il n’y a pas eu de campagne en 1940 à la suite de graves dommages de guerre, ni en 1944 en raison de nouvelles destructions importantes.

C’est seulement en 1947 qu’Eppeville retrouve son activité d’avant-guerre.

 

 

En 1968, la C.N.S.R. se regroupe avec des actifs sucriers (Bouchon et Pajot, Saint-Louis et Etrepagny) pour devenir « Générale Sucrière », se plaçant au deuxième rang des entreprises sucrières françaises et au cinquième rang de celles de l’Europe des neuf.

En 1970, un atelier de déshydratation de pulpe de betteraves est implanté.

         En 1975, une imprimerie-emballages est créée.

         En 1988, Générale Sucrière change à nouveau de nom et devient Saint-Louis Sucre.

         Enfin, en 2001, Saint-Louis Sucre est racheté par le groupe coopératif allemand Südzucker, numéro un du secteur sucrier en Europe.

          En 2019, Südzucker annonce la fermeture du site. Le 8 février 2020, la production s’arrête mettant fin à une histoire…centenaire.

         Une bien triste nouvelle qui n’a pas manqué de jeter la stupeur et la consternation chez les 132 salariés de l’usine mais aussi chez les producteurs, les saisonniers, les commerçants de l’agglomération hamoise et de susciter une très grande émotion dans la population de la région parmi laquelle les nombreux retraités de la sucrerie.

A conserver en mémoire quelques chiffres afin de mieux appréhender l’importance et le rayonnement de cette industrie, fleuron de notre territoire :

- En 1955, l’ensemble des installations comportait plus de 1000 m de quais d’expédition par camions et wagons et un port fluvial important doté de grues et de portiques roulants où accostaient plus de 1000 péniches par an. Cet équipement considérable permettait d’assurer un trafic égal à celui du port de Boulogne-sur-Mer avec près de 1.200.000 tonnes manutentionnées par an !

- En 1981, l’usine se plaçait encore au deuxième rang des entreprises sucrières françaises et au cinquième rang de celles d’Europe des neufs. Sa surface emblavée était de l’ordre de 20.000 hectares et la production journalière de sucre de 1500 tonnes. Son effectif était de 712 permanents et de 295 saisonniers.

- En 2012, la surface ensemencée était de 15.900 hectares (67% dans l’Aisne, 23% dans la Somme, 10% dans l’Oise). 1200 «  Planteurs » venant d’un rayon moyen de 30 km approvisionnaient l’usine. En campagne, la quantité journalière de betteraves travaillées était d’environ 16.000 tonnes et la production journalière de sucre de 2000 tonnes.

En post-campagne (travail non plus de betteraves mais de sirops en surplus), la production journalière de sucre était de 1900 tonnes. La distillerie produisait, de son côté, environ 2.500 hl d’alcool par jour, à partir de jus de betteraves et de mélasses (résidu sucré de fabrication).

 

Quant au conditionnement, il avait emballé, toute l’année, le sucre de l’usine soit environ 80.000 tonnes (sucre cristallisé, semoule, glace, morceaux...). Et l’atelier de déshydratation avait fourni 62.000 tonnes de pellets.

 

 

 

 

mercredi, 21 avril 2021 Écrit par

Début de la restauration de l'appartement de Madame du Barry à Versailles

L’appartement de Madame Du Barry, l’un des ensembles les plus raffinés de l’ancienne demeure royale et un témoin du Versailles intime de Louis XV, va retrouver tous ses atours. 

Le château de Versailles entame un nouveau chantier, toujours avec le soutien du Groupe AXA, dans l'esprit du précédent. A savoir que la majorité des interventions restitueront à l’identique les pièces, quelques incohérences rapporté à l’état de 1774 seront corrigées.

Certains ouvrages traités sur place dans les années 1940, seront traités en atelier pour réaliser un travail de qualité. Les travaux, d’une durée de dix-sept mois, porteront sur les quatorze pièces de l’appartement et vont mobiliser de nombreux métiers d’art et savoir-faire (menuisiers, doreurs, marbriers ou stucateurs)

L’état de vétusté des décors nécessitent aujourd’hui une nouvelle campagne de travaux.  

Depuis plus de soixante-dix ans, cet appartement n’a bénéficié d’aucune campagne de travaux de restauration. Au-delà de l’altération et du vieillissement des peintures, les décors et les plafonds ont souffert de l’humidité et d'importantes variations climatiques de cet étage, situé sous comble et orienté plein sud. 

La délicatesse de l’art de vivre au XVIIIe siècle

Entre 1943 et 1947, l’architecte en chef André Japy a réalisé le chantier, bien que réalisé durant la guerre - celui-ci permit la réalisation de nombreux travaux. Le parti pris fut alors de rétablir les dispositions de l’appartement dans son état de 1774, tel que le connut Madame Du Barry.

Un peu d'Histoire

Un lieu intime 

En 1770, Louis XV, veuf, décide d’installer sa favorite, la comtesse Du Barry au cœur du château, juste au-dessus de son appartement privé.

Aménagé par Ange-Jacques Gabriel, l’appartement de quatorze pièces s’étend sur plus de 350 m2. Situé au second étage de la résidence royale, il donne sur la cour de marbre pour les pièces de réception et sur les cours intérieures pour les pièces plus intimes. Il bénéficie également de multiples accès, permettant ainsi au Roi de rejoindre sa maîtresse, en toute discrétion, par ses escaliers privés. 


A la demande de la comtesse, les pièces principales conservent un décor blanc et or, privilège des princes. L’autre moitié de l’appartement présente d’exceptionnels décors polychromes qui, s’ils ont très largement existé sous l’Ancien Régime, ont pour la plupart disparu dès la fin du XVIIIe siècle.

 

Témoignage de l’art de vivre au XVIIIe 

Loin des espaces de représentation de la Cour, la maîtresse royale déploie un très grand raffinement dans ce lieu qu’elle fait agrémenter de mobilier et d’objets d’art à la pointe de la mode, mais qu’elle n’occupe que cinq ans (1770-1774) avant d’être chassée de la Cour.

Il échapee aux révolutionnaires


Après le départ de la favorite, cet appartement connaîtra quelques aménagements et remaniements dans sa distribution. Différentes personnalités s’y succèderont jusqu’à la fin du siècle et cette occupation quasi permanente lui permettra d’échapper aux campagnes de bûchage des insignes royaux par les révolutionnaires en octobre 1793. Ainsi, quelques fleurs de lys et des doubles « L » d’origine, sur les cheminées en marbre ou les boiseries, y subsistent encore intacts.

L’appartement ne sera pas non plus impacté par les importantes transformations du château au XIXe siècle. 

 

 La Du Barry 

 

Jeanne Bécu, dite «Mademoiselle Vaubernier», est née le 19 août 1743. Devenue par mariage comtesse du Barry, elle succède à Madame de Pompadour comme favorite du roi. Elle est présentée au Roi Louis XV en 1768. 


Le Roi est alors âgé et a perdu successivement son fils le Dauphin Louis-Ferdinand, son épouse, Marie Leszczynska ainsi que sa maîtresse devenue amie, Madame de Pompadour. Il est rapidement séduit par la beauté de cette jeune femme et c’est au cours de cette même année qu’elle s’installera à Versailles. Malgré les manigances du duc de Choiseul et le mépris de Mesdames filles de Louis XV, elle s’impose à la Cour. 

Une femme de goût


Amatrice d’art, elle protège peintres et artisans et cultive le style néo-classique à Versailles. Elle commande nombre de pièces au menuisier Delanois, à l’ébéniste Leleu et aux peintres Fragonard et Vien.

Amie de Voltaire, elle lui rend visite jusqu’à la mort de l’écrivain en 1778.

 
A la mort de Louis XV, en mai 1774, sur ordonnance de son successeur Louis XVI, elle est chassée de Versailles et emmenée au couvent de Pont-aux-Dames à Meaux. En 1776, elle se retire à Louveciennes. Dénoncée pendant la Terreur, elle est guillotinée le 8 décembre 1793.

mercredi, 21 avril 2021 Écrit par

Ménage de printemps au Musée de Flandres

En raison de la crise sanitaire. les travaux de refection au Musée de Flandres se sont vu décalés. La priorité étant de préserver les bonnes conditions de protection des toiles et de leur garantir une conservation adéquate. 

L'équipe du musée est particulièrement attentive aux oeuvres prêtées pour l’exposition La Dynastie Francken qui devrait ouvrir ses portes en septembre prochain. 

Début de chantier

Les oeuvres ont été transférées dans les réserves dont la capacité permet de les stocker sans aucun problème dans les meilleures conditions. Le musée ainsi vidé de ses collections offre une opportunité rarissime de pouvoir entreprendre un rafraîchissement de l’ensemble des salles d’exposition, travaux menés par les deux agents techniques du musée.

Le musée fête ses 10 ans cette année

A noter que le 2 juin, si le contexte sanitaire l’autorise, il sera possible de découvrir un nouveau parcours revisité et les dernières acquisitions restaurées.

Profitez de votre passage pour déambuler dans Cassel une ville typique dans laquelle se niche un patrimoine discret et charmant.

26 Grand' Place

59 670 Cassel

 

 

vendredi, 19 mars 2021 Écrit par

Rénovation des Bains municipaux strasbourgeois

Loin d'être anodines les décisions prises pour restaurer des Bains municipaux, touchent la corde sensible des habitants. Et Strasbourg n'y échappe pas. La rénovation des Bains municipaux avance bien et devrait aboutir à la fin de l'année.

Une histoire de vie monumentale, en toute intimité les habitants ont témoigné de leur attachement à ce bâtiment public chargé de souvenirs familiaux. 

Alors pour que chacun suive l'évolution des travaux, trois carnets seront publiés. Le premier « Carnet de Bains », sera diffusé début mars dans les
lieux publics, ainsi les strasbourgeois et strasbourgeoises suivront les étapes du chantier, à travers les métiers de la restauration de monuments historiques, la riche histoire du lieu et son futur après les travaux.

 

"Mettre l’ancien aux normes est un vrai challenge"

Pour accompagner la rénovation jusqu’à la fin de l’année 2021, c'est la SPL Deux-Rives, qui pilote le projet. Avec l'enjeu primordial de restaurer l'ensemble au plus proche de ce qu’étaient les Bains de 1908. 

Tout en offrant de nouvelles perspectives, (balnéothérapie, soins du corps...) et en conservant les activités liées à une piscine, il s’agit ici de livrer une installation qui préserve et valorise le lieu tout en respectant les normes actuelles.

Un projet global, pour l'adjoint au maire, situer les Bains dans leur histoire, mais aussi dans leur futur.

"Lieu de vie, de bien-être, de sport et de santé, ouvert à toutes et tous, les Bains municipaux de Strasbourg nécessitaient une rénovation respectueuse et ambitieuse à la hauteur des enjeux patrimoniaux", déclare le Docteur Alexandre Feltz en charge de la rénovation des Bains qui prend sa tâche très au sérieux.

Un lieu accessible à tous 

Il aura fallu trois ans, de la conception du projet à la remise des clés au maître d’ouvrage, la SPL Deux-Rives.

François Chatillon, architecte en chef des Monuments Historiques et Jean-Robert Guirao le directeur de projet des Bains municipaux pour Eiffage, tous deux s’assurent que la restauration des parties classées du bâtiment respecte l'œuvre originelle, ce qui est souvent délicat.

Katia La Grasta, restauratrice du patrimoine, est à l'affut du moindre détail qui permettra de se rapprocher des couleurs d'origine, de la peinture initiale, de la teinte du bois pour les cabines, un travail minutieux qu'elle tient à soigner.

 Un peu d'Histoire

Ce joyau de la Neustadt conçu en 1908,- classé au titre des Monuments historiques en 2017- sera mis en valeur par cette
rénovation tant attendue par les habitants.

Bains municipaux de Strasbourg

10 Boulevard de la Victoire

67 000 Strasbourg

lundi, 15 mars 2021 Écrit par

Renaissance pour Villers-Cotterêts

Des fouilles qui en disent long...

C'est un nouvel épisode qui s'ouvre pour la vie de ce monument français. Les dernières fouilles de l'INRAP ont dévoilées les entrailles du château. Une mise à nu impitoyable qui révèle ses secrets.

Souhaité par le Centre des Monuments Nationaux (CMN), l'importante campagne de restauration s'achève dans le château de Villers-Cotterêts.

Une autre vie commence. En 2022, le château deviendra la Cité internationale de la langue française.

Une vie de château

La fouille archéologique menée par les archéologues de l’Inrap et le service archéologique de l’Aisne aux abords du logis royal et dans la cour du jeu de paume durant l’été 2020 permet d'aborder une seconde étape. Celle-ci se déploie actuellement dans la Cour des Offices, sur une surface de 3700 m².

L'objectif principal des chercheurs aujourd'hui concerne le château médiéval, dont ni le plan, ni l’évolution au cours du Moyen Âge n’est connus.

L’âge d’or de ce jeu de balle s’étire de la fin du XVe au premier tiers du XVIIe siècle.

On sait seulement que François Ier le transforme totalement car il  prévoit d’aménager une cour centrale pour s’adonner au nouveau jeu en vogue à l'époque, le jeu de paume. De ce fait l’emplacement du château a nécessité une gestion de l’eau très précise.

 

Un peu d'Histoire

Cette résidence royale est construite en 1528 par François Ier qui y signe en août 1539 la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts imposant la langue française à la place du latin dans tous les actes officiels de l’administration et de la justice. Révolutionnaire !

Villers-Cotterêts est offert aux ducs d’Orléans en 1661. L’édifice devient un dépôt de mendicité en 1808. Faisant office de prison et d'hospice, il accueille, dans des conditions quasi carcérales, un millier de mendiants, de délinquants, de vieillards ramassés dans les rues parisiennes.

Transformé en maison de retraite au XIXe siècle, il est abandonné en 2015.

Un château médiéval disparu

Possession des comtes de Valois, le château de Villers-Cotterêts est, au Moyen Âge, une forteresse sans grand rôle stratégique. Ce château, arasé au début du XVIe siècle, reste méconnu des archives.

En 2020, les archéologues ont découvert ses fondations sous le logis Renaissance et ont aussi mis au jour les vestiges d’une tour carrée. Ce château démantelé – et dont les pierres retaillées ont servi à la construction du nouveau palais – était défendu par un grand fossé (large de 13-14 m et profond de 6,5 m). Un autre grand fossé protégeait la basse-cour médiévale.

Les équipes de l'INRAP ont mis au jour de nombreuses fosses, un puisard et des latrines et au centre, un grand bâtiment. De plan rectangulaire, long de 18 m et large de 5 m, il comprend au moins trois pièces.

Daté de la fin du Moyen Âge sa fonction reste pour l’instant inconnue. Au nord de la basse-cour, l’espace est occupé par des niveaux de circulation en calcaire, et un système hydraulique composé de caniveaux en pierre et d’une conduite d’alimentation en plomb.

Les aménagements du château de François Ier

Avec Villers-Cotterêts, François Ier érige une demeure royale au coeur du Valois et de la forêt giboyeuse de Retz qui s’inscrit dans son grand programme de construction de châteaux royaux. 

La fouille a remis au jour les murets soutenant des galeries connues plans et gravures des XVIe et XVIIe siècles et situées le long des murs des Offices. Les archéologues ont également exhumé une canalisation en terre cuite glaçurée participant du système d’adduction d’eau et qui, venant de la forêt, alimentait le château, les fontaines (sur les plans anciens) et son fossé sec. 

Le jeu de paume de François Ier

La cour de l’ancien logis de François Ier accueillait un jeu de paume connu grâce au plan réalisé par Jacques Androuet du Cerceau vers 1570. 

Celui de Villers-Cotterêts est ceinturé par les façades de la cour centrale, bordées de galeries. Les rebonds spectaculaires des esteufs (balles) sur ces parois, exigeaient de la part des participants une grande dextérité qui « épate la galerie ».

Les archéologues ont mis au jour le radier de pierre, initialement couvert par un dallage de terre cuite que l’on appelle le « carreau » (d’où l’expression « rester sur le carreau »). Au centre de la façade est, le mur présente un biseau, nommé tambour, qui permet de surprendre l’adversaire en produisant des rebonds aléatoires.

Parmi les cinq jeux de paume ayant fait l'objet d'une fouille archéologique en France, celui de Villers-Cotterêts est le plus ancien. Il appartient à une époque où les règles et l’architecture du jeu commencent à se fixer.

Les trois jeux de paume précédemment mis au jour par l’Inrap à Versailles (celui de Louis XIII), Marseille et Rennes datent du XVIIe et XVIIIe siècles.

Les restructurations du XVIIIe siècle

En 1661, Louis XIV offre ce château royal à son frère, Philippe d’Orléans. Les ducs d’Orléans le transforment en un lieu de fêtes. Les travaux des XVIIe et XVIIIe siècles sont importants : un escalier monumental lie le logis royal aux jardins nord, une salle de bain est construite, les galeries de la cour des Offices disparaissent, un nouveau jeu de paume est créé dans une longue aile sur le côté est et de grandes canalisations en terre cuite, enrobées d’un mortier hydraulique rose, sont installées dans le terrain.

Elles sont orientées vers le sud-ouest, permettant très vraisemblablement d’alimenter en eau le réservoir de la ville, alors que d’autres semblent passer sous le porche d’entrée du château.

 

Quand l'archéologie nous raconte une Histoire comme celle-ci on est impatients de conaître la suite...

jeudi, 11 mars 2021 Écrit par

Rendez-vous avec Josephine Baker pour la Journée des Femmes

Une Histoire transmise avec intelligence

Si vous n'avez pas eu la chance de visiter le Château des Milandes, la demeure de notre Joséphine Baker nationale, sachez que nous aurons droit à une séance de rattrapage le 8 mars prochain dans l'émission Secrets d'Histoire présentée par Stéphane Bern.

L'émission ne pouvait pas mieux porter son nom car il y a tant à découvrir ! 

Une belle opportunité pour se replonger dans le conte de fée que Joséphine préférait Cendrillon, car elle a trouvé le château de ses rêves !

A l'occasion des Journées du Patrimoine l'année passée, la propriétaire actuelle, Angélique de Saint-Exupéry nous avait ouvert la porte de la chapelle du château et fait découvrir les trésors qu'elle abrite.

La chapelle castrale récupérée par la commune

Après avoir loué le château des Milandes durant dix ans, conquise, Joséphine l'achète et s'y marie en 1947.

Et c'est en 1956 que l'administration de l'époque lui apprend que la chapelle n'est pas incluse dans l'acte d'achat du château mais reste dans l'escarcelle de la commune, très étonnant quand on constate la disposition du monument sans doute conçu pour les cérémonies dédiées au château.

 

Une femme de caractère

Joséphine, attachée à cette chapelle, n'aura jamais gain de cause pour la conserver mais avec l'héritière de coeur d'aujourd'hui, cette personnalité a la générosité légendaire peut être heureuse de savoir que sa chapelle dont elle ignorait les trésors cachés, se révèle enfin !

Très dynamique et amoureuse des lieux, la jeune femme met toute son énergie dans un travail de fouilles, jamais entreprises auparavant.

Un bijou au féminin

On ne manquera pas ce rendez-vous grâce à la personnalité de cette femme hors-norme au destin incroyable dont le lieu a su conserver son aura, entretenu avec bienveillance

Un peu d'Histoire

Née en 1906 à Saint-Louis, dans le Missouri, aux États-Unis, Joséphine Baker décède en 1975 à Paris . Chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue, résistante, militante anti-racisme, elle vécut au château des Milandes de 1937 à 1969.

C'est par une belle coincidence qu'elle découvrit son havre de paix. Lors d'une traversée sur le bateau Le Normandie en 1935-1936, Joséphine rencontre le Docteur Malès  qui revenait de New-York celui-ce ne tarit pas d'éloges sur son château en Périgord,et l'invite à venir quand elle le voulait.

Tout la menait aux Milandes !

En 1937, Claude Menier (le célèbre chocolatier, ami de Joséphine) l'emmène aux Milandes car ce sont aussi des connaissances à lui. Et là Joséphine tombe amoureuse du château. 

De l'Humanisme avant tout

Le lieu idéal pour mener à bien son projet de « tribu arc-en-ciel »

Elle y élèvera ses 12 enfants de toutes origines adoptés aux quatre coins du monde. Le rêve cher à son coeur était de prouver au monde entier que des enfants d’origine et de religion différentes pouvaient vivre dans la paix et dans la joie, pour elle il n’y avait « qu’une seule race, la race humaine ».

 

Secrets d'Histoire

Lundi 8 Mars Sur France 3

 

Château des Milandes

24250 Castelnaud-la-Chapelle

05.53.59.31.21

lundi, 01 mars 2021 Écrit par
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