Gallé aux enchères

Une pièce unique

Le 8 mars prochain, Drouot présente une vente insolite avec la Maison Gros & Delettrez, avec une sculpture du célèbre artiste Emile Gallé (1846-1904)

Le petit Dragon* prendra une place toute particulière puisqu'il s'agit d'une pièce unique. L'œuvre atteint une estimation de 200 à 300 000 euros !

Une vente dédiée aux objets d'arts du XXe

Le dragon, en verre et faïence émaillée, forme un pot couvert. Il porte la signature de l’artiste « Emile Gallé Exp. 1900 », monogrammé avec la croix de Lorraine.

Cet objet a une histoire: réalisé pour la première exposition universelle du XXe siècle, Gallé surprend en juxtaposant les techniques et en manipulant le verre telle une matière sculptée. 

Parmi une centaine de pièces provenant de collections particulières, sont également présentés une lampe Pigeon de François-Xavier Lalanne (estimation : 20 000 - 30 000 €), un fauteuil Tapis Volant d’Ettore Sottsass (estimation : 15 000 - 20 000 €), un assemblage de mains de Rodin (estimation : 40 000 - 60 000 €).

Seront proposées des œuvres de Charlotte Perriand, Daum, Jean-Michel Frank, Marc Duplantier, Georges de Feure.  

 

Émile GALLÉ (1846 - 1904) 

 

Exceptionnelle sculpture en verre soufflé moulé et faïence émaillée.

 

Signature japonisante sous la base «  Emile Gallé Exp. 1900 » et monogrammé EG avec la croix de Lorraine.

*Expert : Cabinet PBG - Plaisance - Baron – Grail

 

Vente le 8 mars à 14h

Exposition publique le 6 mars de 11h à 18h

Le 7 de 11h à 21h

Le 8 à voir de 11h à 12h

Drouot

Rue Drouot

75 009 Paris

mercredi, 13 février 2019 Écrit par

Boulogne Billancourt fête ses 700 ans

Il y a des villes que l'on croit connaître et pourtant elles cachent souvent, sans le vouloir, un lourd passé. C'est le cas de Boulogne-Billancourt qui a choisi pour célébrer ses 700 ans, de se dévoiler au grand public. Première surprise apprendre que la ville date de 700 ans ! Car Boulogne ce n'est pas seulement une ville au long passé ouvrier (avec les Usines Renault), une ville dynamique entrée dans l'histoire cinématographique, avec la présence de ses studios mythiques.

Il est alors intéressant de se plonger de plus près aux origines de la ville. Connaître les figures marquantes qui ont échelonné son passé.

Du XIVe au  XIXe, pour une immersion totale

Toute l'Histoire racontée aux moyens d'outils multi-médias : tablettes, casques de réalité augmentée...Des documents inédits ponctuent la visite.

Des épisodes tels que la construction de l’église Notre-Dame de Boulogne, lié au pèlerinage qui existait jadis à Boulogne-sur-Mer. Le nom de Boulogne étant donné au célèbre Bois tout proche.

Un panorama à 360° de la boucle de la Seine, reconstitué à partir des cartes des chasses du roi établies sous Louis XV, une grande maquette modulable et manipulable en bois et la lettre officielle de 1320 signée par Jehanne de Repenti, abbesse de Montmartre qui, en donnant cinq arpents de terre au village des Menuls-lès-Saint-Cloud (ancien nom de Boulogne), permit l’édification de l’église.

Conférences, ateliers pour enfants, concerts viennent compléter l'évènement.

Du 16 février au 14 avril 2019

Entrée gratuite

Exposition présentée tous les jours, dimanche compris

Du lundi au mercredi de 8h30 à 17h30 le jeudi de 8h30 à 19h15 le vendredi de 8h30 à 16h45 le samedi de 8h30 à 18h et le dimanche de 14h à 18h

Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt

26 Avenue André Morizet

92100 Boulogne Billancourt

01.55.18.57.24

vendredi, 08 février 2019 Écrit par

Fête du Mimosa à Mandelieu la Napoule

Le soleil du Sud

Mandelieu se pare de sa couleur fétiche celle de la fleur du pays : le Mimosa, jaune éclatant.

Bien en avance cette année, il embaume sur la Côte.

L'édition 2019 a pour thématique les Aventures de Marco Polo : l'exotisme fera voyager tous les visiteurs curieux de ce rendez-vous prisé.

Fontaines lumineuses, jets d’eau et projection d’images sur l’eau 

Et pour entamer les festivités, un nouveau rendez-vous qui va faire des heureux puisqu'il s'agit d'un spectacle nocturne* depuis la plage du château, installé confortablement sur un transat, vous pourrez apprécier ce show aquatique 

Ce spectacle sera suivi d’un lâcher de lanternes célestes sur la plage.

 

Toujours ponctué par ses animations populaires, l'élection de Miss Mimosa* le samedi 23, à retrouver dès 14h au Centre congrès expo. Le lendemain, le dimanche, l'attraction la plus attendue, le grand corso se déroulera sur le bord de mer.

Composé de 8 chars exclusivement habillés du mimosa cultivé sur le Massif du Tanneron. Une quinzaine de troupes de danseurs, acrobates et musiciens accompagneront le défilé. Accessible gratuite sur les promenades. 

*En partenariat avec le Comité Miss France

Spectacle nocturne le vendredi 22 février sur la plage du château

Du 20 au 27 février

Office de tourimse Mandelieu-la-Napoule

806 Avenue de Cannes

04.93.93.64.64

 

 

vendredi, 08 février 2019 Écrit par

Le Centre Pompidou célèbre Victor Vasarely

Le Centre Pompidou accueille une nouvelle grande exposition qu’il consacre à Victor Vasarely, du 6 février au 6 mai 2019. “Vasarely, le partage des formes” est une splendide rétrospective à travers trois cents œuvres, dont certaines ont été rarement montrées ou sont même totalement inédites.

 

Le parcours de l’exposition donne à voir et à comprendre, d’une façon chronologique, l’ensemble des facettes de l’œuvre foisonnante du père de l’art optique. C’est, pour le visiteur, une merveille.

Il découvre tous les aspects de l’incroyable production de l’artiste: peintures, sculptures, intégrations architecturales, publicités, couvertures de livres, pochettes de disques, vaisselle, décors…

  

Victor Vasarely (1906-1997) est né et a vécu en Hongrie jusqu’à l’âge de 24 ans. Puis il s’est installé à Paris, en 1930, où il travaillait comme graphiste dans la publicité. Au lendemain de la guerre il s’est consacré pleinement à l’art. Il pratique l’abstraction et s’intéresse particulièrement aux troubles et étrangetés de la vision. Dans le milieu des années 1950, il pose les fondements de ce qui deviendra, dix ans plus tard, l’Op Art ou l’art optico-cinétique qui transforme la peinture en art du temps et de l’espace.

 

 

Les grandes étapes de la démarche de Victor Vasarely

 

Le parcours de l’exposition compte sept étapes, toutes aussi passionnantes les unes que les autres…

 

Les avant-gardes en héritage. Formé à Budapest au Mühely (“Atelier”) de Sándor Bortnyik, ancien élève du Bauhaus, Vasarely apprend à adapter le langage du modernisme à la communication commerciale.

À Paris, il entame une carrière de graphiste publicitaire et décroche de jolis contrats auprès de grandes agences comme Havas, Draeger, Devambez. Ses études plastiques sont déjà marquées par sa conception de la forme si particulière, préfigurant ses futurs travaux. Il met déjà en scène, par diverses techniques illusionnistes, les pièges de la vision.

 

 

 

Sèbres, 1932-1942. Collection HAR. © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

Géométries du réel. Au seuil des années 50, Vasarely s’inspire des plages et des galets de Belle-Ile-en-Mer, des maisons de Gordes ou des carrelages craquelés du Métro parisien. Les formes adoucies des galets engendreront une série d’œuvres appelée “Belle Île”. Les lignes brisées et les angles aigus du village du Lubéron perché sur son rocher deviendront la série “Gorde”. 

Série Gorde, au centre, Pamir, composition abstraite, 1950-1952. Collection particulière © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Les réseaux de craquelure et les carreaux de céramique de la station de Métro Denfert, inspireront la série “Denfer”.

Pour Vasarely, ces trois lieux sont déterminants dans son passage de l’abstraction.

 

Michel Gauthier, conservateur Série Denfer présente Siris, 1952-1958, collection Lahumière.

 

 

Énergies abstraites. Au début des années 50, les séries “Photographisme” et “Naissances” marquent le passage de l’artiste au noir et blanc. Les contrastes engendrent des phénomènes optiques qui déterminent une perception dynamique. Vasarely cherche à traduire les grandes énergies de l’univers. Les tableaux vibrent, clignotent… et leur perception se fait dans la durée et non l’immédiateté. C’est le début du courant artistique Op art.

 

Série Photographisme, à gauche Llava, 1956, collection Lahumière et à droite, Leyre, 1962, collection Alain et Candice Fraiberger © photo Caroline Paux/PdF 2019

Un espéranto visuel. Dix ans plus tard, l’artiste met au point un “alphabet plastique” constitué d’un lexique de six formes géométriques simples incrustées dans des carrés de six couleurs pures.

Le jeu Folklore planétaire, participation n° 1, 1969 © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Pop Abstraction. Ayant défini, avec l’alphabet plastique, un vocabulaire susceptible de connaître actualisations et déclinaisons diverses, Vasarely œuvre à la diffusion la plus large de ses formes. Il connaît un immense succès populaire dans les années 1960-1970. Ses formes s’affichent partout.

 

 

Couvertures de livres réalisées par Vasarely © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Dans le design, la décoration, les journaux de mode et les vitrines des magasins, sur les couvertures de livres et de magazines, les pochettes de disques et les plateaux de télévision ou de cinéma.

La presse s’empare du phénomène: « On vend du Vasarely au mètre dans les grands magasins ». Ce à quoi Vasarely répond: « Je ne suis pas pour la propriété privée des créations. Que mon œuvre soit reproduite sur des kilomètres de torchon m’est égal! Il faut créer un art multipliable. »

 

Pochette de l’album Space Oddity de David Bowie

 

 

Vers l’architecture

 

Le chantier de la cité universitaire de Caracas offre à Vasarely sa première occasion de concrétiser ses idées sur la façon d’intégrer l’art à la ville, aux côtés de Jean Arp, Alexander Calder ou Fernand Léger. Il a l’ambition d’un art social et d’une “cité polychrome du bonheur” dans la réalisation d’intégrations architecturales. Pour exemple des créations qu’il réalise dans le nouveau bâtiment de la Gare Montparnasse, au siège de la régie Renault, sur la façade de l’immeuble de la station de radio RTL, ou encore dans une salle à manger de la Deutsche Bundesbank à Francfort-sur-le-Main…

 

 

Présentoirs électriques contenant les études sur carton, propositions multicolores sur façades © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

 

Rêveries cosmiques. Entre science et fiction, le cosmos et ses multiples dimensions offrent le cadre des effervescences formelles du dernier Vasarely. Il s’agit, selon l’artiste, de donner corps aux « mondes qui, jusqu’ici, ont échappé à l’investigation des sens: monde de la biochimie, de l’onde, des champs, de la relativité. » Avec Vasarely, le tableau est tour à tour un vaisseau spatial, une machine à téléporter et un moyen de communication avec les dimensions suprasensibles.

 

 

Vega Pâl, 1969. Acrylique sur toile. Musée Unterlinden, Colmar © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

Cela faisait 55 ans que l’œuvre de Vasarely n’avait pas été exposée. C’est une fort belle occasion, pour une nouvelle génération (et les autres), de découvrir l’étonnante et prolifique production de l’artiste.

 

Caroline Paux

 

Du 6 février au 6 mai 2019

 

 

Horaires: ouvert tous les jours de 11 h à 21 h, le jeudi jusqu’à 23 h, sauf le mardi et le 1er mai

 

Commissaires de l’exposition: Michel Gauthier, conservateur, service des collections contemporaines musée national d’art moderne, Arnauld Pierre, professeur en histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université, assistés de Mathilde Marchand, chargée de recherches au musée national d'art moderne.

 

Chargée de production: Malika Noui

 

Scénographe: Camille Excoffon

 

Musée National d'Art Moderne

Au Centre Pompidou

Place Georges Pompidou

75004 Paris 

mercredi, 06 février 2019 Écrit par

Peindre dans la Vallée de la Creuse

Un foyer artistique florissant de 1900 à 1930

Profitez de cette exposition pour faire connaissance avec la Vallée des Peintres. Entrée en matière de ce territoire retombé dans l'oubli après une période glorieuse, la Vallée de Crozant va vous faire revivre l'épopée des Impressionnistes, ces aventuriers de la couleur. Arpentant les campagnes ils avaient adoptés ce joli coin aux paysages vallonnés et verdoyants.

 

La Vallée de la Creuse © photo PdF 2019

Armand Guillaumin, Claude Monet, Théodore Rousseau, Francis Picabia

Peintes et repeintes, les côtes vallonées se sont prêtées au jeu. Les artistes se sont emparés du lieu. Leurs interprétations ont immortalisé ce coin de Creuse sauvage. Chacun à sa manière l'ont rendue attrayante, inaccessible et finalement mythique.

Un site de référence

L'Hôtel Lépinat à Crozant © photo PdF 2019

 

C'est une véritable épopée qu'a connu la Vallée de Crozant, les artistes débarquaient de Paris, s'installaient. Pour certains, vivaient à l'année. L'Hôtel Lépinat, aujourd'hui transformé en lieu de mémoire, leur servait de pension.

L'Atelier Grognard s'est attaché particulièrement à retenir les deux peintres majeurs qui ont fait l réputation de l'Ecole de Crozant : Armand Guillaumin et bien évidement Claude Monet. Guillaumin veillera toute sa vie sur sa Vallée. Et Monet par son implication sur place à représenter ces paysages, éclairera un temps le Mouvement. Le Maître de l'Impressionnisme y réalisera dix-sept versions du même paysage. Une vingtaine sont présentes à l'exposition.

C'est exceptionnel.

 

Une lumière particulière baigne toute la Vallée © photo PdF 2019

 

Les œuvres de Paul Madeline

En vue de la prochaine exposition à l'Hôtel Lépinat, l'équipe lance un appel autour du peintre. Si vous possédez des œuvres de cet artiste pour les prêter le temps de la manifestation, merci de les contacter

05 55 63 01 90

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Exposition "Peindre dans la Vallée de la Creuse"

Jusqu'au 26 mai 2019

De 13h30 à 18h. Fermé le lundi


Visites guidées tous les samedis à 15h, ateliers pédagogiques tous les dimanches à 15h (sur réservation).

Plein tarif : 6 €, Tarif réduit : 4 €.

Gratuit pour les moins de 18 ans.

- Atelier Grognard

6 Avenue du Château de Malmaison

92 500 Rueil Malmaison

01.47.14.11.63

L'Hôtel Lépinat

Centre d'interprétation des Peintres de la Vallée de la Creuse

5 rue Armand Guillaumin 23160 Crozant

05.55.63.01.90

 

mardi, 05 février 2019 Écrit par

Vichy candidate au Patrimoine de l'UNESCO

Vichy, Reine des Villes d'Eaux

C'est officiel depuis le 22 janvier. Parmi les onze villes européennes ayant porté leur candidature à l'UNESCO, Vichy représentera la France. La station thermale souhaite faire reconnaitre au travers de sa candidature sa "valeur universelle exceptionnelle".

Forte de ses nombreux atouts elle ambitionne aujourd'hui de rayonner au sein du Patrimoine mondial.

Source de Vichy © Luc Olivier/CdT Allier

 

Sous la bienveillance du Second Empire 

Réputée depuis le 19ème siècle, la ville recèle des trésors d'architecture; Son développement, suite à l'arrivée du chemin de fer voulue par Napoléon III et l'attachement d'Eugénie à ce nouveau lieu de détente et de soin, connaîtra une apogée jusqu'au 20ème. La bienveillance du couple va bénéficier largement à Vichy et fera ses heures de gloire. Des épisodes qui revivent à la période estivale à l'occasion des Fêtes Napoléoniennes.

La ville va acquérir, au cours de cette période fastueuse, tous les attraits pour une villégiature agréable. Elle se verra doter d'un théâtre, d'un casino, tous les attributs permettant de recevoir les Grands de ce Monde. Sa réputation sera accentuée par sa dynamisme dans l'accueil de nombreux artistes et célébrités, des divas, écrivains, danseurs.

Vichy son architecture Second Empire © photo Emmanuel Lattes/CdT Allier

Vichy a su préserver et entretenir son Patrimoine et sa mise en valeur de ses trésors est remarquable : Palais des Congrès, Opéra, thermes, reconversion des Bains Lardy en pôle universitaire, parcs et berges d'Allier.

Ses nombreuses sources ainsi que ses eaux minérales commercialisées dans le monde véhiculent une image de santé et de bien-être.

 

Pour suivre la candidature de la ville et la soutenir une page est dédiée

 www.ville-vichy.fr/unesco

 

vendredi, 25 janvier 2019 Écrit par

Premier guide de recherche des Archives nationales

Histoire et Mémoire

Le Conseil d'Etat associé aux Archives Nationales vient de faire paraître un guide qui concentre deux siècle d'histoire de la justice administrative française. Instructif sur l'évolution de la société, ce fascicule traitera en trois parties de l'histoire de nos institutions actuelles de leurs origines à aujourd'hui. Les différents chapitres abordent les grandes périodes marquantes de notre démocratie.

De la création de l’institution moderne en 1799 à la fin de la vice-présidence de Marceau Long en 1995

Fort utile aux chercheurs, universitaires, généalogistes ou bien encore aux amateurs de l'Histoire des Institutions, ce premier exercice de concentration d'informations est une bible puisqu'il compile près de deux cent ans d'histoire du Conseil d'état.

Les archives présentées par ordre chronologique -du Consulat à la Ve République, deviennent plus accessibles grâce à ce guide qui les resituent dans leurs contexte historique, politique, juridique et administrative.

Illustré de nombreuses photographies, d'explications pédagogiques, de nombreux renseignements pratiques, cet ouvrage est le mode d'emploi pour mieux connaître les différentes fonctions, les missions et l'histoire du Conseil d'Etat.

Guide de recherche dans les archives du Conseil d’État, collectif, collection Histoire et Mémoire, La documentation française, 2019, 442 pages

 

Prix public : 19 €

 

 

 

vendredi, 25 janvier 2019 Écrit par

Affiches anciennes de Paris

Arrêt Rue du Bac, l'Hôtel K+K est bien connu des amoureux de la Capitale. 

Associé à la Galerie Documents, les "Affiches anciennes de Paris" tiennent le haut de l'actualité.

L'exposition présentée entre ses murs va sans aucun doute séduire ses hôtes et visiteurs de passage. L'établissement au charme typique offre une vue imprenable sur les monuments les plus appréciés des touristes : la Tour Eiffel, le Sacré Cœur se dressent à l'horizon et nous invite à les contempler des chambres et suites de l'hôtel.

Exposition Affiches anciennes de Paris

 

 

L'art dans l'enceinte de l'Hôtel Cayré, c'est le souhait du directeur Mathieu Weiss. Cela ajoute une note différente à d'autres lieux d'hébergement pour partager l'amour de Paris avec des clients qui peuvent s'attarder de manière plus conviviale lors de leur séjour.

 

L'exposition se tient jusqu'au 31 janvier 2019

Entrée libre et gratuite 

Les affiches sont en vente 

4, Boulevard Raspail

75 007 Paris

M° Rue du Bac

Réservations au : 01 45 44 38 88

Galerie Documents

53 Rue de Seine

75006 Paris

01.43.54.50.68

 

vendredi, 04 janvier 2019 Écrit par

Aubusson tisse Tolkien

Classée au titre des Monuments historiques, dès 1840, la superbe abbaye cistercienne du Thoronet accueille dès demain une exposition dédiée à Tolkien. En effet la Cité d'Aubusson explore la création contemporaine un projet initié il y a deux ans avec la compagnie le Tolkien Estate.

Les tapisseries voyagent

Un aboutissement voulu par le Centre des Monuments Nationaux puisque la présentation de quatre tapisseries inspirées de l'univers du célèbre auteur américain va s'installer dans un lieu mystique qui trouve ici une fonction adéquate à son destin originel.

Le Seigneur des Anneaux, la trilogie fantastique de JRR Tolkien, sous forme de tapisseries originales

Halls of Manwë - Taniquetil. D'après une aquarelle originale de J.R.R. Tolkien pour The Silmarillion, Book II, Settings of Middle Earth, 1927-1928, tapisserie de 3,2 m x 2,42 m, tissage Ateliers Pinton, Felletin, 2018. Collection Cité internationale de la tapisserie © The Tolkien Trust 1977 / Photo Cité internationale de la tapisserie

 

La mise en scène de l'œuvre sera accompagnée de textes, ces quatre premières toiles tissées selon une tradition millénaire ne sont que l'esquisse des prochains épisodes d'une série consacrée à l'imagerie de Tolkien. Artiste universel qui débute ses créations enfant. Son exploration imaginaire se termine en 1973.

Cette exposition reprend le flambeau de son monde graphique tourné vers l'avenir grâce au savoir-faire de la Cité de la Tapisserie.

 

Du 5 au 28 janvier 2019

Abbaye du Thoronet

83 340 Le Thoronet

04.94.60.43.96

 

vendredi, 04 janvier 2019 Écrit par

Hamlet

En cette fin d’années l’Opéra Comique répare une injustice, rendre à  Ambroise Thomas ce que nous lui devons.

Hamlet le prince du Danemark porte des baskets et Ophélie des talons hauts. Rarement ces deux personnages ont été aussi bien interprétés. Une soirée historique.

 

Ambroise Thomas est bien oublié, l’auteur de Mignon et d’Hamlet fut pourtant reconnu par le public qui réclamait ses œuvres à l’affiche. Le Caïd en 1849 remporte un grand succès, en 1850 d’Ambroise Thomas rencontre Shakespeare avec Le songe d’une nuit d’été, une fantaisie bien accueillie par le public. Si Mignon est un triomphe qui sera dépassé par celui d’ Hamlet. En effet l’œuvre dépasse les frontières, ce qui est toujours le cas actuellement.

 

Certains spectacles sont comme le vin, il demande une décantation et ce n’est qu’après la première demi heure qu’il trouve leur « vitesse de croisière ». Mais pour ce Hamlet qui restera dans les annales, le public est happé dés les premières minutes. Prés de l’orchestre, le prince  Hamlet est, comme nous, le spectateur du couronnement de son oncle Claudius qui succède à son frère. Le défunt roi est le père d’ Hamlet. Est-ce par esprit de famille que le nouveau roi épouse la mère d’ Hamlet, le reine Gertrude.

 

Stéphane Degout (Hamlet), Jérôme Varnier, Le Spectre © Vincent Pontet

 

Entre la pièce de Shakespeare et le livret, il y a des différences. Le livret d’opéra a son propre langage, sa grammaire. Il doit correspondre à un cahier des charges musicales. Ambroise Thomas a tonifié la partition d’Ophélie qui s’affirme, qui avant la folie fatale tente d’aider son fiancé Hamlet. Cela est dû à la  créatrice   du rôle Christine Nilsson, d’origine suédoise. Ambroise Thomas consacre à Ophélie l’acte IV, une ballade suédoise la Willis qui a un charme languissant et funèbre. Hamlet devient un drame romantique. C’est surtout une réflexion sur l’exercice du pouvoir et le poids de la filiation. Hamlet hanté par le fantôme de son père lui promet de le venger. Les comédiens engagés par Hamlet pour jouer une pantomime celle du vieux roi Gonzague, est en réalité la description du meurtre de l’ancien roi. Tout bascule, le destin  entraîne coupable et innocent. Hamlet est dans l’opéra couronné roi et non pas empoisonné par la pointe d’une épée. «  Mon âme est dans la tombe. Hélas ! Et je suis Roi ! ».

Nous connaissons le talent de Cyril Teste, mais sa mise en scène inspirée, intelligente, tirant les personnages au pinacle, est pour nous son plus beau travail. Tout nous séduit. Nous devons l’avouer, étant d’une nature un peu psycho rigide pour les costumes, ici toutes nos  réticences habituelles sont balayées par la conception d’une œuvre totale. Ce Hamlet est de plain pied dans notre monde. Ophélie est une jeune femme moderne, pétrie d’amour et de compassion. Hamlet porte des baskets et Ophélie des talons hauts, et nous les suivons pas à pas dans cette histoire qui est comme une spirale infernale qui les absorbe et les broies. Cyril Teste a pris possession du théâtre tout entier.

 

Dés l’ouverture, lorsque Hamlet vient prés de l’orchestre nous assistons sur l’écran qui est devant nous à l’arrivée de Claudius et de Gertrude. La salle est allumée afin que nous puissions voir le cortège royal. Hamlet est spectateur au début, il est comme figé devant le spectre de son père, puis il deviendra metteur en scène de sa vengeance.

 

Stéphane Degout (Hamlet), Sabine Devieilhe (Ophélie) © Vincent Pontet

 

Des cameramen suivront certains personnages dans les coulisses ou au bar. Nous les voyons avec la maquilleuse. Nous sommes au théâtre et les artisans de l’ombre comme les machinistes ou la maquilleuse sont présents à l’image. La technique est visible car indispensable comme les fantassins qui permettent de gagner les batailles. Ici le théâtre, l’opéra et le cinéma se conjuguent pour une œuvre qui fait fi des étiquettes. Les décors de Ramy Fischler nous font penser à l’univers Bergmanien.

La fluidité des changements de scènes et de décors ne laisse aucun temps mort et nous avons rarement perçu une telle attention dans le public.

 

 

Ambroise Thomas est un compositeur précis. Il aime les chanteurs et sait leur ménager des morceaux choisis. Sa partition est nuancée, poétique.

Sa ligne mélodique et la souplesse de sa phrase musicale nous transportent. Il ne faut pas oublier que Thomas était un homme de son temps s’intéressant aux nouveaux instruments et il fut le premier à mettre le saxophone dans la fosse lyrique. Nous pouvons entendre le premier grand solo de saxophone dans le répertoire lyrique.

Les solos de clarinette et de trombone donnent une nouvelle ampleur à l’orchestre. Nous sommes loin de l’académisme, il est vraiment temps de reconsidérer ce compositeur dont la musique est élégante, précise, et il prouve une fois encore sa puissance d’expression.

Il y a bien sûr les moments attendus comme le monologue « Être ou ne pas être », ici le prince danois se livre à une introspection douloureuse, c’est une réflexion intime. Stéphane Degout  est un baryton remarquable, alliant ses qualités de chanteur à celle de comédien, son Hamlet est douloureux, odieux dans sa froide détermination et pathétique dans sa dernière réplique. Il sera à l’affiche de l’Opéra Bastille pour Les Troyens au mois de janvier. Décidément Stéphane Degout  fait partie des spectacles événements.  Ophélie est ici magnifiée par l’exceptionnelle interprétation de Sabine Devieilhe.

Cette belle soprano est une Ophélie sensible, diaphane, touchante. Elle campe une jeune femme d’aujourd’hui et nous nous sentons proche d’elle. Cyril Teste utilise avec délicatesse et poésie le cinéma pour le grand air de la folie.

Un écran descend sur scène devenant le fameux quatrième mur et des images d’eau agitée par le vent, puis d’une femme qui telle une ondine s’abîme dans les flots. La puissance, la finesse de l’interprétation de Sabine Devieilhe donne des frissons à une salle captivée. Que ce soit Sylvie Brunet-Grupposo, qui compose une Gertrude tiraillée entre le remords et son amour maternel, à Laurent Alvaro, le terrible Claudius, ou l’impressionnant Jérôme Varnier le spectre glaçant, nous sommes confondus d’admiration, par une telle réunion de talent.

Stéphane Degout (Hamlet), Sabine Devieilhe (Ophélie), Laurent Alvaro (Claudius), Sylvie Brunet-Grupposo (Gertrude) © Vincent Pontet

 

 

La direction musicale est menée de main de maître et de baguette d’or par Louis Langrée. Il rend à l’œuvre d’Ambroise Thomas,  ce mélange de poésie et de maîtrise technique qui caractérise le compositeur. L’orchestre est remarquable. 

 

 

Hamlet est le spectacle lyrique à voir, sans plus attendre. Il est rare d’avoir sur une même production autant d’artistes de ce niveau exceptionnel.

 

Marie Laure Atinault

 

Hamlet

 

Opéra en cinq actes d’Ambroise Thomas (1811-1896)

 

Livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Shakespeare, crée à l’Opéra Comique le 9 mars 1868

 

Direction musicale Louis Langrée

 

Mise en scène Cyril teste

mercredi, 19 décembre 2018 Écrit par
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