Les Bains de Mer
Léon Gaumont, l'inventeur de l'industrie cinématographique, aurait bien été surpris de la destinée de sa petite ville natale. Son charmant port de pêche, (vous trouverez tous les poissons pour concocter une belle bouillabaisse; rascasse, loup, calamars…) sa plage et son marché couvert incitent à la balade.
Son église permet de découvrir un autel du XVIIe en marbre blanc.
Les palmiers et les platanes forment un décor idéal pour qui veut découvrir le golfe de Saint-Tropez, surtout hors saison.
Ancien village fortifié dont il subsiste la Tour Carrée de 1520.
La cité balnéaire connut son apogée à l'arrivée du chemin de fer et de l'implantation de son casino de 1914, se converti en hôpital pour les blessés de guerre en 1920. Les villas de la Belle Epoque, celles encore existantes peuvent en témoigner.
Les pinèdes en nombre dont les pignes permettaient d'alimenter les chaudières du chemin de fer.
Le pont du Préconil est classé Label du Patrimoine du XXe.
Les Tourelles
L'une des plus emblématiques reste la demeure de Léon Gaumont dont l'empreinte parcours la ville. Son château, acquis en 1883, lui servira de décor pour son film Judex. Aujourd'hui résidence luxueuse, elle abrite un hôtel et un restaurant.
Tout blanc, le pont du Préconil reste un témoignage de l'architecture en béton armé, il date de 1934.
Office de tourisme
1 Promenade Simon Lorière
83 120 Sainte-Maxime
La Collection de la Princesse Magaloff
Préparée de longue date, cette vente est entièrement consacrée à l'univers Chanel à travers la passion d'une artiste esthète.
Décédée en décembre 2018, la Princesse Léona Magaloff fut une experte avertie. Elle s'installa à Paris dans les années 60 pour assouvir sa passion de la Mode, après avoir mené une carrière de cantatrice elle se produisit notamment au Festival de Salzbourg et à Vienne.
Fruit de son addiction aux pièces exceptionnelles, la vente reflète le savoir-faire unique de la Maison Chanel.
Bijoux et accessoires
La dispersion de ces pièces Chanel dont les estimations débutent à 100€, est l’occasion d’acquérir des vêtements, des sacs, des bijoux, des accessoires de haute couture ou de prêt-à-porter réalisés à différentes époques de la maison Chanel.
De somptueux bijoux sont l'honneur. De grands créateurs tels que Victoire de Castellane, Robert Goossens, ou encore la maison Gripoix seront en vente.
Robert Goossens, le Monsieur Bijou de Chanel
Après avoir œuvré pour la Maison Cartier, Robert Goossens (1927-2016) débute une nouvelle carrière chez Chanel dans les années 50. Il s'inspire de l'Antiquité, les cultures byzantine, wisigoth ou étrusque, le fascine. A l'image de cette superbe torque dont le raffinement est poussé à l'extrême.
Autre figure emblématique de la marque, Victoire de Castellane, joaillère
Elle commence sa carrière aux côtés de Karl Lagerfeld, en 1984, et travaillera pour la maison Chanel jusqu’en 1998. Puis en 1984 elle rejoint la Maison Dior en tant que directrice artistique de la joaillerie Dior.
Une Maison Patrimoniale
La maison Gripoix, créée par Augustine Gripoix en 1869, fut longtemps au service des grands noms de la haute couture. elle acquière en 1970 la firme Gasse, fabriquant de pâte de verre, ce qui permet d'associer savoir-faire traditionnel et modernité.
D'ailleurs, l’une des œuvres phares de la vente est un sautoir réalisé par la maison Gripoix vers 1969.
La double chaîne du collier se conclue par un superbe pendentif réunissant verre coulé, strass Swarovski et perles blanches d’imitation, dont la forme et le motif rappellent ceux d’une amulette.
Lundi 18 mars
Vente de la Maison Gros & Delettrez, en association avec le cabinet Chombert & Sternbach.
Drouot
Salle 4
Exposition publique samedi 16 mars 11h/18h
Lundi 18 mars à 13h30, exposition 11h/12h
Un monde animalier féérique
Thoiry se pare de mille feux jusqu'au 10 mars pour célébrer le Nouvel An chinois.
Plus de 600 sculptures lumineuses émaillent le parc, des œuvres démesurées pour aller à la rencontre de cette culture millénaire, un dragon géant, des milliers de lanternes, un temple chinois, les visiteurs en prennent plein les mirettes !

Festival Lumières sauvages © Arthus Boutin
Tous les secrets de la Nouvelle année chinoise
Magique aussi de découvrir, au fil du parcours, tout ce que nous réserve l'année, signe par signe.
Et la visite, à moins d'une heure de Paris ce zoo mythique apporte un dépaysement inoubliable.

Festival Lumières sauvages © Arthus Boutin
Des rêves plein la tête
Le zooparc de Thoiry nous transporte loin très loin...
Important la visite du Festival est inclue dans le prix du ZooSafari, sans supplément
Tous les jours des spectacles d'acrobatie par une troupe du Sichouan et un marché d'artisans.
Accès en voiture
Prendre l'autoroute A13 porte d'Auteuil.
À l'embranchement A13, A12 prendre l'autoroute A12 puis la N12 en direction de Dreux.
Prendre la sortie Thoiry, suivre la D76 puis la D11 en direction de Thoiry.
ZooSafari de Thoiry
78 770 Thoiry
www.thoiry.net
Reconnue pour être la capitale de la fabrication de la pipe, et longtemps lieu incontournable du marché du Diamant, Saint-Claude mérite que l'on s'y attarde.
Petite ville pleine de charme, outre sa cathédrale qui abrite un retable Renaissance et des stalles datant du XVe, remarquables.
A deux pas, son musée, le Musée de l'Abbaye, musée de France, vous fera découvrir des merveilles. L'équipe, énergique dans ses choix d'œuvres présentées, se met en quatre pour offrir à ses visiteurs des expositions de qualité que l'on ne soupçonne pas. D'une belle architecture, le musée est posé sur une ancienne crypte dont les objets retrouvés vous transportent dans l'histoire de la ville au Temps de l'Antiquité.
Dans le Jura en Franche Comté
Une pièce unique
Le 8 mars prochain, Drouot présente une vente insolite avec la Maison Gros & Delettrez, avec une sculpture du célèbre artiste Emile Gallé (1846-1904)
Le petit Dragon* prendra une place toute particulière puisqu'il s'agit d'une pièce unique. L'œuvre atteint une estimation de 200 à 300 000 euros !
Une vente dédiée aux objets d'arts du XXe
Le dragon, en verre et faïence émaillée, forme un pot couvert. Il porte la signature de l’artiste « Emile Gallé Exp. 1900 », monogrammé avec la croix de Lorraine.
Cet objet a une histoire: réalisé pour la première exposition universelle du XXe siècle, Gallé surprend en juxtaposant les techniques et en manipulant le verre telle une matière sculptée.
Parmi une centaine de pièces provenant de collections particulières, sont également présentés une lampe Pigeon de François-Xavier Lalanne (estimation : 20 000 - 30 000 €), un fauteuil Tapis Volant d’Ettore Sottsass (estimation : 15 000 - 20 000 €), un assemblage de mains de Rodin (estimation : 40 000 - 60 000 €).
Seront proposées des œuvres de Charlotte Perriand, Daum, Jean-Michel Frank, Marc Duplantier, Georges de Feure.
Émile GALLÉ (1846 - 1904)
Exceptionnelle sculpture en verre soufflé moulé et faïence émaillée.
Signature japonisante sous la base « Emile Gallé Exp. 1900 » et monogrammé EG avec la croix de Lorraine.
*Expert : Cabinet PBG - Plaisance - Baron – Grail
Vente le 8 mars à 14h
Exposition publique le 6 mars de 11h à 18h
Le 7 de 11h à 21h
Le 8 à voir de 11h à 12h
Drouot
Rue Drouot
75 009 Paris
Il y a des villes que l'on croit connaître et pourtant elles cachent souvent, sans le vouloir, un lourd passé. C'est le cas de Boulogne-Billancourt qui a choisi pour célébrer ses 700 ans, de se dévoiler au grand public. Première surprise apprendre que la ville date de 700 ans ! Car Boulogne ce n'est pas seulement une ville au long passé ouvrier (avec les Usines Renault), une ville dynamique entrée dans l'histoire cinématographique, avec la présence de ses studios mythiques.
Il est alors intéressant de se plonger de plus près aux origines de la ville. Connaître les figures marquantes qui ont échelonné son passé.
Du XIVe au XIXe, pour une immersion totale
Toute l'Histoire racontée aux moyens d'outils multi-médias : tablettes, casques de réalité augmentée...Des documents inédits ponctuent la visite.
Des épisodes tels que la construction de l’église Notre-Dame de Boulogne, lié au pèlerinage qui existait jadis à Boulogne-sur-Mer. Le nom de Boulogne étant donné au célèbre Bois tout proche.
Un panorama à 360° de la boucle de la Seine, reconstitué à partir des cartes des chasses du roi établies sous Louis XV, une grande maquette modulable et manipulable en bois et la lettre officielle de 1320 signée par Jehanne de Repenti, abbesse de Montmartre qui, en donnant cinq arpents de terre au village des Menuls-lès-Saint-Cloud (ancien nom de Boulogne), permit l’édification de l’église.
Conférences, ateliers pour enfants, concerts viennent compléter l'évènement.
Du 16 février au 14 avril 2019
Entrée gratuite
Exposition présentée tous les jours, dimanche compris
Du lundi au mercredi de 8h30 à 17h30 le jeudi de 8h30 à 19h15 le vendredi de 8h30 à 16h45 le samedi de 8h30 à 18h et le dimanche de 14h à 18h
Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt
26 Avenue André Morizet
92100 Boulogne Billancourt
01.55.18.57.24
Le soleil du Sud
Mandelieu se pare de sa couleur fétiche celle de la fleur du pays : le Mimosa, jaune éclatant.
Bien en avance cette année, il embaume sur la Côte.
L'édition 2019 a pour thématique les Aventures de Marco Polo : l'exotisme fera voyager tous les visiteurs curieux de ce rendez-vous prisé.
Fontaines lumineuses, jets d’eau et projection d’images sur l’eau
Et pour entamer les festivités, un nouveau rendez-vous qui va faire des heureux puisqu'il s'agit d'un spectacle nocturne* depuis la plage du château, installé confortablement sur un transat, vous pourrez apprécier ce show aquatique
Ce spectacle sera suivi d’un lâcher de lanternes célestes sur la plage.
Toujours ponctué par ses animations populaires, l'élection de Miss Mimosa* le samedi 23, à retrouver dès 14h au Centre congrès expo. Le lendemain, le dimanche, l'attraction la plus attendue, le grand corso se déroulera sur le bord de mer.
Composé de 8 chars exclusivement habillés du mimosa cultivé sur le Massif du Tanneron. Une quinzaine de troupes de danseurs, acrobates et musiciens accompagneront le défilé. Accessible gratuite sur les promenades.
*En partenariat avec le Comité Miss France
Spectacle nocturne le vendredi 22 février sur la plage du château
Du 20 au 27 février
Office de tourimse Mandelieu-la-Napoule
806 Avenue de Cannes
04.93.93.64.64
Le parcours de l’exposition donne à voir et à comprendre, d’une façon chronologique, l’ensemble des facettes de l’œuvre foisonnante du père de l’art optique. C’est, pour le visiteur, une merveille.
Il découvre tous les aspects de l’incroyable production de l’artiste : peintures, sculptures, intégrations architecturales, publicités, couvertures de livres, pochettes de disques, vaisselle, décors…
Victor Vasarely (1906-1997) est né et a vécu en Hongrie jusqu’à l’âge de 24 ans. Puis il s’est installé à Paris, en 1930, où il travaillait comme graphiste dans la publicité. Au lendemain de la guerre il s’est consacré pleinement à l’art. Il pratique l’abstraction et s’intéresse particulièrement aux troubles et étrangetés de la vision. Dans le milieu des années 1950, il pose les fondements de ce qui deviendra, dix ans plus tard, l’Op Art ou l’art optico-cinétique qui transforme la peinture en art du temps et de l’espace.
Les grandes étapes de la démarche de Victor Vasarely
Le parcours de l’exposition compte sept étapes, toutes aussi passionnantes les unes que les autres…
Les avant-gardes en héritage. Formé à Budapest au Mühely (“Atelier”) de Sándor Bortnyik, ancien élève du Bauhaus, Vasarely apprend à adapter le langage du modernisme à la communication commerciale.
À Paris, il entame une carrière de graphiste publicitaire et décroche de jolis contrats auprès de grandes agences comme Havas, Draeger, Devambez. Ses études plastiques sont déjà marquées par sa conception de la forme si particulière, préfigurant ses futurs travaux. Il met déjà en scène, par diverses techniques illusionnistes, les pièges de la vision.
Géométries du réel. Au seuil des années 50, Vasarely s’inspire des plages et des galets de Belle-Ile-en-Mer, des maisons de Gordes ou des carrelages craquelés du Métro parisien. Les formes adoucies des galets engendreront une série d’œuvres appelée “Belle Île”. Les lignes brisées et les angles aigus du village du Lubéron perché sur son rocher deviendront la série “Gorde”.
Les réseaux de craquelure et les carreaux de céramique de la station de Métro Denfert, inspireront la série “Denfer”.
Pour Vasarely, ces trois lieux sont déterminants dans son passage de l’abstraction.
Énergies abstraites. Au début des années 50, les séries “Photographisme” et “Naissances” marquent le passage de l’artiste au noir et blanc. Les contrastes engendrent des phénomènes optiques qui déterminent une perception dynamique. Vasarely cherche à traduire les grandes énergies de l’univers. Les tableaux vibrent, clignotent… et leur perception se fait dans la durée et non l’immédiateté. C’est le début du courant artistique Op art.
Un espéranto visuel. Dix ans plus tard, l’artiste met au point un “alphabet plastique” constitué d’un lexique de six formes géométriques simples incrustées dans des carrés de six couleurs pures.
Pop Abstraction. Ayant défini, avec l’alphabet plastique, un vocabulaire susceptible de connaître actualisations et déclinaisons diverses, Vasarely œuvre à la diffusion la plus large de ses formes. Il connaît un immense succès populaire dans les années 1960-1970. Ses formes s’affichent partout.
Dans le design, la décoration, les journaux de mode et les vitrines des magasins, sur les couvertures de livres et de magazines, les pochettes de disques et les plateaux de télévision ou de cinéma.
La presse s’empare du phénomène : « On vend du Vasarely au mètre dans les grands magasins ». Ce à quoi Vasarely répond : « Je ne suis pas pour la propriété privée des créations. Que mon œuvre soit reproduite sur des kilomètres de torchon m’est égal ! Il faut créer un art multipliable. »
Vers l’architecture
Le chantier de la cité universitaire de Caracas offre à Vasarely sa première occasion de concrétiser ses idées sur la façon d’intégrer l’art à la ville, aux côtés de Jean Arp, Alexander Calder ou Fernand Léger. Il a l’ambition d’un art social et d’une “cité polychrome du bonheur” dans la réalisation d’intégrations architecturales. Pour exemple des créations qu’il réalise dans le nouveau bâtiment de la Gare Montparnasse, au siège de la régie Renault, sur la façade de l’immeuble de la station de radio RTL, ou encore dans une salle à manger de la Deutsche Bundesbank à Francfort-sur-le-Main…
Rêveries cosmiques. Entre science et fiction, le cosmos et ses multiples dimensions offrent le cadre des effervescences formelles du dernier Vasarely. Il s’agit, selon l’artiste, de donner corps aux « mondes qui, jusqu’ici, ont échappé à l’investigation des sens : monde de la biochimie, de l’onde, des champs, de la relativité. » Avec Vasarely, le tableau est tour à tour un vaisseau spatial, une machine à téléporter et un moyen de communication avec les dimensions suprasensibles.
Cela faisait 55 ans que l’œuvre de Vasarely n’avait pas été exposée. C’est une fort belle occasion, pour une nouvelle génération (et les autres), de découvrir l’étonnante et prolifique production de l’artiste.
Caroline Paux
Du 6 février au 6 mai 2019
Horaires : ouvert tous les jours de 11 h à 21 h, le jeudi jusqu’à 23 h, sauf le mardi et le 1er mai
Commissaires de l’exposition : Michel Gauthier, conservateur, service des collections contemporaines musée national d’art moderne, Arnauld Pierre, professeur en histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université, assistés de Mathilde Marchand, chargée de recherches au musée national d'art moderne.
Chargée de production : Malika Noui
Scénographe : Camille Excoffon
Musée National d'Art Moderne
Au Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris
Un foyer artistique florissant de 1900 à 1930
Profitez de cette exposition pour faire connaissance avec la Vallée des Peintres. Entrée en matière de ce territoire retombé dans l'oubli après une période glorieuse, la Vallée de Crozant va vous faire revivre l'épopée des Impressionnistes, ces aventuriers de la couleur. Arpentant les campagnes ils avaient adoptés ce joli coin aux paysages vallonnés et verdoyants.
Armand Guillaumin, Claude Monet, Théodore Rousseau, Francis Picabia
Peintes et repeintes, les côtes vallonées se sont prêtées au jeu. Les artistes se sont emparés du lieu. Leurs interprétations ont immortalisé ce coin de Creuse sauvage. Chacun à sa manière l'ont rendue attrayante, inaccessible et finalement mythique.
Un site de référence
C'est une véritable épopée qu'a connu la Vallée de Crozant, les artistes débarquaient de Paris, s'installaient. Pour certains, vivaient à l'année. L'Hôtel Lépinat, aujourd'hui transformé en lieu de mémoire, leur servait de pension.
L'Atelier Grognard s'est attaché particulièrement à retenir les deux peintres majeurs qui ont fait l réputation de l'Ecole de Crozant : Armand Guillaumin et bien évidement Claude Monet. Guillaumin veillera toute sa vie sur sa Vallée. Et Monet par son implication sur place à représenter ces paysages, éclairera un temps le Mouvement. Le Maître de l'Impressionnisme y réalisera dix-sept versions du même paysage. Une vingtaine sont présentes à l'exposition.
C'est exceptionnel.
Les œuvres de Paul Madeline
En vue de la prochaine exposition à l'Hôtel Lépinat, l'équipe lance un appel autour du peintre. Si vous possédez des œuvres de cet artiste pour les prêter le temps de la manifestation, merci de les contacter
05 55 63 01 90
accueil.hl@destination-ouestcreuse.com
Exposition "Peindre dans la Vallée de la Creuse"
Jusqu'au 26 mai 2019
De 13h30 à 18h. Fermé le lundi
Visites guidées tous les samedis à 15h, ateliers pédagogiques tous les dimanches à 15h (sur réservation).
Plein tarif : 6 €, Tarif réduit : 4 €.
Gratuit pour les moins de 18 ans.
- Atelier Grognard
6 Avenue du Château de Malmaison
92 500 Rueil Malmaison
01.47.14.11.63
L'Hôtel Lépinat
Centre d'interprétation des Peintres de la Vallée de la Creuse
5 rue Armand Guillaumin 23160 Crozant
05.55.63.01.90
Vichy, Reine des Villes d'Eaux
C'est officiel depuis le 22 janvier. Parmi les onze villes européennes ayant porté leur candidature à l'UNESCO, Vichy représentera la France. La station thermale souhaite faire reconnaitre au travers de sa candidature sa "valeur universelle exceptionnelle".
Forte de ses nombreux atouts elle ambitionne aujourd'hui de rayonner au sein du Patrimoine mondial.
Sous la bienveillance du Second Empire
Réputée depuis le 19ème siècle, la ville recèle des trésors d'architecture; Son développement, suite à l'arrivée du chemin de fer voulue par Napoléon III et l'attachement d'Eugénie à ce nouveau lieu de détente et de soin, connaîtra une apogée jusqu'au 20ème. La bienveillance du couple va bénéficier largement à Vichy et fera ses heures de gloire. Des épisodes qui revivent à la période estivale à l'occasion des Fêtes Napoléoniennes.
La ville va acquérir, au cours de cette période fastueuse, tous les attraits pour une villégiature agréable. Elle se verra doter d'un théâtre, d'un casino, tous les attributs permettant de recevoir les Grands de ce Monde. Sa réputation sera accentuée par sa dynamisme dans l'accueil de nombreux artistes et célébrités, des divas, écrivains, danseurs.
Vichy a su préserver et entretenir son Patrimoine et sa mise en valeur de ses trésors est remarquable : Palais des Congrès, Opéra, thermes, reconversion des Bains Lardy en pôle universitaire, parcs et berges d'Allier.
Ses nombreuses sources ainsi que ses eaux minérales commercialisées dans le monde véhiculent une image de santé et de bien-être.
Pour suivre la candidature de la ville et la soutenir une page est dédiée
www.ville-vichy.fr/unesco
Histoire et Mémoire
Le Conseil d'Etat associé aux Archives Nationales vient de faire paraître un guide qui concentre deux siècle d'histoire de la justice administrative française. Instructif sur l'évolution de la société, ce fascicule traitera en trois parties de l'histoire de nos institutions actuelles de leurs origines à aujourd'hui. Les différents chapitres abordent les grandes périodes marquantes de notre démocratie.
De la création de l’institution moderne en 1799 à la fin de la vice-présidence de Marceau Long en 1995
Fort utile aux chercheurs, universitaires, généalogistes ou bien encore aux amateurs de l'Histoire des Institutions, ce premier exercice de concentration d'informations est une bible puisqu'il compile près de deux cent ans d'histoire du Conseil d'état.
Les archives présentées par ordre chronologique -du Consulat à la Ve République, deviennent plus accessibles grâce à ce guide qui les resituent dans leurs contexte historique, politique, juridique et administrative.
Illustré de nombreuses photographies, d'explications pédagogiques, de nombreux renseignements pratiques, cet ouvrage est le mode d'emploi pour mieux connaître les différentes fonctions, les missions et l'histoire du Conseil d'Etat.
Guide de recherche dans les archives du Conseil d’État, collectif, collection Histoire et Mémoire, La documentation française, 2019, 442 pages
Prix public : 19 €
Arrêt Rue du Bac, l'Hôtel K+K est bien connu des amoureux de la Capitale.
Associé à la Galerie Documents, les "Affiches anciennes de Paris" tiennent le haut de l'actualité.
L'exposition présentée entre ses murs va sans aucun doute séduire ses hôtes et visiteurs de passage. L'établissement au charme typique offre une vue imprenable sur les monuments les plus appréciés des touristes : la Tour Eiffel, le Sacré Cœur se dressent à l'horizon et nous invite à les contempler des chambres et suites de l'hôtel.
L'art dans l'enceinte de l'Hôtel Cayré, c'est le souhait du directeur Mathieu Weiss. Cela ajoute une note différente à d'autres lieux d'hébergement pour partager l'amour de Paris avec des clients qui peuvent s'attarder de manière plus conviviale lors de leur séjour.
L'exposition se tient jusqu'au 31 janvier 2019
Entrée libre et gratuite
Les affiches sont en vente
4, Boulevard Raspail
75 007 Paris
M° Rue du Bac
Réservations au : 01 45 44 38 88
Galerie Documents
53 Rue de Seine
75006 Paris
01.43.54.50.68
Classée au titre des Monuments historiques, dès 1840, la superbe abbaye cistercienne du Thoronet accueille dès demain une exposition dédiée à Tolkien. En effet la Cité d'Aubusson explore la création contemporaine un projet initié il y a deux ans avec la compagnie le Tolkien Estate.
Les tapisseries voyagent
Un aboutissement voulu par le Centre des Monuments Nationaux puisque la présentation de quatre tapisseries inspirées de l'univers du célèbre auteur américain va s'installer dans un lieu mystique qui trouve ici une fonction adéquate à son destin originel.
Le Seigneur des Anneaux, la trilogie fantastique de JRR Tolkien, sous forme de tapisseries originales
La mise en scène de l'œuvre sera accompagnée de textes, ces quatre premières toiles tissées selon une tradition millénaire ne sont que l'esquisse des prochains épisodes d'une série consacrée à l'imagerie de Tolkien. Artiste universel qui débute ses créations enfant. Son exploration imaginaire se termine en 1973.
Cette exposition reprend le flambeau de son monde graphique tourné vers l'avenir grâce au savoir-faire de la Cité de la Tapisserie.
Du 5 au 28 janvier 2019
Abbaye du Thoronet
83 340 Le Thoronet
04.94.60.43.96
En cette fin d’années l’Opéra Comique répare une injustice, rendre à Ambroise Thomas ce que nous lui devons.
Hamlet le prince du Danemark porte des baskets et Ophélie des talons hauts. Rarement ces deux personnages ont été aussi bien interprétés. Une soirée historique.
Ambroise Thomas est bien oublié, l’auteur de Mignon et d’Hamlet fut pourtant reconnu par le public qui réclamait ses œuvres à l’affiche. Le Caïd en 1849 remporte un grand succès, en 1850 d’Ambroise Thomas rencontre Shakespeare avec Le songe d’une nuit d’été, une fantaisie bien accueillie par le public. Si Mignon est un triomphe qui sera dépassé par celui d’ Hamlet. En effet l’œuvre dépasse les frontières, ce qui est toujours le cas actuellement.
Certains spectacles sont comme le vin, il demande une décantation et ce n’est qu’après la première demi heure qu’il trouve leur « vitesse de croisière ». Mais pour ce Hamlet qui restera dans les annales, le public est happé dés les premières minutes. Prés de l’orchestre, le prince Hamlet est, comme nous, le spectateur du couronnement de son oncle Claudius qui succède à son frère. Le défunt roi est le père d’ Hamlet. Est-ce par esprit de famille que le nouveau roi épouse la mère d’ Hamlet, le reine Gertrude.

Stéphane Degout (Hamlet), Jérôme Varnier, Le Spectre © Vincent Pontet
Entre la pièce de Shakespeare et le livret, il y a des différences. Le livret d’opéra a son propre langage, sa grammaire. Il doit correspondre à un cahier des charges musicales. Ambroise Thomas a tonifié la partition d’Ophélie qui s’affirme, qui avant la folie fatale tente d’aider son fiancé Hamlet. Cela est dû à la créatrice du rôle Christine Nilsson, d’origine suédoise. Ambroise Thomas consacre à Ophélie l’acte IV, une ballade suédoise la Willis qui a un charme languissant et funèbre. Hamlet devient un drame romantique. C’est surtout une réflexion sur l’exercice du pouvoir et le poids de la filiation. Hamlet hanté par le fantôme de son père lui promet de le venger. Les comédiens engagés par Hamlet pour jouer une pantomime celle du vieux roi Gonzague, est en réalité la description du meurtre de l’ancien roi. Tout bascule, le destin entraîne coupable et innocent. Hamlet est dans l’opéra couronné roi et non pas empoisonné par la pointe d’une épée. « Mon âme est dans la tombe. Hélas ! Et je suis Roi ! ».
Nous connaissons le talent de Cyril Teste, mais sa mise en scène inspirée, intelligente, tirant les personnages au pinacle, est pour nous son plus beau travail. Tout nous séduit. Nous devons l’avouer, étant d’une nature un peu psycho rigide pour les costumes, ici toutes nos réticences habituelles sont balayées par la conception d’une œuvre totale. Ce Hamlet est de plain pied dans notre monde. Ophélie est une jeune femme moderne, pétrie d’amour et de compassion. Hamlet porte des baskets et Ophélie des talons hauts, et nous les suivons pas à pas dans cette histoire qui est comme une spirale infernale qui les absorbe et les broies. Cyril Teste a pris possession du théâtre tout entier.
Dés l’ouverture, lorsque Hamlet vient prés de l’orchestre nous assistons sur l’écran qui est devant nous à l’arrivée de Claudius et de Gertrude. La salle est allumée afin que nous puissions voir le cortège royal. Hamlet est spectateur au début, il est comme figé devant le spectre de son père, puis il deviendra metteur en scène de sa vengeance.
Des cameramen suivront certains personnages dans les coulisses ou au bar. Nous les voyons avec la maquilleuse. Nous sommes au théâtre et les artisans de l’ombre comme les machinistes ou la maquilleuse sont présents à l’image. La technique est visible car indispensable comme les fantassins qui permettent de gagner les batailles. Ici le théâtre, l’opéra et le cinéma se conjuguent pour une œuvre qui fait fi des étiquettes. Les décors de Ramy Fischler nous font penser à l’univers Bergmanien.
La fluidité des changements de scènes et de décors ne laisse aucun temps mort et nous avons rarement perçu une telle attention dans le public.
Ambroise Thomas est un compositeur précis. Il aime les chanteurs et sait leur ménager des morceaux choisis. Sa partition est nuancée, poétique.
Sa ligne mélodique et la souplesse de sa phrase musicale nous transportent. Il ne faut pas oublier que Thomas était un homme de son temps s’intéressant aux nouveaux instruments et il fut le premier à mettre le saxophone dans la fosse lyrique. Nous pouvons entendre le premier grand solo de saxophone dans le répertoire lyrique.
Les solos de clarinette et de trombone donnent une nouvelle ampleur à l’orchestre. Nous sommes loin de l’académisme, il est vraiment temps de reconsidérer ce compositeur dont la musique est élégante, précise, et il prouve une fois encore sa puissance d’expression.
Il y a bien sûr les moments attendus comme le monologue « Être ou ne pas être », ici le prince danois se livre à une introspection douloureuse, c’est une réflexion intime. Stéphane Degout est un baryton remarquable, alliant ses qualités de chanteur à celle de comédien, son Hamlet est douloureux, odieux dans sa froide détermination et pathétique dans sa dernière réplique. Il sera à l’affiche de l’Opéra Bastille pour Les Troyens au mois de janvier. Décidément Stéphane Degout fait partie des spectacles événements. Ophélie est ici magnifiée par l’exceptionnelle interprétation de Sabine Devieilhe.
Cette belle soprano est une Ophélie sensible, diaphane, touchante. Elle campe une jeune femme d’aujourd’hui et nous nous sentons proche d’elle. Cyril Teste utilise avec délicatesse et poésie le cinéma pour le grand air de la folie.
Un écran descend sur scène devenant le fameux quatrième mur et des images d’eau agitée par le vent, puis d’une femme qui telle une ondine s’abîme dans les flots. La puissance, la finesse de l’interprétation de Sabine Devieilhe donne des frissons à une salle captivée. Que ce soit Sylvie Brunet-Grupposo, qui compose une Gertrude tiraillée entre le remords et son amour maternel, à Laurent Alvaro, le terrible Claudius, ou l’impressionnant Jérôme Varnier le spectre glaçant, nous sommes confondus d’admiration, par une telle réunion de talent.
La direction musicale est menée de main de maître et de baguette d’or par Louis Langrée. Il rend à l’œuvre d’Ambroise Thomas, ce mélange de poésie et de maîtrise technique qui caractérise le compositeur. L’orchestre est remarquable.
Hamlet est le spectacle lyrique à voir, sans plus attendre. Il est rare d’avoir sur une même production autant d’artistes de ce niveau exceptionnel.
Marie Laure Atinault
Hamlet
Opéra en cinq actes d’Ambroise Thomas (1811-1896)
Livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Shakespeare, crée à l’Opéra Comique le 9 mars 1868
Direction musicale Louis Langrée
Mise en scène Cyril teste
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