Sorties

Sorties (209)

L'orgue de Forcalquier

Nouvel orgue pour Forcalquier © photo PdF 2018

 

On a pu l'entendre résonner dans toute la ville à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, ce bel instrument connait une seconde jeunesse.

Première surprise l'orgue est installé à l'extérieur, abrité du vent et du soleil. Et second étonnement, il distille des airs connus, populaires.

Habillé d'un abri fait de bois et de verre, tout en modernité, sa sonorité reste magnifique et unique.

Restauré, grâce à des Forcalquiérens passionnés par leur orgue majestueux, celui-ci résonne à leurs oreilles quotidiennement. C’est une sonorité tout en légèreté qui plane sur la ville.

Il faut un certain doigté, voir des gants de velours pour obtenir des airs facilement reconnaissable. Le répertoire est choisi, pas exclusivement d’ordre religieux, et l’on est amusé de fredonner des chansons connues de tous.

Un doigté subtil pour domestiquer l'instrument © photo PdF 2018

Tous les dimanches, les bénévoles animent cet instrument unique, se relayent avec enthousiasme.

Sa restauration a fait l’objet d’une campagne de sensibilisation et réussie grâce à la mobilisation d’amoureux d’un patrimoine qui au fil du temps est conservé ici, et reste actif

Il faut suivre le chemin de croix, porté par la musique et arrivé au sommet, la vue sur la ville est une belle récompense. L’orgue emplit l’atmosphère.

Et la magie opère.

mardi, 18 septembre 2018 Écrit par

Tardi à l'abbaye de l'Epau

L'abbaye royale de l'Epau © photo PdF 2018

 

Cadre exceptionnel à la périphérie de la ville du Mans, l'abbaye de l'Epau n'est pas figée dans le temps, loin de là. Toute l'année, au fil des saisons, le lieu reste vivant, concerts, expositions y sont proposés.
L'immense monument a bénéficié d'une restauration de qualité faisant travailler les artisans locaux mettant en valeur un savoir-faire que l'on apprécie pleinement lors de la visite.
Un bijou patrimonial qui accueille, commémoration du Centenaire de la Première Guerre oblige, illustrée par les planches du dessinateur Jacques Tardi. Sans oublier la part d'histoire des sarthois, prenante lors de ce conflit.
Aux archives départementales, le travail de mémoire s'étend aux scolaires et l'équipe déploie son énergie à faire que les jeunes n'oublient pas.

L'exposition « Le Dernier Assaut » témoignage poignant du Conflit

 

© photo PdF 2018


La Première Guerre mondiale est un événement omniprésent dans l’œuvre de Tardi.

On connait Tardi à travers ses bandes dessinées, pointues et vivantes ayant comme sujet principal le conflit 14-18. Sa carrière est parsemée de nombreuses récompenses et différentes distinctions émaillent ses publications. L'artiste a été salué pour son travail exigeant.

Ses positions profondément pacifistes sont exprimées pleinement tout au long de cette exposition, richement illustrée. Des extraits de ces deux albums l'un en 1993 C’était la guerre des tranchées, avec Verney Casterman. et en 1997 Le Der des Ders (dessin), avec Didier Daeninckx (scénario), Casterman, servent de références.

 

L'abbaye sert d'écrin pour ce dernier pan de commémorations. Il faut dire que la Sarthe a été touchée de près par la Grande Guerre, ce que l'on connait moins. Des documents en attestent la véracité en parallèle à la présentation des planches du dessinateur.

Sous sa plume, les hommes venus des quatre coins du monde se retrouvent piégés dans ce conflit dans lequel ils ne disposent pas de leur liberté de penser, d'y échapper.
Une boucherie sans issue. Une condamnation irrémédiable.
Là-dessus Tardi appuie fortement au fil des pages.
C'est le parti pris de l'exposition qui se concentre exclusivement sur le point de vue de l’auteur. Divers objets, des documents sonores ainsi que des archives renforcent le propos.

 

« La Sarthe dans la Première Guerre mondiale »


Appuyée sur des documents d’archives (documents écrits, imprimés et photographies) qui évoquent l’histoire particulière de la Sarthe et des Sarthois durant la Première
Guerre mondiale, l'équipe assure des ateliers auprès de élèves. Tout en pédagogie, le temps passé à travers différents ateliers (la mobilisation, le front, la vie à l’arrière, le pacifisme, ...) simule leur intérêt en apportant une vision plus proche d'eux. Les exemples développés autour des thématiques sont ancrés dans leur environnement.

Gisant de la Reine Bérengère, épouse de Richard Cœur de Lion © photo PdF 2018

 

 

L’Abbaye Royale de l’Epau, classée Monument Historique en 1961, constitue l’un des plus beaux exemples de l’architecture cistercienne en France. En 1229, Bérengère de Navarre, veuve de Richard Coeur de Lion, décide de fonder cette abbaye aux portes du Mans, où elle sera enterrée un an plus tard.
À la Révolution, l’abbaye, presque désertée par les moines depuis le XVIIIème siècle, est vendue comme bien national à un industriel. Transformée alors en exploitation agricole, l’abbaye a connu de nombreuses vicissitudes avant son rachat par le Département de la Sarthe en 1959.
Un vaste programme de restauration, toujours en cours, fait de l’abbaye un des hauts lieux culturels de la Sarthe.
L’abbaye accueille également les séances de l’assemblée départementale dont elle est le siège depuis les années 70.

 

mardi, 18 septembre 2018 Écrit par

De Dieppe

lundi, 17 septembre 2018 Écrit par

La Chapelle des Jésuites de Saint-Omer

la chapelle des jésuites de saint-omer
La chapelle des jésuites de Saint-Omer devient salle de spectacle © photo PdF 2018

La rénovation souhaitée par la ville et la communauté d'agglomération s'inscrit dans la volonté de faire revivre ce lieu magistral à travers une programmation culturelle variée, accessible à tous les publics.

la Chapelle de l’ancien Collège des Jésuites de Saint-Omer, construite entre 1615 et 1640 et classée Monument Historique en 1942, a bénéficié d’une restauration de 2013 à 2017, grâce au soutien de l’Etat, du Département du Pas de Calais, de la Région, de la French Heritage Society et de la Fondation Gould.

Imposante chapelle au cœur de la ville, elle se fait discrète au premier abord. Puis passée la surprise de la découverte, la restauration établie entre ses murs la visite fait place à l'admiration.

La réouverture au public de la Chapelle de l’ancien Collège des Jésuites s’inscrit dans un projet de coopération avec les États-Unis et le Maryland. En effet, à partir du 17e siècle, suite à l’interdiction du culte catholique en Angleterre, les Jésuites de Saint-Omer décidèrent d’accueillir les catholiques anglais et c’est au sein de cette immense chapelle que les élèves anglais, américains et français allaient pratiquer ensemble leur culte pendant plus d’un siècle.

Restaurée entièrement la chapelle des Jésuites de Saint-Omer débute une nouvelle vie © photo PdF 2018



A partir du 17e siècle, suite à l’interdiction du culte catholique en Angleterre, les Jésuites de Saint-Omer décidèrent d’accueillir les catholiques anglais et c’est au
sein de cette immense chapelle que les élèves anglais, américains et français allaient pratiquer ensemble leur culte pendant plus d’un siècle.

La famille Carroll, dont l’histoire pourrait être tirée d’un roman, figure parmi ces étudiants : au 18e siècle, dans un contexte de persécutions religieuses, deux frères et un cousin, envoyés par leurs parents, traversent pendant plusieurs mois l’Océan Atlantique pour rejoindre le collège des jésuites anglais de Saint-Omer et y recevoir une éducation conforme à leurs convictions.

Après plusieurs années passées en Europe, ils rentrent outre-Atlantique dans la colonie anglaise du Maryland et jouent un rôle majeur dans la construction de la nation américaine, tant sur le plan politique et constitutionnel, que sur le plan éducatif et religieux : Charles Carroll, premier sénateur du Maryland est l’unique signataire catholique de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis en 1776. John Carroll, premier archevêque catholique des États-Unis, fondateur de l’Université de Georgetown.
Daniel Carroll, signataire des articles de la Confédération et de la Constitution des Etats-Unis, contributeur à la création de l’État fédéral.

lundi, 17 septembre 2018 Écrit par

La mémoire ravivée à Blérancourt

Le château de Blérancourt © photo PdF 2018
Le château de Blérancourt © photo PdF 2018

 

Indéfectiblement liées les deux nations se rejoignent à Blérancourt

Une décennie après, le musée franco-américain retrouve sa place dans l'histoire de France et des Etats-Unis. A l'heure où les célébrations autour du Centenaire de la Première Guerre Mondiale se conjuguent pour raviver la mémoire de ce conflit décisif dans l'histoire de l'humanité, la réouverture de Blérancourt apparait comme une évidence.

La phase de rénovation s'est achevée dans les temps et le château a retrouvé son harmonie. Le bâtiment conçu pour relier ses extrémités se confond élégamment dans l'ensemble architectural.
Dans les Pavillons adjacents, l'un abrite la bibliothèque, accessible aux chercheurs, et le second conservé en l'état, est l'appartement dans lequel vivait Anne Morgan, en toute simplicité. Elle s'y installe en 1917 avec plusieurs volontaires américaines. En 1918, son Comité pour les Régions dévastées s'organise dans la lignée de l'American Field Service ou bien encore de l'hôpital américain de Neuilly, qui se porte très tôt au secours des blessés de guerre, sans attendre que le Président Wilson, frileux à engager son pays dans la bataille.
Son engagement se poursuivra, à l'instar de ses compatriotes durant la Seconde Guerre Mondiale. En 1924, elle ouvre le musée de la Coopération franco-américaine. La seconde aile du château sera restaurée en 2011 par les Amis français de Blérancourt pour y installer un espace d'exposition temporaire devenu bibliothèque par la suite.

En 1929, elle fera don du château à la France sous réserve que les autorités consacrent ce lieu à la transmission de son histoire pour les futures générations.

Il devient le musée franco-américain.

Le musée se décline en 3 espaces chronologiques bien définis pour une lisibilité accessible à tous les publics et une compréhension aisée de l’Histoire.

 

 

Le château de Blérancourt © photo PdF 2018

Les idéaux de la Révolution française essaiment en Amérique du Nord

Installé dans le pavillon le plus ancien, le premier espace souligne la cohérence entre l’architecture et les joyaux des 17et 18èmes siècles Le Siècle des Lumières français inspire les intellectuels américains et les échanges transatlantiques sont fructueux. Ce travail commun débouchera sur trois textes dont la Déclaration d’Indépendance.

La visite se poursuit par la « Rencontre de l’Autre » autour des amérindiens, figures de légende peintes par Rosa Bonheur et surtout Georges Catlin, portraitiste attiré par le peuple indien. Un artiste à redécouvrir.

La pièce suivante nous amène à la période de l’esclavage et de la traite des Noirs où l’on retrouve des éléments des épisodes du célèbre roman le plus vendu au XIXe de l’américaine Harriet Beecher Stowe, « la Case de l’Oncle Tom ».

Personnage central du musée franco-américain, Anne Morgan

Le second espace au sous-sol est dédié à la période 1917-1945, intitulée la Salle des Epreuves. Celle-ci met en relief des destinées exceptionnelles au centre desquelles nous découvrons au fil des documents, photos, tableaux, objets, la vie d’Anne Morgan.

Au début du Conflit, les Etats-Unis restent isolationnistes mais les américains vivants en France, conscients du danger, se mobilisent dès le début d’août 1914 pour trouver des fonds et aider la population. Rapidement l’hôpital américain de Neuilly accueillera les blessés de guerre. En 1918, les américains commencent à combattre. Ici les photos et témoignages de l’époque aident à comprendre cette page d’histoire.

Les actions d’Anne Morgan et de ses amies américaines, pionnières de l’humanitaire, trouvent ici tout leur écho.

Jazz, basket, chewing-gum et cigarettes… les français découvrent la manière de vivre à l’américaine et l’on bascule, avec le dernier espace, dans la période de l’après-guerre, pas si lointaine.

Illustré par différentes acquisitions contemporaines, le dernier espace du musée franco-américain expose un pan plus moderne de la peinture américaine. Parmi les sculptures et tableaux, l’on pourra admirer une toile de Calder et de Fernand Léger.

 


lundi, 17 septembre 2018 Écrit par
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