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Les 150 ans de la disparition de Lamartine

Écrivain, poète, historien, politicien, membre de l’Académie française

Le 28 février 1869 disparaissait Alphonse de Lamartine (1790-1869). L'homme de Lettres natif de Mâcon a marqué des générations.

À l’âge de 30 ans, il fait paraitre sous le titre de Méditations poétiques, des poèmes qui le rendent célèbre. Il est ensuite élu à l’Académie française. 

Lamartine s'engage en politique. D’abord nommé attaché d’ambassade à Naples, il est élu tour à tour député à Bergues, conseiller général de Mâcon, ministre des Affaires étrangères et chef du gouvernement provisoire en 1848.

Sa région a décidé de lui rendre hommage par différents temps forts tout au long de l'année. 

Aujourd'hui 28 février, l’exposition « Perpétuer la mémoire : les commémorations autour d’Alphonse de Lamartine du XIXe siècle à nos jours » ouvre le bal. Une partie essentielle sera consacrée à l’étude de la sculpture édifiée en 1878 sur les quais de Saône. A cette occasion, le musée des Ursulines, après un temps de rénovation réouvre. Un espace consacré à l'écrivain retrace son histoire, ses écrits, et ses engagements pour le resituer dans son époque.

Jusqu’au 12 juillet 2019 au Musée des Ursulines

5 rue de la Préfecture

71000 Mâcon

03.85.39.90.38

jeudi, 28 février 2019 Écrit par

De Bormes-les-Mimosas

La 3ème plus grande commune du Var Bormes-les-mimosas porte son nom depuis 1968. Pour marquer la séparation d’avec sa voisine Le Lavandou (en 1913).

 

Sa géographie, elle s'étale sur des terrasses abruptes, et son climat (exotique tropical) en font une station touristique réputée pour sa douceur de vivre.

Une collection exceptionnelle d'acacias, d'eucalyptus, de Grevillea, de mélaleuca, de banksia

Son microclimat attire les visiteurs toute l’année. La nature est à son aise ici. A visiter le Parc Gonzalez, classé Jardin Remarquable, où 300 plantes d’origine australienne, s’étirent au soleil.

Au coeur de Bormes-les-Mimosas, l’église Saint Trophyme © photo PdF 2019

 

La cité abrite la chapelle Saint-François de Paule (XVIe) et l’église Saint Trophyme (XVIIIe). On peut apercevoir quelques vestiges du château des Fos. Il fait bon se promener au fil de ses ruelles.  

D’une terrasse au loin le Cap Bénat, la méditerranée s’allonge le long de la côte. Un monument unique appartient à la commune, le Fort de Brégançon, résidence présidentielle est ouverte à la visite.

Une belle adresse pour loger et se restaurer

Le Café du Progrès

7 Place Gambetta

04.94.46.00.19

Office de tourisme

Place Gambetta

83 230 Bormes-les-Mimosas

04.94.01.38.38

 

 

mercredi, 27 février 2019 Écrit par

De Sainte-Maxime

Les Bains de Mer

 

A Sainte-Maxime © photo PdF 2019

Léon Gaumont, l'inventeur de l'industrie cinématographique, aurait bien été surpris de la destinée de sa petite ville natale. Son charmant port de pêche, (vous trouverez tous les poissons pour concocter une belle bouillabaisse; rascasse, loup, calamars…)  sa plage et son marché couvert incitent à la balade.

Son église permet de découvrir un autel du XVIIe en marbre blanc.

Les palmiers et les platanes forment un décor idéal pour qui veut découvrir le golfe de Saint-Tropez, surtout hors saison.

Ancien village fortifié dont il subsiste la Tour Carrée de 1520.

La cité balnéaire connut son apogée à l'arrivée du chemin de fer et de l'implantation de son casino de 1914, se converti en hôpital pour les blessés de guerre en 1920. Les villas de la Belle Epoque, celles encore existantes peuvent en témoigner.

Les pinèdes en nombre dont les pignes permettaient d'alimenter les chaudières du chemin de fer. 

Le pont du Préconil est classé Label du Patrimoine du XXe.

Les Tourelles

L'une des plus emblématiques reste la demeure de Léon Gaumont dont l'empreinte parcours la ville. Son château, acquis en 1883, lui servira de décor pour son film Judex. Aujourd'hui résidence luxueuse, elle abrite un hôtel et un restaurant.

Tout blanc, le pont du Préconil reste un témoignage de l'architecture en béton armé, il date de 1934.

Office de tourisme

1 Promenade Simon Lorière

83 120 Sainte-Maxime

 

mercredi, 27 février 2019 Écrit par

Un Regard Chanel

La Collection de la Princesse Magaloff

Préparée de longue date, cette vente est entièrement consacrée à l'univers Chanel à travers la passion d'une artiste esthète.

Décédée en décembre 2018, la Princesse Léona Magaloff fut une experte avertie. Elle s'installa à Paris dans les années 60 pour assouvir sa passion de la Mode, après avoir mené une carrière de cantatrice elle se produisit notamment au Festival de Salzbourg et à Vienne.

Fruit de son addiction aux pièces exceptionnelles, la vente reflète le savoir-faire unique de la Maison Chanel.

Bracelets manchette, Victoire de Castellane Collection prêt-à-porter Chanel Automne/Hiver 1990-1991 Métal doré, cabochons en pâte de verre Estimation : 1 400 – 1 600 © Gros&Delettrez/Drouot

 

 

Bijoux et accessoires

La dispersion de ces pièces Chanel dont les estimations débutent à 100€, est l’occasion d’acquérir des vêtements, des sacs, des bijoux, des accessoires de haute couture ou de prêt-à-porter réalisés à différentes époques de la maison Chanel.

De somptueux bijoux sont l'honneur. De grands créateurs tels que Victoire de Castellane, Robert Goossens, ou encore la maison Gripoix seront en vente.

 

Torque, Robert Goossens, circa 1960 Plaques ciselées, repercées et ornées de cabochons facettés à l’imitation d’émeraude et de rubis Estimation : 2 500 – 2 800 € © Gros&Delettrez/Drouot

Robert Goossens, le Monsieur Bijou de Chanel

Après avoir œuvré pour la Maison Cartier, Robert Goossens (1927-2016) débute une nouvelle carrière chez Chanel dans les années 50. Il s'inspire de l'Antiquité, les cultures byzantine, wisigoth ou étrusque, le fascine. A l'image de cette superbe torque dont le raffinement est poussé à l'extrême.

Autre figure emblématique de la marque, Victoire de Castellane, joaillère

Elle commence sa carrière aux côtés de Karl Lagerfeld, en 1984, et travaillera pour la maison Chanel jusqu’en 1998. Puis en 1984 elle rejoint la Maison Dior en tant que directrice artistique de la joaillerie Dior.

Une Maison Patrimoniale

La maison Gripoix, créée par Augustine Gripoix en 1869, fut longtemps au service des grands noms de la haute couture. elle acquière en 1970 la firme Gasse, fabriquant de pâte de verre, ce qui permet d'associer savoir-faire traditionnel et modernité.

 

Sautoir, maison Gripoix, circa 1969 Pendentif réunissant du verre coulé, des strass Swarovski et des perles blanches Estimation : 5 800 – 6 200 € © Gros&Delettrez/Drouot

D'ailleurs, l’une des œuvres phares de la vente est un sautoir réalisé par la maison Gripoix vers 1969.

La double chaîne du collier se conclue par un superbe pendentif réunissant verre coulé, strass Swarovski et perles blanches d’imitation, dont la forme et le motif rappellent ceux d’une amulette.

Lundi 18 mars

Vente de la Maison Gros & Delettrez, en association avec le cabinet Chombert & Sternbach. 

Drouot

Salle 4

Exposition publique samedi 16 mars 11h/18h

Lundi 18 mars à 13h30, exposition 11h/12h

mercredi, 27 février 2019 Écrit par

Festival Lumières sauvages à Thoiry

Un monde animalier féérique

Thoiry se pare de mille feux jusqu'au 10 mars pour célébrer le Nouvel An chinois. 

Plus de 600 sculptures lumineuses émaillent le parc, des œuvres démesurées pour aller à la rencontre de cette culture millénaire, un dragon géant, des milliers de lanternes, un temple chinois, les visiteurs en prennent plein les mirettes !

 

 

Festival Lumières sauvages © Arthus Boutin

Tous les secrets de la Nouvelle année chinoise 

Magique aussi de découvrir, au fil du parcours, tout ce que nous réserve l'année, signe par signe.

Et la visite, à moins d'une heure de Paris ce zoo mythique apporte un dépaysement inoubliable.

 

Festival Lumières sauvages © Arthus Boutin

Des rêves plein la tête

Le zooparc de Thoiry nous transporte loin très loin...

Important la visite du Festival est inclue dans le prix du ZooSafari, sans supplément 

Tous les jours des spectacles d'acrobatie par une troupe du Sichouan et un marché d'artisans.

Accès en voiture

Prendre l'autoroute A13 porte d'Auteuil.
À l'embranchement A13, A12 prendre l'autoroute A12 puis la N12 en direction de Dreux.
Prendre la sortie Thoiry, suivre la D76 puis la D11 en direction de Thoiry.

ZooSafari de Thoiry

78 770 Thoiry

www.thoiry.net 

lundi, 18 février 2019 Écrit par

A Saint-Claude

Reconnue pour être la capitale de la fabrication de la pipe, et longtemps lieu incontournable du marché du Diamant, Saint-Claude mérite que l'on s'y attarde.

Petite ville pleine de charme, outre sa cathédrale qui abrite un retable Renaissance et des stalles datant du XVe, remarquables. 

A deux pas, son musée, le Musée de l'Abbaye, musée de France, vous fera découvrir des merveilles. L'équipe, énergique dans ses choix d'œuvres présentées, se met en quatre pour offrir à ses visiteurs des expositions de qualité que l'on ne soupçonne pas. D'une belle architecture, le musée est posé sur une ancienne crypte dont les objets retrouvés vous transportent dans l'histoire de la ville au Temps de l'Antiquité.

Dans le Jura en Franche Comté

vendredi, 15 février 2019 Écrit par

Gallé aux enchères

Une pièce unique

Le 8 mars prochain, Drouot présente une vente insolite avec la Maison Gros & Delettrez, avec une sculpture du célèbre artiste Emile Gallé (1846-1904)

Le petit Dragon* prendra une place toute particulière puisqu'il s'agit d'une pièce unique. L'œuvre atteint une estimation de 200 à 300 000 euros !

Une vente dédiée aux objets d'arts du XXe

Le dragon, en verre et faïence émaillée, forme un pot couvert. Il porte la signature de l’artiste « Emile Gallé Exp. 1900 », monogrammé avec la croix de Lorraine.

Cet objet a une histoire: réalisé pour la première exposition universelle du XXe siècle, Gallé surprend en juxtaposant les techniques et en manipulant le verre telle une matière sculptée. 

Parmi une centaine de pièces provenant de collections particulières, sont également présentés une lampe Pigeon de François-Xavier Lalanne (estimation : 20 000 - 30 000 €), un fauteuil Tapis Volant d’Ettore Sottsass (estimation : 15 000 - 20 000 €), un assemblage de mains de Rodin (estimation : 40 000 - 60 000 €).

Seront proposées des œuvres de Charlotte Perriand, Daum, Jean-Michel Frank, Marc Duplantier, Georges de Feure.  

 

Émile GALLÉ (1846 - 1904) 

 

Exceptionnelle sculpture en verre soufflé moulé et faïence émaillée.

 

Signature japonisante sous la base «  Emile Gallé Exp. 1900 » et monogrammé EG avec la croix de Lorraine.

*Expert : Cabinet PBG - Plaisance - Baron – Grail

 

Vente le 8 mars à 14h

Exposition publique le 6 mars de 11h à 18h

Le 7 de 11h à 21h

Le 8 à voir de 11h à 12h

Drouot

Rue Drouot

75 009 Paris

mercredi, 13 février 2019 Écrit par

Boulogne Billancourt fête ses 700 ans

Il y a des villes que l'on croit connaître et pourtant elles cachent souvent, sans le vouloir, un lourd passé. C'est le cas de Boulogne-Billancourt qui a choisi pour célébrer ses 700 ans, de se dévoiler au grand public. Première surprise apprendre que la ville date de 700 ans ! Car Boulogne ce n'est pas seulement une ville au long passé ouvrier (avec les Usines Renault), une ville dynamique entrée dans l'histoire cinématographique, avec la présence de ses studios mythiques.

Il est alors intéressant de se plonger de plus près aux origines de la ville. Connaître les figures marquantes qui ont échelonné son passé.

Du XIVe au  XIXe, pour une immersion totale

Toute l'Histoire racontée aux moyens d'outils multi-médias : tablettes, casques de réalité augmentée...Des documents inédits ponctuent la visite.

Des épisodes tels que la construction de l’église Notre-Dame de Boulogne, lié au pèlerinage qui existait jadis à Boulogne-sur-Mer. Le nom de Boulogne étant donné au célèbre Bois tout proche.

Un panorama à 360° de la boucle de la Seine, reconstitué à partir des cartes des chasses du roi établies sous Louis XV, une grande maquette modulable et manipulable en bois et la lettre officielle de 1320 signée par Jehanne de Repenti, abbesse de Montmartre qui, en donnant cinq arpents de terre au village des Menuls-lès-Saint-Cloud (ancien nom de Boulogne), permit l’édification de l’église.

Conférences, ateliers pour enfants, concerts viennent compléter l'évènement.

Du 16 février au 14 avril 2019

Entrée gratuite

Exposition présentée tous les jours, dimanche compris

Du lundi au mercredi de 8h30 à 17h30 le jeudi de 8h30 à 19h15 le vendredi de 8h30 à 16h45 le samedi de 8h30 à 18h et le dimanche de 14h à 18h

Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt

26 Avenue André Morizet

92100 Boulogne Billancourt

01.55.18.57.24

vendredi, 08 février 2019 Écrit par

Fête du Mimosa à Mandelieu la Napoule

Le soleil du Sud

Mandelieu se pare de sa couleur fétiche celle de la fleur du pays : le Mimosa, jaune éclatant.

Bien en avance cette année, il embaume sur la Côte.

L'édition 2019 a pour thématique les Aventures de Marco Polo : l'exotisme fera voyager tous les visiteurs curieux de ce rendez-vous prisé.

Fontaines lumineuses, jets d’eau et projection d’images sur l’eau 

Et pour entamer les festivités, un nouveau rendez-vous qui va faire des heureux puisqu'il s'agit d'un spectacle nocturne* depuis la plage du château, installé confortablement sur un transat, vous pourrez apprécier ce show aquatique 

Ce spectacle sera suivi d’un lâcher de lanternes célestes sur la plage.

 

Toujours ponctué par ses animations populaires, l'élection de Miss Mimosa* le samedi 23, à retrouver dès 14h au Centre congrès expo. Le lendemain, le dimanche, l'attraction la plus attendue, le grand corso se déroulera sur le bord de mer.

Composé de 8 chars exclusivement habillés du mimosa cultivé sur le Massif du Tanneron. Une quinzaine de troupes de danseurs, acrobates et musiciens accompagneront le défilé. Accessible gratuite sur les promenades. 

*En partenariat avec le Comité Miss France

Spectacle nocturne le vendredi 22 février sur la plage du château

Du 20 au 27 février

Office de tourimse Mandelieu-la-Napoule

806 Avenue de Cannes

04.93.93.64.64

 

 

vendredi, 08 février 2019 Écrit par

Le Centre Pompidou célèbre Victor Vasarely

Le Centre Pompidou accueille une nouvelle grande exposition qu’il consacre à Victor Vasarely, du 6 février au 6 mai 2019. “Vasarely, le partage des formes” est une splendide rétrospective à travers trois cents œuvres, dont certaines ont été rarement montrées ou sont même totalement inédites.

 

Le parcours de l’exposition donne à voir et à comprendre, d’une façon chronologique, l’ensemble des facettes de l’œuvre foisonnante du père de l’art optique. C’est, pour le visiteur, une merveille.

Il découvre tous les aspects de l’incroyable production de l’artiste: peintures, sculptures, intégrations architecturales, publicités, couvertures de livres, pochettes de disques, vaisselle, décors…

  

Victor Vasarely (1906-1997) est né et a vécu en Hongrie jusqu’à l’âge de 24 ans. Puis il s’est installé à Paris, en 1930, où il travaillait comme graphiste dans la publicité. Au lendemain de la guerre il s’est consacré pleinement à l’art. Il pratique l’abstraction et s’intéresse particulièrement aux troubles et étrangetés de la vision. Dans le milieu des années 1950, il pose les fondements de ce qui deviendra, dix ans plus tard, l’Op Art ou l’art optico-cinétique qui transforme la peinture en art du temps et de l’espace.

 

 

Les grandes étapes de la démarche de Victor Vasarely

 

Le parcours de l’exposition compte sept étapes, toutes aussi passionnantes les unes que les autres…

 

Les avant-gardes en héritage. Formé à Budapest au Mühely (“Atelier”) de Sándor Bortnyik, ancien élève du Bauhaus, Vasarely apprend à adapter le langage du modernisme à la communication commerciale.

À Paris, il entame une carrière de graphiste publicitaire et décroche de jolis contrats auprès de grandes agences comme Havas, Draeger, Devambez. Ses études plastiques sont déjà marquées par sa conception de la forme si particulière, préfigurant ses futurs travaux. Il met déjà en scène, par diverses techniques illusionnistes, les pièges de la vision.

 

 

 

Sèbres, 1932-1942. Collection HAR. © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

Géométries du réel. Au seuil des années 50, Vasarely s’inspire des plages et des galets de Belle-Ile-en-Mer, des maisons de Gordes ou des carrelages craquelés du Métro parisien. Les formes adoucies des galets engendreront une série d’œuvres appelée “Belle Île”. Les lignes brisées et les angles aigus du village du Lubéron perché sur son rocher deviendront la série “Gorde”. 

Série Gorde, au centre, Pamir, composition abstraite, 1950-1952. Collection particulière © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Les réseaux de craquelure et les carreaux de céramique de la station de Métro Denfert, inspireront la série “Denfer”.

Pour Vasarely, ces trois lieux sont déterminants dans son passage de l’abstraction.

 

Michel Gauthier, conservateur Série Denfer présente Siris, 1952-1958, collection Lahumière.

 

 

Énergies abstraites. Au début des années 50, les séries “Photographisme” et “Naissances” marquent le passage de l’artiste au noir et blanc. Les contrastes engendrent des phénomènes optiques qui déterminent une perception dynamique. Vasarely cherche à traduire les grandes énergies de l’univers. Les tableaux vibrent, clignotent… et leur perception se fait dans la durée et non l’immédiateté. C’est le début du courant artistique Op art.

 

Série Photographisme, à gauche Llava, 1956, collection Lahumière et à droite, Leyre, 1962, collection Alain et Candice Fraiberger © photo Caroline Paux/PdF 2019

Un espéranto visuel. Dix ans plus tard, l’artiste met au point un “alphabet plastique” constitué d’un lexique de six formes géométriques simples incrustées dans des carrés de six couleurs pures.

Le jeu Folklore planétaire, participation n° 1, 1969 © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Pop Abstraction. Ayant défini, avec l’alphabet plastique, un vocabulaire susceptible de connaître actualisations et déclinaisons diverses, Vasarely œuvre à la diffusion la plus large de ses formes. Il connaît un immense succès populaire dans les années 1960-1970. Ses formes s’affichent partout.

 

 

Couvertures de livres réalisées par Vasarely © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

Dans le design, la décoration, les journaux de mode et les vitrines des magasins, sur les couvertures de livres et de magazines, les pochettes de disques et les plateaux de télévision ou de cinéma.

La presse s’empare du phénomène: « On vend du Vasarely au mètre dans les grands magasins ». Ce à quoi Vasarely répond: « Je ne suis pas pour la propriété privée des créations. Que mon œuvre soit reproduite sur des kilomètres de torchon m’est égal! Il faut créer un art multipliable. »

 

Pochette de l’album Space Oddity de David Bowie

 

 

Vers l’architecture

 

Le chantier de la cité universitaire de Caracas offre à Vasarely sa première occasion de concrétiser ses idées sur la façon d’intégrer l’art à la ville, aux côtés de Jean Arp, Alexander Calder ou Fernand Léger. Il a l’ambition d’un art social et d’une “cité polychrome du bonheur” dans la réalisation d’intégrations architecturales. Pour exemple des créations qu’il réalise dans le nouveau bâtiment de la Gare Montparnasse, au siège de la régie Renault, sur la façade de l’immeuble de la station de radio RTL, ou encore dans une salle à manger de la Deutsche Bundesbank à Francfort-sur-le-Main…

 

 

Présentoirs électriques contenant les études sur carton, propositions multicolores sur façades © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

 

Rêveries cosmiques. Entre science et fiction, le cosmos et ses multiples dimensions offrent le cadre des effervescences formelles du dernier Vasarely. Il s’agit, selon l’artiste, de donner corps aux « mondes qui, jusqu’ici, ont échappé à l’investigation des sens: monde de la biochimie, de l’onde, des champs, de la relativité. » Avec Vasarely, le tableau est tour à tour un vaisseau spatial, une machine à téléporter et un moyen de communication avec les dimensions suprasensibles.

 

 

Vega Pâl, 1969. Acrylique sur toile. Musée Unterlinden, Colmar © photo Caroline Paux/PdF 2019

 

 

Cela faisait 55 ans que l’œuvre de Vasarely n’avait pas été exposée. C’est une fort belle occasion, pour une nouvelle génération (et les autres), de découvrir l’étonnante et prolifique production de l’artiste.

 

Caroline Paux

 

Du 6 février au 6 mai 2019

 

 

Horaires: ouvert tous les jours de 11 h à 21 h, le jeudi jusqu’à 23 h, sauf le mardi et le 1er mai

 

Commissaires de l’exposition: Michel Gauthier, conservateur, service des collections contemporaines musée national d’art moderne, Arnauld Pierre, professeur en histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université, assistés de Mathilde Marchand, chargée de recherches au musée national d'art moderne.

 

Chargée de production: Malika Noui

 

Scénographe: Camille Excoffon

 

Musée National d'Art Moderne

Au Centre Pompidou

Place Georges Pompidou

75004 Paris 

mercredi, 06 février 2019 Écrit par
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